C. chamœleon Vill
Noms vi:lgaires. — Carline noii\ Carline chanrieante, Caméléon noir, Chardonnenlle, Pigneuleu.
Fleurs jaunâtres, en un seul capitule, volumineux, central. — Involucre à folioles externes pinnatifides, très inégales, les internes très longues, blanches en dessus, violacées en dessous, ciliées au milieu. — Feuilles étalées en rosette, pinnatipartites, pétiolées. — Tige presque nulle, faisant paraître le capitule sessile an centre des feuilles, parfois s'élevant jusqu'à 2 décimètres. — Bisannuelle.
Espèce offrant plusieurs variétés, établies principalement d'après la longueur de la tige. Occupant un assez vaste rayon, elle s'étend des Vosges et du Jura, aux Alpes et aux Pyrénées. Surtout commune sur les pelouses sèches du Dauphiné, elle y est quelquefois assez abondante pour devenir nuisible par l'espace qu'elle occupe, n'étant utilisée que par les bestiaux, qui la mangent quand elle est jeune.
Carline .a. feuilles d'ac.\nthe , C. acanthifolia Ail. ; C. cynara Pourr.
Caméléon blanc. Artichaut sauvage^ Chardousse, Ciardousse, Loque, Babés.
Fleurs en un capitule central large de 6 à 10 centimètres. Involucre à folioles externes entières, toutes égales, lancéolées; les internes très longues, blanches on jaunes, ciliées. Feuilles étalées en une large rosette de 5 à 6 décimètres de diamètre, lancéolées-pinnatifides , pétiolées. Tige toujours très courte, faisant paraître le capitule sessile au centre des feuilles.
Cette espèce, assez commune aussi, habite les Alpes, les Pyrénées et les montagnes du centre de la France, et vient au milieu des pâturages de ces régions, oit elle est broutée par les ani-
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maux, coinmo la prc'^oùdento. Diins ces divers pays, on on nmngo, en outre, le réeoptiicle, qui n lu saveur do l'amande amfcre , comme celui de l'articliaiit; il est mcimo, quelquefois, à cet effet, apporté sur les niarcliés. Mais on ne peut faire servir à cet usage que les caiiitules sauvages, que l'on siclio pour l'hiver; car la plante, mCme dans les endroits où elle croît aljondammeiit, ne souffre pas la culture, et ne peut venir dans les jardins. L'invohicre ayant la propriété de se dilater en temps sec et de se resserrer par l'humidité, fait que l'on emploie encore le capitule dans les campaf^nes comme liypromfctre. Cette propriété lui est commune avec les antres Carlines.
Cahline commune, g. viilfiaris L.
Flours en cajùtules nombreux, en corymbc, au sommet de rameaux longs et feuilles. Involucre à écailles externes terminées par une épine courte, les internes d'un jaune pflle luisant , ciliées. Fouilles coriaces, pliées on deux, h lobes divariq\iés, les caulinaires sessiles, embrassante», très étaléos. Tige rameuse, très fouillée, de 2 à 4 décimètres.
La plus commune du genre, cette espèce est répandue dans toute la France, particulièrement sur les terrains calcaires. Elle habite les Houx incultes des coteaux et do la plaine, les bords des routes, les pelouses sèches, où les animaux, qui la mangent jeune, la repoussent à la maturité.
Le C. macrocephala Moris, capitules plus volumineux; écailles à épine très longue, — vient dans les régions les plus méridionales ;
C. corymbosa Ij., écailles extoi'nes à épine courte et forte, les internes ovales, d'un beau jaune, non ciliées; feuilles et tige comme le C. milgaris: — vient dans tout le Midi, de l'est :i l'ouest, et habite les lieux incultes, les pelouses sèches ;
C. lanataL., écailles externes à épine longue, les internes purpurines sur les deux faces, non ciliées; feuilles caulinaires dressées, laineuses sur les deux faces, — habite les lieux stériles et secs de toute la région méditerranéenne ;
C. ncbrodensis Guss., capitules assez grands, an nombre de 1.5 sur une même tige; écailles externes k épine longue, les internes d'un tlano jaunâtre; feuilles planes, entières, lancéolées, de 3 à. 5 décimètres, — se rencontrant surtout dans les prés élevés des Vosges et des montagnes d'Auvergne.
Genre STEHELINE. — ST^HELINÂ DC.
Fleurs tontes égales , eu capitules solitaires ou géminés , entourés de feuilles florales ; réceptacle à paillettes étroites; — involucre cylindrique, à écailles lancéolées-aiguës, entières, inermes. appliquées; — akènes striés; aigrette caduque, très longue, formée de poils lisses, soyeux, blancs, soudés en plusieurs faisceaux.
Une seule espèce indigène :
Le S. duiia L., fleurs purpurines, entourées d'un involucre rouge-rose; feuilles vert-cendré, blanches-toraeuteuses en dessous, linéaires, entières ou faiblement sinuées-dentées; tige ligneuse, tortueuse à la base, très rameuse et fouillée; 2.4 décimètres, — propre à tout le Midi, abondant surtout dans les v.allées pyrénéennes jusqu'aux approches des montagnes du Centre: ne peut fournir au bétail que des produits secs et ligneux, pou nutritifs, par conséquent.
Genre JURINEE. — JURINEA Cass.
Fleurs toutes égales, en un capitule unique, volumineux; réceptacle à paillettes frangées; — involucre à écailles linéaires-aiguës, inermes; — akènes tétragones, éeailleux : aigrette caduque, formée de poils raides, dentelés, brièvement soudés en anneau k la base.
Deux espèces indigènes, vivaces :
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J. Dorcoiii (iuss., Sfrruliiln huitiilis T>C. (Clmi'don niniii, lloiii'S rosi'es ; écailles oxtih'ieiivos ri-fléchies nii sommet; feuilles vovt-conclvé, Wnnohcs-tomentouses eu dessous, lîinnatipartites, presque toutes radicales, en rosette; tii;e simple, trcs courte, souveut nulle; vivace, — se montrant sur les coteaux aridos des liords de la Méditerranée, des Ccvennes; peu fourragère;
J. Pijreiiaica (iod., capitules plus petits; involucre h écailles toutes appliquées; feuilles moins divisées. — vallées élevées des Pvrénées centrales.
Genre LEUZÉE. — LEVZEA D(I
Fleurs toutes égales en un capitule solitaire, volumineux; — involucre ovoïde, à écailles ineruies, pourvues d'un appendice terminal, larp^e, orbiculaire, plus ou moins fendu, fauve ou brun: — aliène k aigrette caduque, formée de poils fins, plumeux, sur plusieurs rangs, brièvement soudés en anneau à la base.
Une seule espèce indigène :
L. conifera DC, Centaurea conifera L., Heurs purpurines; feuilles blanelies-tomenteuses en dessous, pinnatifides, àlobes entiers, mucronés; tige redressée, ordinairement simple ; 1 il 4 décimètres; vivaoe, — lieux secs et pierreux du Jlidi; peu nutritive.
Genre CHAM^PEUCE. — CHAM.EPEUCE Pros. Alp.
Fleurs toutes égales; capitules agrégés en grappe spiciforme; — involucre à écailles entières, lancéolées , épineuses au sommet; — akènes subglobuleux, lisses; aigrette caduque, à poils phimetix sur plusieurs rangs, soudés en anneau à. la base.
Une seule espèce indigène :
Ck. Casabonse DC, fleurs purpurines; feuilles lisses en dessus, blanches ou rousses en dessous, entières, lancéolées, pinnatinerviées, à nervures toutes terminées en épine, les caulinaires sessiles, les radicales pétiolées; tige dressée, de 4 à tl décimètres; bisannuelle. — régions du Pud-est. Corse; repousse les animaux par ses feuilles sècbes et épineuses.
Genre BARDANE. — ARCTIUM L.
Fleurs toutes égales et fertiles, en capitules multiples; réceptacle à paillettes sétacées; — involucre subglobuleux, à écailles se prolongeant en une longue pointe étalée et crochue au sommet; — akènes oblongs, comprimés, striés, maculés de noir, ix aigrette caduque, formée de poils denticulés, courts, raides, disposés sur plusieurs rangs et libres jusqu'à la base.
Genre constitué, dans nos contrées, par une seule espèce à formes variées.