‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 130 sur 138 · AGROSTIS L · texte numérisé non relu

AGROSTIS L

Particule eu rameaux vertioillés, capillaires ; — épillels très petits, comprimés par le côté, il 1 (leur fertile, seule ou acoomp.aguée d'une fleur rudimentaire ; • — gliimes 2, dépassant les fleurs, iniigales, carénées, aigut's, mutiques ; — glumclles brièvement barbues à leur base, l'inférieuro carénée, tronquée et dentnléo au sommet ou aiguë, parfois pourvue d'une arête dorsale droite ou gcuouillée, la supérieure plus petite, parfois nulle; — glumellules 2, glabres, entières; — flamines 1.3; — sligmnles brièvement pédicellés, plumeux, s'étalant à la base de la fleur; — cariopse libre, glabres. — Feuilles étroites ; — tiges grêles, souvent genouillées, rampantes et radieantes.

Genre nombreux, comprenant des espèces, la plupart fort communes, venant dans les lieu.x les plus divers , principalement dans les terrains sablonneu.x arrosés; elles entrent en outre dans la composition des prairies, et par linirs feuilles douces, menues, leurs tiges grêles, souvent rampantes, très feuillues, elles donnent un foin fin, sucré, délicat, que tous les bestiaux recherchent. Elles méritent donc d'être propagées et conservées partout. Toutefois, vu leur faible développement, la tendance des tiges à s'étaler sur le sol, elles conviennent moins pour les prairies à faucher que pour les pâturages soit naturels, soit artificiels, et d'autant mieux qu'elles supportent bien le piétinement des animaux.

' , „ , ^ ( SPICA-VEMr

Ltiume infiir. plus petite — Glumell. 2 — FI. fertile avec 1 fl.rudimentair.j

Glume infér.

plus grande.

Fleur fertile

seule

Intcrritfitn

,„ ,., \ Souche stolonifèr. ALBA

' Ti'miln l reuul. planes J o , / -Ligule j 1 ^ bouene gazonnan. DisPiR

,-., „ \ ''"""S'^®' J'euill. super, euroulées-sétacées. oUveiorum «Tlum.2, ,' . , , f^i 11 i . • • 1 mutiques 1 ^'g^'^ courte, ( Glumelles très inégales. . VuLCiois I tronquée ( Glumelles égales, obtuses. Venicillain ■ Ligule remplacée par des poils Pungens

, ( CA.-srsA

deuticulé.

Glumelle supérieure nulle, \

l' infér. ordinairem *' m-Sfa /

dors.ale géniculée, à

à arête sommet :

Capillaris Sctacca

terminé par 2.4 petites soies

1 Alpiitn

j liiipeilri

( Palli<h

MicL.

Gr. God.

Wiih.

Scliib.

Tliore.

Curt.

Scop .

Ail.

DC

Genre STIPE. — STIPA Kunth.

Panicule dressée, lâche, peu fournie, à, rameaux inférieurs géminés ou ternes ; — épillels !i 1 (leur fertile seule, stipitée ; — ghmtes plus longues que ]n fleur, presque égales, carénées, atté-

flIlAMINliKS. 7'.)'.)

iiiuîea on arfito lino ; — .7/i»mc/(cs coriaces, l'infûrieuro onvcloppant liisupAricnrc, entourée de poilu ;i lu base, k dos arrondi, muni do plnaieurs li<çries de poils, tcru)in(5e par nno arf^te tri;» lon;;no, articnl(5e il la base, genouilléo vers son milieu, droite, tor(.lne dans sa partie iiiiV-rienre j — lUamifii-s 3, Il antbèros barbues au sommet ; — caiinjtsc linéaire, oblonfç, eiivcloppé par la ginmcllc. — [•'eiiiUss glauques, vaides, Hnes, enronléos-s6taci5es ; — chaumes raidcs, dressés, couvert» par les gaînes jusqu'au sommet ; — souche lil)rouse.

Un petit nombre d'espèces, propres anx lieux secs et incultijs, et de nulle iniportance économique.

/ Glumello infér. de 1.3 déoimètr., glabre iMa base, pennée au sommet. VunAtTi L.

STIPA < Glumelle inCérieure de 8.1.5 centimètr., capillaire, entièrement glabre. CapUluia I,.

l lilum. mler. de .-).!! cent., podno a la base, nue au sommet, <

( tortdlee. ToriiUs Dc»r.

Genre MILLET. — MILIUM L.

Particule il rameaux nus à la base ; — lipillels comprimés par le dos, à 1 Heur fertile ; — gîumes égalant ou dépassant la fleur, presque égales, à dos arrondi ; aiguës, mutiques ; — f/lumelles égales, glabres ; l'inférieure coriace, luisante, h dos arrondi, embrassant la supérieure, mutique ou pourvue d'une arête terminale, articulée et très caduque ; — ijlumellules 2.3, entières; — cuii'opse libre, étroitement renfermé dans les glumes. — Feuilles acuminées ; — chaumes dressés, nus au sommet ; — souche fibreuse.

Un petit nombre d'espèces, propres aux bois et lieux secs, dures et peu recherchées des bestiaux.

, „, „ . „, .. ( Glumes lisses — Panio. ample — 6.12 d. effuscm L.

I Glumelle mfér. mutiqne ! ^, , t,

l ( Glumes rudes — Panic. petite — 1.4dec. Scofcnim B. Uich.

MILIUM {Glumelleiuf. [Glumes (Are te plus long, quelaglumelle — Fe. planes. Parado^um l.

1 il arête j égales (Arête courte — Fe. enroul. — Epill. très gros. Cœrii/esccns liesf.

(très eaduquef Glnmes inégales — Panicule de 1.3 décimètres.. . . Mulii/loni,,, Cav.

G' Tritoix. - PA.'NICEES.

Fleurs en panicule, ou en épis distincts disposés en grappe ou digilés. Epillets à 1 seule fleur fertile, ordinairement accompagnée d'une fleur rudimentaire, tantôt solitaires, tantôt fascicules par 2.3. Styles allongés. Stigmates s'étalant sous le sommet des glumelles. — Cariopse libre, lâchement enveloppé par les glumelles.

iSOU r,HAMINÉKS.

,,, . , ( tihimcsbp. plus long. que losflcurs. 1!aldinoeua. 1 miiculc \ ' ' " ^

^fîlunicllo iufi'r.

curi'-tu'c .

( Glumes égales nux (leui-s Hierociiloa.

Epis latéraux, solitaires Spartina.

Iqiillots

solitaires ) I Epis terminaux, digités. . . , Cynodon.

ou pi'niinijs,

tous fcrlilcs / [ Panicule rameuse ou épis alternes.. . rANicUM.

Glnmelle inférieure 1

îi <los arrondi j Epis digités ( EpiUets géminés ... Digitaeia.

l ou vertioillés i r- -n i n T.

' ( EpiUets alternes , . . PASPALnM.

lEpill. céniinés, l'uni '^P'^ solit.on fasc. — Epill.ljarb.à la base — Gl. supév. ent. ANDROroooN. I fort. et sess., l'autre)

nvllp pt iiédicnllé 1 n ■ i ( Epillets nus il la base Sorghcm.

in.ue ei pmicein,. i Panieule rameuse ) '

\Gl.inf. Jidos arrondi Glumelle super, bifide j„ .,, , ■, . , , c

' [ Lpill. longueni. poilus àla base, ^acciiariim.

Genre BALDINGERE. — BALdINGERA Dumort.

Panicule diffuse, allongée, très rameuse ; — epillets solitaires, comprimés par le côté, à 1 fleur fertile et 1.2 petites écailles figurant une fleur rudimentaire ; — glumes bleu plus longues que les fleurs, carénées, aiguiis ; — glumellcs mutiques, l'inférieure carénée, aiguë, entière, la supérieure à 1 seule cai'ène ; — glumellules 2, très petites, glabres.

B.vLDiNGÈnE nosEAU, B. arundinacca Dum.; Phalarls arundinacea L.

Alpiste-roseau, Chiendent-ruban, liubanier, Fromenteau, Herbier. Panicule très fournie. Epillets agglomérés, striés de violet. Feuilles longues, planes, larges, acuminées, à gaines appliquées. Cbaiimes dressés, raides, striés, très feuilles, do 8 à 15 décimètres. Souche rampante. Vivace.

Espèce venant dans toute la France, et très commune au bord des rivières, des ruisseaux, des étangs, dans les lieux humides et prés marécageux ; fort répandue, notamment, sur les bords de la Garonne et dans les prés de la Lombardie, où elle domine. Lorsqu'elle est coupée jeune, au moment où la panieule sort de la feuille, elle donne un bon fourrage que recherchent surtout les bêtes à cornes. Plus tard, on n'en obtient qu'un foin dur et de mauvaise qualité. Bien que très productive, elle est rarement cultivée; on se borne à la récolter dans les lieux oii elle se développe spontanément. — Divers essais, mentionnés dans le Bon Jardinier, tendraient à établir que cette plante, bien que surtout propre aux terrains humides, pourrait végéter sur des terrains secs et calcaires.

Une vai'iété de cette espèce, le B. A. picta, k feuilles rayées de blanc et de vert, est assez communément cultivée comme plante d'ornement.

Genre CHIENDENT. — CYNODON Rich.

Plusieurs épis distincts, linéaires, terminaux, digités, formant une ombelle simple ; — épillels a 1 fleur fertile et une fleur rudiment.aire, comprimés par le côté, petits, presque sessiles, uuila-

GIUMINÉKS. 801

tùraux 9111' 2 raiifis ; — plumes pi'osqiio (■i;iiIo9, pins potïtofl (|iio la lloiii-, carénées, aifçiiiis-aciiiniiK'e», inutiquos, un pou (Soart(io9j — rjlumcllcs égales, miitiqiios, l'infurioiire carénée, aigiiii. In supériciirc bidontéc.

Chiendent digité, C. daclylon Pers.; Digllaria slolonlfcra Schracl.; Paspalum daclylon DC; Panicum daclylon L.

Gros chiendent, Chiendent pied de poule.

Ombollo à 4.7 épis violacés, de longuoiir variable. Feuilles distiques, planes, longuement aciiminées, rudes, un peu velues. Chaumes eomprimés, genouillés, courbés, ascendants, donnant souvent naissance h des bourgeons éoailleux allongés, de 1 à 3 décimètres. Souche longuement rampante, vivaoo.

Espèce, la seule du genre, venant dans toute la France, principalement dans les endroits sablonneux ou siliceux, cultivés ou incultes, et presque partout abondante, mais surtout dans les terres légères et iVaîolies, un peu profondes, du Midi et du Sud-Est, et se développant alors, par- Ibis, avec une abondance extraordinaire et i'Aolieuse. Il se montre beaucoup plus rarement dans les prairies. Le gros Chiendent constitue par lui-mCnie un bon fourrage que tous les bestiaux mangent avec plaisir, surtout quand il vient dans les bonnes terres, où il forme de grosses touffes d'une herbe succulente.

Genre PANIC. — PANICUM L.

Panicule diffuse, ou épis en grappe ; — cpillets solitaires, nus h la base, comprimés par le dos, plans d'un côté, convexes de l'autre, à 1 tlenr fertile accompagnée d'une fleur rudimentaire réduite k 2 glumelles ; — rjlitmes 2, plus courtes que les fleurs, très inégales, l'inférieure beaucoup plus petite ; — glumeUes 2, cartilagineuses, lisses, l'inférieure embrassant la supérieure, égales, mutiques dans la iieuv fertile; très inégales dans la fleur stérile, la plus grande parfois aristée ; — styles 2, écartés à la base. — Feuilles planes, à ligule courte.

Un petit nombre d'espèces cultivées pour leurs graines et comme plantes fourragères.

Panig crête de coq, p. crus-galli L.; Echinochloa crus-galli P. Bv.

Ergot de coq. Pied de coq, Patte de poule, Panis de marais, Millard.

Grappe oblongue formée d'épis unilatéraux, souvent composés, alternes ou opposés le long de l'axe, plus écartés inférieui'cment. Epillets presque sessiles, aigus, verdàtres ou violacés. Glumes ciliées sur les nervures, la supérieure mucronée ou aristée, l'inférieure en cœur. Glumelle infél'ieure de la fleur stérile hérissée, aristée. Feuilles assez larges, glabres, à bords ondulés, les inférieures à limbe presque nul, à ligule nulle. Cliaumes dressés ou ascendants, rohustes, comprimés, genouillés à la base, de 4 à 8 décimètres. Racine fibreuse. Annuel.

Espèce commune dans les terrains cultivés de toute la France, venant aussi au bord des chemins, des fossés, des eaux, se montrant de préférence dans les terres fraîches et sablonneuses, où elle talle et se développe très vite. Du goût de tous les bestiaux quand elle est jeune, elle pourrait, d'après Bosc, être utilisée comme fourrage temporaire ou pour former des mélanges de cultures dérobées. Il faudrait alors la couper à des époques rapprochées ; car, en se développant, elle devient dure, et ne fournit qu'un fourrage grossier. Sa culture, cependant, ne s'est pas répandue, et sa graine ne se trouve pas dans le commerce.

Panic millet, p. miliacciim L.

Millet à panicule. Mil, Petit Mil.

Panicule grande, oblongue, fournie, à rameaux géminés, relevés contre l'axe. Epillets assez gros, acuminés, mutiques. Glumes concaves, ovales, brièvement acuminées, l'inférieure un peu écartée. Feuilles molles, longues, larges, à gaîne longuement velue. Cliaumes dressés, cyliudri-

802 C.IIA.MINKES.

qiios, robustes, mmonux ù In base, do 5 l'i 12 décimètres. Racine fibreuse. Annuel. — Forme plusieurs vnriiHiSs se «listingunnt ]mr In couleur des gluniellcs, qui peuvent être blanches, prises, jaunes, rousses ou noires.

Celle iiliinte, orii;innire de l'Inde, et depuis longtemps acclimnU'e dnns nos contrt'os, est fréquemment cultivée dans nos départoments méridionaux ainsi que dans le Midi de l'Europo et en Afrique, soit par son grain que l'on donne aux oiseaux et qui sert aussi iv la nourriture de l'iiomme, soit comme csptce fourragère. Cullivée ordinairement dans les jardins, elle appartient aussi il la grande culture, principalement dans les Pyrénées et la région sous-pyréenne. Enfin, elle se montre çh et \h, d'une manière subspontanée, dans les terres légères, les alluvions récentes, auprès des linbitnlions.

P.\MC KLKVÉ, P. altissimum Bonpl.; P. maximum Jcq.; P. jumentorum Pers.

Herbe de Guinée.

Ponicule gi-ande, étalée, rameuse, k rameaux rudes, verticillés. Glumes très aiguës, mucronées, la supérieure dépassant la fleur. Glumelles mutiques. Feuilles larges, finement dentées en scie. Cbaumes dressés, glabres, h nœuds soyeux, de 10 à 15 décimètres. Soucbe rampante. Vivace.

Espèce originaire d'Afrique et depuis longtemps transportée aux Indes, aux Antilles, ainsi que dans la partie méridionale de l'Amérique du Nord, ou elle fournit un fourrage abondant, employé il la nourriture du cheval et des bêtes fi cornes, et passe pour la première des herbes ii fourrage. A plusieurs reprises on avait tenté, mais avec peu de succès, d'en introduire la culture en France. Vers 1820, des graines venues de la Caroline ont donné un meilleur résultat; les plantes obtenues de ces semis ont supporté à Paris, àGenève et dans d'autres localités, les froids des hivers les plus rigoureux, et actuellement la plante donne des graines fertiles qui permettent de la resemer. Elle est donc acclimatée. Elle est principalement employée, comme en Amérique, il produire du fourrage vert donné aux grands quadrupèdes domestiques.

P. capillare h., panicule ample, très étalée, à rameaux capillaires; épillets très petits; glumelle supérieure nulle dans la fleur stérile ; chaumes très grêles, de 2 à 4 décimètres ; annuel,

— champs cultivés du Sud-Est.

P. repens L., panicule courte, à rameaux di-essés-étalés ; glumelle de la fleur stériles égales ; feuilles raides, étalées, distiques, les inférieures rapprochées ; chaumes couchés et radicants à la base, puis redressés; de 2 il <i décimètres ; souche rampante, tuberculeuse, stolonifère; vivace,

— lieux secs du Sud-Est.

Genre DIGITAIRE. — DIGITARIA Scop.

(Caract. du genre Panicum). Grappe formée d'épis simples, linéaires, unilatéraux, digités ou verticillés au sommet de la tige ou en dessous ; — épillets géminés sur les dents de l'axe, inégalement pédicellés, disposés sur 2 rangs ; — glumelles de la fleur stérile réduites, par avortement de la supérieure, à 1 seule, très aiguë, égale aux glumelles de la fleur fertile et simulant une troisième glume inférieure. — Plante annuelle.

DiGiTAiRE s.iNGuiNE, D. sanguinalis Scop. ; Panicum sanguinale L.; Dactylon sanyuinale Vill.; Paspalum sanguinale Lm.

Panis sanguin, Sanguinslle , Sanguinale, Manne terrestre. Grappe ii 3.6 épis terminaux avec 1.3 placés plus bas, très allongés, d'abord dressés, puis divergents, ordinairement violacés. Feuilles courtes, étalées, planes, molles, rugueuses, velues sur les faces et les gaines. Chaumes nombreux, genouillés aux nœuds, étalés en cercle et ascendants, souvent radicants ii la hase, de 2 à 5 décimètres. Racine fibreuse. Plante souvent rougeâtre.

ouaminées. 80.')

l'Iantc commniio dims toiito hi )''rancc, venant diuis les licnx ciiltiv(':3, cliiimpa, vigne», de» tovrnîns galilonneux on silicenx, an bord dos clicmins, des fo8S(!s, des rivi(;refl. 'l'ons îcs bestiaux la manfçent; mais elle est trop pou al)ondanto pour odVir finclqne importance, et ila.nl annuelle, elle ne peut Stre sonniiso à aucune culture. Dari.s <|nelc|no3 contrite.'; du Nord, cependant, on en récolte les graines qui servent h l'alimentation.

D. cUiarisKœ\., fleurs longuement ciliées, — se rencontrant parfois avec l'espèce principale, dont elle a été considérée, par quelques auteurs, comme une simple variété.

Genre PASPALE. — PASPAUJM DC.

(Caract. du genre YJif/ifon'a). Eiiillels solitaires, alternes; — n»i//ii!i'M et .!(i(/ma(es violacés ; — souche rampante. — Plantes vivaces.

Genre ne comprenant que des espèces exotiques acclimatées, toutes mangées par les animaux dans les pays où on les cultive, et dont quelquesunes, que l'on peut réduire à deux, botaniquemenl , ont été recommandées par divers agriculteurs.

PASPALUM S *^™'''"^ '"^ ■^"^ ^'''^ *'°""''^' ''■'^^^'^^ — Cil. de 2.5 déoira iiiTonALis n. Br. | ^ | j Grappe à épis nombreux . — Cliaume de 5.10 décimètr. Stolonifebuw Dusc. | ^ j

Genre SORGHO. — SORGHUM Pers.

Panicule rameuse, ample ; — épUlets comprimés par le dos, nus à leur base, à 1 fleur ; géminés, l'un fertile et sessile, l'autre m.n,le et pédicellé ; l'épillet terminal fertile, accompagné de 2 fleurs mâles ] — glumcs 2 dans les épillets fertiles, presque égales, cartilagineuses, l'inférieure plus grande, dépassant et enveloppant toute la ileur, dentée au sommet, nulle dans les épillets stériles ; — glumeUes 2, inégales, l'inférieure plus longue, aiguë, mutique ; la supérieure bifide, portant entre les lobes une arête longue et tordue ; — glumelluks charnues, poilues ; — cariopse glabre, comprimé. — Feuilles larges, planes, rudes aux bords, h ligule courte, ciliée; — chaumes dressés, robustes, pleins, rameux au sommet et à nœuds pubescents.

Genre comprenant plusieurs espèces, toutes exotiques, cultivées en grand dans les pays chauds, principalement en Afrique, où elles fournissent des masses de fourrages et une grande quantité de graines servant à la nourriture de la plupart des peuplades nègres. Ces j)liiiites, toutes remarquables par l'abondance de leurs produits, ont été introduites à diverses époques dans nos contrées, où elles ont tour à tour joui d'une certaine vogue, soit comme céréales, soit comme plantes fourragères, soit comme plantes industrielles. Mais en raison de leur origine méridionale , elles ne se sont acclimatées en France qu'avec peine, et au début, elles ont souvent trompé l'attente des cultivateurs qui en ont lés premiers essayé la culture ; aussi ont-elles d'abord été repoussées par beaucoup d'agriculteurs recommandables. Elles ont cependant fini par s'accoutumer à notre température, et aujourd'hui plusieurs d'entre elles pi'ospèrent dans nos climats. Seulement, leurs graines ne donnant qu'un mauvais pain, on a dû renoncer à leur emploi dans l'alimentation de l'homme et en borner l'usage à la nourriture des volailles, pour lesquelles les graines des diverses espèces connues du genre conviennent également et constituent même une précieuse ressource pour les exploitations qui entretiennent une nombreuse basse-cour, indépendamment du parti utile, comme fou rrage vert, qu'on peut tirer des unes et des autres.

8().i CrRAMINÉES.

Sonc.iiu ijAli;p, N. Ilalcpcnsis Pers.; Andropof/on halepensis Sililli.; Ilokiis halepcnsîs L.

Pnniculo rmipcAtro drossée, pyvnmidalo, ti'ùs fournie, tri^s rmiieuse, h ramemix vcrticillés. Gliimes (lo In fleur fertile un peu velues, la supériem-o cariinée au sommet. Feuilles longues, glabres, i nervure mcidianc blanelie. Souelie rampante, grosse, éeaillouse. Taille do B h 20 déeimètros. Vivaco.

La seule espèce vivace du gom'e venant dans nos contrées, originaire de l'Orient, et depuis longtemps acolimatée dans le Sud-Ouest et la région méditerranéenne, tri^s commune, notamment, sur les rives sablonneuses de la Gar'onne et des autres rivières de la région, principalement dans les îles ou ramiers, où elle couvre parfois des espaces considérables et se plaisant on général dans les lieux aquatiques exposés à de fréquentes inondations. N'est cultivée que dnns quelques cnntons du Midi, surtout pour sa graine, de médiocre grosseur, très .allongée et comprimée, enfermée dans ses glumelles d'un brun roussâtre et servant exclusivement h la nourriture do la volaille. Elle donne aussi, par sa tige élevée et très fournie de feuilles il sa base, un fourrage abondant, mais dur et de qualité médiocre, et le plus souvent bon seulement à faire de la litière.

Sorgho commun, S. vulgare Pers. ; Androporjon sorghum Brot.; Holcus sorghumL.

Miltel d balai, Roseau à balai, Balai, Balai de jonc. Gros millet. Millet d'Inde, Millet d'Afrique.

Panieulc brunâtre, allongée, serrée, ii rameaux dressés, grêles, allongés, velus. Epillets rassemblés au sommet de pédoncules longs et dressés. Feuilles longues, finement dentées en scie. Racine fibreuse. Taille de 2 à 3 mètres; annuel.

Originaire de l'Inde, cultivé en Afrique et dans tout l'Orient, et pleinement acclimaté en Europe depuis une époque indéterminée, le Sorgho commun est actuellement cultivé en France h la fois pour son grain, très variable de couleur, que l'on donne à la volaille, et pour ses tiges munies de leurs panicules dont ont fait des balais, dans un grand nombre de localités, principalement dans l'Anjou, le Poitou et quelques autres provinces de l'Ouest oii sa culture s'est établie d'abord ; dans le Sud-Ouest et dans une grande étendue des terrains d'alluvion du Rhône. Dans les contrées plus au nord, sa culture, conseillée et essayée, n'a pas jusqu'à ce jour donné des résultats satisfaisants. Dans le Midi, on le cultive ordinairement seul, mais souvent on le met en bordure dans les champs de maïs.

Sorgho sucré, S. saccharatuni Pers. ; Anclropogon saccliaratus Kunth.; Holcus saccharatus L.

Sorgho de la Chine, Millet sucré de la Chine, Canne à sucre de la Chiiii'. Paniculo pourprée conique, lâche, à rameaux semi-verticillés, ét.alés, penchés. Glumes poilues, noires à la maturité. Graines presque sphériques, rougeâtres. Feuilles d'un beau vert, lisses, larges, lancéolées, flexueuses, retombantes, longues de 4 à 8 décimètres. Chaume droit, large à la base, à moelle abondante, de 2 à 3 mètres et au-delà de hauteur. Racine fibreuse, à radicelles non ramifiées.

Plante bien répandue en Afrique, dans les Indes, en Chine et connue très anciennement; observée par les Romains en Abyssinie, et introduite d'abord en Italie, une première fois vers le quinzième siècle, oii sa culture fut peu à peu négligée ; puis de nouveau, en 1775, dans les jardins botaniques de Padoue. Elle fut alors décrite et préconisée, mais seulement comme plante industrielle, par Pietro Arduino, qui la croyait oi-iginaire de la Cafrerie. De là, elle se répandit p.artiellement en France et fut l'objet, çà et là, de quelques essais. Elle fut d'abord prônée avec enthousiasme, puis délaissée. Rozier, en 1793, la décrit en faisant connaître, d'une manière exacte, les conditions de sa culture, blâmant à la fois la faveur exagérée dont elle avait été l'objet et l'abandon où on la laissait alors. Elle était même à peu près complètement oubliée, lorsqu'on 1851, M. de Montigny, consul de France à Shangaï, frappé des avantages que les Chinois tiraient de cette plante, et remarquant qu'elle pouvait s'acclimater dans presque toute l'Europe, puisqu'elle pousse entre le 40« et le 55^ degi-é de latitude, en envoya des graines à la

fiWAMINÉKS. 805

Sooiutti Ll'ucuUinatiitioii, sous le nom do Canna à surre du nord du lu Chine, A [mrtir de cutty dernière introduction, lo Sorgho sucré se répandit partout avec une cxtrcmo rapidité, et son acclimatation dfes lors put Ptro considérée comme un fait accompli. Prôné par les agriculteurs, les horticulteurs et les cliimistcs, on put croire un moment que cette jdante merveilleuse, par son énorme rendement, ses propriétés nutritives, ses propriétés variées, allait remplacer la vigne, attaquée alors par la Pyralo et l'Oïdium, ainsi que beaucoup d'autres piaules cultivées, et cela d'autant mieux qu'à la suite des premiers essais tentés do toutes part», le Sorgho parut réaliser la plupart des espérances qu'il avait fait concevoir comme plante sacoliarino, tinctoriale, fourragère, céréale, etc. L'engouement, toutefois, ne fut pas do longue durée.

Les essais dans la grande culture n'ayant pas été brillants, et l'industrie n'en ayant pas retiré tout le bénélice qu'elle en attendait, on tomba dans l'excès contraire, et l'exagération mémo dos louanges dont il avait été l'objet, contribua à le discréditer. Il est juste de dii'c, toutefois, que si le Sorgho ne mérite pas les éloges extraordinaires qui lui furent prodigués dans le principe, il n'en reste point une plante d'une grande valeur, intéressant à la fois l'agriculture et l'industrie, et ayant droit à une place distinguée dans la série des jdantes industrielles et fourragères les plus prodjuctivos et des plus propres, notamment, à rendre, dans le Midi de la France et en Algérie, d'utiles services.

Te Tribu. - SEXARIBBS.

{Caract. gèiiér. des Panicées.) Fleurs en panicule ou grappe spiciforme.

Epillets solitaires, à soies bractéiformes , en panicule. , Setaria .

en panicule Iïipekata .

SÉTARIÉES ( Epillets géminés

en grappe simple, à axe articulé Heteropogon,

Epillets fascicules par 2. .5, en grappe — Glumc hérissée. . . . Tragu.s.

Genre SETAIRE. — SETARIA P. Bv.

Paniculo spicifoi'me plus ou moins dense et liérissée; — epillets obtus, comprimés par le dos, entourés à la base d'un involucre de soies bractéiformes, rudes, denticulées, persistantes ; à 1 ileur fertile, accompagnée d'une ileur neutre, réduite è 1.2 glumelles; — ghimes2, inégales, niutiques, l'inférieure très petite, largement ovale, embrassante; — glumelles 2, mutiques, ordinairement obtuses, celles de la fleur fertile égales, coriaces ; celles de la fleur stérile membraneuses; — styles écartés à la base; — cariopse glabre, plan-convexe. — Feuilles longues, planes, acuminées, sétacées, rudes, avec une nervure blanche ; — racine tibreuse. — Espèces toutes annuelles

Un petit nombre d'espèces indigènes, communes et venant spontanément dans tous les lieux cultivés, où, bieii que de peu de durée, elles se rendent incommodes par leur facile multiplication. Tous les bestiaux les mangent, mais elles ue sont pas cultivées, et doivent être arrachées partout où elles poussent. Appartiennent, en outre, h ce genre quelques espèces exotiques qui sont au contraire cultivées.

court, \ "tes I lisse, de bas en haut (Gl.sup.tr.cout-Fe.glaue. tfte.cn P.

„ . , o . Icourtes— Panic.ooutinue,(Gl.égal.Iafl. — Fe. vertes, vmu.is p Bv.

Ep. f Soies jjsse, de bas en haut ( '

SET'\RL\< étroit, j ' ' 'allong. — Panio.euverticil.espac.rud.debasenhaut. vcnTiciLLATAP. Bv.

dressé [ Soies brunâtres, allongées — Panicule lobée à la base gebmanica p. Bv

Epi volumineux, lobé, peuohé-arqué — Soies courtes ... itai.ica p. Bt

SÉTAiHii u'ÀLLBMAiiNE, S. (jennaiiicum P. Uv.; Panicum germanicum Holh.

Panis d'Allemagne, Mnha (h' Honr/rie, Millet de Honrjrie.

Paniculc petite, ovoïde, légèrement lobée h la base, J'uue teinte brune-violacée il la maturité. Soies allongées, brunâtres, il dentieules tournées en haut. Ghnno supérieure beaucoup plus courte que la fleur. Graines jaunes ou violacées. Feuilles lisses, d'un beau vert. Cbaumes nombreux, drossés, rameux, très fouillés, do 6 il 12 décimètres.

Originaire de l'Allemagne centrale, où elle est depuis longtemps cultivée, celte plante a été introduite en France en 1816, par M. le comte de Gourcy pore, (|ui l'importa dans la Moselle. De Là, en 1820, M. Borda en adressa linéiques graines à Vilmorin père, qui l'expérimenta et l'introduisit dans le commerce. Quelques auteurs ont pensé que le Moha n'est pas une plante étrangère et qu'il croît naturellement en France, où il serait seulement demeuré inaperçu. Ainsi, Math, de Dombasie, quand on le lui présenta, y reconnut une plante qui croissait comme une mauvaise herbe dans son jardin de Nancy; l'espèce étrangère était toutefois un peu plus forte, ce qui pouvait tenir à la culture à laquelle elle avait été soumise et qui l'avait développée et améliorée. Quoi qu'il en soit, la culture s'en est répandue. Gomme toutes les plautes d'introduction nouvelle, elle a été tour à tour prônée et repoussée. Après quelques années d'oubli, on semble y revenir, et aujourd'hui le Molia est connu d'un grand nombre de cultivateurs de différentes régions du territoire français, qui l'utilisent pour la nourriture du bétail, principalement comme plante fourragère, et exceptionnellement pour la production de la graine.

Sétaire d'Italie, S. italicaP. Bv. ; Panicum italicum L.

Panis, Panis d'Italie^ Millet d'Italie, M. des oiseaux, M. à grappe. Petit mil. Mil à épis, Panille,

Panouille, Panouque.

Panicule longue, atteignant 2.3 décimètres, épaisse, lobulée, lisse de haut en bas, penchée ; soies peu nombreuses, courtes, à dentieules tournées vers le haut. Glume supérieure plus courte que la (leur. Glumelles de la fleur fertile lisses, la supérieure de la fleur m.île nulle. Graines jauniîtres, luisantes. Feuilles dressées , larges , ondulées, ii gaîne velue. Chaumes forts, dressés, rameux, de 5 à, 12 décimètres.

Plante originaire de l'Inde, où ses graines abondantes servent à la nourriture de l'homme ; introduite de temps immémorial en Italie et en Espagne, d'où elle a passé dans le midi de la France, où on la cultive abondamment, soit pour ses graines, soit comme espèce fourragère, et où elle s'est depuis longtemps naturalisée, vers le sud-est principalement.

GilAiMINliUS. 807

H" 'l''ribii. — ir'IlAT^AltlOl'flUW.

Fleurs en paiiicnle ou on grappe spidfornie serrée. l'Ipilhîts nonipriinés latéralement, à 1 tleur fertile, i>arfois accompagnée de 1.2 fleur.s rudimentaires. Styles ou stigmates allongés, s'étalant au sommet des glumelles. — Cariopse libre.

Fl.nuliinoiit. 2, dépassant la Heur fertile — Gluin. ti'ès iiiûgales. Antïioxant)h.m.

[ ailées — Glumelles 2, miitiqiies. PlIALAKlS. , . j Gliiraes égales,!

^( «nlp/fm-'m'l I '^'""^ \ P'"^ Io"g"es < [ Glumelles 2 , miitiqiies. riiLEfJi.

Wl spicifmmel ^,;^^^^jj 2) qnelafleur, 1 •>«"

" ' ' très petites ( \ '^'''^'^^ ( Glumelle 1, aristée... Alopecueus.

ou nulles / !^ j Glum. inégales, ne dépass. pas laflcur — Glumel. 2. Ceypsis.

\ Grappe simple — Fleurs nidimentaires nulles — Glumes dépassant la fleur. Miboha .

Genre FLOUVE. — ANTHOXANTHUM L.

Panicule spiciforme, cylindroïde ; — épillels il 1 fleur fertile et 2 fleurs rudiraentaires réduites chacune à 1 glumelle; — glumes 2, aiguës-cuspidées, carénées, très inégales, l'inférieure moitié plus petite, uninerviée, la supérieure trinerviée, enveloppant et dépassant les fleurs; — glumelles de la fleur fertile très petites, à dos arrondi, glabres, mutiques, l'inférieure beaucoup plus lai'ge ; celles formant les fleurs rudimentaires dépassant la fleur fertile, canaliculées, écbancrées au sommet, brunes, velues, pourvues oliaoune d'une aréto dorsale, celle de la fleur inférieure plus longue, tordue, genouillée, et naissant près de la base; l'autre droite et naissant sous le sommet; — glumellules nulles; — étamines 2 ; — stigmates allongés, plumeux ; — cariopse libre et étroitement enfermé dans les glumelles, ovale, luisant, apioulé par la base persistante des styles.

Flodve odorante, a. odoratum L.

Flovfe (les Bressans, Foin dur.

Panicule oblongue, atténuée au sommet, un peu làcbe. Fleur rudimentaire inférieure à arête ne dépassant pas la glume supérieure. Graines brunes. Feuilles planes, aiguës, courtes, . ciliées à l'entrée de la gaîne, à ligule oblongue. Cbaumes dressés, fins, de 2 à 5 décimètres. Soviche fibreuse. Vivace. Plante odorante, même après dessiccation.

Espèce indigène dans toute l'Europe et très commune en France, où on la trouve abondamment répandue dans les bois, les prairies, les pâturages, dans tous les lieux herbeux, surtout ceux des terrains secs et sablonneux, oît elle croît en touffes plus ou moins garnies. Elle fleurit de bonne heure et continue à pousser une partie de l'été. Elle répand une odeur agréable d'autant plus pénétrante qu'elle provient de terrains plus élevés; devenant très sensible parla dessiccation, elle se manifes surtout pendant et après le fanage, donne au foin son odeur aromatique caractéristique. Aussi est-elle recherchée de tous les herbivores, qui la mangent, verte ou sèche, avec avidité.

Genre ALPISTE. — PHA LAÏUS P. Bv.

Piitiicule spicifoniio plus on moins iillongée; — vinllels concaves à la face interne, h ] flour Tortilo et parfois 1.2 flenrs riKlimontaires rcûnitcs h nno ghimelle, linéaire, aigni' ; — glumcs 2, blancliâtrcs avec une bande verte latérale, égales, dépassant les fleurs, mntiques, carénées, ii carène ailée; — ijliimeltes inégales, mntiques, l'inférieure carénée, aigni', entière; la supérieure ii 1 seule carène ; — (jlumelluks 2, très petites ; — ciumines 3 ; — styles très longs. — Feuilles acuminécs, rudes aux bords et sur les faces ; — chaumes dressés ou ascendants.

GtMire comprenant plusieurs espèces, ainiuelles ou vivaces, originaires des pays chauds, et assez commuues dans les lieux arides du midi de la France! Uecherchées, la plupart, des bestiaux, et donnant un fourrage de bonne qualité, elles pourraient être iudistinctement cultivées, les espèces annuelles principalement fournissant leurs fanes et leurs graines; celles-ci, bien que propres aux pavs chauds, réussi raieut aussi dans le Nord comme fourrage d'été.

Panicule courte Adelarge, arrivant au sommet ^^^ ^^^^^^

ovoïde j j^jjg tronquée Brackysiachys l.inV

Panic.obov. — Epill.fascio.,lseulfert. — Aile arist. Paradoxa

Panicule cylindrique — Aile tronquée Tnmcntn

iJ s ( Glume à aile érodée-deutée — Pauicule cylindrique A/mor

a/„ . , , , ( Glume à aile large et dentelée — Panic. oblongue. Cœnifeccns

E Racine tuberculeuse -, ^-^ n ■ ,■ i . i

"' ( (jtl. a aile étroite, entière — ranio.cylind., tr.long. Nodosa

Genre FLÉOLE. — PHLEUM L.

Panirufc spiciforme, très serrée, étroite, pinson moins allongée; — épillets à 1 Heur fertile, accompagnée parfois d'une arête filiforme, figurant une 2« fleur rudimentaire ; — glumes 2, égales, plus longues que les fleurs, à 2 nervures latérales, acuminées ou trouquées au sommet, à carène prolongée en une arête courte, donnant un aspect fourcliu à l'épillet; — glumellcs 2, très petites, mutiques, l'inférieure tronquée et irrégulièrement dentée au sommet, parfois pourvue d'une petite arête dorsale ; la supérieure bidentée ; — glumeUules 2, bilobées ; — étamines 3 ; — r.ariopsc presque eyliudrique. — Feuilles planes, aigui'S, un peu rudes sur les bords ; — chaumes dressés ou ascendants; — racine ordinairement fibreuse.

Plusieurs espèces, communes dans les prairies et les herbages, toutes du goût des bestiaux, et propres à former un excellent fourrage vert ou sec ; quelques-unes comptent parmi les plantes formant la base fondamentale des prairies, et doivent y être conservées et multipliées.

'IJrv.

l.iiiV

Ijiiss.

Ilclz

-,, . ., l Carène non ciliée — Panicule longue, cylindrique Tenue Schiad.

Fleur fertile \

avec 1 fleur ' , , ^'P"'"^ '"^■

rudimentaire / \ Pauicule courte, oblongue Jrcnm-itim L.

^ 1 ( Carène ciliée j . nn^hcHi AU

H ] ( Panicule longue, cylindrique j

!. . ( Chaume dressé, non renflé. . pbatens ° ' •' "■( Ch. radieant, renflé à la base. NoDosuu Panicule oblongue ou ovoïde alpin Panicule ovoïde ou globuleuse Gcrardi

ttUAMNIEES.

FliSolk uks piiiis, Pli., prak.nso Ij.

l'ioau des prés, Herbe du pasteur, H. du berger, Marsctte des prés, Mimettc, Grosse Manette, Thimothée, Thimoty-iirass (aiigl.)

Piiiiicnlo cylindrique, trfes nllongée, blaiioliatro, rayée de vert. Glumes étroites, tronquées ii angle droit, à car6ne longuement ciliée, et avOte égalant presque la moitié de la gUime. Feuilles nombreuses, assez longues, la supérieure ii gaîne très allongée. Oiaumes dressés, fermes, parfois gououillcs, ascendants, de .5 ii 12 décimètres. Souclie filu'ouse, courte. Vivaee.

Espèce la plus utile du genre et rnne de nos Ijonues graminées fourragères, cette plante est indigène en France et dans toute l'Europe.' Elle l'est aussi dans l'Amérique du Nord où, depuis longtemps cultivée sous les noms de Herd-grass, de Thhnolij-grass, du nom de M. Tliimoty-Hanson qui la transporta de l'Etat de New- York dans la Caroline du Sud, elle est fort appréciée par son aptitude à supporter les températures extrêmes, par l'abondance de ses produits et par ses qualités alimentaires ; elle y est utilisée pour former des prairies naturelles ou artificielles, et constitue une grande ressource pour la mise en culture des terrains défrichés. En Angleterre, où elle fut introduite en 1760, par Pater Wynch, elle ne jouit pas d'une moindre faveur; on la considère comme indispensable pour la formation des prairies permanentes eu terres humides, argileuses ou tourbeuses, et on la cultive en outre communément, seule, en prairies artificielles, de préférence au ray-grass, qui offre moins de rusticité.

En France, la Fléole des prés est très commune dans les prairies et pâturages, et se montre aussi au bord des champs et des chemins voisins des lieux fertiles, dans tous les lieux herbeux et sur les friches des coteaux. Elle abonde dans toutes les bonnes prairies, dans celles, surtout, naturellemeut irriguées, et dont sa présence môme dénote l'excellente qualité ; et elle. donne un fourrage vert ou sec qui plaît à tous les animaux, au cheval principalement. Enfin, on peut la cultiver, comme en Angleterre, en prairie artificielle seule ou mêlée au trèfle, comme on le fait dans le Luxembourg, bien que, généralement, en France, on trouve plus avantageux d'en former des prairies naturelles en l'associant à d'autres graminées.

Genre VULPIN. — ALOPECURUS L.

Panicule spiciforme dense, ordinairement cylindrique ; — cpillels à 1 fleur fertile seule; — glumes 2, plus longues que la fleur, presque égales, mutiques, carénées, ordinairement soudées à la base ; — glumelles réduites, par l'avortemeut de la supérieure, à 1 seule, lancéolée, courbée sur elle-même, soudée par les bords, carénée, et portant au-dessus de la base une arête plus longue que la fleur, genouillée, rude; — glumelles nulles; — étamines 3 ; — styles souvent soudés à la base. — Feuilles planes, étroites, aiguës, rudes sur les bords.

Espèces peu nombreuses, la plupart très communes partout, propres, en général, aux terrains frais et humides, venant daus les terres cultivées et dans les prairies, et abondant surtout, comme les Fléoles, dont elles partagent les qualités essentielles, dans les prés de bonne nature.

,StO ' GRAMINÉES.

iro.suni'r.iigivinovciill. — Pi5c].ii4.(Hipill. — Gl. à moitié soml.j

( Piitjricnns lloni.

, „,, , , , , .,, ,.1 , -, 1, 1 (lENlOOLAIUS L.

Fomll.sniHH-. ' "''■ '^ ^-'^ -^P-l"- - ^-'»"'°« ^"''■- soud«o. j ^,^^^^^ ^^

iiKiiino < Pe'.doiicnle (Ghim.pq. libres— Souclietubcr. Bnllmsus T..

O » nppliqni'e (;, 1 seul i5pill.( Gl. lYraoïtié soiid.— Pouclie fibr. aguiîsti» I,.

1^ Punie, ovoïdo-compac. — Fe. siipi'ir. ii gaîne renflcie — Péd. à 1 seul épill . Uiriruhnus Pcr».

Vdlpin des prés, a. pratevsis L.

Queuo de renard des près. Chiendent queue de renard.

PamciiJo cylindriquo-oblongue, un peu épaisse, très dense, soyeuse, d'un vert pâle, à rameaux portant l.ii liplllets ; — glumcs aiguës, soudées dans leur moitié inférieure, longuement ciliées sur la ciirène et les nervures ; — 'jhimclle pubescente au sommet, t> arête une fois au moins plus longue que ia llour. — Feuille supérieure à gaîne enflée au milieu ; — chaumes dressés ou genouillés, et couclios il la base, de 3 à 6 décimètres ; — souche épaisse, articulée, brièvement stolouiffcre. Vivace.

Indigène dans toute l'Europe, le nord de l'Europe et dans l'Amérique septentrionale, le Vulpin des prés, très commua dans toute la France, se rencontre dans la plupart des prés frais et humides, quelle que soit la nature du terrain, et pi'incipalement au voisinage des rigoles et des fossés qui sillonnent les prairies. Cette espèce, essentiellement fourragère, se recommande par plusieurs qualités essentielles, par sa précocité d'abord. Elle pousse de bonne heure des tiges et fenilles fortes et nombreuses, fleurit quelquefois en avril, le plus souvent en mai ou au commencement de juin, et un mois après se trouve en graine. De plus, elle résiste parfaitement au froid, aux fortes gelées, et compte en même temps parmi les espèces qui craigneut le moins la chaleur.

9= Tl-ibli. — GA.STRIDIEES.

Fleurs en pauicule spiciforme serrée. Epillets comprimés latéralement, à 1 Heur fertile, rarement accompagnée de 1 fleur rudimentaire. Styles très courts ou nuls. Stigmates plumeux s'étalant à la base de la fleur. — Gariopse creusé d'un sillon, libre.

en I

Epillets volumineux — Glumes égalant à peu près la Heur, mutiques Psamma .

r- -Il j , . ... 1 mutiques, aiguës, renflées à la base Gastridium,

hpillets très petits. V i i o i

fcl Glumes beaucoup plus < ,,,.,, ,•,•,,,

Zi\ i„„„ „„ 1 u i 1 élargies, eonanorées, cillées. Polypogon.

^ l longues que la Heur, / , . , \ °

O ' 0:1 . I longuement aristee j

( filiform., aiguës, plumeuses. Lagceus.

Genres réduits à un petit nombre d'espèces, sans importance économique.

JIUMINÉES. 811

lO» XTibii.- IIOitDjiAOÉJBW.

Fleurs en épi. Epillets h 1.5 lleurs, réunis par 2.3, eu groupes insérés dans des excavations de l'axe. Glumos toutes externes, contiguës, simulant à chaque nœud un demi-involucre à 6 Tolioles. Stigmates sessiles', plumeux, s'étalant à la base de la fleur. — Cariopse canaliculé, à appendice pubescent ; adhérent aux glumelles.

Epillets à 2 ou plusieurs llours fertiles Klymus.

HORDÉACÉES

Epillets à 1 seule fleur fertile Hokdeu.m .

Genre ORGE. — HORDEUM L.

Einllcls à 1 Heur fertile seule ou accompagnée d'une fleur rudimentaire pédioelliforme, ternes, sessiles ou pédicellés, tous fertiles, les latéraux parfois mâles ou neutres; — glumcs 2, plus courtes que les fleurs, inégales, linéaires ou sétacées, finement aristées au sommet; — glumelles 2, l'inférieure aiguë, à dos arrondi, terminée par nne forte arête, dentelée, scabre, d'une longueur dépassant celle de l'épi, ou nulle dans les épis latéraux; — glumellules 2, entières, ciliées. — Feuilles planes, aiguës, molles, à ligule courte, tronquée ; — racine fibreuse. — Espèces presque toutes annuelles.

Un petit nombre d'espèces, la plupart très communes, répandues et connues partout; les unes, venant spontanément à l'état sauvage, sont plus nuisibles qu'utiles et offrent peu d'intérêt ; les autres, au contraire, sont cultivées, soit comme céréales pour leurs grains, soit comme fourragères, et, dans ce cas, font partie des prairies ou sont fauchées en vert. Les espèces cultivées sont très rustiques, et se recommandent spécialement par leur précocité et la rapidité de leur végétation, permettant de les cultiver dans les climats les plus divers, depuis l'Orient jusqu'aux contrées presque glaciales; partout, en un mot, oii l'été est très court. Cette culture des Orges est surtout répandue en Belgique et dans les autres contrées du Nord oi^i l'on consomme de la bière, à la préparation de laquelle ce grain est principalement destiné. — Les espèces du genre Orge, principalement celles soumises à la culture, offrent un grand nombre de variétés; mais toutes peuvent être ramenées, botaniquement, aux espèces types suivantes :

/Epill. volum.,i Epill-tousfertil.sur ( allongé, rangs latéraux plus saillants, vulgare l. (Ti

I à arête forte )6 rangs — Epi carré,) court, rangs tous égaux, distincts.. UEXiSTlcnUM L. ®

g 1 dépass. l'épi j Epillets latéraux rudiment. ( allongé — Arêtes dressées., disticbum l. iT'

l^ j (Esp.cultio.) \ Epi comprimé, (court — Arêtes divergentes, zeocriton L 'X

03 jEpil. minces, allong.,1 Epill. latér. h arête longue — Gl. externes sétacées. jhiiumum l. (T

g iàaretefiIiforme,plus) g .,j^j^ j^^^^.^ ^ arête courte i *^'- <=^t'=™«^ sétacées. M„n,im,.,n wub. (i)

I courte que 1 épi J ( Gl. toutes sétacées.. Secalinom Scbrcb. (i'

\ {Esp. sauvages') ( Epill. latéraux mutiques — Glumes toutes sétacées. bdlboscm L. ^

Orge commune, H. vulgare L.

Orge carrée.

Epi allongé, tétragone, souvent penché. Epillets tons fertiles, sur Ci rangs, les 2 médians opposés, isolés et distincts, les latéraux plus saillants, s'entrecroisant avec les opposés. Glumes petites, linéaires-subulées. Glumelle inférieure à arête très longue. — Feuilles larges. Chaumes dressés, de 6 à 10 décimètres.

812 OHAMINÉES.

Cotto espèce, très coiuiiiuiiéDieiit cultivée, Ibuniit plusieurs variétés iioa toutes d'une égale iuiportaiice, détermiuées surtout : par la couleur de l'épi (jiii peut être pâle ou jaunâtre, bleuâtre ou uoir, par l'état du graiu, nu ou enfermé dans les enveloppes llorales. En prenant pour base ces dillërents caractères, on a pu déterminer, dans l'Orge commune, les variétés suivantes:

Orge carrée d'hiver, //. V. hybemum (Orge d'automne, 0. prime, grosso Orge, Escourgeon, Poonrgeoii, Siiorion, Soucrion, Scorion), épi ii 6 rangs, tons barbus, d'un jaune pâle ; grain enveloppé dans une ccorce épaisse, dure et épailleuse, — variété indigène en Sicile et en Tnrtiirio, et surtout cultivée dans le nord de la France, en Allemagne et dans les autres contrées de l'Kuropo septentrionale, soit comme céréale, soit comme fourragère. On la sime avant l'hiver, et très exceptionnellement au printemps. Kile est très hâtive et l'une des pins productives. Son grain sort principalement :v la fabrication de la bière.

Orge carrée du printemps, H. V. sestivum (Petite Orge, Escom-geon du printemps, Orgo des sables), caractères de la précédente, mais plus petite; — vai'iété peu connue en France, mais très répandue dans le nord de l'Allemagne, en Prusse ; la plus hâtive des Orges, elle végète avec une grande rapidité et acquiert en 9 ou 10 semaines tout son développement ; mais elle est très délicate, craint la gelée et les intempéries, et réussit mal si l'humidité manque à laformation de l'épi. On la sème au pi'iutemps jusqu'au mois de juin, la rapidité de sa végétation permettant encore alors d'en obtenir une récolte. Produisant moins que l'Orge d'hiver, ne mûrissant pas dans les mêmes conditions, elle ne peut être mêlée ou substituée partiellement à celle-ci pour la fabrication de la bière ; aussi n'est-elle usitée que pour la nourriture des chevaux.

Orge noire, H. V nigrum, enveloppes florales et grains noirs, ■ — variété principalement cultivée en Angleterre et se distinguant de l'espèce commune, outre la couleur de ses épis, par l'irrégularité de sa végétation, très variable suivant la température, l'époque des semis. Elle doit être semée en mars ; si on attend avril ou mai, elle se développe mal, forme des touffes qui restent vertes toute l'année et ne monte que l'année suivante ; si on la sème en automne, elle périt presque complètement ; aussi est-elle utilisable comme fourragère seulement.

Orge carrée npe, Ff. V. nuium, H. cssleste L. (Orge nue à 6 rangs, petite Orge, 0. nue, 0. céleste , Blé de mai , Blé de Valachie), glumelles minces, se détachant du grain au moment du battage, graiu nu, jaune et aplati; — variété de printemps depuis longtemps connue en Europe, mais n'ayant jamais été très répandue. Elle commença à être cultivée en grand, en Belgique surtout, il y a quarante ou cinquante ans ; et depuis, sa culture a fait peu de progrès. Elle a cependant été recommandée par Thaer comme la meilleure des Orges à grain nu, tallant beaucoup, donnant un produit abondant et certain, plus une paille excellente, et en quantité plus considérable, sans nuire à la proportion du grain, qu'aucune autre espèce du genre. On la sème au printemps, le plus de bonne heure possible, une gelée, quand la plante est jeune, ne paraissant pas lui porter préjudice.

Orge de Gdimalaye ou de Namto, sous-variété de la précédente, à épi moins blond, plus gros, h grain court, verdàtre, à paille courte , — originaire de la Crimée, recommandée d'abord pour sa vigueur, mais que des essais entrepris par M. Vilmorin, de 1841 à 1844, ont démontré qu'elle est inférieure <à la variété ordinaire.

Orge tridentée, H. V. trifurcaium Ser., glumelle inférieure à barbe nulle, remplacée par une languette courte à 3 dents; grain nu ; feuilles très larges; tiges grosses, — variété introduite, il y a une quarantaine d'années en Ecosse, sous le nom d'Orge du Népaul, et dont la culture, après quelques essais, ne s'est pas répandue.

Orge a 6 r.4Ngs, H. hexastichum h.

Orge à 6 quarts^ 0. anguleuse.

Epi court, épais, serré. Epillets étalés, tous fertiles, sur 6 rangs réguliers, bien distincts, égalemeut saillants et séparés par de profonds sillons. Arêtes longues, divergentes.

GKAMINÉES. 813

Cet.te ospèco, iinclijuofois œnsidoroe corniiKi iiih; siii)|)l(! vai-iéli; (Je 177. vulgare, s'oii disLiiij^iU! cepuuihinl, avec l'acilil.é par la rorine de l'épi, et en ce ([lie, bien que variété d'hiver, elle monte et mûrit parl'aileineiit loi-squ'elle est semée au printiMiips. lîUe produit un yi'aiii assez alioudaut, mais chétii' et peu pesant. On doit la semer de bonne heure, en août autant que possible, afin qu'elle puisse résister à l'hiver. Sa culture, d'ailleurs, est peu répandue, et elle ne Terme pas de variétés distinctes.

Orge a 2 rangs, H. distkhum L.

Epi comprimé, allongo, étroit, égal ; épillets médians seuls fertiles et plus gros, formant 2 rangs saillants, opposés ; éiiillets latéraux mâles, rudimentaires et stériles, étroitement apiiliqiiés et mutiques sur 4 rangs étroits et effacés. Glumelles des épillets fertiles à arête longue, drossée.

Comprend plusieurs variétés :

^ Okgb distique commune (Orge plate, Paumelle, Pamelle, Pamoule, Panmoule, Poumoule (d. le Midi); Baillard, Baillarge (d. l'Ouest) ; Marstclie, Jlarsiiig (d. le Centre), grain enveloppé dans les glumelles, — variété connue dès la plus liaute antiquité, mentionnée dans les auteurs grecs et romains, et dont la culture passe pour avoir pi'écédé en Europe celle du froment. Elle est actuellement cultivée dans toute la France, ainsi qu'en Allemagne et en Angleterre , principalei!;cnt pour la fabrication de la bifero. On la sème généralement au printemps, et sa végétation, assez rapide, s'acbève en 3 mois.

Orge ciievalieu, grain plus blanc et ii écorce plus mince; feuilles plus larges; tiges plus élevées que la variété ordinaire ; produit supérieur , — très estimée en Agleterre par les brasseurs.

Okge Annat, sous-variété de la précédente, un peu moins élevée, fort estimée aussi en Angleterre.

Oege d'Italie, épi moins allongé, plus élargi, plus régulier , à grains plus rapprocliés, paille plus élevée que la variété commune , — h peu près aussi productive ; signalée par Vilmorin.

Oege distique noiub, enveloppes florales noires , — très rare

Okge distique nue, H. crelestoides Sering. (Orge nue à 2 rangs, grosse 0. nue , 0. mondée , 0. à café , 0. du Piémont , 0. d'Espagne , 0. du Pérou), fruit nu , — grain plus lourd que celui d'aucune autre Orge nue, donnant beaucoup de farine; variété de printemps, pouvant être semée jusqu'en mai. Depuis longtemps connue en France, a été à diverses reprises préconisée comme r.ace excellente ; mais ;\ côté de ses avantages, elle offre quelques inconvénients. Ainsi, elle brunit facilement par les pluies ; donne une paille très cassante, dure et difUcile à battre; enfin, elle produit moins que l'Orge céleste. Aussi sa culture s'est-elle très peu répandue.

Orge éventail, H. zcocriton L.

Orge pyramidale. Orge riz. Faux-riz, Riz d'Allemagne, 0. de montagne.

Epi court, comprimé, large, pyramidal, à arêtes étalées en éventail. Fruit très petit, couvert d'une écaille pailleuse très adhérente.

Espèce peu culivée en France, autrefois très répandue en Allemagne, et propre surtout à être cultivée dans les montagnes, dans les situations froides et arides. Se recommande par son grain, plus petit que celui de l'Orge distique, difficile à moudre, mais lourd et de très bonne qualité.

Iks Orges c)t (jénéral.

Les Orges no sont pas senlemont cultivées comme céréales, elles le sont encore communément à titre de fourragères, et sont alors coupées avant la maturité, puis données aux animaux soit en vert, soit en sec. Cet emploi de l'Orge est très ancien, car on le trouve recommandé dans Columelle et plus tard dans Olivier de Serres. Il est moins répandu, cependant, que la culture en vert de l'avoine et du seigle.

C'est l'Orge commune d'hiver ou Escourgeon qui est le plus ordinairement réservée à ce genre de culture. On peut en obtenir, au printemps, une récolte en vert comme fourrage, et plus tard une récolte do grains. Mais le plus souvent quand on sème l'Orge pour la faucher en vert, on ne se préoccupe pas d'en obtenir la graine. On sème de bonne heure, en septembre ou au commencement d'octobre, afin que la j)rairie s'établisse bien avant l'hiver, à raison de 250 à 300 ou 400 litres par hectare, et l'on fauche avant que l'épi paraisse, afin que les barbes ne blessent pas les animaux. Quoique formant son grain avant le seigle, l'Orge monte plus tard au printemps; aussi ne peut-on la faucher en même temps. La récolte se fait en général depuis la première quinzaine de mai jusqu'au milieu de juin. Dans le Sud- Ouest, on coupe huit à dix jours après le seigle. Après le fauchage, on laisse la récolte se faner pendant quelques heures sur le sol, et l'on obtient un fourrage vert aussi abondant que celui fourni par l'avoine.

En fauchant en temps convenable, on peut obtenir aussi, l'Orge se desséchant bien, un bon fourrage sec facile à conserver.

Parfois l'Orge, au lieu d'être semée seule, est mélangée à la vesce pour en former des prairies que l'on sème en octobre, et qui donnent un bon fourrage jusqu'à la formation des gousses de la légumineuse ; on en fait aussi, avec la vesce ou la gesse, des prairies d'été, fournissant un fourrage excellent pour l'entretien des petits et grands ruminants.

L'Orge concourt pour une part importante à l'alimentation de tous les herbivores. Ainsi les Romains en noumssaient leurs chevaux et donnaient même le nom à." Hordeatio à la fourbure, maladie le plus souvent occasionnée par cette nourriture. Aujourd'hui encore ce grain est donné au cheval à la place de l'avoine dans quelques points du midi de la France, en Espagne, en Italie, en Algérie et dans tout l'Orient ; il offre, dans ces contrées, des propriétés alibiles spéciales et précieuses, qui le rendent beaucoup plus propre à cet usage que l'avoine , dont la culture réussit mal et qui nouri'it moins bien. On a essayé aussi dans le nord de la France et dans d'autres contrées de l'Europe, à différentes reprises, de substituer l'Orge à l'avoine ; mais elle est trop alibile et d'une difficile mastication ; aussi, pour la faire manger, faut-il toujours an préalable laisser tremper le grain dans l'eau pendant un jour ou

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deux. De la sovLo, inûléo à d'aiUros aliments, clh; a Ibiinii iiiie noiinitnro économique ayant qiielrjuelbis jiai'ii convenir mieux que l'avoine pour les jeunes chevaux et pour les vieux dont les dents m.lchent difficilement ce dernier grain. Mais eu général, dans le Nord, l'Oi'ge est plus l'al'raîcliissanle qu'alimentaire, et, pour lu clioval notanunent, n(.' saurait, avec avantage, être substituée h l'Avoine. Mais elle convient très Lien pour les veaux et les agneaux et pour tous les animaux à l'engrais ; mélangée à l'Avoine surtout, elle produit les meilleurs effets.

L'Orge est donnée souvent à l'état naturel, seule on mêlée à d'autres grains, à des fourrages hachés. On la donne aussi, cuite, macérée ou écrasée, surtout aux animaux jeunes ou à l'état de convalescence. Mais on l'emploie surtout sous forme de farine, obtenue soit par une mouture grossière du grain, soit par le blutage après la préparation de l'Orge perlé. Cette farine est donnée communément aux grands animaux délayée dans les boissons, et sert aussi à l'engraissement de tous les animaux et de la volaille ; mêlée en bouillie avec les pommes de terre cuites, elle communique à celle-ci une chair excellente.

Quant à la paille de l'Oi'ge, elle est généralement peu appréciée pour ses qualités alimentaires ; on la considère comme plus dure et moins nourissante que celle des autres céréales ; de plus, étant récoltée de bonne heure, avant les chaleurs, elle s'altère facilement. Dans tous les cas, la meilleure est celle récoltée dans le Midi et en temps de sécheresse. Les bœufs et les vaches s'en accommodent mieux que les chevaux et les moutons. Eu Afrique et en Orient, les chevaux n'en mangent pas d'autre et s'en trouvent bien.

Sous forme de fourrage vert, l'Orge constitue une nourriture excellente pour les chevaux, principalement : pour les animaux échauffés par un travail excessif, pour les poulains ; pour les âuesses fournissant le lait des malades; pour les vaches laitières. Ou la donne aussi en pâture d'hiver aux bêtes à laine, et, dans tous ces cas, on en obtient les meilleurs effets. Mais il importe de ne la laisser pi'endre qu'avec modération, aux chevaux surtout, chez lesquels l'Orge prise en excès pourrait provoquer des ijhénomènes pléthoriques ou la fourbure.

11" Triton. — TRITIOÏilES.

Fleurs en épi. Epillets à 1.20 fleurs, solitaires, sessiles ou très brièvement pédicellés, insérés dans des excavations de l'axe. Stigmates le plus généralement sessiles, plumeux, sortant à la base de la fleur.

Slli

CtHAMINÉES.

Kpillcts appliquos par lo côté — Fleurs 2.3 — Cihimo 1

FI. 2.10. /Ghimosiiuitiq. — Racliis non urticiil. (lents ou iivût. — lîivcli.artic.

mello inf'tT. à carène ciliée.

[ FI. 2.10. /Glumosi ( Epillets l . Glumosyilum.iuKr. j

/ multillores. I mVprcsq. ' {glabre (GLàl..")

■ Stigmates 2,\i,:pj|icts[| j ■'•gales ) [ sossilos jappliq.lSl ' FI. fertiles 2 — Glu

[par une( f

jgj j Glumestrèsinégal. — Glum.infér.àarctedorsalegenouil

laces,

( très brièvem. pédonc. — Glumes inégal. — Gluni.infér.mntiq.

!£,,. . ., ( Glumes 2.1, dépassant les Heurs — Etamines 3. Stigmates 2, \ ' ' sessiles ) ( Glurae 1, bp. plus petite que la fleur — Etamine 1 . Stigmate 1 , allongé — tihimes nulles

LoLlUM.

TulTIClIM .

fl'lGlLOl'S .

Seoale .

Gaudinia.

Nabdukus.

Lepturds .

P.STMBUS .

NABDt38 .

Genre IVRAIE.

LOLIUM L.

Epi distique, comprimé, allongé; — epillets à 3.20 fleurs, à la fin comprimés et appliqués contre l'axo par le coté ou dos des glumelles ; — glwnes 2 h l'épillet supérieur, 1 seule dans les auti'es; concaves, k dos arrondi, mutiques ; — glumelles 2, l'inférieure à dos comprimé, mutique ou faiblement aiùstée sons le sommet ; la supérieui'e bidentée, à carènes ciliées ; — ghimellules 2,. glabres; — stigmates sessiles, écartés, plumeux ; — cariopse oblong, largement canaliculé, muni d'un appendice, adhérent aux glumelles. — Feuilles planes, acuminées, à ligule courte, obtuse ou tronquée ; — chaumes lisses, dressés ou ascendants ; — racine tibreuse.

Un petit nombre d'espèces très communes, répandues dans tous les lieux cultivés, et la plupart d'entre elles douées, à des degrés divers, de propriétés narcotiques que l'on ne rencontre dans aucun autre genre de la même famille. Quelques a\ilres entrent dans la formation des prairies et comptent au nombre de nos meilleures espèces fourragères. — Ces espèces, offrant entre elles la plus grande ressemblance, et, d'un autre côté, très variables par le port, le volume, la forme des epillets, sont, par cette douljle cause, des plus difficiles à caractériser; sont admises dans nos contrées, comme suffisamment définies, les seules espèces suivantes :

Glumes beaucoup plus ] courtes que l'épillet J

\ TrSrCLENTDSI

anstés J

/ Arvcnae ^

( Liutiohi !

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