‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 31 sur 138 · I.Sd ' i,i;r,r>ti\Eusr:s · texte numérisé non relu

I.Sd ' i,i;r,r>ti\Eusr:s

en a l'ail linil rri-i'iiiiiiciil {h \) aoùl 1865), il la Socii'U'' impériale et centrale d'Agrii'ulInro, l'tibjet d'une intéressante communication. Il rappelle, dans celte note, que chez les Arabes, l'Ervilie, hautement estimée, y est considérée comme ini véritable don de la Providence , car elle seule donne le moyen d'entretenir les animaux à l'époque des grandes sécheresses. Sa graine, que l'on l'ait manger aux bœufs et aux chevaux, après un léger concassage, passe, anx yeux des indigènes, pour nourrir denx fois plus que l'orgo. La plante se contente elle-même des sols les pins ingrats et se développe malgré les sécheresses les plus prolongées.

Intéressé par ces renseignements que lui avaient fournis les Arabes, M. Guériu-Méueville a voulu en essayer l'acclimatation, dans l'espoir de doter d'une source de plus de revenus' les contrées méridionales où les sécheresses ne sont pas rares. Il a d'abord entrepris ces essais aux environs de Paris et de Toulon, et n'a pas réussi. Il obtint ensuite de pouvoir les continuer à la ferme impériale d'expérimentation de Vincennes, et a obtenu de meilleurs résultats. Les semis furent faits sur un plateau aride', dans un terrain maigre et non fumé. Dans ces conditions peu favorables, la plante a donné, tous les ans , des produits de plus en plus satisfaisants. La récolte, sur une surface de 160 mètres carrés, a été de 30 litres de graines, à raison de 0,825 Idlog. le litre, soit un rendement d'environ 19 hectolitres à l'hectare, ce qui est remarquable dans un terrain infertile oi"! un semis d'avoine, l'année auparavant, n'avait rien produit. Si la culture de l'Ervilie se répandait, on pourrait améliorer la plante, lui donner plus de taUle, et, par suite, obtenir des produits plus abondants encore.

Les auteurs qui ont parlé de l'Ervilie lui attribuent presque tous, se répétant les uns les autres, des propriétés nuisibles pour le bétail. On dit ainsi qu'elle forme, pour les chevaux, un fourrage échauffant; que mangée verte, elle est vénéneuse pour les cochons; que sa graine est nuisible aux pigeons et à la volaille ; que, mêlée au blé, elle rend le pain malsain, produit une débilitation musculaire. Ces effets fâcheux ne sont point démontrés, et s'ils étaient réels, la plante ne jouirait probablement pas de la même estime auprès des Arabes. D'un autre côté, M. Payen, qui en a fait l'analyse, n'y a trouvé aucun élément toxique ; il a constaté seulement , dans une substance grasse enlevée par l'éther, la présence d'un produit soluble dans l'eau , offrant un goût acre à l'arrière-bouche , mais dont l'expérience directe n'a point encore établi les propriétés délétères. On est, par suite, autorisé à croire que si l'Ervilie a paru quelquefois dangereuse, cela tient à l'usage immodéré qu'on en aura fait, en quoi eUe se rapproche de beaucoup d'autres espèces de la même famille et même des plus usitées , dont l'abus a toujours été considéré comme nuisible. En résumé, la valeur de cette plante est loin d'être encore complètement connue, et réclame de nouveaux essais pour être bien appréciée.

LJKGUMINEUSES.

Genre GiilSSE.

LATIIÏIWS L.

Flmrs Bolitaii'03, on véniiies en grappes pou fournies, portées Biir dos pc'donenlo» axillaires ; — caHco k 5 dents, les doux supérieures plus courtes ; — t'^orollii h, ('tendiird ^-und, redressé ; — rtnmines diiidelplios ou inonadelplics, il tulie tronqué trmisversalcinent ; — .ilyle réfléchi h la base, comprimé sous le sommet, d'avant en arrière, eanalieulé on dessous et f^arni en dessus d'une ligne de poils ; — Gousse oblongue ou linéaire, tronquée obliquement au sonniiet ])rolongé en bec ; polyspermc; — feuilles h, folioles pou nombreuses, à pétiole terminé en vrille rameuse, quelquefois élargi, foliacé, sans vrille ni folioles, — sd'/ju/cs demi-sagittées ; — H(ies grêles, faibles, anguleuses ou ailées , la plupart grimpantes.

Ce genre comprend un grand nombre d'espèces herbacées, annuelles, bisannuelles ou vivaces, qui toutes produisent, dans les lieux où elles croisseirt, un Tourrage aljondant et recherché des bestiaux. Quelques-unes d'entre elles viennent spontanément dans les prairies, et plusieurs sont cultivées en grand comme plantes fourragères; celles-ci sont d'autant plus précieuses qu'elles viennent dans les lieux humides, sur les terrains médiocres, où les bonnes espèces sont rares. — Ci-après le tableau des principales espèces de ce genre.

Feuilles sans folioles. Fleurs solit. ou géminées.

Tiges léger. ( Gousse avec 2 ailes, ailées j Gousse non ailée..

Fleurs [solitaires) Tiges l pg^^gg i„f^j, ^^^^^ ^,^.-^^^

non ailées 1

Vrille à toutes les feuilles. .

-"" \ & 1 1.3 fleurs. Tiges largement ailées. . ,

I Tiges ( FI. roses, odorantes.

Fleurs i non ailées ( FI. jaunes

Inombreus.

Feuilles

à 2.3 paires

de folioles

Tiges ailées

FI. nombr.

pourprées

FI. roses et vert. .

FI. rouge vif... . .

Pétiole larg. ailé.

Pétiole non ailé

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