I.IJI.I .Ml.NKI/SK.S. 'iO
variété se caractérise par son '^rn]n, jiliis ^ros (jnc ilaiis lonl.cs les aiilnjs, de couleur rosée, muni d'une pointe courl)e avec des rides qui représentent assez bien une tête do béiiei-. C'est la meilleure connue et la plus généralement cnltivéo en Espagne ot en Oi'ient. Soumise à la torréfaction , elle donne une intiisidn assez agréable, im; (|ui a d(Heriniiié à la cultiver, dans quelques contrées, pour cet objet, sous les noms d(; Pois-café, Café français.
Le Pois-cniCHE rond, C. A. rjlobosuvi, à grains moins gros ([ue le précédent, jaune, sans ride et muni seulement d'une petite pointe. Il est de bonne qualité aussi, mais il produit peu.
Le Pois-CHiCHE COMMUN, C. A. commune {Pois-chiclw, Cliic/ie, Ciclic, Pcseltc], à grain oblong, pointu d'un côté, très ridé en dessus, anguleux en dessous, et d'un jaune roussâtre foncé. Cette variété est la pins ré])andno dans nos contrées; elle est moins délicate que les deux premières.
Le Pois-CHiCHE DENTÉ, C. A. dmlalwii , dont le grain diffère du précédent par les dentelures prononcées qui garnissent les angles dont le grain est bordé. On le rencontre aux Colonies.
Le Pois-CHiCHE NOIR, C. A. nigrum, différent du commun par son grain d'un beau noir mât qui ne nuit point à sa qualité.
Cultivé principalement, dans le Midi, en vue de la nourriture de l'homme, et ne fournissant que ses tiges sèches au bétail et aux troupeaux, le Poischiche, dans le nord de la France et de l'Europe, est, au contraire, cultivé surtout comme plante fourragère. Les terrains légers et poreux lui conviennent spécialement, bien qu'il ne craigne point les irrigations ni les pluies abondantes, lorsqu'il est en pleine végétation. Comme il redoute peu le froid et peut supporter d'assez fortes gelées, on le sème généralement à l'automne, assez tôt pour qu'avant la mauvaise saison la graine ait le temps de germer, et la plante celui de prendre quelque développement. S'il était attaqué par la rigueur de la température, il serait facile d'ailleurs de le semer de nouveau au printemps, et il n'en donnerait pas moins du fourrage vert pendant une grande partie de l'été, bien que le produit obtenu alors fût toujours moindre que s'il eût été semé avant l'hiver. La graine est répandue quelquefois à la volée ; mais il vaut mieux semer en rayons, afin de pouvoir pratiquer le sarclage et le binage. On répand de 15 à 20 décalitres de graines par hectare.
Dans le Midi, où l'on récolte seulement la graine, on fauche le Poischiche quand il est en pleine maturité. Dans les provinces du Nord, où la plante sert à la nourriture des animaux, on la coupe à plusieurs reprises, ne conservant que la cpuantité nécessaire pour avoir des semences l'année suivante. Dans l'hiver, si la plante n'est pas trop développée, ou fait pâturer le semis par les brebis ; elle talle alors davantage, donne plus de fourrage et plus de graines. Au printemps, on en fauche les tiges plusieurs fois, et on les fait manger en vert aux vaches, aux brebis, aux femelles siu-tout, qui en sont très avides et s'en trouvent bien.
La récolte des graines se fait quand les gousses ont une couleur fauve.
",'();' i.iic.uMiNia'si''.s.
On arrache alors les tiges, car il est rare qu'on les coupe ; on sépare les graines et on donne les fanes sèches aux animaux.
La plante ('■puisant beaucoup le sol quand on la laisse venir en graine, on ne doit la faire revenir qu'à de longs intervalles sur le même terrain.
yc xi-il)u.. — SOPHORÉES.
Étamines libres. Gousse non articulée, uniloculaire. — Reuferme un petit nombre de genres, la plupart exotiques.
On ne connaît qn'une senle espèce indigène, TAnagyre fiÔtide, Anagijfis f^:tida L. (Bois puant), arbre de 2 h 3 mètres, à fleurs jaunes tacbées de noir, en grappes multiflores, si gousses de 15 centimètres, onduleuses sur les bords, à feuilles trifoliolées , et fleurissant eu février et en mars. — Remarquable par sa précocité, ainsi que par l'odeur puante qu'il répand, cet arbre est assez commun sur les coteaux arides du Midi. Jadis ses diverses parties étaient usitées en médecine ; il est aujourd'hui sans usages.
Dans les espèces exotiques, se trouve notamment le genre Sopiioea Spr., qui fournit une belle espèce arborescente à nos jardins d'agrément.
Dans la sous-famille des Papilionacées, nous citerons encore l'espèce suivante, ne pouvant rentrer, par ses caractères botaniques, dans aucune des tribus précédentes.
Apios tubureux, Apios tuberosa Mœnch.
Glycine apioSf Grappe musquée.
Fleurs violacées , odorantes , en grappes courtes ; ailes dirigées en bas ; carène longue et en spirales. Etamines diadelplies, spiralées légèrement. Gousse oblongue, biloculaire, polysperme. Feuilles imparipennées , à 2.3 paires de folioles entières, aiguës. Tiges grêles, volubiles. Souche émettant de longs coulants souterrains, offrant par intervalles des renflements plus ou moins gi'os, ovoïdes ou fusiformes, féculents. Taille de 2 à 3 mètres. Vivace.
Originaire de l'Amérique du Nord, cette espèce est cultivée seulement dans les jardins. Ses tubercules, qui atteiguent, dès la première année, le volume d'un œuf de poule, et sont, en outre, très nutritifs en même temps que d'une saveur franche et agréable, pourraient servir à l'alimentation de l'homme et même h celle des animaux. On l'a proposée, à cet effet, en substitution de la pomme de terre. Mais l'inégalité de ses produits, la difiîcuUé offerte par l'arrachage des coulants qui s'étendent parfois à plusieurs mètres de la souche, et enfin la propriété qu'ont ses tubercules de pouvoir rester deux ou trois ans en terre sans pousser des tiges, sont des obstacles qui nuisent essentiellement à la propagation de sa culture.
On peut en dire autant de la PICOTIA^'E , Psoralea escuhnta Pursh, plante de la même famille, introduite eu 1846 par Lamare-Picot, et présentée aussi comme pouvant, par ses racines tuberculeuses, se substituer a la pomme de terre. Mais les essais entrepris n'ont donné que des résultats peu satisfaisants. D'abord la plante ne peut être reproduite par les tubercules, car il en faudrait nue quantité égale à la récolte ; et quant à la production par semis , elle est très incertaine, vu que beaucoup de graines manquent; elle est de plus, très lente, les racines ne fournissant des tubercules qu'au bout de plusieurs années. Cette plante ne pourrait donc être exploitée qu'autant que la culture lui aurait fait subir des modifications qui la missent plus en rapport avec les exigences do la pratique agricole.
ijiCIIMLNlilJSES. '20)5
Il nous rosle ouliii à signaler, dans la sous-rairiillc îles Césalpiniées, les quelques espèces qui sniveiil; :
AnAciiiDH souTunnAiNE, Arachis liypogœa L.
Pi.iiache de terre.
Floui'8 polygames, jiuuios, orilinaironicnt gùrainées. C'iUicc ii tube long, h 2 lèvres, la Bup''rieure quatlridentde. Étaniines monadelplios. Ovaire se portant après la fécondation, par l'allongement de son support, vers la terre oii il s'enfonce, se développe, et devient un fruit oblong, presque cylindrique, souvent étranglé an milieu, indéhiscent, réticulé, jauniltre, fragile. Graines ovoïdes, grosses. Feuilles paripennées, à 2 paires do folioles entières, obovalcs. Tige h rameaux dressés, grêles, cylindriques. Taille de 3 à H décimètres. Annuelle.
Originaire du Mexique, où elle est cultivée pour sa graine, cette espèce a été introduite en Europe au milieu du siècle dernier, et s'y est à peu près naturalisée. Vers 1H02, on a songi; a la cultiver en grand pour les usages domestiques. Des essais tentés dans les Landes, aux environs de Toulouse, près de Montpellier, de Toulon, etc., et même dans la Charente-Inférieure, ont donné des résultats assez favorables pour assurer sa réussite dans nos régions méridionales et dans l'Ouest. Mais le défaut d'emploi de la graine a empêché cette culture de se répandre. Les semences de l'Arachide ont une saveur douce, comparable à celle des amandes ; de plus, elles donnent une huile grasse, abondante, bonne pour les usages culinaires, et qui a la précieuse faculté de ne point rancir. Ces graines , si on parvenait à les obtenir économiquement , conviendraient aux bestiaux, pour lesquels elles constitueraient une nourriture savoureuse.
L'Arachide exige une terre douce, légère, et une bonne exposition à l'abri des vents du Xord, On répand la graine en mai ou en juin, quand la terre est assez échauffée pour la faire germer de suite. On sème ordinairement en rayons, en espaçant les graines de 15 centimètres. On façonne et on bine entre les rayons et les touffes, et quand on voit les feuilles changer de couleur, les tiges se dessécher, on arrache celles-ci comme les pommes de terre ; les fruits sont conservés et battus au moment d'extraire l'huile des graines.
Les tourteaux peuvent être employés il la nourriture des bestiaux, ainsi que les feuilles sèches de la plante, constituant un fourrage compai-able à celui fourni parles fanes desséchées des autres légumineuses.
Caroubier, Ceratonia siliqua L.
Fleurs polygames et dioïques, très petites, nombreuses, eu grappes oblougues, dépourvues de corolle. Calice rougeàtre. Gousse de 15 centimètres, indéhiscente, comprimée, divisée intérieurement par des cloisons pulpeuses. Feuilles imparipennées, à. 3.5 paires de folioles. Arbre de 7 à 10 mètres.
Très commun dans le ïnidi de la France, en Espagne, en Italie et dans les diverses contrées du Levant , cet arbre donne des fruits sucrés et alimentaires que l'on distille pour en foi-mer des liqueurs alcooliques et que l'on réserve aussi , et plus ordinairement, pour la nourritiu'e et l'engrais des bestiaux. Ses feuilles, très astringentes, sont employées comme le tan.
Gainier a siliques, Cercis siliquastrum L.
Arbre de Judée.
Fleurs roses, en petites grappes dressées. Gousse très comprimée. Feuilles entières, orbic\ilaires.
Croît dans diverses provinces du Midi. Sa graine, astringeute et rafraîchissante, pourrait aussi être donnée aux bestiaux.
vOi IlOSAC.UliS.
Famille des ROSACÉES Juss.
ICOSANDlllli !..
Th'e son nom du genre Rosa.
Fleurs régulières, à inflorescence variée; — calice à 5.4 divisions, (juelquefois entouré d'un involucre extérieur faisant corps avec lui ; — corolle à 5.4 pétales, périgynes , libres, régulièrement étalés; parfois nulle; — étamines nombreuses et distinctes, insérées avec les pétales sur la gorge du calice ou sur un disque charnu ; anthères biioculaii-es ; — pistil de formes diverses, formé de un ou plusieurs carpelles uuiloculaires, contenant 1.2 ovules, et surmontés chacun d'un style ; — fruil. très varié de formes, sec ou drupacé ; — graines sans albumen, à cotylédons foliacés ou charnus ; — feuilles simples, alternes, éparses ou fasciculées ; — stipules libres ou soudées. — Herbes, arbustes ou arbres de grandes dimensions, contenant tous, dans leurs diverses parties, une certaine quantité de tannin qui leur donne des propriétés astringentes et une saveur acerbe marquée.
Une des plus importantes du règne végétal par le grand nombre d'espèces qu'elle renferme, et par l'utilité variée de celles-ci, dans les jardins et les vergers notamment, cette famille offre moins d'intérêt au point de vue des cultures fourragères. II est quelques-unes de ces espèces, cependant, qui donnent un fourrage abondant, amer et tonique, et que recherchent tous les bestiaux. Ces plantes, communes surtout dans les lieux élevés, communiquent aux pâturages de montagne des propriétés salutaires de nature à améliorer la (Qualité de la viande et du lait des animaux qui s'en nourrissent.
La plupart des botanistes modernes ont séparé la famille des Rosacées en plusieurs familles nouvelles, se distinguant les unes des autres par la forme du fruit, l'absence ou la présence de quelques-uns des organes de la floraison. Nous consei'verons l'ancienne classification, qui a l'avantage de maintenir réimies des plantes offrant dans leurs proijriétés générales la plus grande analogie, en nous bornant à admettre la division ci-après des espèces en six tribus :
/' Ovaire à 1 carpelle devenant cliaruu Amygdalées.
*" Calice non 1 i Carpelles déhiscents, en verticille Spirées.
adhérent s Ovaire \ • •
.à l'ovaire J ' ] Carp. indéhis., insérés sur un réceptacle. Poteutlllées.
ROSACÉES < ( ' v!- 1 i Carp. indéhisc. ( Ov. à carpelles nombr. RoséeS.
> \ multiples / i- . 1 1
' [ renfermes dans /
1 le calice ( Ov. à 1.2 carpelles. . . Sanguisorbées. Calice adhérent ii l'ovaire Pomacées.
HOSACl'lES. 'H)ïl
Ire TrllJU. — AMYGDALlilElS.
Galice caduc, à 5 divisions, non adli('ii'onl, à l'ovaire. (Jvairo liijrc, à 1 seul carpelle uniloculaire. Fruit, à mésocarpo charnu, constituant une drupe, à endocarpe ligneux.
Cotte tribu, composée d'arbres ou arbrisseaux de dimensions variables, h rnmeaux qucbjuefois épineux, et généralement considérée aujourd'hui comme une famille distincte, comprend un certain nombre de genres, dont les espèces, pi'esque toutes d'origine exotique, mais parfaitement naturalisées dans nos contrées, tiennent la première place dans nos vergers. Sont compris, dans ce groupe, les genres : Amandieiî, Amygdalus T.; Pêciiek, Peyaicn T.; Ar.iiiroTiEn, Armeniaca T.; Prunier, Prunus T., et Cerisier, Cerasus Juss.
Ces ai'bres fournissent à la consommation : d'abord leurs fruits , âpres et acerbes quand ils sont jeunes, mais doux et sucrés îi la maturité ; et quelquefois leurs graines ou amandes. "On utilise, en outre, leur écorce, renfermant du tannin, comme médicament amer et astringent, ainsi qu'un suc gommeux qui Ir.aussude du tronc et des brandies , se dessèche à l'air, et qui est connu sous le nom de gomme du pays. Enfin leurs feuilles et leurs jeunes rameaux, soit ii l'état frais, soit desséchés, en fagots, peuvent constituer parfois d'utiles ressources pour l'alimentation du bétail.
2' Tribu. — SOPTREES.
Carpelles réunis en un seul verticille, s'ouvrant par leur bord interne et contenant 2.6 graines. Étamines en nombre indéfini. = Un seul genre.
Genre SPIRÉE. — SPIR.EA L.
Calice à 5 divisions profondes, sans oalicule ; — corolle à ô pétales; — styles terminaux ; — feuilles simples ou divisées.
Renferme quelques espèces à tige herbacée, qui croissent naturellement dans les campagnes, et plusieurs autres, à tige ligneuse, qu'on rencontre principalement dans les jardins d'agTément. Toutes sont amères, toniques et astrinsentes.
SPIRÉE FILIPENDULE. — 5. FILIPEXnrn !..
Fleurs rougeàtres en dehors, blanches en dedans, eu pauicules terminales. — Corolle i pétales dépassant les étamines. — Carpelles dressés les uns contre les autres. — Feuilles la plupart radicales, piuuatiséquées. ■! 1.5.20 sesmeuts très inégaux, incisés. — Stipules demi-circulaires,
ItOSACKKS.
ftiiriculées , dentées. — Tige herbacée, simple, dressée, peu feuillée. — Racines renlltes en tubercules ovoïdes. — Taille de 3 :\ (i décimètres. — Vivace. — Floraison en juin.
Celle piaille croît eu ahoiidance dans les bois, les pàlnrages, les lieux frais et couverts de presque tonle la France. Elle donne une assez grande quantilt' de feuilles que tous les hestiaux, les chevaux exceptés, mangent avec plaisir. Les tubérosités de ses racines contiennent une f(5cule d'un goût agi'éable et que les cochons, notamment, aiment beaucoup.
Spirée uLM.vniE, s. ulmaria L.
Reine des prés, pclile Barbe-de-chèvre, Pieds-de-bouc, Herbe-aux-abeilles, Ormière, Vignette, Corèle.
Fleurs blanches, en oymes terminales. Corolle h pétales longuement onguiculés, plus courts que les étamines. Ovaire à 5.9 carpelles contournés en spirale. Feuilles pinnatiséquées, à 5.9 paires de segments elliptiques, très inégaux, le terminal plus grand, palmatifide, tous dentelés. Stipules demi-circulaires, dentées. Tige herbacée, droite, ferme, rougefitre. Taille de 10 îi 15 décimètres. Vivace.
Cette espèce croît dans les prairies très humides, au bord des eatix, où elle se distingue par son port majestueux, auquel elle doit probablement le nom de Reine des prés. Très commune^ elle entre quelquefois dans la composition des foins, auquel elle communique une odeur agréable, tout en constituant par elle-même un fourrage grossier en apparence, mais appétissant et recherché des bestiaux, siirtout si elle a été fauchée au moment de sa floraison. Les chevaux cependant la négligent, tandis que les montons et les chèvres s'en montrent avides. Ses fleurs sont quelquefois employées comme le thé. Elle est à recommander, comme astringente et diurétique, pour les usages pharmaceutiques.
Spirée b.vrbe-de-chèvre, S. aruncus L.
Epine-de-bouc.
Fleurs blanches, dioïques par avortement , en petits épis cylindriques, formant par leur réunion une ample panicule terminale. Ovaire à 3.4 cai'pelles réfléchis. Feuilles grandes, de 2.3 décimètres, incisées, à segments ovales inégalement dentés. Tiges herbacées, dressées. Taille de 10 il 15 décimètres. Vivace.
Originaire des parties montagneuses de l'Europe méridionale , cette espèce vient assez communément dans les bois élevés des Vosges et du centre de la France. Elle plaît aux vaches et aux chèvres, et partage d'ailleurs les propriétés des espèces précédentes.
Outre ces trois espèces herbacées , ce genre contient encore deux espèces indigènes , constituant des arbustes à feuilles simples, sans stipules, qui sont : le S. hypericifolia L., à fleurs en fascicules latéraux, h feuilles obovales, haut de 4 à 6 décimètres, et commun dans les tailUs et bois pierreux du Centre; le S. salicifolia L. , à fleurs en grappes terminales, à feuilles lancéolées, dentées en soie, de 5 à. 6 centimètres, et qui se montre autour des habitations. Ces espèces, avec quelques autres exotiques, figurent seulement dans les jardins d'agrément, où elles se font remarquer par un beau feuillage et leurs jolies fleurs en bouquets.
nosACKKS. 207
3» Ti-lbu. — POXENTTILLlâlES.
Carpelles nombreux, monospernies, indéhiscents, insérés snr nn réceptacle connnun. ï^ltamines en nombre indéfini. -= Comprend plusieurs goincs, se distinguant, comme l'indique le tableau ci-après :
I C V [ '^'y''^ termiiml, \)orsistant. — ICtnmines nombroiisos Gkl'Mj
1 pourvu) I 5 otaminos. — - Style caduc SinBAi.Dl.v.
'/-.. /'-"""■''"^I il'"" ) Style \ [style caduc— Envelopp. floral, il 5 div. PoTENTiLt.A.
W et calinilef ,„■.,;,.„, < \ ■, ^ , \
■al n ; lateiai \^ . 1 Kt-ceptacle sec )„ , „ i . . t -,.
|j l corolle/ / iLtarames I ' (Envelopp. floral. a4div. 1 okmentii.la .
d I à 1 uombr. ) t^ .„.,.,• ,, r-
1" {i.diiv.l / Style pcrsist. l Feuilles tnfoliolees. . . Fhagahia.
d j f (Ràcept. cliaruu I Feuillespinnatis(5quées. f'oMARrji.
Ç I \ Calice sans calicule. — Kéceptacle cliarnu Rinrs.
\ Calice et corolle h R.9 divisions, sans c.ilicule PiiVAS.
Genre BENOITE. — GEUM L.
Wcui's jaunes; — calice à 5 divisions, muni d'uu calicule également à 5 divisions; — corolle k 5 pétales arrondis , élai'gis ; — style croissant après la floraison et formant une longue arête ;
— carpelles secs, poilus, groupés, eu une tète globuleuse, sur un réceptacle convexe, sec, hispide ;
— feuilles, les unes radicales, pinnatiséquées, à segments inégaux, incisés, le terminal plus ample ; les autres caulinaires, à 3 segmeuts.
Genre l'enfermant plusieurs espèces, herbacées et vivaces, toutes douées de propriétés toniques et dont quelques-unes se montrent assez fréquemment, surtout dans les lieux frais et humides.
BENOITE COiNaroNE. — G. URBANUM L.
Noms vulgaires. — Benoîte des villes, Benoîte officinale, Herbe de saint Benoît, Herbe bénite, Sanicle de montagne, Galiote, Gariote, Grippe, Giroflée, Becise, Reprise.
Fleurs solitaires, dressées. — Calice ;\ divisions réfléchies après la floraison. — Carpelles siirmontés d'une arête nue, ronge, genouiUée, articulée à sou quart supérieur. — Feuilles radicales , à folioles trilobées et dentées , les caulinaires quelquefois simples et trilobées. — Stipules foliacées, incisées. — Tige dressée, grêle. — Racine répandant une odeur forte et agréable de giroflée. — Taille de 3 à 8 décimètres. — Floraison en raai-juiUet.
Cette espèce, dont le nom vient de bcnedicta (herbe bénite), à cause des grandes propriétés que lui attribuaient les anciens, se montre très communément dans les bois, le long des haies, dans les lieux ombragés et fr-ais de tout le nord de l'Europe. Tous les bestiaux en mangent les feuilles, surtout quand elle est jeune, et en aiment la saveur astringente. Elle est une des plantes que, dans les pays de petite culture, les gens de la campagne vont
•J(I(S noSACKKS.
r;nn;isser ;ni printemps pour donner h manger aux vaclies. Sa racine serl foniiiie asiringenle aux usages médiiùnanx. Elle est bonne, en onire, dit-on, pour empêcher le vin de s'aigrir.
Prts de cette esj-cce se pl:icent : le G. l'yreriatcum Willd., ii fleurs penchées, h sépales redressés, que l'on rencontre siir toute la chaîne des Pyrénées; et le G. inirnncillum Erh., i\ fleurs penchées, :i calice coloré, étblé, qui habite les lieux ombragés;
Bexoite des rtjisseaux, g. rivale L.
licnoitp nqxtatique.
Fleurs jaunes, veinées de rouge, penchées. Calice à sépales redressés. Carpelles à arOte geuouiUée-articulée. Fruit supporté sur un pédicelle. Feuilles velues, à lobe feruiin.al cordilbrme. Tige dressée. Taille de 3 à 6 décimètres.
Assez commune sur les bords des cours d'eau, dans les lieux humides voisins des montagnes, oii elle forme des touffes plus ou moins épaisses, cette espèce constitue un bon fourrage, recherché de tous les bestiaux, et possède, en plus, toutes les propriétés de la Benoîte commune. On la cultive aussi dans les jardins.
Se rapproche de la Benoîte aquatique, le G. sijlvaliciim Pourr. , ii calice étalé, à corolle plus grande, il fruits plus développés, et que l'on rencontre principalement sur les bords de la Méditerranée.
Benoîte des mont.vgnes, G. monianum L.
Fleurs solitaires, grandes, d'un beau jaune. Carpelles surmontés d'une longue arête plumeuse, non articulée, vougefitre. Feuilles radicales à lobe terminal très grand, siibcovdiforme. Taille de 2 il 3 décimètres.
Cette espèce, qui recherche les lieux humides et im peu abrités , se rencontre fréquemment dans les hauts pàtairages des différentes montagnes de la Fr.ance. .Jusqu'à la floraison , elle est mangée avec plaisir par le bétail.
Citons, près de cette espèce, le G. replans L., se distinguant par ses feuilles à lobes presque tous égaux, incisés, et par sa racine stonolifere; plante qui croît surtout dans les Alpes du Dauphiné et dans les Pyrénées.
Genre SIBBALDIE. — SIBBALDIA L.
Calice et oalicuie à 5 divisions évasées ; — corolle à 5 pétales lancéolés, obtus ; — 5 élamines ; — slyles latéraux, courts, caducs; — carpelles secs, au nombre de .5,10 sur un réceptacle concave, sec, recouvert par le calice.
Le S. procumbejis L., unique espèce de ce genre, se distinguant à ses fleurs petites, verdàtres, au nombre de 3.6, il ses feuilles supérieures quelquefois fascieulées, est une plante commune dans les Alpes et les Pyrénées. Sans usages.
Genre POTENTILLE. — POTENTILLA L.
Fleurs jaunes ou blanches ; — co/ic« et calicule à 5 divisions chacun ; ■ — corolle à 5 pétales obcordés ; — j/i/îes latéraux, courts, caducs; — ovaire à carpelles nombreux, petits , secs, réunis en capitule sur un réceptacle convexe, sec et poilu; — feuilles composées, à folioles dentées ou incisées; — stipules adhérentes au pétiole; — souclu vivace, épaisse, presque ligneuse.
HOSAGIiJiS.
Ce genre reiireniic iiii graïul nombre d'espèces, toutes vivaces, (l'une taille peu élevée, et dont qnelqnos-nnos sont l'oj't c.oinniunes dans les cnnipagnes, dans les prés secs et sablnnnonx, sur les pelouses des montagnes. Pilles viennent sur tons les terrains, dans l(!s ieiites des rochers comme dans les marais. Tous les animau.v les mangent, mais sans les reclierclier; elles ont d'adleurs, vu leur pende développement, peu d'importance au point de vue (le l'alimentation du bétail; elles Iburnissent seulement leurs fleurs et leurs l'euiUes, douées de propriétés astringentes, aux usages médicinaux. — CÀapr(>s le tableau des espèces IVancaises du genre.
Tifjo radicaiite.j I'"e\iilIo3 digitécs REPIANS !..
A.NSEIli.NA !..
GBANUIPI.OnA L.
I FniGiDA Vill.
Minimrt n.tl:.
NiVE* !..
Sl'DACAUl.M
Fleurs jaunes ( Feuilles peum'es.
Feuilles trifi)li"lécs.
Tiges florales latérales
ou nxilliiîres j
i Fleurs .iiiuiies
Feuilles i]itrit('es
Espèces lierbacées '
Tio-e
non
radioaute
\ lisses \ A
I Ciirpelles \ ' riir;ueux j
Feu
iMes pennées.
CJENlîK
rOTENTIT.
LA
l'"euilles;i 3..5foliol.
l'ieurs blanclies.
Feuilles dip;itée3
VBB.NA Cincrfrt
f/tmlris l'ifrcttnïtti
AIREA
Intermrdm OPACA
Mulllpdii
FRAGARIA , iïicrtinlha SPLENDRNS Alra
ÎS'ITIDA
Chaix.
U„ll.