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C. gicleur. Giclet

Fleurs jaune pâle, veinées, les mâles en grappe allongée, lâche, longuement pédonculée; les femelles ordinairement solitaires. Fruit oblong, olivaire, long de 2 à 3 centimètres, vert-jaunâtre^ épineux, poilu, tombant à la maturité, et lançant au-deliors , par l'ouverture du pédoncule. les graines et le liquide muoilagineux qui les entoure. Feuilles épaisses, rudes, velues, blanches tomenteuses en dessous, fortement échancvées en cœur k la base, irrégulièrement sinuées. Tiges couchées en partie, mais non rampantes, courtes, se maintenant en touflTe, sans vrille. Taille de 3 à. (3 décimètres. Vivace.

Venant spontanément dans nos contrées, et commune dans les provinces méridionales, notamment dans le Sud-ouest, cette espèce se montre surtout dans les liens incultes , au milieu des décombres et autour des habitations. C'est une pl.aute amère , fétide, nauséabonde dans toutes ses parties, le fruit plus que les feuilles, celles-ci plus que les racines. Elle jouit, en outre, de propriétés diurétiques très prononcées, qu'elle doit en partie, sans doute, a la présence du nitre qu'elle renferme, et qui est assez abondant pour que la plante, desséchée, fuse comme le salpêtre sur les charbons ardents; ce même sel explique l'efficacité de la racine, quelquefois employée en remède contre les hj'dropisies. On en prépare encore un extrait vendu sous le nom (Velaterium, qui purge avec violence, donne lieu à des coliques, à des irritations intestinales : autrefois très recherché, ce produit est â peine en usage aujourd'hui. Les anciens utilisaient aussi les propriétés énergiques de cette plante contre les bêtes nuisibles ; ils pilaient les feuilles et les fruits et les mélangeaient avec de l'argile ou de la chaux pour en former tin enduit que l'on étendait, dans les greniers, et qui éloignait les rats, les insectes, etc. Sou efficacité même, eu ce cas. permet de considérer la i\Iomordique comme une plante nuisible, qu'il importe de ne pas laisser s'introduire parmi les espèces fourragères.

Momordique lisse, M. balsamiiut L.

Balsatniiie, Pomme de nierreille.

Fruit de couleur écarlate, oblong ou globuleux, anguleux, long de 6 à 8 centimètres. Feuilles palmées, glabres. Tiges grimpantes, crénelées, terminées par une vrille. Taille de G ;i 10 décimètres.

Cette espèce, cultivée dans les jardins potagers d'agrément, fournit des fruits comestibles et rafraîchissants, auxquels on attribuait autrefois des propriétés exceptionnelles et qui jouissaient d'une grande faveur pour les usages médicinaux. A peu près sans emploi aujourd'hui.

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'l\'i CICIJIIUITACIJKS.

MoMOnDiyuE a fhuilles uiî vig.nk, M. chayantiu L. l'ruits ronges, oblongs, courbés on cornichons. Fenillos i\ 7 lolics, poilues. ■- Originaire Je l'Inde, cette plante est cultivée seulement dans les jurdins.

Genre BUYONE. — BRYONIA L.

Heurs monoïques ou dioïques, eu cymes axiilnires; — calice campanule dans les fleurs maies; globuleux, resserré en col sur l'ovaire dans les fleurs femelles; — étamines à antlitres linéaires, courbées en S; — oud/rc à 3 logos biovulées ; — fruit baccil'ornie, petit, globuleux, lisse; — feuilles rudes sur les deux laces, en cœur a la base, à 7 lobes incisés, le terminal aigu, plus long; — tiges flexibles, grimpantes, irréguliferenient volubiles.

Renferme un assez grand noniljre d'espèces, dont deu.x seulement viennent spontanément dans nos conti'ées.

Brvone dioïque, B. dioïca Jacq.

Vigne blanche, Navet du diable, Couleuvres, Bacine vierge, Tamne (Nord).

Fleurs dioïques, d'un jaune verdâtre, les mâles 2 ou 3 fois plus grandes et plus longuement pédonculées que les femelles. Fruit rouge, h, suc visqueux, contenant 5. H graines comprimées, marbrées de noir. Tige grêle, rameuse, hérissée de poils courts, raides, insérés sur des glandes. Racine très grosse, cylindrique, pivotante, rameuse , charnue. Taille de 2 à, 3 mètres. Vivace. Floraison durant tout l'été.

La Bryone, assez commune en France, vient dans les bois, sur les haies et les buissons. Par ses jets nombreux, elle est propre à former des berceaux et des treillages. Ses racines froissées, répandent une odeur nauséabonde. Mais elle est surtout intéressante par sa racine, d'une saveur amère, vireuse, due Ji la présence d'un principe acre, très actif, la bryonine, fort employé, autrefois surtout, comme purgatif di'astique pour combattre les hydropisies , les rhumatismes, etc. Cette racine contient, en outre, nue grande quantité de fécule, qui pourrait fournir do l'amidon. Bien desséchée, lavée et pilée^ la racine de Bryone perd ses propriétés actives et forme une nourriture saine, utilisable pour les animaux comme pour l'homme. La plante est d'ailleurs facile à multiplier, dans les haies, parmi les broussailles, oii on pourrait la récolter tous les deux ans.

Bryone blanche , B. alba L.

Fleurs monoïques. Frnit noir, globuleux. Feuilles à 5 lobes. Vivace.

Vient dans les forêts de l'Europe, sur les haies, en Lorraine, diins les Pyrénées. Celte espèce, dont l'existence spontanée en France a été contestée, est sans usages.

Citons pour terminer, parmi les espèces e.xotiques. de la famille des Cucnrbitacées dont la culture a été essayée dans nos contrées :

Le Si/cios angulatus L., fleurs monoïques, en corymbe; fruits ovoïdes, spineux; originaire d'Amérique ;

Le Melothria pendula L., fleurs monoïques, solitaires ; fruit ovale, globuleux, siispendu; originaire aussi d'Amérique ;

Le Tricosanthes anguina L., fleurs monoïques, en grappes, blanches; fruit oblong, cylindrique, terminé en un long bec, velu hispide ; originaire de la Chine et des Indes ;

Le Gronovia scandens L., Heurs hermaphrodites; étamines libres; fruit baeciforme , globuleux, mouosperme; originaire du Mexique.

POUTIH.AI.IiliS. 2iô

Famille des PORTULACÉES Juss.

Fleurs henuaphrodites ; — calice sondé iuférieiiruuieiil, à l'ovaire, à 2.3 divisions; — corolle h 4.6 pétales, insérés au tuJje du calice; — éla/tniî((!,v 3.6 ou plus, insérées à la base do la corolle; — ovaire unique, uniloculaire ; — slylc Uu'miual à, 3.5 divisions; — fruit capsulairo, unilocnlaire, polysperme ; — feuilles enlivrea, simples, sans slipulos.

Celle famille comprend un pelit nomLi'e de piaules annuelles, plus ou

moins charnues, et la plupart exotiques.

Genre POURPIER. — PORTULACA T.

Fleurs jnuiios; — colline à 2 si'pales c:iducs j — corolle ordinairement ;i 5 pétales iiiéguux ; — ctipside ovoïde, trigone, s'ouvrnnt circulairenient par un opercule; — graines noires, nombreuses; — feuilles sessiles, eliarnuos.

Genre renfermant plusieurs espèces, toutes e.xotiques, et dont une seule, naturalisée, est cultivée en nos contrées.

PounriER CULTIVÉ , P. oleracea L.

Tige coucliée, rameuse, souvent rouge.^tre. Taille de 1 à 3 décimètres.

Commune dans le raidi de la France, cette espèce vient spontanément dans les jardins, dans les vignes, au milieu des décombres. D'une nature douce et rafraîchissante, elle est cultivée dan« les jardins pour les usages culinaires et comme plante d'ornement. Elle est employée aussi comme antiscoi'butique, et ses tiges, ainsi que ses feuilles, pourraient sans inconvénient être données aux animaux. Craignant beaucoup le froid, elle ne peut être semée qu'en avril ou mai.

Genre MONTIE. — MONTJA L.

Calice à 2.3 sépales persistants; — corolle à ô pétales inégaux; — p<nmi»f5 3; — style à 3 divisions ; — capsule s'ouvrant en 3 valves et contenant 3 gr.iinos.

Le M. fontana h., unique espèce du genre, est une petite plante à fleurs blanches , de 5 à 10 centimètres, :'i feuilles charnues et jaiuiâtres, que l'on trouve dans les champs humides et sablonneux, au bord des ruisseaux.

Genre CLATTONE. — CiAYTOXIA L

Calice à 2 sépales persistants; — corolle à 5 pétales; — étuiiiiiies 5; — slylc ;i 3 divisions; — capsule à 3 valves contenant 3 graines; — herbes glabres, succulentes.

Le C. perf'iliata Donu., la seule espèce du genre cultivée dans nos contrées, est une plante à petites fleurs blanches, de 3 à 4 décimètres, très rameuse. Origin.aire de Cuba, de Mexico, elle tburuit aux usages culinaires ses feuilles, que l'on emploie comme les épinards et l'oseille, et quelquefois en place du Pourpier.

I', v>;si:i,AC.UKi<.

Genre ULLl^CO. — VLLVd'S Lozan.

Fttut's on grappes lilrtiiclics; — calice k 2 sépMles ; — coroUc à 5 pt^tulos ; — Hamine.t .> ; — aipsule uniloculaii'e, Il l gniiue; — racine tubéreuse.

Ulllco tubéreux, U. luberosus Loz.

Melloco.

Espèce unique (caractères du genre). = Plaute originaire du Cbili, où elle est cultivée pour sa racine, mucilagineuse et comestible, et introduite eu France, au mois de janvier 1848, comme succédanée à la pomme de terre. Sa culture en grand, essayée pendant plusieurs années consécutives, a été depuis abandonnée. Elle ne paraît pas dans nos climats, dit le Bon Jardinier, donner un produit assez considérable pour constituer une plante agi'icole, et ses fruits, d'un autre côté, ne mtlrissent pas assez pour devenir féculents ; ce qui fait qu'elle no peut fournir des produits ui pour l'homme, ni pour les animaux. Ajoutons que ne se développant bien que sous l'influence de l'humidité de l'automne, ses semis de printemps ne sont pas plus avancés il l'entrée de l'hiver, limite de sa végétation, que ceux faits dans l'arriére-saison.

Famille des CRASSULACÉES DC.

ROSACÉES T., PE^iTANDRIE et DECA\'DR1E L.; JOUBARBES Jvs9.

Fleurs hermaphrodites, rarement dioïques, réguUères; — calice persistant, à 3.20 sépales plus ou moins soudés à la hase; — corolle à 3.20 pétales insérés avec les étamines au fond du calice; — étamines en nombre égal ou double de celui des pétales; — ovaire libre, à 3.20 carpelles distincts, munis à leur base d'écaillés glanduleuses, et surmontés d'autant de styles simples, persistants; — fruit formé de capsxiles sèches, unUoculaires, s'ouvrant par leur suture interne, et contenant chacune plusieurs graines, très petites ; — feuilles simples , entières , planes ou cylindriques , charnues-succulentes , diversement disposées ; — stipules nulles.

Famille entièrement composée de plantes herbacées, charnues, de petite

taille et croissant principalement au milieu des pierres, sur les rochers,

dans des lieux souvent inaccessibles; quelques espèces se montrent dans

les champs et les prairies des terres sèches ; mais ne pouvant être cultivées,

elles ne sont qu'une faible ressource pour l'agriculteur, outre qu'elles

n'offrent aux bestiaux qu'une nourriture fade, médiocrement appétissante et

peu recherchée. — Voici le tableau des genres qu'elle comprend dans nos

contrées.

CIlASSri.ACKKS.

IfOtiiiniHes. [Carpelles l l''lc'ii-« il 5 divl». Crahhci.a.

en iiomln-o égal (polysper. | Kjeurs ii 4 divis. Bn.UAUDii.

il celui des pMiilos ( Carpelles dispormes Tim.^ca.

ICtiimiiies en nomliro double \ ''«^talos libros. . . Sbdijm.

, de celui dc« plaies ( rétHlc, soudés. . Cotyi.bi.on,

Calice et corolle à ().20 divisions Sempkrvivum.

'-' \ Fleurs dioïques. — Culico et corolle à 4 divisions. — Ktaniiucs H lîiionujLA.

Genre CRASSULE. — CRASSULA L.

Fleurs blanches ou rosées; — calice k 4.5 divisions; — corolle u 4. .5 pétales; — clamines .5; — ovaire h. 4. .5 carpelles polyspermes; — feuilles éparses, presque cylindriques.

Espèces peu nombreuses , toutes annuelles et de très pelile laille. Crassule nouGEATRE, C. Tubens L.

Orpin rougeciire.

Fleurs sessiles en épis unilatéraux , rapprocliés en corymbe au sommet des tiges. Ovaire a carpelles divergents, longuement acuminés. Tige dressée, pubeseente, glanduleuse. Plante rougeâtre dans toutes ses parties, haute de 5 à 10 décimètres.

Vient dans les terres sèches et pierreuses, stir les vieux murs, dans les cultures et les vignes de toute la France. Ses feuilles étaient autrefois employées comme vulnéraires.

Le C. cœspilosa Cav., do moitié plus petit, fleurit en avril et vient sur les terres sèches du Midi; — le C. andegaimisisTDC, a fleurs en bouquets, à carpelles dressés, se montre particulièrement sur les rochers schisteux de l'Ouest.

Genre BULLIARDIE. — BULLIARDIA DC.

Fleurs roses, pédonculées, eu cymes irrégulières; — calice et corolle à 4 divisions; — étamines 4; — ovaire à 4 carpelles polyspermes; — ; feuilles opposées, conuées, linéaires.

Le B. Vaillanlii DC, Tillssa aqualica L., uuique espèce du genre, est une plante annuelle, de 2 à 6 centimètres, que l'on trouve dans les mares des terrains sablonneux de l'Ouest.

Genre TILLEE. — TILLEA Mich.

Fleurs blanches, sessiles, solitaires, axillaires; — calice et corolle h 3.4 divisions; — élamines eu même nombre; — araire à 3.4 carpelles, contenant 2 graines séparées par un étranglement; — feuilles opposées, conuées, comme imbriquées, souvent rougeâtres.

Le 7". muscosaL. (^Tillée mousse, Mousse grasse), la seule espèce du genre, est une petite plante de 2 à 6 centimètres, annuelle, qui croît dans les terrains pierreux et sablonneux, panni les vignes, dans les aUées de parc, et assez communément dans les sables des Landes et de plusieurs autres régions du Sud-ouest et du Centre.

Genre ORPIN. — SEDUM DC.

Fleurs jaunes, blanches ou rosées ; — calice à 5.7 sépales ; — corolle à 5.7 pétales libres : ètamhifs en nombre double: — ovaire à 5.7 carpelles?; — tiges souvent de 2 sortes. les unes

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