C.OMI'OSKKS. 'lll
Genre ASTEHb;. — ASTlill Nkei
l'imira niciiées, colles de la oiroonf'érenoo bleues ou violaci'^o», sur I rang, celle» du centre jaunes; réceptacle ^ilan, à alvéoles bordées d'une niouibrime dentée; — aliènes k aigrette imiluc, sur plusieurs rangs. — Feuilles alternes, entières, triuerviéos, lancéolées, les inférieures pins larges; — (ii/c dressée. — Plantes velues.
Comprenant des espèces indigènes, d'autres exotiques et acclinuitées, toutes vivaces.
A. amellus h. (QMl-de-Ohrist), fleurs ligulées bleues, capitules en corymbe, — belle plante, assez commune sur les coteaux calcaires et arides des Pyrénées-Orientales, des montagnes du Centre ot de l'Kst;
A. Alpinus L., fleurs violettes; capitules solitaires, — rocbos ot pâturages des Alpes;
A. Pyrenieus DC, fleurs bleues, — lieux secs des Hautes-Pyrénées;
A. trinercis Desf. , fleurs lilas ; capitules en covyrabe, — montagnes du Centre, Pyrénées- Orientales ;
A. acris L., voisine do la précédente, plus petite, — région méditerranéenne;
.'1. Tripolium L., feuilles charnues. — lieux humides du littoral de la Méditerranée et de l'Océan, marais salants de la Lorraine;
A. brumalîs Nées., A. Nooi-Belgit L., A, salignus Willd., espèces originaires d'Amérique, naturalisées et venant principalement dans les régions basses de l'Est et du Nord-Est ;
A. Sinensis L. (Reine-Marguerite), plante exotique, offrant de nombreuses variétés, cultivées dans tons les jardins.
Genre SOLIDAGE. — SOLIDAGO L.
Fleurs radiées, celles de la circonférence sur 1 rang; réceptacle à alvéoles bordées d'une membrane dentée; — iinwlucre ovoïde; — akènes à côtes, à aigrette poilue, sur 1 rang. — Feuilles alternes, presque toutes pétiolées, entières.
Genre comprenant diverses espèces, dont une seule indigène. SoLiDAGE VERGE d'or , S. virga aurea L.
Grande verge dorée. Herbe des Juifs.
Fleurs toutes jaunes, colles de la circonférence longuement ligulées. Capitules nombreux eu grappe paniculée, étalée. Feuilles lancéolées, les radicales plus larges, obtuses, dentées. Tige de 2 à 4 décimètres. Vivaee.
Plante offrant de nombreuses variétés, venant dans toute la France, et très commune dans les prés secs, les saussaies, les bois montagneux. Amère et astringente dans toutes ses parties, elle est mangée par les animaux dans sa jeuuesse seulement. Longtemps employée comme vulnéraire, elle est aujourd'hui sans usages, et n'est cultivée que comme plante d'ornement.
S. Canadensis L., S. glabra Desf., S. lilhospermifolia Willd., etc., espèces originaires d'Amérique, acclimatées et cultivées dans diverses localités comme plantes de parterre.
ilV l.dMl'OSÉIiS.
Genre BKLLION. — HEU. 111 M I.
Fleurs iMtliées, celles du contre jaunes, celles fie lu. circourérouce rosées, sur 1 rang; — imolucrc à folioles sur 2 raugs; — ■ akines bordés, sans côtes, à aigrette fonnéo de paillettes alternant avec des poils. — Feuilles toutes radicales.
fi. bellidioïdes L.. capitule solitaire, 5 à 10 ceutnnétrcs ; vivace, — seule espèce du genre, venant en Corse.
Genre PAQUERETTE. — BELLIS L.
Fleurs radiées, celles du centre jaunes, celles de la circoni'éreucc sur 1 rang, à ligule longue, blanche, étalée, souvent rouge à l'extrémité; capitule solitaire; réceptacle conique, nu: — mrolucre hémisphérique, à folioles sur 2 rangs ; — akènes bordés, sans côtes ni aigrette.
Comprenant un petit nombre d'espèces, dont une très répandue. Paquerettp; vivace, B. perennis L.
Petite Pâquerette^ petite Marguerite^ Marguerite vivace^ Marguerite des près, Margueritetle, petite Consoude, petite Consyre.
Feuilles toutes rapprochées de la base, formant rosette, un peu épaisses, pétiolées, obovéesspatulées, dentées en scie. Tige toujours simple, de 1 à 2 décimètres. — Fleurit toute l'année.
Cette plante, connue dans toute la France, pouvant croître sur les terrains les plus divers, abonde dans presque toutes les prairies, dans les pâturages, dans les champs, au bord des chemins.'Ses racines très profondes lui permettent de végéter à peu près toute l'année et de précéder ainsi, dans les pâturages, la plupart des autres plantes fourragères. A la belle saison, elle est étouffée, il est vrai, par celles-ci, mais elle reparaît plus tard', et les remplace quand elles ont disparu sous la faux ou la dent des animaux. Mangée avec plaisir, par les montons surtout, la petite Pâquerette est très nutritive, ne souffre pas du pâturage et du piétinement, et repousse facilement après avoir été broutée. Sa précocité, toutefois, est sa qualité la phis essentielle; car elle produit peu, vu son faible développement, et à cause de cela n'est point propre à être semée pour être fauchée. Aussi n'est-elle guère utilisable que comme plante de pâturage; à ce titre, sur un sol qui lui convient, elle peut prendre assez de développement pour devenir une bonne espèce fourragère. — Dans les parterres, on en cultive, pour ornement, quelques variétés à fleurs pleines.
fi. sylveslris Cyr., diffère de la précédente par ses fleurs plus grandes, ses feuilles lancéolées, — vient dans les lieux herbeux du Languedoc, de la région méditerranéenne ;
fi. annuaL. (Marguerite de la Saint-Michel), feuilles obovées, éparses sur la moitié inférieure delà tige, celle-ci i-ameuse, de 5 à 15 centimètres; annuelle, — plante assez abondante sur les pelouses de la région méditerranéenne, et partageant les propriétés de la petite Pâquerette.
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ly, rprlb,,. TraUI*ATOR,Tl53-F3«.
Slyle à lirnniîlies cyliiidri(jues ou il(uiii-i-yliiiilrii|ues. Anthères nues et arrondies à la base. Akènes à aigrette poilue, Ions pourvus ili' côi^s. Kéceptacle nu. — Comprend les genres ci-après :
!F1. fomell.-liK'ilùes radiées — Kécept. alv(''olé — Capit. solit. Tiissilaoo.
,-,, . „ , ( KiSceptaole alvéolé — Capitules eu grappe. Petahitkk. l'I. iemell. a \ '^ ' n i j
corolle lilifonne ) r, , ^ , , /-i -. i ,-^ ■ n
HH I 1 ( Booeptacle plan — < apitules solitaires. . . . Homogyne.
^ i Capitules homogames, ( Corolle à 4 iliv. — - 4 étamines — Feuill. alternes. Cacalia.
D I hermaphrodites. j
■^ \ Réceptacle plan ' Corolle ii. .5 divis. — .5 étamines — Feuill. opposées. EnPATOmrM.
Genre TUSSILAGE. — TUSSILAGO L.
Ffeurs jaunes, radiées, eu capitules solitaires, celles du centre hermaphrodites, stériles, celles de la circonférence femelles, à ligule étroite, sur plusieurs rangs; réceptacle alvéolé; — akènes i\ aigrettes dissemblables, celles du centre à 1 rang, celles de la circonférence à 2 rangs. — Feuilles alternes, les inférieures pétiolées, les supérieures sqiiamiformes, dressées, demi-embrassautes.
Une seule espèce indigène.
TUSSILAGE COMMUN. — T. FaRFARA L.
NoM.Ç \aiLOAIRES. — Pas-d'Ane, Tnconnet . Herbe de saint Quirin . Racine de jiesle.
Involucre à folioies violettes. — Feuilles inférieures, orbiculaires , à contour anguleux denté, écliancrées en cœur à la base, épaisses, blanches en dessous, se développant sur un long pétiole, et croissant après la chute de la fleur ; les supérieures pxirpurines. — Tiges multiples, simples, dressées, de 1 à 2 décimètres. — Vivace.
'Plante assez commune dans toute la France, et se montrant principalement dans les lieux argileux et humides, dans les vignes et au bord des chemins, dans les champs cultivés, où elle se multiphe quelquefois à l'excès, jusqu'à devenir nuisible par son abondance. Les bestiaux la mangent cependant, mais sans la rechercher; aussi est-il convenable de profiter des labours d'été pour la détruire. Sa racine, amère et désagréable, est sans emploi: mais on a quelquefois utilisé ses fleurs comme adoucissantes et pectoi'ales.
Genre PETASITE — PETASITES T.
Fleurs roses ou purpurines, en capitules nombreux , en grappe ou en coryœbe, incomplètement dioïques ; certains pieds principalement hevraaphi-odites et stériles , à corolle campauulée.
ftveo quelques fleurs femelles autour; d'autres pieds, comprenant seulement 1.5 Heurs hermaphrodites, entourées de plusieurs ranjrs de fleurs femelles, celles-ci toujours ii corolle filiforme, tronquée obliquement; réceptacle alvi'olé; — ahi'nfs tous h aigrette, sur plusieurs raufi;s. — Feuille.'^ alternes, les inférieures longuement pétiolées, à limhc réuilbrme, large, denté, échancré on cœur il la base, les supérieures squamiformes , sessilos, embrassantes, plus étroites dans les lleurs femelles ; — Hije simple, épaisse, dressée.
Genre compreiianl un pelit nouilire d'espèces, toutes vivaces, de petite taille, remarquables par leur précocité et se. moiiti-aiit unilormément dans les lieux lunnides, au bord des ruisseaux et des rivières, dans les montagnes principalement.
Pétasite commun, p. offichialis Moench. ; Tussllago petasites L.
Grand Pas-d'Atie, Chapeline , Herbe aux teigneux. Herbe à la teigne, Herbe à ta peste, Contre-Peste.
Capitules de la plante hermaphrodite {T. petasites L.), presque sessiles; ceux de la plante femelle {T. hybrida L.) plus petits et plus longuement pédoncules. Involucre à folioles brunes. Feuilles inférieures très grandes, inégalement dentées, paraissant après les fleurs, les supérieures purpurines. Taille de 3 à 5 décimètres.
Belle plante croissant dans les prés humides et profonds de la majeure partie de la France, où elle fleurit en février et en mars. Elle répand une odeur désagréable, presque fétide, qui éloigne les animaxix et en fait une fort mauvaise plante qu'il convient d'extirper des herbages, où elle se montre communément. Autrefois employée comme plante excitante, elle est aujourd'hui sans usages.
P. albus Gtertn., capitules tous pédoncules; feuilles supérieures vertes, — espèce voisine de la précédente, commune dans toutes les montagnes de l'Est et du Centre, et plus volontiers mangée par les animaux ; se trouve quelquefois dans les fourrages fauchés ;
P. nieeus Banmg. , fleurs en grappe compacte, plus l."iche dans les pieds femelles; involucre rougeâtre ; feuilles triangulaires, d'un blanc de neige en dessous, — se montrant principalement dans les lieux élevés des Pyrénées et des Alpes du Dauphiné;
P. fragans Presl. (Héliotrope d'hiver), fleurs femelles brièvement ligulées, violacées; capitules brièvement pédoncules ; feuilles radicales orbiculaires, les supérieures quelquefois pourvues d'un limbe rénifoi-me, -:— plante petite, à odeur de vanille, qui fleurit en hiver; cultivée dans les jardins, et se montrant çà et Ik dans des lieux fort divers, au Jlidi et au Nord.
Genre HOMOGYNE. — HOMOGYNE C.\ss.
Fleurs blanches ou purpurines, en capitules solitaires, celles du centre hermaphrodites, celles de la circonférence femelles, à corolle filiforme; — akènes à aigrette sur plusieurs rangs. — — Feuilles presque toutes radicales, pétiolées, à limbe orbiculaire, régulièrement denté, profondément fendu à la base, les caulinaires inférieures munies d'un pétiole largement dilaté, les supérieures squamiformes.
H. alpina Gass., Tussilago alpina L., feuilles épaisses, luisantes en dessxis, velues en dessous: tige dressée, rougeâtre, de 1 à 3 décimètres; vivace, — seule espèce du genre, se montrant, comme les précédentes, dans les pâturages humides des Pyrénées, des Alpes, du .Tura , du mont Dore, et pouvant de même être mangée par les animaux.
Genre GACALIE. — CACA LIA L.: ADENOSTYLES Gass.
Fleurs purpurines ou blanches, toutes tubuleuses, liei'iiiapln-oclites, à 4 divisions et 4 étamines; capitules eu corymbe compacte, a pédicelles braetéolés : — invoUicre à folioles peu nom-
hroii3es, aiir I mng ; — altèni<« i\, ivigrotto sur plusieurs rang». — ftwiWM rilterncii. ri'mii'ortiK'». i^olianon'-es à la Imse, pétioléos, loa supérieiiros pliia petitoR, ii pi''tir)l(i pins (■(.nrt.
Rs|)ôc.(^s |)(Mi nombreuses, l;oi,iieft vivaccs. Ii,-iliii;iiil sniiniii Ifs lieux ('•Ifvi's el humiil(!s.
Cacaliiî commune, C. albifrons L.; C. pelasilex L.
Capitules à 3.5 fleurs. Involnove serré. Fouilles blanelies-tomeiitoiiscs en dessous, les rmli- Oivlos ti'iis grandes, inégalement dentées, les supérieures l'i. pétiole embrassant nnrieulé. Tige rameuse, velue, do 6.10 décimètres.
lîelle plante, fort commune sur les rooliers humides, sur les bords des torrents et les pentes herbeuses des Vyrénées, des Alpes, du .Tara, des Vosges, dos montagnes du Centre, où. elle est broutée par les chèvres et les moutons.
C. alpina Jaoq., feuilles glabres sur les deux faces, presque triangulaires, dentées régnliùrement; tige simple, très petite, — vient dans les mémos lieux que la précédente; est mangée également par les bestiaux ;
C. leucopUylla Willd., capitules à 15.20 fleurs; involucre évasé; feuilles blanches-cotonneuses sur les deux faces; tige simple, — venant dans les pâturages élevés des Alpes.
Genre EUPATOIRE. — EUPATORIUM L.
Fleurs purpurines, en oorymbe rameux, toutes tiibuleuses, hermaphrodites; corolle à 5 divisions; ô étamines pourvues supérieurement d'un appendice lancéolé; — involucre à folioles peu nombreuses, imbriquées; — style à branches très longues; — akènes à aigrette sur 1 rang. — Feuilles ordinairement opposées, glanduleuses en dessous.
Deux espèces seulement, vivaces et propres aux lieux humides. EuPATOiRE COMMUNE, E. caunabinum L.
Eiipaloire à feuilles de chanvre, E. chanvrin, E. des Arabes, E. d'Amcenne, Origan des marais, Herbe de sainte Cunégonde, Pantagruélion sauvage.
Fleurs odorantes. Feuilles brièvement pétiolées, ordinairement palmatifides, à 3.5 lobes lancéolés, acuminés-dentés. Tige dressée, striée, presque simple, de H à 10 décimètres, velue.
Espèce assez commune, se montrant partout, dans les bois humides, au bord des ruisseaux, dans les pâturages marécageux. Broutée seulement par les chèvres, elle nuit dans les herbages par son volume, et gâte le foin par ses tiges, dures comme des baguettes; lorsqu'elle a été fauchée avant sa maturité, elle forme un assez bon fourrage pour les moutons. Amère, acre et légèrement purgative, cette plante a longtemps été employée comme tonique ou apéritive; elle est .vujourd'hui à peu près sans usages.
E. corsicum Req., feuilles plus souvent entières, ovales ou tripartites, à segments non acuminés ; tige très rameuse, commune surtout en Corse.