‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 53 sur 138 · DG · texte numérisé non relu

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CIRSK DES CHAMPS. — c. AHYliNSE Scor.

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Noms vl'LdAIRRS. — chardon hi'nnorroïdal, Chardon vainiunn, Sarridu dea rhamps.

Fleurs d'un rose cendré, odorantes, nnisexuées, en capitules presque sossiles, agglomérés on corymbe, et dépo\irvn3 de feuilles florales. — luvolucre ovoïde ;ï écailles brunies uu sommet, lancéolées, il nervure dorsale saillante, terminées par une petite épine étalée. — Feuilles piles en dessous, seulement lobées, ondulées, inégalement épineuses sur les bords, embrassantes. — Tige très rameuse au sommet, haute de 4 à 10 décimètres. — Souche traçante, descendant à 2 ou 3 mètres. — Vivace.

Cette espèce, qui croît dans toute la France, est extrêmement commune partout, au bord des routes, dans les champs pierreu.x et les moissons, principalement au milieu des avoines, lieaucoup plus rarement dans les prés. Se multipliant, grâce à ses graines nombreuses, ailées, que le vent transporte au loin; grâce aussi à ses racines longues, traçantes et robustes, avec une extrême facilité, elle infeste les champs cultivés, auxquels elle nuit de plusieurs manières : en étouffant les céréales et les autres plantes, en piquant les moissonneurs, ce qui rend les moissons pénibles, en mêlant ses graines à celles du Mé. C'est l'espèce à laquelle, dans les campagnes, on donne généralement le nom de Chardon, et qui est l'objet spécial de l'échardonnage, opération que l'on pratique soit en arrachant la plante à la main ou avec une tenaille de bois construite à cet effet, soit en la coupant entre deux terres avec un couteau ou une sorte de houlette tranchante dite échardonnct. Quelque procédé que l'on suive, l'important est d'y procéder avant la floraison, afin d'empêcher la plante de grainer. Mais ne pouvant éviter ses graines, que le moindre vent peut apporter des lieux voisins et même de très grandes distances, outre que les racines incomplètement arrachées, repoussant facilement, font souvent reparaître la plante au bout de deux ou trois ans, on> éprouve toujours une grande difficulté pour débarrasser les champs de cette espèce parasite et nuisible. Le meilleur moyen d'en triompher et de l'extirper complètement, est un bon assolement ou la transformation de la culture en prairie artificielle.

Comme les Chardons, le Cirse des champs est mangé par tous les bestiaux quand il est jeune, et jusqu'à ce qu'il monte en fleur. Il est surtout profitable aux vaches laitières ; les ânes aussi en sont avides, et il est même recherché par les chevaux, les bœufs et les porcs. Il peut fournir aux uns et aux autres un fourrage précoce très salulire , si ou a le soin de le battre pour en briser les épines et si on le mélange avec de la paille. En utilisant les Cirses de la sorte, on peut couvrir une partie des frais d'arrachage, tout en se procurant, pour le bétail, un assez bon supplément de fourrage. On donne encore cette plante aux oies et aux canards; en mêlant ses feuilles et ses jeu-

nés lifj;es liacliées avec du son, on obtient une bonne nourriture qui convient surtout à k première période de l'élève.

Le nom de Chardon hémorrhoïdal que porte encore cette plante, lui a été donné à cause des, galles ou renflements rouges, ressemblant à une veine gonflée, que l'ait naître à sa surface la piqûre d'un insecte {Cynips scrratula' Fal).). Ces renflements sont recueillis, et après en avoir corrigé l'amertume par l'ébuUition dans une première eau, on les donne aux cochons qui s'en montrent avides. Dans quelques pays même, il sont mangés à table, comme les champignons.

CiRSE SANS TIGE, C. ttcaule AU.; Carduus acaulis L.

■ Chardon nain.

Fleurs purpurines, en capitules volumineux, solitaires, sur des pédoncules courts partant de la souche, munis de 4.5 bractéoles linéaires. Involucre à écailles molles, glabres, courtes, brièvement spinulées au sommet. Feuilles toutes radicales, en rosette, pubescentes en dessous, à segments étalés, courts, larges, trilobés, spinulés à leur extrémité. Tige nulle. Vivaoe.

Cette espèce, fort commune aussi, vient dans toute la France, dans les terrains secs, sur les lieux secs et découverts et sur les pelouses , où elle est mangée par les moutons et les chèvres, les autres bestiaux s'abstenant d'y toucher. Bien que souvent abondante dans les prés , son peu d'élévation la faisant échapper à la faux, on ne la trouve pas habituellement dans les foins. Mais étouffant et empêchant de pousser les bonnes plantes, elle est, avec juste raison, considérée comme nuisible et doit en conséquence être détruite partout où elle apparaît, soit par l'arrachage, soit, et de préférence, par un bon assolement.

C. polyanthemum DC; capitules très petits, agglomérés en grappe courte ; 1 mètre; — vient dans les lieux aquatiques, en Corse.

CiRSE DES MARAIS, C. palustfe Scop.; Carduus palustris L.

Capitules ordinairement sessiles, petits, agglomérés en corymbe. Involucre à écailles lancéolées, avec une petite épine étalée. Feuilles A'elues sur les deux faces, à segments étroits, bi-trifides, spinuleux, les supérieures longuement déeurrentes. Taille de 8 à 15 décimètres. Vivaoe.

Commune dans toute la France, cette espèce vient dans les lieux humides , aux bords des sources et des ruisseaux; mangée par les animaux quand elle est très jeune, elle est repoussée par eux, à cause de ses épines, longtemps avant la floraison. — Il en existe plusieurs variétés dont quelques auteurs ont fait des espèces distinctes.

C. Monspessiilanum AU., Carduus Monspessulamis L., capitules petits, en corymbe; involucre à écailles aiguës, terminées, les extérieures par une très courte épine étalée, les intérieures par une longue pointe scarieuse, noire, dressée; feuilles entières, lancéolées, les supérieures déeurrentes; r.icine stolonifere; 12 à 15 décimètres; — venant dans les Alpes du Dauphiué et de la Provence, sur toute la chaîne des Pyrénées, jusque dans la vallée de la Garonne;

C. palustri-bulbosum DC. , capitules solitaires; involucre à écailles petites, toutes terminées en une courte pointe étalée; feuilles à segments très étalés, demi-décurrentes; 6 à 12 décimètres ; — - venant dans les prairies humides, en Alsace, en Lorraine;

C. bulbosum DC, capitules solitaires; involucre à écailles très inégales, les extérieures très courtes , brièvement spinulées ; feuilles planes, k segments profouds , bi-trifides , les supérieures demi-embrassantes ; souche à fibres radicales renflées, fusiformes ; 5 à 7 décimètres ; vivace : — vient presque partout, dans les bois, les lieux herbeux et humides;

C. anglioum Lob., capitule solitaire, avec 1 à 2 capitules latéraux rapprochés; involucre laineux, à écailles étroites; feuilles d'un vert pâle, lobées-dentées, demi-embrassantes; tige nue au sommet; souche stolouifère ; 3 à 5 décimètres, vivace; — espèce commune partout, de l'Est à l'Ouest, venant dans les prairies humides, vers les marais tourbeux, et mangée par les chevaux et les vaches;

OOiMPOSKE!".

C. hetirophylliim AU., Carduua hrUrophjUua I.., ciipitnics gniti'ls, solitaire» on rnroment agivgés; involucre îi l'^cnillos linùairos; fouilles eiuiliimire» omlirassmite» ; 10 ;i 1 5 iV-cirriètrOB ; — vermnt dans les Houx liiiniides des Alpe» et des l'yrénéoa;

t'. lri<:oc.e))haloilcs DC, C. rivularo Link, capitules af;ré(»és piiv 2.'l, les Inti'raux plus petit», pourvus d'une courte bractée linéaire; involucre glolnilonx ; fouilles ii segments trrs étalés, embrassantes; tige presque nue supérieurement, do 8 ii 12 décimi'tros, vivace; — commun dans If Jura, les Alpos du Daupliiné, les montagnes du Centre et les l'yrénécs;

C. ambiguum DC, fleurs purpurines, quelquefois jaunâtres; capitules pourvus d'une longue bvaotée linéaire ; fouilles étroites, à lobes lancéolés, embrassantes; tige très fouillée, de 3 A 5 décimfetres ; — venant sur les bautes régions des l'yrénées ;

(,'. erisithales Soop. , C. ochrolcuctim Al\., Cnicus erisilliale.'! ],., fleurs ordinairement jaunes : involucre globuleux ii écailles linéaires-aiguës, étalées-réflécbies supérieurement; feuilles grandes. i\ serments lancéolés, dentés, étalés à angle droit, embrassantes, auriculées; 5 ii 7 décimètres. — Jura et montagnes d'Auvergne, prés et forêts de montagnes ;

C. oleraceum Scop , Cnicus okraeeits L., capitules presque sessiles, agglomérés, pourvus de feuilles floi-ales grandes, lancéolées, jaxmâtres ; involucre oWong, ii écailles molles, pâles, étalées au sommet; feuilles molles, vert-pâle, grandes, dentées ou pinnatifides, les supérieures embrassantes, auriculées; tige feuiUée jusqu'au sommet, de 8 à 12 décimètres, — commun dans toute la France, dans les prés humides, les bois, au bord des rivières; mangé par les ebevaux qui en recberchent les larges feuilles, et laissé par les vaches;

C. rufescens Ram., capitules agrégés par 3.-1; involucre h écailles pectinées-ciliées; feuilles lobées, les supérieures presque linéaires, embrassantes ; toute la plante couverte de poils roussntres; 8 à 10 décimètres, — Pyrénées-centrales, recherebée des chevaux avant la floraison;

C. spinossissimum Scop., C7ncus spinossissimus h,, fleurs l)lanchâtres ; capitules agrégés, entourés de feuilles florales nombreuses, décolorées, longues, pinnatifides, épineuses; involucre à écailles longuement épineuses; feuilles à segments lobés poui-vus d'épines longues, jaunes, viilnérantes; 2 à 4 décimètres, — Alpos du Daiipbiné, bord des ruisseaux;

C. glabrum DC, capitules agrégés, Ji feuilles florales, nombreuses, longues, très épineuses: involucre Ji écailles brièvement épineuses; feuilles coriaces, glabi-es, à lobes courts, avec une épine jaune, forte; 1 à 3 décimètres, — dans toutes les parties hautes des Pyrénées.

CiRSE LAINEUX, C. eriophorum Scop; Carduus criophorus L.

ChaTdon laineux. Chardon aux ânes.

Fleurs purpurines ou blanches , en capitules volumineux , solitaires , munis quelquefois de courtes feuilles floi'ales, Involucre globuleux, fortement aranéeux, à écailles étroites, dentées aux bords, à pointe terminale longue, très étalée, spinuleuse. Feuilles hérissées-spinuleuses en dessus, fortement blanches-tonienteuses en dessous, Ji segments longs, trifides, à lobes divergents, pourvus d'une épine jaunâtre assez longue; les supérieures denii-embrassautes . les radicales très grandes. Tige très rameuse, de 10 à 1.5 décimètres. Bisannuelle.

Espèce fort répandue, se moutrant dans les lieux secs et montueux de presque toute ]a France, notamment dans les contrées montagneuses du Jlidi et du Centre ; elle vient surtout en abondance sur les terrains qui ont été fumés et se montre ainsi parfois dans les prairies et champ.» cultivés de la Beauce et de la Normandie. Est recherchée, avant le développement de ses fleurs, par les chevaux, les ftnes et les vaches.

C. odontolepis Boiss., capitules :ï feuilles florales longues; involvïcre à écailles non dentées, — venant en Provence ;

C. ferox DC, Cnicus ferox L., fleurs blauches , capitules à longues feuilles florales; involucre à écailles linéaires, aoumiuées; feuilles coriaces, fortement hérissées en dessus, à segments bilobés, épineux, les supérietires demi-emhrassantes, les radicales petites: ri à 10 décimètres, — Alpes du Daupliiné et de la Provence, Cévennes, Pyrénées-Orientales;

C. echinalum DC, fleurs purpurines; involucre à écailles avec une pointe courte, fortement arquée en dehors; plante trapue, de 2 à 3 décimètres, — régions sèches du Jlidi;

C. ilalicum DC, capitules le plus souvent agrégés, i^i feuilles florales longues: feuilles à décurrence brusquement arrêtée. — Midi. Corse.

352 noMPOSKEs.

CiRSE LANCiioLii, C. lanccolatum Scop, Carduus lanceolatus L.

Flenrs purpurines, en capitules assez gros, solitaires. Involucre ovoïde, velu, h écailles terminées en une longue pointe triquotre, étiilée-dressée. Feuilles spinuleuses en dessus , poilues on dessous, à segments inégaux, écartés, divisés en lobes étroits, lancéolés, divariqués , tous épineux ; les supérieures longuement décurrentes, en aile large, sinuée, épineuse. Tige grosse, ailée, rameuse, de 10 à 15 décimètres. Bisannuelle.

Commun dans toute la France, ce Cirse se montre aux bords des champs et des chemins, dans les décombres et les lieux incultes, où il se trouve souvent réuni au Carduus nufons. Il peut être de même consommé par le bétail après préparation convenable.

C. critiilum Boiss., capitules très volumineux; involucre globuleux, à écailles étalées-arquées supérieurement, — bords de la Méditerranée.

Genre ARTICHAUT. — CYNARA Vaill.

Fleurs bleues, toutes égales, hermaphrodites, en capitules très gros, solitaires, sur un réceptacle charnu, fibrillifère ; — involucre globuleux, à écailles coriaces, entières, terminées par une épine; — akène tétragone, légèrement comprimé, surmonté d'une aigrette à poils plumeux. — Feuilles pinnatifides, à segments décurrents sur le pétiole ; — tige dressée, cannelée, rameuse.

Genre renfermant deu.Y espèces seulement, considérées par quelques auteurs comme n'en formant qu'une seule ; toutes deux vivaces et cultivées comme plantes potagèi'es.

Artichaut cardon, C. cardunculus L.

Involucre à écailles lancéolées, terminées par une forte épine étalée. Feuilles bi-pinnatifides, h, longues épines jaunâtres. Taille de 10 h 15 décimètres.

Originaire de l'Europe méridionale, cette espèce vient spontanément dans les diverses régions escarpées et en friches du Midi. La plus grande de nos plantes potagères, elle est cultivée pour ses feuilles, dont les nervures et les pétioles, développés par la culture et blanchis par étiolement, forment un bon légume. — On en distingue plusieurs variétés.

Artichaut commun, C. scolymus L.

Involucre à folioles ovales, charnues à la base, échancrées et muoronées au sommet. Feuilles pinnatifides, très amples Taille de 8 à 12 décimètres.

Cette espèce, que l'on suppose également d'origine méridionale, ne vient point spontanément en France. Elle est cultivée pour son capitule, que l'on cueille avant l'épanouissement des fleurs, et dont on mange le réceptacle charnu et concave, en même temps que la partie inférieure des écailles. Ses feuilles et ses tiges , amères et toniques , forment un bon fourrage pour les vaches, qui les mangent avee avidité. On les a conseillées comme fébrifuges et diurétiques.

Genre PICNOMON. — PICNOMON Lob.

Fleurs purpurines, toutes égales, hermaphrodites, en capitules solitaires ou agrégés, à réceptacle charnu, fibrillifère; — involucre à écailles coriaces, munies d'xm appendice linéaire, renversé, penné; — akènes lisses, en aigrette à soies plumeuses, formant un anneau à 5 angles.

Le P. acarna Cass., Cnicus acarna L., seule espèce du genre, à feuilles longues, linéaires. Lancéolées, dentées-épineuses, décurrentes sur la tige, haute de 3 à 5 décimètres, — vient dans es lieux stériles de la région méditerranéenne et du Sud-est. Sans usages.

r.iiMi'OSlijCS. 353

Genre CAUDONCELLI<:. — CAIWUNCELLUS Adans,

Fleurs blones, toutes égales, liormapliroditcs, en capitules solitaires, sur un rijceptnclc h paillettes courtes, sétaores; — inrolncrc à. ccailles liorbacéos, épineuses au soinniet ; — iiliéneu tétrngones, avec aigrette à poils brifevement plumoux. — Feuilles pinuatipartitea, ii segments lancéoléslinéaires, terminés par une épine molle, en rosette; — tîrjc souvent nulle.

Genre ne conn)renanl; (juo deux petites espaces iiiiliyènes, vivaces et sans emploi, bien que pouvant être consonnnt'cs jeunes par le bétail :

Le C, Monspeliensium Ail., Carthamus cardunccllus L., iuvoluere fi écailles épineuses sur les bords , avec forte épine terminale ; feuilles oori.aces , — coteaux calcaires du Sud-est ;

Le C. mitissiinusDC, Carthmnus miiissimus L., involucre avec écoillos à épine molle ou nulle: feuilles molles, — assez répandu sur les coteaux calcaires du Sud-ouest, de l'Ouest et du Centre.

Genre ONOPORDE. — ONOPORDON Vaill.

• Fleurs ordinairement purpurines, tontes égales, hermaphrodites, en capitules volumineux, solitaires, sur un réceptacle cliarnii , à alvéoles profondes, bordées d'une membrane dentée ; — involurre globuleux, à écailles dures, rudes aux bords, atténuées en épine triquètre; — akènes comprimés, anguleux, stiùés , avec aigrette fauve, à poils à peine plumeux. — Feuilles blanchâtres, tomentouses, lobées ou pinnatifides, dentées, épineuses.

Genre ne renfermant qu'un petit nombre d'espèces, toutes bisannuelles, propres surtout au.x lieux stériles du Midi, et dont une seule commune.

Onoporde acanthoïde, 0. acanthi'um L.

C/iarrfon à feuilles d'acanthe, C. acanthin, Chardonnette , Arlichavt sauvage, Pel-d'âne, Pédane,

Epine blanche

Involucre arauéeux, à écailles trts nombreuses, presque linéaires, très étalé au sommet, que termine une épine vnlnérante. Feuilles grandes, ovales-oblougues , sinuées-anguleuses , les supérieures longues et décurrentes, les radicales pétiolées. Tige raide, rameuse au sommet, munie, dans toute son étendue, de 2.3 ailes larges, foliacées, continues, épineuses. Racine fusiforme, assez grosse. Plante couverte de longs poils blancs, haute de 5 à 15 décimètres.

Espèce croissant dans toute la France, et surtout commime dans les lieux incultes, au bord des routes et des fossés , autour des villages , oii , par ses larges feuilles radicales , elle occupe toujours un grand espace. Elle est refusée par les animaux, sauf par les ânes qui la broutent avec avidité. Elle peut servir encore à la nourriture de l'homme, par sa racine, bonne et douce h manger, et pav ses réceptacles, qui ont presque le goût de l'artichaut. Ses graines constituent une excellente nourriture pour la volaille, et, de plus', contiennent une huile grasse abondante, bonne pour l'éclaii-age. Ses tiges, eu outre, peuvent être employées comme combustibles, et ses cendres, contenant beaucoup de potasse, donnent un bon amendement. Enfin, les poils de la tige, raclés et desséchés, forment un duvet inflammable servant d'amadou en Espagne et en Afrique. L'Onoporde acanthoïde est donc une plante dont on pourrait tirer quelque parti : néanmoins. Ton se borne généralement à l'arracher des champs où elle se montre.

Les autres espèces, plus rares, sont :

L'O. tauricum Willd. , 0. virens DC. involucre pubescent-glanduleux , à écailles violacées, très étalées au sommet ; feuilles gr.andes, lancéolées, irrégulièrement anguleuses, décurrentes, devenant vertes; tige de 3 à 5 décimètres, — depuis longtemps natm-alisé dans le Midi;

L'O. illyricum L., involucre à écailles réfléchies au sommet; feuilles lancéolées, pinnatifides. les caulinaires plus étroites, décurrentes; tige de 5 Ji 1.5 décimètres. — venant dans le llidi et l'Est, dans les lieux stériles, au bord des routes:

I.'O. (irniilc L., (leurs blunclics ; involucro f^labre, à i^ciiillos étalées-flressùes, à longue ùpine ; fenilles presque toutes rîidicales, en rosette, très grandes, ijinnivtifidos , ii lobes largos, triangulaires; tige très courte, faisant paraître les capitules sessilos au centre de la rosette des feuilles, — croissant dans les diverses régions des Pyrénées ;

L'O. arabictim L., exotique. — cultivé dans les jardins pour ses larges feuilles hlanclics et ses grosses têtes de tleurs.

Genre NOTOBASIS. — NOWBASIS Casp.

Fleurs purpurines, les externes stériles, en capitules presque sessiles, entourés de feuilles Horales, sur un réceptacle cliarnu, pailleté; — involucrc subglobnletix, aranéeux , h écailles épineuses; — akènes comprimés, courbés, avec aigrette ii poils plumeux sur 2 rangs.

Une seule espèce,

Le N. syriaca Cass., Carduus syriacus L., feuilles luisantes, veinées de blanc, sinuées, épineuses, embrassantes, nuriculées ; tige de 3 à 6 décimètres, annuelle, — espèce propre a la Corse et à l'Algérie.

'i' Tvitou. — CE1>."TAURI13E3S.

Fleurs sans involucre partiel, toujours hermaphrodites au centre du capitule. Étamines à filets litiges. Aigrette persistante, à poils souvent paléiformes, libres jusqu'à la base, rarement caduque ou nulle. — Tribu comprenant les genres suivants :

! Aigrette caduque, poils extérieurs brièvement sondés a la base — Fleitrs toutes égales Cnicus.

, . . ^ I Fleurs toutes égales '. . Ceupina. Aigr.persist., [ ■= '.,' ^ < Fleurs ( Involucre à écailles nues, .. SllCROLONCHDS. entièrement 1 . , ' ... I margmales libres I ° ' ri

ayonnantes f Invol. àéoaill. appendioulées C'entaurea.

< \ I Invol. à / Aigrette paléacée Centa0BIDM.

^ I [ écailles \

'f] I » ■ li \entières,< , . ^, (Orabil. basilaire — Invol. ovoïde. Sereatcla.

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Fleurs ] ''^''^^ i épineus.f P° "® fOmbil. latéral — Invol. hémisphér. Rhaponticuj

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