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POTS DES CHAMPS. P. AHVENSE L

Xojis VTTliG AIRES . — Pois gris, p. de mouton, P. de brebis, P. d'agneau, P. -porc, P, de lièvre, P. de pigeon, Grisaille, Bisaille, Pisaille, Moisard.

Fleurs bleuâtres , d'un rouge violet , les ailes pourpre foncé , solitaires ou géminées. — Gousse comprimée, à parois minces. — Graines petites, globuleuses, mais déformées par la compression, lisses, de couleur grise ou brune variable. — Feuilles à 1.2 paires de folioles ovales, dentées dans leur moitié supérieure. — Stipules grandes, simulant deux feuilles oblongues, souvent raaciJées de violet à la base. — Tige gi'êle, striée, grimpante; toute la plante glabre et d'un vert glauque. — Taille de 1 mètre. — Annuel. — Floraison en été.

Considérée par quelques botanistes comme le type originaire du Pois cultivé, qui est plus fort dans toutes ses parties, cette espèce se montre souvent dans les champs, parmi les moissons et les cultures, à l'état sauvage. Elle est cultivée dans tonte la France comme plante fourragère et

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foi'iiic Lrois vari(Hés priiicipuies, tfui ne se disliiiyueul ^uèru (jiie par l'i'iioqne à laquelle elles doivent être semées ; ce sont :

Le Pois r.itis iiatif, qui se sème en mars;

TjC! Pois gius ije mai, plus tardif, que l'on séiiic dans le mois de mai.

Le Pois gris d'hiveii, que l'on sème à l'aulonine.

Culture du Pois des champs.

Les terres à froment peu liumides, les terrains frais, faiblement tenaces, sur lesquels prospèrent les fèves et les choux, sont aussi les plus convenables pour le Pois des champs. Il réussit encore sur les terres à seigle non trop légères, et môme sur des terres friables et de médiocre qualité, lorsque la constitution atmosphérique est plus humide que sèche. Toutes les variétés, d'ailleurs, redoutent également les champs ombragés , et demandent ]iour se développer une exposition découverte, le défaut d'air et de lumière luiisant toujours singulièrement à la fructification de la plante.

La terre doit être préparée par quelques labours , mais elle n'exige point d'engrais, au moins pour le Pois lui-môme, car une fumure est toujours nécessaire quand une récolte de grains doit suivre. Si la plante doit être fauchée avant sa maturité complète, et si on la cultive sur un sol compacte et argileux, on emploiera de préférence les fumiers pailleux et peu consommés, qui sei'vent à la fois d'amendement et d'engrais.

L'époque du semis varie suivant le climat , la nature du terrain, la variété de la plante. On peut semer ainsi, suivant les cas. en mars, en mai ou en automne. En principe général, il faut, dans les climats méridionaux, avancer les semis pour éviter les fortes chaleirrs que la plante redoute, et les difFérer au contraire jusqu'au printemps dans les climats froids et humides. On sème le plus souvent à la volée. La quantité de graines à répandre est de 25 décalitres environ de graines par hectare. Il y a, dans tous les cas, avantage à semer plutôt dru que clair, car alors la plante, plus touffue, en prévenant l'évaporation du sol et en étouffant les plantes nuisibles, exerce sur la terre une action améliorante, et permet, en même temps, d'économiser ainsi des frais de sarclage et de houage.

Après le semis, il faut, au moyen d'un léger labour suivi d'un hersage, se hâter d'enterrer la graine, afin de la soustraire aux dégâts des pigeons qui en sont très avides.

On fauche le Pois gris destiné à être converti en fourrage vert ou sec, soit au moment de la floraison, soit, comme les autres légiamineuses à graines farineuses, après la formation de la majeure partie des gousses. Il reste alors encore assez de temps pour la récolte principale qui doit suivre. Cela fait, on procède au fanage du fourrage vert, que l'on conserve généralement pour la nourriture d'hiver des bestiaux. La dessiccation est assez lente, à cause des tiges qui sont dures, et des graines nombreuses et encore verte?

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reurcrmces dans les guussus. Le reiulement [lar lieclan! eu loin sec est d'environ 2,500 kilog. sur \\n sol non fumé; sur un terrain fumé, cette quantité, d'après Thaër, peut s'élever à 4,000 kilog.

Quelquefois la plante est récoltée de bonne heure pour êlrc donnée en vert aux bestiaux. On la coupe alors à deux décimètres du sol; elle repousse aussitôt, el si des pluies surviennent, on peut, trois semaines après, la faire pâturer par des montons.

Quand on veut obtenir la graine, on attend le moment où les gousses jaunissent, sans trop tarder pour faucher ; sinon, les premiers Pois mûrs, qui sont les meilleurs, pourraient se perdre en s'égrenant sur le champ, et les tiges desséchées ne fourniraient plus qu'un médiocre fourrage. Il faut se hAter de passer la faux quand les tiges sont fortement couchées sur le sol , surtout si la terre est humide, car la plante, alors exposée à pourrir, ne donnerait que fort peu de graine. Après le fauchage, ou bat au fléau ou à la gaule, et l'on sépare les graines de la fane.

Quand le Pois gris a mûri ses semences, il exige un temps assez long pour pouvoir être semé de nouveau dans le même champ. S'il revient trop tôt à la môme place, il jaunit et donne des produits faibles. Un intervalle de six ans est celui qu'il convient généralement de laisser entre les diverses cultures de cette plante.

Valeur agricole et économique du Pois des champs.

D'une végétation rapide, le Pois gris est propre, ainsi que la Vesce, à être semé sur des jachères. Bien traité, il prépare également le sol à recevoir des céréales. On peut ainsi, immédiatement après la culture, avec un seul labour, obtenir d'abondantes récoltes de grains. Les variétés les plus cultivées à cet effet sont celles de printemps, qui se sèment en mars ou en mai. La variété d'automne, dont la culture commence à se répandre, convient surtout pour les pays exposés à la sécheresse. Semée avant l'hiver, elle résiste à la gelée, se trouve établie l'année suivante quand arrivent les fortes chaleurs, et elle donne de bons produits, même dans les sols graveleux où les récoltes du printemps ne résistent généralement pas aux ardeurs de l'été. Elle est d'ailleurs récoltée assez tôt pour qu'on puisse la faire suivre d'une culture dérobée, qui profite de l'engrais que le Pois laisse après lui.

Toutes les variétés du Pois gris sont propres à mettre en culture des défrichements de trèfle, de luzerne, de sainfoin, de pâturages et de prairies à base de graminées, de bois, ou des arrachages de vignes, etc. ; elles donnent, en ce cas, des produits par eux-mêmes toujours avantageux, sans préjudice des améliorations qu'en retire le sol.

En raison de leur imparlaite fructification quand ils sont couchés à terre, on associe ordinairement les Pois, pour leur donner un appui, à différentes plantes, à la fève, à l'avoine, au seigle, etc.; on obtient de la sorte ces

LriGUMINKUSRS. 191)

mélanges estimés, connus sous je? noms de drague, dravière, dont il ;i précédemment été question (V. page 170).

Le Pois gris peut aussi étro enterré comme engrais vert; il convient, eu ce cas, à cause de sa croissance rapide et de la grande quantité de fanes (|u'il produit, lii(Mi que la Vcscp lui paraisse préférable, en ce ([u'elle s'ciifoiiit mieux, pourrit plus vite et coûte moins à faire naître.

Emploi alimentaire du, Pois des champs.

Les Pois peuvent être rangés parmi les substances alimentaires les plus rochercbées des bestiaux. Comme ou le voit par les noms divei's qui leur ont été donnés, les Pois conviennent également à tous les animaux, aux quadrupèdes comme aux oiseaux de basse-cour, auxquels ils fournissent, soit leurs fanes vertes ou sèches, soit leurs graines.

Le fourrage vert donné par cette plante constitue une excellente nourriture pour les chevaux , les vaches laitières et les autres grands ruminants : elle aide à l'engrais des bœufs, des porcs et des bêtes à laine à tous les âges. Pour les moutons spécialement, les Pois constituent une alimentation choisie, surtout lorsque la plante a été fauchée un peu avant la maturité et qu'où a laissé les graines dans les cosses.

Les fanes sèches de Pois, quoique très nourrissantes aussi, étant plus dures, sont plus diiHcilement entamées par les moutons et les bêtes à cornes, qui n'ont pas de dents incisives à la mâchoire supérieure ; elles conviennent davantage aux chevaux. En les hachant ou en les faisant macérer un certain temps dans l'eau, on peut, toutefois, les faire consommer, avec la même facilité, par les uns et par les autres. La paille est estimée, au surplus, comme un des aliments les plus précieux pour les moutons , à ce point que, dans quelques fermes d'Angleterre, ou sème des Pois exclusivement pour cet objet.

La graine n'a pas une moindre valeur alimentaire. On l'emploie avec le plus grand avantage pour engraisser les agueaux, dont elle rend la chair délicate et succulente, ainsi que pour l'engrais des porcs. Sa farine, mêlée à de la farine d'orge, puis fermentée, constitue une nourriture économique qui engraisse très promptement ces animaux et leur donne une chair de bon goût. On fait manger aussi cette graine aux bœufs, aux chèvres, aux chevaux, qui ne s'en montrent pas moins avides. Elle est bonne enfin pour les pigeons, et, en général, pour tous les oiseaux de basse-cour. Ou voit, dans les champs où on les mène après la récolte, les oies et les dindons ramasser les graines perdues, et même celles que la germination a déjà ramollies.

Enfin on peut utiliser, pour l'alimentation du bétail, les cosses vides de Pois, qui constituent une nourriture sucrée de bonne qualité, dont souvent. et k tort, on ne tire aucun parti.

'200 l.liliUMlNKl'SES.

Pois ÉLEvii , P. clalius Biel).

Kloiirs gniiulcs, rosiSes, ii ailes d'un roiigo uoivâtrc, solituircs oii gt'iiiinécs. Gousse très longue, conipi'inico. firaines st5pan''OS par un tissu (ilunicntoux. Feuilles à 2.3 pnires He folioles. Stipules ovales, non maculées. Tige robuste. Taille do K iv 12 décimi'tres. Annuel.

Cette esptcc , très précoce, vient spontanOmont dans les rocliers nmritinies des di\crsoR régions de l'Ouest et du Sud. Sans emploi agricole.

Pois maritime, P. marilimum Ij.; Orobus uiarilimus Rcichb.; LatlujritH maritimiis God.

Fleurs grandes, purpurines, au nomhre de -1.8 sur un pédoncule court. Graines petites, noires. Feuilles à 2. .5 paires de folioles elliptiques. Stipules grandes, lancéolées, munies de 2 oreilles à la base. Taille de 2 ii -1 décimètres. Yivaoe.

Ce Pois, le seul vivace du genre qui vienne en France, se montre sur les rives de l'Océan et de la Méditerranée, et s'étend parfois dans certaines provinces de l'Ouest. Xon ciUtivé.

Genre CICÉROLE on CHICHE. — ClCEIi L.

Fleurs solitaires, sur des pédoncules axillaires; ■ — calice ii 5 divisions linéaires, longues; — corolle à étendard dépassant les ailes, a carène petite, obtuse; — étamines diadelphes, à tube tronqué obliquement; — shjle en alêne; — gousie sessile, contenant 2 gi'aines ; — graines anguleuses, chagrinées, terminées en un bec contourné en tète de bélier; — feuilles imparipennées, à 6.8 paires de folioles ovales, dentées en scie; — stipules ovales, incisées dentées.

Ce genre comprend une seule espèce, qui est soumise à la culture.

POIS-CHICHF. — €. AltlETL\t.-M L.

No-MS VL'LGAIBE,?. — Pois léic-de-bélier, P. pointu, P. cornu. P. bccu . P. blanc, Céseron ,

Ciserole, Cézé, etc.

Fleurs petites, purpurines, violacées ou blanclies, sui' des pédoncules courts, munis de 2 bractéoles subulées. — Gousse renflé, presque rhomboïdale, fauve, velue. — Tige dressée , ferme , rameuse au sommet. — Plante velue, couverte de poils glandulifères sécrétant un liquide caustique (acide oxalique). — Taille de 2 à 4 décimètres, — Annuel.

Connu dès la plus haute antiquité, et se développant quelquefois spontanément, le Pois-chiche est depuis longtemps cultivé dans les provinces méridionales de la France, où, bien que sa récolte soit inférieure à celle du Pois cultivé, il est préféré, comme plus rustique , et résistant mieux aux sécheresses prolongées et à l'action du soleil. Mais sa culture est surtout répandue en Espagne, en Italie, en Egypte et dans tout le Levant, O'à il entre pour une large part dans l'alimentation des populations.

Comme les autres espèces anciennement cultivées, il forme plusieurs variétés. M. Desvaux en a distingué cinq principales, savoir :

Le Pois-cmcHE comestible, C. A. edule (Pois-chabot, dans l'Ouest; Garvane ou Garvance, dans le Midi ; Garvansa-s ou Garbansos, en Espagne). Cette

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