S. ACRE
Noms vulgaire.S. — Orpin bnUi-ml, Joubarbe âcrc, Vermiculaire. Pain d'oiseau. Poivre de miirailk^ Uarquet.
Fleurs jaunes, en 2.3 épis recourbés, insérés dans les bifurcations supérieures de la tige et rapprochés en oorymbe terminal. — Corolle à pétales linéaires, allongés, étalés. — Feuilles des tiges florifères, alternes, obtuses, arrondies et prolongées à la base ; celles des rameaux stériles imbriquées, sur 2.3 rangs, toutes vertes d'abord, pnis rougeàtres. — Tiges nombreuses, rampantes à la base et relevées en touffe. — Taille de 6 à 12 centimètres. — Vivace.
Cette espèce, très acre dans toutes ses parties, est commune dans les lieux pierreux et sablonneux exposés au soleil, sur les vieux murs; on la rencontre aussi dans les pâturages secs et arides, où elle occupe le sol inutilement et gâte le foin, par la difficulté qu'elle éprouve à se dessécher. Les bestiaux, d'ailleurs, la rejettent, à l'exception des chèvres qui seules la broutent quelquefois. Cette plante a été employée en médecine, à l'extérieur, comme détersif, contre les plaies de mauvaise nature, et à l'intérieur comiue vermifuge, diurétique et vomitif.
1-6 5. sezanguhre L. . à feuilles disposées 5ur ^ rangs sur les rameaux stériles, et moins acre.
cnAssuLACiiES. 247
— ot lo s. liolonimsc l^ois., vioiiiient dans lo8 mOmos lioiix : — le S. nliirstre Vill., eut comitimi snv les divorsos montngiios cle la Franco'. '•
OnpiN A FLEuns nÉFLÉrjiiES , .S', rclhxuiii ]j.
Fleurs jaunes on lijiis soorpioïdes bifurques, rapprocliés on coryinbe penclio. Corolle h pétales (!talés. Fruit k capsules drossées. Fouilles linéaires, mucronéos, jirolongéos on éperon h la base. Taille do 2 îi 4 déoimi'tros. Vivace.
Vient dans les lieux sablonneux, les coteaux pierreny. des basses montagnes; assez recherché des bestiaux et quelquefois mangé en salade.
Citons près de cette ospijco : — ■ le S. rujicslre L., ii sommités flourios dressées, et se montrant dans les mêmes lieux; — le S. eler/ans Lcj., à fleurs très petites, d'un jaune vif, k feuilles presque planes, étroitement imbriquées au sommet dos rejets stériles, et commun dans les lieux sablonneux du Centre et de l'Ouest; — lo S. alhcscens Ilaw., plante très petite, se rencontrant k l'Ouest et au Midi; — le S. anopelalwn DC, a fleurs scssiles, en épis scorpioïdes très rapprochés, commun dans les lieux avides et pierreux de tout le Midi; — le S. allissinnim Poir., a fleurs on épis fortement recourbés , s'élevant de 3 à 5 décimètres, et venant sur les coteaux arides, dans toute la région des oliviers, dans les Pyrénées et à l'Est.
Obpin blanc, s. alhuvi L.
l^etite JoubarbCj Triqup-Maâame.
Fleurs blanches ou rosées, en oorymbe à rameaux dichotomes. Corolle à pétales étalés. Capsules dressées. Feuilles éparses, oblongues ; celles des tiges stériles en rosette terminale. Taille de 2 à 3 décimètres.
Commune sur les rochers, les vieux murs, sur les toits de chaume, cette espèce est recherchée des bestiaux, et peut être donnée notamment aux chèvres. Dans certaines contrées, on la cultive comme fourniture de salade.
Espèces voisines et offrant les mêmes propriétés : — le S. micranthmn Bast., plus petite de moitié dans toutes ses parties, et habitant les mêmes localités; — le S. hirsutum Ail., à feuilles hérissées , de petite taille aussi , et venant dans les lieux secs et élevés de l'Est , du Centre et de tout le Midi; — • le S. anglicmn Huds., à feuilles toutes imbriquées, même sur les tiges florifères, et commun dans les Pyrénées et les lieux secs de l'Ouest; — le S. dasijphijUum L., à fleurs blanches, rayées de pourpre, à feuilles opposées sur les tiges florales, presque globuleuses et non prolongées à la base, toute la plante souvent d'un beau bleu d'améthyste ; vient partout dans les lieux humides et pierreux.
Orpin velu, s. viUosum L.
Pattc-âe-Iapin,
Fleurs roses, pédicellées, en corymbe irrégulier. Capsules dressées. Feuilles épaisses, obtuses, pubescentes-glanduleuses, ainsi que toutes les autres parties de la plante. Taille de 5 à 15 centimètres. Bisannuel.
Vient dans les lieux humides des montagnes de l'Est et des Pj-réuées, où elle se mêle aux autres plantes broutées par les troupeaux.
Le S. aiiiiutim L., espèce voisine, est anmieUe; fleurs jaunes, unilatérales, eu épis scorpioïdes, à capsules divergentes, feuilles linéaires. Habite les montagnes de l'Est, du Ceuti-e et du Midi.
Orpin paniculé, S. cepœa L.
Orpin à fjeurs d'oignon , Faux oignon.
Fleurs d'un blanc rosé , en gxappes étalées sur tonte la longueiu' de la tige et figurant ainsi une étroite paniculé. Corolle à pétales aouminés. Capsules dressées. Feuilles planes, entières, spatulées, étalées , opposées ou en verticille. Taille de 2 à 4 décimètres. Annuel.
Espèce commune sur les coteaux, le long des murs et des fos?és. dans les lieux nierroux et ombragés de toute la France.
■J'iS . (-.HASSI'I AC.KI'.S.
Ksji^ce voisiiio, le S. !lrllnliim ].., h fleurs scssiles. eu C'yh scorpioides. » oupsulcs c'tiili'c» en iHoile, à feuilles nnpilouses, deutées, et veunnt dmis le Midi et hi Coi'se.
Oni'iN TiiLÈPiiE, S. Ir.lephimn T..
Oi-i>hi iri'fhr. Jauhnvb'' f/f?.« viijnf.i, Grassctte, Fèi'p f/rassc , FcuiUcs graissai. lU'rt'f firn.isr. II. n In rhnpure^ //, (les chaf]>entier.<, II. th Haiitt-Jcan.
l''loui-s l'ouges, lilivnclios ou jaunâtres, en corymlie termiuiil serré. Corolle ;i pétales étalé.», recourbés, croisés au sommet. Feuilles plaues, olilongues, épaisses, dentées en scie, opposées ou ternées. Tige grosse, dressée, très feuillée. Taille de 3 iv 8 décimètres. Vivace.
Cette espèce, très vaiùable d'aspect et fort commune, vient dans les lieux secs et rocailleux, sur les pentes lierbeuses des montagnes, dans les vignes et les buissons. C'est la seule du genre qui fasse ordinairement partie des prairies, oii les bOtes à cornes, ainsi que les codions, la recherchent. Elle est aussi usitée en médecine, comme résolutive et vulnéraire.
S'en rapprochent : — le S. fabaria Kocb., à fleurs purpurines, très oommnn dans les régions élevées des Alpes, des Pyrénées, des Vosges, des JIonts-d'Auvergne ; — le S. viajimtim Suter, J> fleurs d'un jaune verdâtre, à pétales en capuchon au sommet, a feuilles larges ot embrassante^, et habitant les montagnes de l'Est; — le S. nnarampseros L., à fleurs roses, en corymbe ombeUifoi-nio, Ji pétales planes, obtus, à feuilles prolongées en coin à la base, celles des rameaux stériles en rosette serrée; plante de petite taille, venant dans les lieux secs dos Pyrénées et des Alpes du Dauphiué.
Genre GUTYLEDON. — COTYLEDOX L.
Calice à -1.-5 divisions; — corolle h i.5 pétales soudés eu tube; — étanihiçs 10 soudées sur la corolle: — ovaire à 4.5 carpelles.
Cotylédon omuimc, C. umbllicus L.
Cohjlet. ombilic, Nombril de Vénus. Ecuelle, Coucouméle.
rieurs d'un jaune très pâle, verdâtre ou un peu rougeâtre, très nombreuses, en lougucgra.ppes pédicellées Calice et corolle .'i 4 divisions. Ovaire à 4 carpelles Feuilles presque toutes radicales, arrondies, ombiliquées, concaves, épaisses, crénelées. Tige ordinairement simple, presque sans feuilles. Racine tubéreuse. Taille de 2 à 5 décimètres. Vivace.
Cette plante , assez curieuse de forme, vient sur les murailles et les rochers du Midi, du Centre et de l'Ouest. Peut être broutée sans inconvénient par les bestiaux. On en a conseillé l'emploi contre les indurations des mamelles.
Le C. seiloïdes DC, espèce voisine, à fleurs roses, sessiles, au nombre de 2.3 au sommet des tiges, avec calice et corolle à 5 divisions, à feuilles nombreuses, imbriquées, et haute de 3 à 6 centimètres, est annuelle et habite les rochers des Pyrénées.
Genre JOUBARBE. — SëMPERVIVUM L.
Fleurs en épis scorpioïdes , réunis en corymbe terminal; — calice a. 6.20 divisions; — corolle à K.20 pétales soudés à la base : — étamines en nombre double, soudées à la base des pétales ; — ovaire à 6.20 carpelles polyspermes ; — feuilles planes, charnues, éparses sur les tiges florifi'.res, celles des rameaux stériles rapprochés en rosette au sommet.
Espèces en petit nomhre. toutes charnues et viraces.
SAriMi'i; Ai;i;i:s
.TouiiAiiiiK LUis-.ToiTS, S. Icrlurv/iit Iv. Grandi! Joubarbe, ArtichatU du viuraille. Artichaut bâtard.
Fleurs roses. Calioo ot coi-ollo h 12 divisions, les unes et les autres étalées en étoile. Ciiiiaulo' divergentes, avec un espace vide au centre. Feuilles acuminées , les inférieures glabres, celle.' des rejets stériles, pianos, cliarniies, pubosoontes, glanduleuses, inibriquécs an sommet en uno rosette arrondie imitant un petit artioluuit. Taille de 2 h 5 décimètres.
Commune sur les vieux murs, les toits de cliannio, cette espèce vient encore sur les rocher.? du .Jura, des Alpes ct'dcs Pyrénées. Douée de propriétés ficres ot .astringentes, elle est repousser des bestiaux; on l'employait autrefois en médecine contre la fièvre et l'csquinancio ■. elle sert aussi comme plante d'ornement, pour garnir les cliaumières et les rocnillcs.
Autres espèces indigènes et habitant les mêmes lieux : — le .S. monlamim I.., à feuillns cunéiformes, obtuses, et de taille petite; — le S. arachnoïdcuw. L., à rosettes recouvertes d'nn duvet blanc, épais, entremêlé do nombreux fils, comme des toiles d'araignées, d'une taille do 1 .à 2 décimètres; — le -S. hirtum L., à fleurs jaunâtres a^'ec sépales et pétales dressés, à carpelles dressés, contigus; plante glanduleuse, hérissée.
Genre RHODIOLE. — JUlODiniA L.
Fleurs dioiques . en covymbe serré, sur des rameaux verticillés ; — calice à i divisions; — corolle à 4 pétales, souvent avortés dans les fleurs femelles; — èlnmives B; — araire à 4 carpelles polyspermes.
Le R. rosea L., espèce unique du genre, à Heurs jaunâtres ou purpurines, à feuilles éparse'. très rapprochées, glabres, à racine tubéreuse, odorante, vivace, astringente, se montre au sommet des Vosges, des Alpes et des Pyrénées.
Famille des SAXIFRAGÉES Jrss.
Fleurs hermaplu'odites, régulières; — calice à .5.4 divisioiis; — corolle. à 5 pétales libres, caducs, insérés sur un disque terminant le tube du calice; — étamincs J0.8 ; — ovaire libre ou soudé au calice ; — styles "2; — fruit capsulaire, à 1 ou 2 loges contenant un grand nombre de graines très petites, à périsperme charnu; — feuilles sans stipules, souvent bordées d'écaillés crustacées ; les unes radicales, les autres caulinaires.
Famille composée d'un assez grand nombre de petites plantes, annuelle-
ou vivaces, herbacées ou frutescentes, que l'on trouve principalement sur
les rochers élevés, jusqu'aux limites des glaciers. Quelques-unes cependant
croissent dans les plaines, dans les prés, les champs et les bois, et au bord
des eaux. Les bestiaux les mangent toutes , mais sans les rechercher ; elles
n'ont d'ailleurs, vu leurs petites dimensions, aucune importance économique.
Les espèces indigènes sont toutes comprises dans deux genres.
SAXIFRAfiincS.
Genre SAXIFRAGE. — SAXIFRAGA h.
Tiges floral, unes. — Ovaire libre. — Feuilles à bords non cartilafriiieux
Ovaire libre. — Feiiill. altern. à bords non cartilag. — .?ép. libr
Cnticifolîn nhrnsn
\ l'mhrn.
f llirsiifi
Flfum blanclies, eu cy;uc terminale plus ou nioinS" irréfriiliùre ; — raticr et cnrnlle à 5 divisions; — êtamincs 10; ■ — rnjj.^H/c biloculairc, h 2 valves, couronnée par un double bec.
Ce genre, extrêmement nombreux et constituant presque h lui seul, dans nos ronlrées, toute la i'amillc, comprend des plantes de montagne qui aiment cependant l'humidité et croissent de préférence sur les rochers ombragés, au pied des cascades, où elles ne peuvent guère être consommées que par les moutons. — Le tableau ci-après résume les caractères distinctifs principaux des espèces indigènes :
Sépales presque libres.
Rejets nuls
' Annuelles
Tiges feuiU,
Feuilles à bords
non cartilag.
Sépales soudés.
Rejets vivaces
Pétales à long onglet ...
Soucbe frutesc.
iFeuill.
I altern.
Pétales
' à onglet
court
ou nul
Sép.
obtus
Ovaire
' adhér.
I au calice
Feuilles à bords cartilagin , , Rejets vivac. — Sép. soud.
Souche
non frutesc.
Sép.
aigus
Feuilles érodées aux bords
Feuilles lisses, très entières
, Feuil. oppos.; bords cartilag. — Rej. viv. — Sép. soud.
[ Itoliinilifofia } UÏTCuhis [ Aspcra ( GRANtLATA ( lïnlbifera
TaiDACTTLITES
Pctrcra
Geranioïdes
Pcdatipita Smilli .
JVcrvoBa L .
Pcntadactylis Lap.
Ascendant
AjugœfoUa
Piibesccns
GrnmJnndicn
Exarata
Iiitricata
Muscoidcs
A ndroaacrn
Plenlfolia
Sedoides
flTP.fOÏDES
Aîzonn
Cotylédon
Lingulttta
Mtilatn
Media
À rftioïdcs
Dinpcnsoïdcs
CfTfitt
raldens
Oppositîfolia
Biftora
Rcfusi
i.ap
'ourr.
Will.
Lap.
Wulf,
Lap.
Jacq.
If
Bill.
Gouan.
Lapey.
Bell.
DC
Ail.
Gouau.
Saxifrage étoilée, S. stcUaris L.
Fleurs petites. Corolle à pétales rétrécis aux deux extrémités, marqués, vers la base, de deux tacbes jaunes. Ovaire libre. Feuilles toutes radicales, en rosette plus ou moins serrée, obovées, dentées au sommet. Hampe de 10 à 25 centimètres. Yivace.
Commune dans les lieux humides des montagnes de toute la France, oii elle est pâturée par les troupeaux et les vaches.
FAXll'liAGliUS. ?&!
SAXlKliA(iK (;i!,;\lïriI,f':K. — s. (JIIANri.ATA [,.
Noms vi'loaiiikc. — l'erce-picrre , Casse-iiierre , Ilonij/l-pierre , Sajifriuje hltnirhi-, Ui'vhe à ht (/rnvrlh
Fleurs assez grandes, à pcUlicelIcs courts. — Corolle h iji-tale» obové», longs, ii 3.5 nervure» vertes. — Ovaire adhérent au calice et dépassant le tube. — Feuilles un peu chaniuos, réniformes, crénelées, les radicales pétioléos, les caiilinaires presque sessiles. — Tige dressée, simple, pubescento, peu feuillée à la base et nue supérieurement. — Racine grenue, produisant de nombreuses bulbilles. — Taille de 2 à 5 décimètres, — Vivace.
Cette espèce est l'une des plus grandes et en niûini' liMiips l;i jiliis rommune du genre. On la Ironve partout , du midi de la France et de l'Italie jusqu'au nord de l'Europe, dans toute la chaîne des Pyrén('^es et des Alpes, ainsi que dans les montagnes du Centre ; elle vient principalement sur les coteaux secs, au milieu des gazons montueux, dans les prés et endroits décoiiverts des bois sablonneux, où tous les bestiaux la mangent quand ils la rencontrent. Fleurissant de Ijonno heure, elle n'entre que pour une très faible pari dans la composition du foin. Ses bulbilles sont diurétiques , mais inusités.
Saxifrage des murailles, .S', tridartylile.t L.
Fleurs petites, à pédicelles longs, munis de 2 bractées filiformes, fructifères. Feuilles radicales spatulées, trifides. Taille de 5 à 15 centimètres. Annuelle. Floraison en mars et avril.
Cette petite plante , très précoce et assez commune , vient dans les champs sablonneux , sur les rochers et les vieux murs de toute la France; apéritive et diurétique; sans importance.
Saxifrage hypnoïde, S. hypnoïdes L.
Fleurs à pétales marqués de 3 nervures verdàtres. Feuilles à 3.5 lobes, les cauliuairc^ munies de bourgeons aigus aux aisselles. Taille de 1 à 2 décimètres. Vivace.
Commune dans les Pyrénées, les Alpes et les montagnes de l'Auvergne, où elle forme de. larges gazons que les troupeaux pâturent quand elle est jeune et qu'ils négligent plus tard.
A côté de ces espèces principales croissent en même temps, mais eu moindre abondance, sur les pelouses des montagnes, à des hauteurs diverses, les autres Saxifrages; elles possèdent toutes les mêmes propriétés, et les bestiaux les mangent également sans les rechercher.
Genre DORINE. — CHRYSOSPLENIUM L.
Fleurs jaunâtres, en cj-me terminale, entourée de feuilles en rosette ; ■ — calicr à 4 divisions, rarement à 5, dont 2 plus petites; à tube soudé à l'ovaire; — corolle nulle; — élamines 8.10; — capsule uniloculaire, à 2 valves planes; ■ — feuilles presque orbiculaires, crénelées, épaisses.
Genre peu nombreux, comprenant des plantes vivaces et herbacées. Dorine a feuilles ,vlternes, C. alternifolium L.
Saxifrage dorée. Cresson doré, Cresson de rocher. Hépatique dorée, Herbe à Varchambouchcr. Feuilles radicales longuement pétiolées, à base fortement échancrée; les caulin.aires alternes. Tige dressée, â 3 angles. Plante d'un vert très pâle, de 1 à 2 décimètres.
Vient dans les bois et les lieux humides des moutagnes, au bord des ruisseaux de tout le nord de l'Europe, oîi elle fleurit de bonne heure. Est mangée par les bestiaux comme les Saxifrages.
Le C. otipositifolium L. (Hépatique des marais), k feuilles toutes opposées, les radicales brièvement pétiolées. à tige radicante à la base et à 4 angles, vient dans les mêmes lieux.
ii.Miir.i.i.ii r.iu>,
Famille des OMBELLIFÈRES T.
PESTA soin/-: tUHYMI-: I.
Fleurs hermaphrodites , rarement polygames ou dioïques par avortement, très petites, jaunes, verdâtres on blanches, quelquefois roses, rarcmeVit en tète ou en verticille, ordinairement portées sur des pédoncules unidores, réunis en plus ou moins grand nombre et allant en divergeant, de manière à former une ombelle simple {onibcUule); ordinairement, plusieurs de ces ombellules, placées au sommet de nouveaux pétloncules, partant aussi d'un môme point et arrivant au même niveau, forment une nouvelle ombelle, plus grande {ombelle composée); chaque ombehe, à la base, est munie de bractées, formant : un involucelle à la base des ombellules et un involiiere à la base des ombelles composées; — calice très petit, tubuleu.x, entier ou à 5 divisions, tî, tube soudé à l'ovaire ; — corolle insérée à la gorge du calice, à 5 pétales libres, caducs, entiers ou bifides, souvent inégaux, dressés ou infléchis, ordinairement plus développés vers les bords de l'ombelle ; — élamincs 5, insérées avec les pétales et alternant; — ovaire à21oges,uniovulées, surmonté d'un disque glanduleux bilobé, cjui en recouvre tout le sommet; — style 2, terminaux, courts, soudés à la base, divergents;
Fruit sec, souvent couronné par les dents persistantes du calice, formé de 2 carpelles ou akènes, monospermes et indéhiscents, chacun adhérent à une moitié du calice, avec 3 dents d'un côté et 2 de l'autre ; ces deux akènes réunis par leur face interne {commissure), se séparent, à la maturité, de la base au sommet, mais en restant suspendus par le haut à un axe central filiforme {columellc ou carpophorc), sirapjle ou bifide, liljre ou soudé aux akènes; ceux-ci, très irréguliers à leur surface extérieure, sont ordinairement munis, chacun, sur le dos, de 5 côtes saillantes, dont 1 dorsale, 2 marginales et 2 intermédiaires; ces côtes {côtes primaires), plus ou moins entières, eu ailes membraneuses ou épineuses, résultent, alternativement, du développement de la nervure moyenne et des sutures des sépales ; quelquefois sont au nombre de 9, par l'existence, entre les premières, de 4 autres côtes {côtes secondaires), résultant du développement des nervures latérales des sépales; les côtes primaires séparées par 4 espaces '{valléciiles), en nombre double quand il y a des côtes secondaires; fruit offrant, dans l'épaisseur du péricarpe, des canaux résinifères qui dessinent , à l'extérieur, des lignes ordinairement colorées, longitudinales {bandelettes), placées au niveau des vallécules, rarement sous les côtes primaires; — graine soudée au péricarpe, rarement libre et suspendue, avec la face correspondant à la commissure, le plus souvent plane, quelquefois incurvée longitudinalement ou transversalement; albumen épais, cornu ;
Feuilles alternes, à pétiole dilate et engainant à la base, le plus souvent décomposées et sur-décomposées, à segments capillaires, linéaires, oblongs, ovales, ou suborbiculaires , le plus souvent sessiles, sans stipules; — tiges rameuses, striées ou cannelées, souvent flstuleuses, ou remplies d'une moehe abondante. — Plantes généralement herbacées, rarement sous-frutescentes, et de moyennes dimensions.
Cette famille, extrêmement natureUe, et que l'on trouve uniformément
maintenue dans toutes les classifications artificielles et naturelles, est sur-
O.MI)KI,LlMilU;S. V.J.i
tout remarquable par l'unité d'inflorescence des plantes qui la coniposenl, e( à laquelle elle doit le nom qu'i'lïe a j'eçu. Ces plantes n'ont pas moins de ressemblance entre elles par leur port cl la pliqjarl de leurs caractères g^inéraux. Presi|ue toutes reiirermeiil un, principe aclii, doué de jiropi-iétés variables, plus ou moins prononcées et que partaj^o la plante elle-inème. Ce jn-incipe, (^ui varie suivant les espèces, donne pai'fois à la plante une odeur aromatique, une saveur chaude et des propriétés excitantes; il est constitué alors par une matière résineuse, résidant principalement dans la racine, ou bien par une huile essentielle abondante, qui siège aussi parfois ■ dans la rapine, mais s'accumule ordinairement dans les canaux résinifères des fruits, auxquels cette huile communique une grande activité. D'autres fois il donne à la plante une odeur vireuse et des propriétés vénéneuses plus ou moins énergiques; il a pour base, dans ce cas, des alcaloïdes, que l'on trouve répandus dans toutes les parties du végétal. Dans certaines espèces, le principe actif est un poison violent ; dans quelques autres , c'est une sorte de matière extractive, amère et narcotique, que l'on peut retirer comme un suc propre, de l'écorce et des feuilles notamment, et qui constitue ces gommesrésines ( assa-fœtida , galbanum, gomme-ammoniaque, opoponax, sagapenum) utilement employées en médecine comme excitants antispasmodiques.
Ces propriétés des Ombellifères se modifient sous l'influence du climat et de la température. Ainsi les espèces des climats chauds qui croissent à l'air et au soleil, contiennent toujours une plus forte proportion d'huile essentielle, et sont par cela même plus aromatiques , plus excitantes ; tandis que celles qui viennent dans les lieux bas et humides, plus ou moins inondés, renferment surtout en excès le principe extractif et possèdent presque toutes des propriétés vénéneuses prononcées. Ces propriétés peuvent être atténuées par la culture, sous l'influence de laquelle, dans certaines espèces, le principe aromatique s'unit même à des matières sucrées et mucilagineuses , et donne lieu ainsi à la formation de substances alimentaires qu'on utilise pour l'homme et pour les animaux.
Répandues sur toute la surface du globe, les Ombellifères dominent cependant dans les régions tempérées, en Europe, où viennent natureheraent la plupart des espèces dont se compose cette famille. Un gTand nombre se montrent spontanément dans les champs et les pâturages; plusieurs même se mêlent en très grande quantité à l'herbe des prames, et entrent ainsi dans la composition de la nourriture des bestiaux. Elles exercent alors une influence qui varie suivant la nature des lieux qu'elles habitent; ainsi, tandis que celles qui croissent dans les terrains marécageux ont une action nuisible, celles qui végètent dans les lieux secs, arides, sur les coteaux découverts, agissent, au contraire, favorablement sur les animaux ; alimentaires par elles-mêmes, elles contribuent, en outre, à rendre le fourrage aromatique, tonique et excitant. Ces plantes , pour produire ces derniers effets, doivent être employées en vert. Elles se dessèchent, il est vrai, assez facile-
•25-4 , oMKlci.l.ii i:i:i;s.
nient., et peuvent, une fois sèclies, se mêler au foin sans inconvénient ; mais perdant alors leur principe aromatique, elles n'offrent plus aucun avantage, ot celles qui sont de grande taille, avec une tige épaisse, deviennent an con- Irairo nuisiljlos à cause de leur duret^^.
l'ai raison même de l'extrême ressemblance ([u'elles offrinit entre elles, les Ombelliféres ont toujours ité difficiles à classer méthodiquement. Le fruit seul présente, d'nno espèce à l'autre, des différences assez sensibles, pour permettre d'établir, entre les espèces, une démarcation caractéristique. Aussi a-t-il servi de base, conjointement avec le mode d'inflorescence, aux classificalions aujourd'hui en usage, et dans lesquelles la famille se troyve divisée en plusieurs tribus, comprenant chacune un plus ou moins grand nombre de genres. Voici un tableau de ces tribus, s'éloignant peu du cadre adopté par la plupart des auteurs.
; ri 1 ■ 1 ( Fr. garni d'aiguillons, Daucinées.
Gr. plane a la commissure ) " " ucuu u>,vo.
,, , \ Fr. comprimé par le dos i „ • -n mi.
I Akène 1 ( Fr. sans aigmlloiis, . Tnapsiees.
il 9 côtes / Graine creusée en long à la commissure.
saillantes 1 Fruit comprimé par le côté CaucalinéeS.
! Graine creusée en travers à la commissure.
\ Fruit globuleux Coriaudrées.
!/ 1 Akènes séparés. „" -,.7 Fruit comprimé j 4 ailes Angélicées. * r< 1 \ P-'ir le dos. ) Akènes soudés . Gr. plane I ' / -, •! n • ^ ■
, ',„ ) 2 ailes Peucedanees. a la / > commissure 1 ,, ..^ . , , -^i « • •
I rrnit comprime par le cote Anuniliees. \ Fr. non comp., à section orbiculair. Sésellnées. r, . , ( Fr. attén. ou term. enbeo. Scandicinées. Gr. creusée en long \ à la commissure ) -r^ ■•. m ^ . ■ o r Fruit enflé, non atténue. . SlHymeeS.
„ , „ . , t, j 1 .1 ,1 [ Fi-uit à 5 côtes saillantes HvdrOCOtyléeS.
Ombelles simples. Bandelettes nulles. \ ,, .^ ^^ , . .„ ' "j "'""^"'j '>'*'"■
.,'.. . / bruit s.ans cotes, a ecai es et
Ombelles
Graine plane à la commissure.
Fruit sans côtes, il écailles et aiguillons Eryngiées.
lie Trill)U. — DAUCINEES.
Ombelles composées. Fruit comprimé par le dos. Akène à 9 côtes saillantes, les 5 primaires peu développées, filiformes, hérissées de soies courtes, les 4 secondaires plus saillantes armées d'aiguillons. Une liandelette sous chaque côte secondaire. Columelle libre, simple ou bifide. Graine à face commissurale plane. — Deux genres seulement, dans nos contrées, composent celte tribu.
Côtes secondaires à aiguillons sur un seul rang Daucus,
DAUaNÉES
( Côtes secondaires ii aiguillons sur 2.3 rangs OitLAYA.
OMliKl.LlI''IiHliS. 'Zi)0
Genre CAROTTE. — DAUCUS L.
Fleurs Waiiolios ou rougeàtres, i-aremout jaunfitros ; — calice ti 5 douta; — corolle h ]>i;tnl<^« obovcs, oordiforines, raavgimis, la poiiito flùcliio en Jossus, plus grainl« dans les (leurs de la eirconfôronoo ; — frail ovale ou oliloup; ; akfcue à côtes secondaires ailc'^os disposées sur lui seul rang ; — involucre i\ folioles piiuiatifides, et segments linéaires ; les Ibliolcs do l'iiivolucello enticres ou tviséquées.
Ce genre comprend un certnin nombre d'espèces, l;i jilii|i,'iil, hisanniielles, dont une, cultivée, tient un rang important parmi les iilaiilcs potagères et fourragères. — Voici un taijieau de ces espèces :
S Fleur centrale ( Feuilles inl'ér. oblong. oarota L.
purpuv., stérile j Feuilles iufér. triang. . Gimjidium L.
Heur centitv.e , , ,uj,t,„us i.:>>.\r^.
non stérile l - - — \ • --^
concaves
1 Feuilles infér. triang. . Docconi Guis.
'™''^ ! ( Mabiiijius Lui.! ry
\ Feuilles iufér. oblong. | .Serrulm Moris.|(§)
1 Hcntulus Berlol . | ©
CiENKE ) T>i ^ 1 ,> 1 , VI . ■ T-1 » , *■ Mjiimus Dest. (D
■nArrrTTc/ Kéoeptac. de lombel. dilate. — FI. cent, puvpur. et ster. j X l'AUCUb \ \ '^ \ MmmtanicHt L. @
1 Fleur centrale pui'pur. et stérile. Ilispidus ^É^^f (J)
Ombelles planes ou convexes.) , ., , L^
. ; ■, ( Gummi[iT Lm. (2)
Keceptaole non dilate J ^, , , ., \ 1^
( Heur centrale non stérile < Siculns Tim. (2)
( Muricalut L . j (l^