POA
Glumes très inégales
Souche stoloniffere. Lyii„j,..j couohc-ascend., de 1.3 déc. uhMnphylU Gr,uO Panic. longuem. rameuse. ' Lisule cour
/Glumes ' presq.
égales
,rte' obtuse )^'1'^"™<= ';° ( compr.( dr
[Souche fibreuse.
Chaumes
dressés
JChaumel coucjié-radic, de 2,4 déc. Compressa
drossé, de H. 10 déc Sudciica
do 3.8 décimètres. ( Ligule presq.uuUo. Neiioualis Panic. louguem. rameuse ( Lig. oblong. aiguc. TRIVULIS Panio. courte, compacte. (Ch. renflé infér. Bui.bosa Ligule longue aiguë (Ch. non renflé. Alpika Ligule courte . . Cœsia
Pauicule oblongue,
contractée / Lig. longue, i
Elryans Minor
I Panic. h-iche, divariquée — Plante annuelle. \NPiUA
Hicnk .
Sm.
DC
GauiJ.
Genre ERAGROSTIDE. — ERAGROSTIS P. Beauv.
{Caract. du genre Poa). Epillels h 7.25 fleurs, étroits, serrés , très coloi-és, luisants, h axe persistant après la chute des lleiirs; — glumeUe inférieure ventrue-carénée, la supérieure entière, arrondie, persistant sur l'axe ; — cariopse ovoïde, globuleux. — Ligule remplacée par des bouquets de poils; — racine fibreuse. — Espèces toutes annuelles.
Un petit nombre d'espèces venant un peu partout, sauf dans les prairies permanentes, mangées sans difficulté par les bestiaux, et de faible importance comme fourragères.
E. megaslachya Linl;., Bri::a eragroslis L. (Paturin à grands épillets). E. poceides P; Bv., Poa eragroslis L.
E. pilosa P. B., Poapilosa L.
Genre BRIZE. — BRIZA L.
Piinicule lâolie, étalée, à rameaux capillaires, les inférieurs géminés ; — epillels h 5.1.5 fleurs, ovales ou presque orl>iculaires, luisants, penchés, très mobiles ; — glumes presque égales, concaves, à dos arrondi, mutiques ; — glumelle inférieure lai'gement ovale, ventrue, à dos arrondi et en cœur à la base obtuse; la supérieure beaucoup plus petite, presque orbiculaire, tronquée ; — glumellules lancéolées ; — cariopse adhérent à la glumelle interne. — Chaumes dressés; — souche fibreuse.
Brize moyenne, B. média L.
Amourette, Brize tremblante, Granson tremblant, Tremblette, Tamisaille. Grolette, Croktte,
Pain d'oiseau.
Panicule dressée, pyr.amidale. Epillets !\ 5.9 fleurs, larges, ovales, cordifovmes, pourprées, S pédoncules rameux. Feuilles courtes, la supérieure à gaine très longue, Ji ligule courte, tronquée. Chaumes de 3 à 5 décimètres. Vivace.
788 CHAMINIOES.
Espèce commune ilnns toiito lu l'"nvnce, venant clnna les lieux secs, coteanx incultes, clniriftros îles bois, bords îles chemins et gi^nùriiloment dans tous les pâturages secs et élevés, ainsi que dans les prairies découvertes et aérées ; elle est très multipliée dans le Midi, dans les prairies moyennes un peu stclios.
D. nii'norl.., — /(. musimn L., — mPmos lieux.
Genre MÉLIQUE. — MEUCA L.
Paniciile étalée ou spiciforme ; — épillets h 1.2 fleurs fertiles, sessiles, et 1.3 fleurs rudimentnircs pédicellées; ovoïdes, élargis ; — glumes inégales et ég.ilant presque les Heurs, concaves, mutiques ; — glumelle inférieure scarieuse, à dos arrondi, entière, mutique, souvent ciliée ; — 3/ii»i('//ti/fs arrondies ; — styles très courts, termin.aux ; — sUymates plunieux ; — cariopse elliptique, glabre, libre. — Feuilles h gaine entièi'e ou à peine fendue ; — chaumes dressés. — Espèces vivaces.
Genre peu nombreux, dont les espèces se mélangent peu à l'herbe des prairies et se trouvent éparpillées par touffes ou petits groupes dans les bois et sur le.s coteaux. Toutes précoces, elles sont mangées avec plaisir par les bestiaux, mais ne donnent qu'un faible produit. — Parleur inflorescence variable cjui les rapproche à la fois de plusieurs groupes parfaitement distincts d'ailleurs, les Méliqnes ont toujours été fort difficiles à classer. Nous les avons maintenues dans la tribu à latiuelle elles se lient par les affinités les plus nombreuses.
p . ( Feuill. planes — Ligule courte. Pyrnmii/nte Dtriol.
. lEp.aSll. fert.\ -ly 'i Feuill. enroulées — Lig. allongée. j/inuM t. Paniculejpt 9 fl stérilR^iir, ■,.,,, , , t. , ,
étalée ) (Paniculeunil.atérale, penchée — Ligule très courte. NITANS L.
^\ ( Epillets à 1 fl. fertile et 1 stérile — Panic. lâche — Lig. opposée. l'sirLonA riciz
Glumelle I planes, pliées — Panic. cylindriq. CituT* L.
longuem. ciliée, I enroulées- ( ^™'°- <=y'w'l"q"«- Magsolm G.elGod.
Pari.
Ail.
Glumelle non ciliée — Feuilles larges, planes.. . . altissima l.
Panicule spiciforme. Ip^,,";, ;,;.*;. ™™"''^^=- ,a, ; ■
.„ , ^^ „ ., <reuiU. étroites : f tiM^^n^p<i i ^ . ., . , i !>eWodensis
Epillets !\ 2 fl. fertiles 1 l sttacées ( Pimic. unilatérale.} „ ,..
J f unnfuni
3° Trxiju. — A.VKIVlîiBIS.
Fleurs en panicule rameuse. Epillets comprimés par le côté, pédoncules, mnltillores. Glumes ordinairement plus longues que î'épillet. Glumelle inférieure bifide, à arête interdentaire ou dorsale. Styles courts. Stigmates terminaux, sortant à la base des glumelles.
/ Glumelle inférieure bidentée, aristée entre les dents — Epillet à 2.6 fleurs. Danthonia.
!( Epillets Ji 2.7 fleurs fertiles, aristées au milieu. . . . Avbna. j Epill. à2il., l'infér. mâle seule aristée sous le milieu. Arrenatherum. simple l j Epill. à 2 fl., la super, mâle seule aristée sousle somm. HoLCns. \ Epillets h 2 fleurs fertiles, aristées pi-ès de la base. Aiea. articulée au milieu — Epillets à 2 fl. fertiles, aristées au milieu. Cortnephobus . Glumelle inférieure mutique — Epillets à 2 fleurs fertiles Antinoma.
GIlAMNIliHS. 789
Genre DANTIIONll']. — DANTItONIA DC.
Panicule pauoilloro, à 2.5 épillots un pins; — épillets h 2.6 fleurs, lu snpdriouro stérile; — glumes égtûes, (l(^passant pon et embrassant ùtroitoment les fleurs, ventrues, tnNs nigui'S, h nervure dorsale saillante, rude; — (jhimiiUe, inKrieuve à ilos arrondi, terminée par 3 dents; la supiirioure entière ; — cariopse glalire, terminé par 2 petites pointes, bases persistantes des styles. — Feuilles étroites, enroulées, eourtos, raidcs, à ligule remplacée par une rangée de longs poils ; — souche fibreuse.
Danthonie inclinée, D. decumbens DC; Triodîa decumbens P. Beauv.; Festuca decumbens L.
Panieiilo à .5.15 épillets, ovales, dressés. GlumcUe inférieure non ciliée, k 5 dents courtes, triangulaires. Chaumes d'abord inclinés, puis redressés, de 2 à 4 décimètres.
Commune dans presque toute la France, principalement dans le Nord, et venant dans les lieux secs et sablonneux, clairières des bois élevés, bruyères, prés et pacages secs, sur les toits ; recherchée des bestiaux, elle donne un fourrage de bonne qualité, mais peu abondant, formé par les tiges et les fleurs plus que par les feuilles, et que l'on pourrait utiliser en la faisant entrer dans les mélanges propres à former les pâturages des grands bois à fond sablonneux.
i>. provinciaUs DCf Avena calijciiia Vill., panicule à 2.(\ épillets allongés; glumelle inférieure ciliée, à 2 dents latérales longues, subulées, la moyenne formant une arête tordue, flexueuse, très longue ; chaumes toujours dressés , — pelouses sèches des Alpes.
Genre AVOINE. — AVENA L.
Panicule plus ou moins ample, étalée ; — épillets k 2.7 fleurs, d'abord cylindriques, puis ouverts et comprimés par le côté ; — glumes 2 , presque égales, carénées, mutiques , ordinairement grandes, embrassant les fleurs; — glumeUes à dos arrondi, ou carénées, ordinairement bifides au sommet, munies, au moins dans les fleurs inférieures, d'une arête dorsale plus longue que la fleur, le plus souvent tordue et genouillée, et insérée au milieu de la glumelle ; — rihtmellules entières, aigui.%, glabres. — Etamincs 3 ; — s(("f;»m(cs sessiles, plumeus, s'étalant vers la base des glumelles ; — cariopse velu ou glabre, ordinairement enveloppé par les glumelles devenues coriaces.
Genre comprenant un grand nombre d'espèces, dont les unes, annuelles, sont cultivées comme céréales et donnent des graines que les animaux, les chevaux surtout, préfèrent à toutes les autres graines fournies par les plantes de la même famille. Les espèces vivaces constituent, pour la plupart, de très bonnes plantes fourragères qui font souvent partie des prairies. — Ce genre, assez étendu, a été décomposé par quelques botanistes modernes en plusieurs autres genres non encore généralement admis. Nous maintenons le genre primitif, le subdivisant comme l'indique le tableau ci-contre :
Avoine cultivée, A. sativa L.
Avoine commune.
Panicule très ample, lâche, étalée en tous sens, pyramidale, h rameaux fins, les inférieurs dcmi-verticillés par 4.8. Epillets à 2 fleurs, volumineux, très ouverts, pendants, à axe à peine velu à la base. Glumes plus longues que les fleurs, acumiuées, à 7.9 nervures. Glumelle inférieure lisse, glabre, bidentée, à arête dorsale, manquant souvent par avortemeut. Feuilles planes, larges, aiguës, h ligule courte, tronquée. Chaumes striés, glabres, de 5 à 10 décimètres,
GUAMINEES.
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Espèce d'origine incoiiiuu; on loiil au luoins loi'l, iIoiiIimisi;, uI. ijm; l'on pense être venue de la région élevée de l'Asie eenlrale, pal,rie eonnnuue d'ailleurs de la plupart de nos céréales. Soumise depuis un lenips immémorial à la culture, déjà connue et cultivée, en Germanie, du temps des Romains, elle parait avoir été de tout temps cultivée, comme elle l'est encore, soit seule pour son grain , soit en prairies, seule ou associée à d'autres plantes, comme espèce fourragère annuelle. KUe croît, en outre, d'une manière subspontanée parmi les récoltes.
L'Avoine commune a subi par la culture, dans ses caractères, certaines modifications qui ont donné lieu à la formation de plusieurs variétés, chez la plupart desquelles, notamment, a disparu l'arête dorsale des fleurs, et qui se distinguent les unes des autres principalement par la couleur des grains. On connaît ainsi des Avoines noires, grises, brunes, rousses, jaunes, blanches. Entre toutes, les plus tranchantes et en même temps les mieux déterminées, les plus fixes, sont les variétés blanches et noires. Les autres dépendent plus ou moins de celles-ci, la plupart étant entièrement subordonnées à l'état du sol et de l'atmosphère, et, suivant les circonstances, passant aisément de l'une à l'autre, devenant par exemple jawnes ou grises, quand le sol et la saison sont humides, et brunes ou rousses quand la sécheresse domine. D'où il résulte que l'on peut rigoureusement réduire à deux groupes les différentes variétés de l'Avoine, et se borner à les diviser en noii'es et blanches.
L'Avoine en grain, contenant, dans une proportion notable, les divers éléments nécessaires à la nutrition, constitue l'une des substances alimentaires les plus précieuses dont on fasse usage dans nos contrées pour l'alimentation des animaux domestiques. Renfermant, outre ses parties farineuses, alibiles , gluten et amidon, un principe résineux aromatique, elle exerce, de plus, une action excitante qui en accroît la digestibilité et la rend plus particulièrement convenable dans les climats tempérés et humides, mais peut, en même temps, la rendre dangereuse dans les climats secs et chauds, où on la remplace ordinairement par l'orge. Cette valeur nutritiA-e de l'Avoine est d'ailleurs très variable, ainsi que permettent d'en juger les différences offertes par le poids et par l'analyse des diverses sortes d'avoines vendues dans le commerce, différences qui vont du simple au double, ainsi qu'il est possible d'en juger, soit par la simple épreuve de l'eau, où l'on voit exactement surnager tous les grains mauvais, soit par le pesage du grain avant et après sa dessiccation au soleil.
Pouvant être donnée à tous les animaux domestiques, l'Avoine, dans nos régions tempérées, est plus spécialement réservée au cheval, qui la préfère à tout autre aliment, et en consomme des quantités considérables. Elle forme notamment, la base essentielle de la nourriture du cheval de travail, dont elle accroît l'énergie, la puissance musculaire, à un beaucoup plus haut degré que le foin ou l'herbe fraîche, et sans augmenter le volume de l'abdomen. Agissant en outre sur lui, grâce au principe renfermé dans son écorce, comme
7y-2 OnAMINÉES.
slinuilaut, seule elle peut, tout en lui douuaul le luiuls et la force nécessaires aux rudes travaux ([uo nous lui imposons, exciter son appétit, réveiller son énergie et réparer conipU'tunicut ses fatigues ; n'offrant des inconvénients que lorsiju'elle est employée a trop forlos doses et que l'on fait travailler les animaux inuuédiatement après le repas, cas on elle peut causer des indigestions avec vertiges, souvent mortelles.
L'Avoine peut être donnée aussi avec avantage : aux bœufs de travail, qu'elle soutient tout en abrégeant le temps des repas; aux élèves, dont elle hûte l'accroissement ; aux vaches et brebis laitières, dont elle améliore le lait ; aux animaux à l'engrais, aux cochons entre autres, auxquels elle donne un lard doux et d'un goût excellent; aux oiseaux terrestres et aquatiques de basse-cour, etc.
La dose, pour les uns et les antres, est d'ailleurs extrêmement variable. Au cheval, par exemple, suivant la race, sa taille, le travail des animaux, on en donne depuis 1 ou 2 litres jusqu'à 25 litres. Pour les antres espèces, la proportion ne varie i3as moins selon les circonstances. Dans tous les cas, l'essentiel est de faire manger l'Avoine en quantité assez peu considérable à la fois pour éviter les accidents. Au cheval, on la donne habituellement en 3 rations inégales par 24 heures, en ayant soin de la faire prendre après que les animaux ont bu.
Avant d'être distribuée, l'Avoine doit être parfaitement sèche, avoir sué toute sou eau de végétation. On aura soin, en outre, de la cribler pour la purger de tous les corps étrangers, surtout d'une poussière fine et d'une espèce de duvet qui s'en échappe et incommode les animaux en s'attachant à leur gosier. Le plus souvent l'Avoine est donnée aux animaux, au cheval spécialement, entière et crue ; ce mode est le meilleur pour les animaux de travail et dont la mastication s'exerce d'une manière satisfaisante. Toutefois, en vue d'en faciliter la digestion et d'en rendre l'assimilation plus complète, on a tenté de faire subir à l'Avoine diverses préparations. On a essayé ainsi de la faire passer soit au moulin, pour Yi-quarcckr, la broyer on la moudre, soit au coucasseur, soit à l'aplatisseur, spécialement construit à cet effet ; on a conseillé aussi de la faire macérer, de la faire cuire, de la mêler plus on moins à des fourrages hachés. Mais ces préparations n'ont pas donné les résultats qu'on en attendait. On a reconnu ainsi que l'Avoine aplatie ou concassée, aussi bien que l'Avoine moulue, empâtait la bouche des chevaux, que même beaucoup finissaient par ne plus en vouloir; on a observé encore que si l'Avoine moulue leur plaisait davantage mélangée h un peu de bonne menue paille de blé ou de foin haché, le tout légèrement humecté ; que même si, accommodée de la sorte, elle augmentait leur embonpoint, elle amoindrissait cependant leur vigueur au travail.
D'où il résulte que ces opérations ne sont pas seulement inutiles, mais peuvent devenir nuisibles pour les animaux de travail, et qu'il convient de les réserver exclusivement pour les chevaux âgés, affaiblis, mal dentés, qui mâchent
CIlAiMINIÎUB. 7!J.'}
mal ul, iiicuuiiilùLuuiDiil luLir raliuii ; souveiil nutnu^ il snilira, injiii' oliliMiir uiio (ligoslioii complète du grain, de le laisser tremper qni.'Kjnes heures dans l'eau avant de le faire manger. L(3S préparations de l'Avoiue peuvent Aire utiles encore pour les animaux de rente et les bestiaux à l'engi'ais, dont la puissance digestive moindre a toujours besoin d'être secondée par une plus complète division des aliments.
L'Avoine ne sert pas seulement à la nourriture des animaux. Depuis longtemps elle est utilisée par l'alimentation de l'homme. Ainsi , les ancicms habitants de l'Europe vivaient d'une bouillie faite avec la farine de ce grain. Avec cette môme farine on fait un pain compact, brun, amer, dont l'homme s'est souvent nourri dans les temps de disette où manijuaient le blé et le seigle, et dont il se nourrit encore dans les contrées septentrionales où le froid s'oppose à la culture du froment, dans les pays de montagnes, au nord de l'Angleterre, on Ecosse. Dépouillée de l'écorce que lui forment les glumelles, l'Avoine constitue le gruau qui, moulu grossièrement, est d'un très grand usage en Bretagne, en Angleterre. On en confectionne aussi, après l'avoir moulu, le pain recherché et appétissant vendu à Paris sous le non de pain de gruau. Dans le nord de l'Europe, on utilise encore l'Avoine à la fabrication de la bière. Enfin, bouillie dans l'eau, elle donne à la décoction une odeur de de vanille qui se communique aux préparations culinaires auxquelles on l'associe.
Outre le grain, on emploie encore la balle d'Avoine qui peut aider à nourrir les chevaux, les bœufs et les moutons. Mais cette balle, souple, douce, peu hygrométrique, est surtout bonne pour préparer des berceaux d'enfant. L'arête de la glumelle se tournant et se courbant plus ou moins suivant le degré d'humidité, peut aussi servir d'hygromètre.
La paille d'Avoine est également recherchée de la plupart des animaux. Molle, ordinairement pourvue de ses feuilles et d'une couleur jaune foncé, elle est préférée par les bœufs à toutes les autres pailles. Les vaches laitières, les chevaux, les moutons, la mangent aussi avec plaisir; dans les pays de montagnes, elle est généralement réservée pour les troupeaux, et dans les villes elle est surtout donnée aux vaches laitières. Au point de vue de l'alimentation, les pailles du Midi plus sucrées, plus nourrissantes que celles du Nord, conviennent mieux que celles-ci, plus souvent altérées par l'eau de végétation ou l'humidité du climat. Partout elle est d'autant meilleure qu'elle a été fauchée plus tôt, que la maturation de la graine a moins épuisé la plante, que la récolte a été moins vigoureuse ; dans ces circonstances, la paille reste courte, fine, molle et plus ou moins mêlée à des plantes herbacées, et si elle a été récoltée un peu avant la maturité, n'a pas subi un trop long javelage, elle équivaut quelquefois à du foin. Quand elle ne peut servir à l'usage alimentaire, elle s'utilise toujours en litière.
794 iinAMi^]iiis.
De l'Acoinc cultivée comme fourrarjc vert.
L'Avoiiuî cûiuimiue, cultivée le plus souvent comme les autres céi'éales pour son grain et pour sa paille, est utilisée encore, à la façon de la plupart des Graniiiiées, ronime fourrage vert. Elle donne alors un fourrage très abondant, du goût de tous les animaux, et d'autant meilleur que l'Avoine est une des Graminées dont les feuilles et les jeunes pousses sont les plus sucrées. Elle est cultivée à ce titre dans presque toute l'Europe, principalement dans le Midi, et forme, seule ou mélangée, de très bonnes prairies annuelles.
On sème l'Avoine devant être coupée en vert aux mêmes époques que celle cultivée comme céréale. Le semis est plus épais que dans ce dernier cas, afin que les tiges restent minces, et l'on coupe : l'Avoine d'hiver à la fin de mai ou au commencement de juin, l'Avoine de mars un mois plus tard. On attend, en général, pour pratiquer le fauchage, la formation des panicules, que les animaux mangent très bien, même quand l'avoine est coupée un peu tardivement, la plante durcissant moins vite que les autres espèces similaires. A ce moment, d'ailleurs, le grain est encore mou, laiteux, sucré, et la plante constitue une nourriture substantielle et rafraîchissante que l'on considère, dans certains pays, eu Allemagne notamment, comme l'un des fourrages les plus nutritifs pour les animaux de la ferme. On lui reproche seulement de provoquer la météorisation ; mais en la faisant prendre à doses modérées, on n'a pas à redouter cet inconvénient.
On peut obtenir par hectare 15 à 20,000 kilog. de fourrage vert. Mais, pour en faciliter la distribution, on se borne à couper chaque jour la quantité dont les animaux ont besoin et qu'on laisse seulement flétrir un peu avant de la faire manger. Quelquefois, on la soumet à la dessiccation, et l'on obtient un fouri'age sec, de bonne qualité, se conservant assez bien, et tendre encore malgré l'apparition des panicules. D'autres fois, on attend avant de la couper que le grain soit entièrement formé; on obtient alors un vrai foin-paille, constituant une ressource précieuse, d'une grande valeur nutritive, et propre à suppléer les fourrages ordinaires.
Malgré ses avantages, l'Avoine en vert est rarement cultivée seule à cause des frais assez considérables qu'entraîne sa culture. Le plus communément elle est semée en mélange, soit avec des Graminées, soit plutôt avec des Légumineuses, pois, vesces, gesses que l'on fauche en même temps, à l'approche de la floraison ; on obtient de la sorte un fourrage abondant et excellent qui occupe le sol peu de temps ; l'Avoine elle-même ne mûrissant pas ses graines, épuise peu le terrain, tout en offrant un soutien aux Légumineuses. On la mêle aussi au sarrasin de Tartarie, et ce mélange fauché en vert donne un très bon fourrage constituant une précieuse ressource en temps de disette. Enfin l'Avoine, mais plus rarement, est parfois semée seule pour former des pâturages d'été.
fillAMlNjSES. l'.)-i
Genre AliUENATIlEI'.E. — AIUIENATIŒIWM P. Beauv.
{Carnet, du genre Avkna). Epilktx ii, 2 (leurs, l'iiiféi-ioiiro màlo, seule pourvue d'une urélc dorsale, raide, lougue, gonouillûe ; la supérieure lierniaplirodite, à arête très petite et prcKiiic terminale ou nulle; — cariopse libre, velu au sommet.
Genre limité à im petit nomlire d'espèces, longlemps rangées parmi les Avoines, dont elles partagent les propriétés.
Arrenathère élevée, a. daims Mert. et Koch.; A. avcnaccum Pi\v\.\ Avenu clalior J>.
Avoine ètevce, Fvomenlal, Faux froment, Faux icigle, Avcnat, Fcnasue, naif-grass de France,
Pain-vin.
Panicule allongée, étroite, serrée au sommet, à rameaux formant des demi-verticilles assc2 éeartés. Epillets dressés, luisants, d'un vert blancbritre. Glumes scarieuses, inégales, iininerviées. Ghimelle inférieure velue dans la fleur mâle, à arête dorsale naissant au-dessus du milieu ; celle de la fleur fertile brièvement aristée sous le sommet. Feuilles planes, larges, aiguës, un peu velues en dessus, à gaîne glabre, à ligule courte , ciliée. Cbaumes dressés, nus au sommet, de 5 à 15 décimètres. Souche ftbreuse, un peu rampante.
Espèce très commune dans toute la France, et venant dans les bois, les buissons et dans la plupart des lieux herbeux, surtout dans les pâturages et prairies un peu humides, oia elle devient facilement l'espèce dominante ; ce qui ne l'empêche pas de croître naturellement et de se maintenir sur les terrains calcaires, dans les prairies sèches abandonnées à elles-mêmes. Cette plante, très rustique, résistant aux fortes gelées ainsi qu'à la sécheresse et se conservant indéfiniment dans le sol dont elle a pris possession, est le plus souvent cultivée eu prairie, et donne un foin de bonne qualité, non très dur, quoique un peu gros, et se conservant facilement en vei't, même après la maturation de la graine, ce qui permet d'en obtenir la semence sans nuire sensiblement à la qualité du fourrage.
Genre HOULQUE. — HOLCUS L.
Panicule oblongue, étroite, étalée pendant l'autbèse, à la fin contractée ; — épillcts l\ 2 Heurs, l'inférieure hermaphrodite, la supérieure mâle; — glumes presque égales, carénées, la supérieure deux fois plus large ; — glumelle inférieure carénée, obtuse, celle de la fleur inférieure iinitique, celle de la fleur mâle ou supérieure à arête dorsale tordue ; la supérieure tronquée et dentée ; — styles très courts ; — «(/i/mnïcsplumeux, s'étalaut à la base des glumellcs; — cariopse bi-coiivexe, canaliculé, glabre et libre. — Feuilles planes, molles, pubescentes, à ligule oblongue. — Espèces vivaces.
Genre limité dans nos contrées à deux espèces, qui entrent également, et pour une part importante, dans la composition des prairies, la H. laineuse et la H. molle.
Genre CANCHE. — AIRA L.
Panicule ramifiée, plus ou moins étalée, à rameaux capillaires; — èpillels comprimés par le côté, petits, luisants, violacés, à 2 fleurs hermaphrodites, l'une sessile, l'autre pédicellécou sessile,
(ill.VMINEKS.
ritromont iiiio 3" llour l'iKlimuutivirc, i>i'(licoll(!o ; — jiumcsiii'osquo égales, Ogalantou dépiissniit Ica flours, onri'niios, »niiicrvR'c3, mntiques lui soinitiet ; — gliimellc inférieure Ji dos arrondi, pourvue d'une nn'lc, insérée prés do la base; — qlumelhtlcs entières, glabres, aigués ; — élamiticsS; — aligmalrs presque sessiles, plumcux, distants, s'étalant h la base de la (leur; — cariopse glabre, libro ou adliércnt aux glumoUes coriaces. — Chaumes grêles; — racine iibreuse.
Genre comprenant, un certain nombre d'esj>cces, petites, f,n'èlea, venant dans les terrains un peu secs et sa]:ilonnenx, donnant de très bons pacages, mais de peu d'intérêt comme plantes à faucher, à cause de leur faible développement, liien qu'elles donnent un foin fin et délicat du goût des petits animaux. — Une partie de ces espèces a été séparée par quelques botanistes duL;enre .l/ra, pour en former un groupe nouveau. Nous conservons l'ancien genre, dont les osi)èces indigènes se trouvent comprises dans le tableau suivant :
I Glumes égalant les fleurs, dont IFeuill. planes, larges — ArPtetr. courte. CCBBSPITOSA
l'une pé.lieell.-Cariopse libre p^^^.,;^^ fiuformes.l ^'^^'^ «^»*« «
(G. Deschamps,a P. Bv.) ^^.^^^ ^^^ . p^g^^^SA
( genoudlée....|„,„,„„^
AIRA ( ( Ch. de 10.15 centim,. Cihtoputhe
I niumesdépass. leslleurs,
toutes deux sessiles.
Cariopse adhérent.
Fouilles sétaeées
Epillets solitaires j
Ch. de 1.3 décimètres
[Epill. agglomérés!
( Cb. de 1.4 décimètres
iT.
iÂGGnCG Citpanit
Tcnorii Elcgans