‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 70 sur 138 · L.4CTtC.V · texte numérisé non relu

L.4CTtC.V

Pkexanthe!-.

.^osCTir.^.

!\ll'LGErH">l.

ricnniii M.

Zacintha.

Genre PTEKOTHEQUE. — PTEROWECA Cass.

iîecej)(octe couvert de soies légères; — inoolacre caliculé; — amènes an centre linéaires, striés, atténués en bec au sommet, ceux du bord plus gros, courts, carénés au dehors, et portant eu dedans 3 ailes membraneuses; aigrette à poils capillaires.

Ptérothèque de Nismes ou commune, Pt. Nemausens'is Cass.; Hicrachnn saiiclum L.

Fleurs jaunes; capitules en oorymbe peu fourni, serré. Feuilles toutes radicales, lyrées ou dentées, obtuses, à segment terminal rhomboïde, plus grand. Tiges multiples, rameuses au sommet. Taille de 1 à 3 décimètres. — Plante à poils glanduleux; atmuelle.

Une seule espèce, commune dans tout le Midi, particulièrement dans la Haute-Garonne et le Gers, oii elle envahit les champs cultivés, les prés et les prairies artificielles, surtout les vieilles luzeruières qu'elle infeste; elle se mêle ainsi au foin, dont elle altère plus ou moins la qualité; sa présence, quand elle est coupée jeune, offrant d'ailleurs peu d'inconvénient.

Genre SOYERIE. — SOYERJA Monn.

Réceptacle alvéolé, parfois Kbrilleux ; — akènes tronqués aux deux extrémités, avec aigrette à poils raides. — FaiiHes grandes, lancéolées-dentées, embrassantes, aurioulées.

S. montana Monn., Hypochœris pontana L., capitule grand, solitaire ; plante de 2 à 4 décimètres, pubesoente, — pelouses des hauts sommets du .Jura, des Alpes et des Pyrénées ;

S. paludosa L., Hieracium paludosuvi L., capitules en corymbe lâche; plante glabre, — vallées humides, bords des ruisseaux de toutes les régions montagneuses de France.

Genre EPBRVIERE. — HIERACIUM L.

Réceptacle alvéolé, à bords parfois munis de poils courts; — involncre à folioles imbriquées ou à plusieurs rangs, les extérieures alors formant calicule; — aliènes allongés, à 10 côtes, atténués à la base, avec aigrette sessile, à poils raides, scabres, fragiles, d'un blanc roussâtre.

Ce genre, un des plus nombreux de la famille des Synanthérées, se compose exclusivement d'espèces herbaci^es, toutes vivaces, disséminées sur tout le sol de la France, habitant les localités les plus diverses, et se montrant partout, dans les vallées, au milieu des bois et des forêts, sur les pentes arides et dans les fissures des rochers, mais principalement d;ms les prairies et pâturages élevés des Alpes et des autres grandes montagnes de notre pays.

Les bestiau.x les mangent presque toutes quand ils les rencontrent mêlées aux herbes ordinaires des pâturages, quelquefois même ils les recherchent; certaines espèces cependant sont dédaignées par eux , sans doute à cause des poils longs, cotonneux et piquants qui les recouvrent et qui éloignent jusqu'aux chèvres. Envisagées en elles-mêmes, les Epervi(^res, participant aux propriétés générales de la famille à laquelle elles appartiennent, peuvent être considérées (îomme plantes alimentaires toniques, offrant notamment l'avantage, vu l'époque tardive de leur floraison, de rester vertes une grande partie de la saison, avantage (ju'atténue toutefois leur faible développement.

fiOMPOSÉKfi. 429

Les Kporvioi'os, piaules iiou-senlemoiil lorl, iioiiibreiises, mais oxLi'èmf!uieiil polymorplies, oHïeiit de nomlinjuses variélés à cai'acU'i'os peu tranchés et'se rapprochant les unes des autrcis par une multitude de nuances insensibles, qui eu rendent la détermination très difficile. Do là les espèces nouvelles décrites par chacun des auteurs (pii ont étudié ce genre, et les synouyiiies nond;)reux qui leur ont été appli([ués. Ne pouvant ici envisager cet ensemble, fort peu déflni d'ailleurs, d'espèces et de variétés, et dont beaucoup sont considérées comme de simples hybrides de types préexistants, nous nous bornerons ii l'énumôration dos tyjies, suffisamment caractérisés, qui sont le plus généralement admis. On a formé de ces espèces trois groupes principaux :

l"' Gkotipe. — Akènes de 2 millimètres au plus, à sommet crénelé; aigrette ii poil» tins et soyeux. — Tigù eu forme tle liarape ou soapiforme, se reuouvelaut !i,n]uiellemeut par stolons souterrains ou épigés, manquant parfois dans les terrains avides :

, „. , u ,., . ( Tige simple , uniflore P11.0SELLA L.

Tige nue, a fleurs solitaires J ,." ,. . , .-, „ , ,, , .„

( iige divisée eu 2. J longs pédoncules nuiilores. niosclUnumTrsdt.

Fleurs pourpres — Oorymbe à. 4.5 oapit. — Souche stolonifère. . airain riiCliM !..

Tige I ( Souche stol. — luvol. à foliol. obtuses. Aumctl-A L.

y /iM.3fe. 1 / Corymbe à 1.5 oapit. Souche non stolonif. | Feuill, obtuses. Po)iii.uji L(,

^ 1 FI. en I g l ' Invol. à foliol. aiguës ( Feuilles aiguës . Glaciale Lacki

oorym.\ 3 1 , », ■ , t i vi'i- , • .■ ( ^°^^^ "«"^ glandul. . ctjiosdh l

„,, l-^/ -S -« Involuo. a toliol. aiguës! ., , , ,

Pedonc. i g ] Capit. \ a g 1 ( "oi'^ glanduleux . , . Sabinum Stb. ci»l

courts I S 1 „.. ) r « i Inv. à fol. obtus. ( Pedonc. étalés /.Vnrmiim.m ai

multifl.i « o 1 Poils glanduleux \ Ped. dress., à duv. étoile. Pb^altom Vil). 1 Souche à stolons radieants — Invol. ii foliol. obtuses. PEiiENSE Tauicli.

2'^ Gboupe. — Akènes de 4 millimètres, fi sommet bordé par un bourrelet non denté; aigrette à poils rudes et inégaux. — Tiges se renouvelant annuellement par des rosettes qui se développent en automne, avant la floraison , et persistent en hiver :

,„ .^ , ,., . ( Poils courts, glanduleux. Glandulifemvi Bopp.

[ Capitules solitaires { ^ ., , , , ,

/ Tige nue , soapiforme \ < ^""^^ ^«"g^' "">" gl™'!'^' ■ ''•''f''"'" ""PP-

Tiges à 1.5 capitules Saxatile Vill.

„ .,, , ., [ Plante stolonifère — Tige pq. nue.. Staticekoliosi Vill.

/t eûmes glauques, nonpoimes.l-^, , , ,„ , ,

r., .T , -1 1 Plante non (FeuiU. oaul. embrass, . Lmcophhum God.

r leurs eu 2.7 capitules / ,.„,!,-. .,, . -,

\ stoloniiere ( r euiU. oaul. sessiles . glaocdm au.

ip „ , , ) Feuilles sessiles Glahralnm Hopp. Corolles glabres i -^ .„ , ^

f Feuilles embrassantes. . . vii.lososi l.

^ „ ( Feuilles ( Invol. lâche ... . Ccrinthoides L. Corolles! , . , i T 1 i

! demi-embrass. ( Invol. serré.... ifeo-CcrmiU Pries.

1 Feuilles sessiles Vogesiacdm Moug.

Corymbe mnltiflore. ( Feuilles à court pétiole ComposUum Lp.

Corolles ciliées ) Feuilles à long pétiole Alaium Lp.

^ \ I T^ .„ , -, f Fleurs en ( Tige rameuse au sommet l'scudxi-Cerinthe Kocb

g j l Feuilles a poils

\ glanduleux

corymbe ( Tige rameuse dès la base amplexicadle l.

Tige uniflore ALPINIJ.M L.

Feuilles à poils glanduleux — Tige fouillée — FI. en 2.3 oapit. jACQm.'ii Vill.

if Fleiirs eu 1.2 capitules Lioitardi Vill.

feumèe 1 ^'°'"'^ "^^ î '^'"'^ "^'■"'' ' ''*™^"^® • • i"""""" ^i" •

( oorymbe ( Tige sans nervures. . . A„dryahulcs Viil.

Tige nue — Fleurs en corymbe Rupaire au.

lrang\ ( P^cloncul. allong. — Tige à 1 feuille. Cinaresccns Jord.

avec X ^ -l 1 ^^^'^ J'^™® L..a . ( Tige à 1.2 feuilles .... SlelUgcrum Frol. avec IFe.àpoilsV (Pedonc. courts! „.° , ., , j. .„ "

caliculfif 1 I Tige a 3.4 feuilles ... . Lœvicauk Jord.

. i H Js 1 ( Tige nue, ( FeuiU. radie, orbioul., entier. mlrORCM L.

„, ' f , ' i ou à 1.2 feuiU. j Feuill. radie, ellipt. incisées. Cœsium Fries. Fl.enoor.l brun/ . , „ - „ .„ ,, .„ ,. „. ^■

[ Tige a 2.0 feuilles — ieuill. radio, elliptiques. STLVATICCM Im.

'iSO noMPOSfiES.

3*^ (iROiiPE. — Aliènes (comme dans le groupe précédent). — Tiges se renouvelant annuellement par boui-fveons radicaux latents, qui ne s'épanouissent qu'an printemps, et forment des rosettes qui tombent ordinairement avant la floraison :

i f Feuill. isol. ( Fenill. lisses supériem'em. iiMBEll.ATliM 1..

., i Cap. en omb. ( Fenill. rudes sur les 2 faces. /Estivuii Frios. sessiies J ( Feuilles imbriqucos — Capit. en panieule. EiiiopiioniM Si.-4ni. Feuilles erabrass., cordif. — Capit. en corymbe. r/rosum Pall.

. . 1 V f , \^^' toutes! Feuilles cordiformes. Sai^adiium 1..

Style brun. l°'^'°" ..? ' ? '< embrass. j Fenill. ovales, aiguiis. HiVsik,,,,, Bernl]. Capitule j ^-^ g" '■ •■• «" ■( Feuilles infér. pétiolées, aiguiis. BoaEAi.ii Frics,

en corymbe^^ Involucre à folioles aigui-s — Feuilles à 3. .5 dents. Tridcniadim Pries.

! Toute la plante glanduleuse, j Corolles glabres — Cap. 1..5, solit. Albiddm Vill.

Feuilles incisées ( Corolles ciliées — Capit. en cor. Picroïdcs viii.

j Feuilles ( Feuill. 1 Fenill. ( Capit. gros; Cor. serré. Cjdoniœfalmm \,n. Feuilles \ entières \ radie. ) très ent. ( Cap. pet. — Cor. étolé. Pbenantiioiih's \ill nongland. loudentic.^ tomb. j Fenill. denticul. — Capit. en pan. Pyrenakum Jord. Corolles S Akènes /àlaflor.f Feuill. ent.— l.Soap. — PI. t.vel. Valdcpihsnm v,il. ^ cillées I pourpr. [ Feuilles radicales persistantes ; dentées. . . Elaihvi ?i\es.

\ Feuilles incisées à la base — Akènes gris Lycn/iifblim» l'ioi.

Epervièrk piloselle, h. pUosella L.

Oreille-de-rat, Oreille-de-souris , Veluette.

Fleurs de la circonférence ordinairement purpurines à l'extérieur, en capitules assez gros, solitaires au sommet d'une tige simple et nue. Involucre à folioles internes linéaires-aiguës, les externes obtuses. Feuilles toutes radicales, étalées en rosette, entières, obovées, tomenteuses en dessous. Sonelie rampante, à stolons radicants, quelquefois florifères. Taille de 1 à 3 décimètres. — Plante toute couverte de longs poils blancs, sétiformes. Floraison en mai.

Cette espèce, qui vient dans toute la France, se montre dans les prés, dans les bois, au bord des chemins, dans tous les lieux secs et arides, où elle se développe parfois avec une extrême abondance. Poussant plus tôt que les autres espèces du genre, et pourvue d'une racine qui pénètre à 2 ou 3 décimètres dans le sol, elle se fait remarquer : d'abord, par son extrême rusticité, qui lui permet de se multiplier et de se développer dans les sols les plus infertiles ; puis, par la faculté qu'elle possède de résister aux plus fortes gelées ainsi qu'aux plus grandes sécberesses; elle ne craint pas non plus le piétinement des animaux, et repousse parfaitement sous la dent. Tous les bestiaux la mangent, la rechercbent même ; elle passe cependant pour être parfois nuisible aux moutons ; mais cela n'a point été démontré, ce qui permet de continuer à considérer la Piloselle comme une plante de prés secs, qui pourrait, dans certains cas, être propagée avantageusement sur des sables arides, impropres à d'autres cultures.

Eperviêre orangère, h. aurantiacum L.

Epervière de Hongrie.

Fleurs pourprées ; 4.5 capitules en corymbe lâche et brièvement pédoncules. Feuilles d'un vert-gai, les radicales oblongues, pétiolées, les caulinaires plus petites. Souche rampante, à stolons quelquefois manquant. — Toute la plante hérissée de longs poils noirs et couverte supérieurement d'un épais duvet étoile.

La plus remarquable du genre par la beauté de sa fleur, cette espèce vient communément sur les pelouses et les pentes herbeuses de la plupart des montagnes de France, où les bestiaux la mangent volontiers. Elle est souvent cultivée dans les jardins.

Eperviêre auriculée , H. auricida L.

Grande Oreille-de-rat.

Fleurs toutes jaunes ; 3. .5 capitules oblongs, très brièvement pédoncules. Feuilles radicales en rosette, lancéolées-obtuses, nues et glauques sur les deux faces, ciliées à la base : une seule

(:().\ii'()Ki'';i',s. 13I

Ibuillu Crtiiliniiivc tvh» petite. Soiiclio h Ktoloiin viirli(!ii,iix , liérisHi'» h l'ijxtrc'^niit'''. -■ Klorninoii en 111 ni.

Vient dans toute lu Franco, excciité iliuis la n'^ioii iiii'diton'iinc'onnr;, et 80 rencontre nsnez abondamment lui linrd des fossés et dos mure», dans les bois et les pâturages sablonneux un peii humides, oii parfois oUo so multiplie il l'oxofes et couvre do prandes étendues, ce qui a pcn il' inconvénients, les animaux mangeant tous cette plante avec plaisir.

//. pumilum Lp., Ileurs jaunes; 1.3 capitules on ombelle courte; tige presque nue, de :) Ji 12 eentimttros; toute la plante glanduleuse, — assez abondante dans les piltnrages élevis des Pyrénées-Orientales et des Alpes;

H. nijmosum L., Ileurs jaunes ; capitules nombreux on cymo onibellilVirnio; tifço du l.ii décimiStres; plante poilue, non glanduleuse, — commune sur les pelouses sèches des collines chandes et arides des montagnes de l'Est, et notamment dos Alpes-Maritimes ;

//. prcsattnm Vill., Ileurs jaunes; capitules petits, très nombreux, en corymbe lâche; tige rameuse, de 3.(i décimètres; souche offrant parfois des stolons florifères, non radicants ; plante à poils glanduleux, — assez commune, et venant dans toute la France, au nord et au midi;

//. praiense Tausch , fleurs jaunes; capitules nombreux, en corymbe serré; fouilles sinuées- (lentieulées, velues sur les deux faces; tige simple, glanduleuse au sommet, — dans les prairies humides des Vosges, des montagnes de la Côte-d'Or et du Sud-Est;

H. saxatik Vill., fleurs jaunes; 1..5 capitules si longs pédoncules; feuilles entières, .aiguës: tige soapiforme, nue, do 1 à 2 décimètres; souche très laineuse au collet; plante poilue-glanduleuse, — dans les Alpes du Daupliiné, la Lozère et les Pyrénées centrales;

H. staticœfotium Vill., fleurs jaune soufré; 1..5 capitules, à pédoncules longs, éoailleux, renflés au sommet; feuilles presque toutes radicales, linéaires-lancéolées, denticulées, glabres; tige ii rameaux écartés, de 2.3 décimètres; racine émettant des stolons bypogés, — répandue dans toutes les vallées des Alpes dauphinoises et du Jura méridional ;

H. glaucum AU., fleurs jaune doré; 2.7 capitules, — mêmes lieux que la précédente;

H. mllosum L., fîeurs jaunes; 1.5 capitules grands; involucre à folioles très larges, étalées, très laineux ; feuilles très poilues, les inférieures oblongues, dentées ou crispées, les supérieures entières, embrassantes; tige fouillée, de 1 à 4 décimètres; plante toute hérissée, laineuse, — très variable de formes, offre des variétés nombreuses, qui se montrent dans le Jura, le Mont-d'Or et ja région élevée des Alpes, avec une abondance parfois extrême;

//. vogcsiacumMoug., fleurs jaunes; 1.3 capitules; feuilles presque entières, aiguës, hérissées seulement au bord et sur la nervure centrale, les radicales pétiolées; tige flexueuse, lisse, de 2 à 5 décimètres, — assez répandue dans les prairies des Vosges surtout, puis dans celles du •lura, des montagnes du Centre et des Pyrénées;

H. amplexicaiitc L. , capitules en corymbe ascendant très long ; feuilles lancéolées , à dents larges à la base, embrassantes ; tige de 1 à 3 décimètres ; plante poilue-glanduleuse, — prés et pentes sèches du Jura, des Alpes, des monts d'Auvergne, des Pyrénées;

H. Alpinum L., fleurs jaunes, en capitules ordinairement solitaires; involucre à folioles larges et très obtuses; feuilles oblongues ou spatulées, pétiolées; tige à 1.3 feuilles, de 1 il 2 décimètres; toute la plaute poilue-glanduleuse, — bonne plante fourragère, fort répandue dans les pâturages des Alpes du Dauphiué;

H. Jacquini Vill., fleurs en 2.3 capitules; feuilles radicales peu nombreuses, quelquefois nulles, longuement pétiolées, ovales, incisées, pinnatifides à la base: toute la plaute glanduleuse. — assez commune dans les Pyrénées, les Alpes et le Jura.

Epervière des murs, h. murorum L.

Herbe à l'Epervière.

Fleurs jaunes, eu 5.7 capitules formant un corymbe étalé. Involucre à folioles toutes aiguës. Feuilles minces, ovales, plus ou moins dentées ou lobées à la base, longuement pétiolées, couvertes de longs poils, les radicales nombreuses en rosette, les caulinaires r.ares on nulles. Tige presque niie, subscapiforme, de 2 à 5 décimètres.

PInnto trf'a polymorplio, offrant, dans la forme, la vestitiire, l'naiieot des fouilles, de nombreuses variétés, dont beaucoup d'nutours ont fait des espèces distinctes. Très commune dans toute In France, cette espèce se rencontre partout, habite les altitudes les plus diverses, les vieux murs, les lieux moutuenx et arides, principalement les bois et champs incultes des collines granitiques, les sols argileux dos montagnes. Tous les animaux la mangent, et les chevaux mOnie la recherchent.

EpERViÈnE DES DOIS , H. sylvaticum Lm.

Fleurs jaunes, en capitules peu nombreux, formant nue pauioule corymbiforme. luvolucre à folioles aiguës. Feuilles oblongues presque entières, dentées ou incisées à la base, il pétiole ailé, les radicales peu nombreuses; tige rameuse, à 2.5 feuilles. Taille de 3 ii 6 décimètres.

Plante offrant, comme la précédente, de nombreuses variétés, et également fort répandue dans toute la France, principalement dans les régions montagneuses du Midi et de l'Ouest, où elle habite surtout les bois et lieux incultes. Est mangée aussi par tous les bestiaux.

Epervière en ombelle, h. vmbellatum L.

Fleurs jiiuues. Capitules eu ombelle, parfois en panicule. Involucre à folioles en rangs nombreux, les externes aiguës et réfléchies, les intei'nes dressées, obtuses. Feuilles nombreuses, étroitement lancéolées, dentées à la base, lisses supérieurement, sessiles , non embrassantes. Tige rameuse aii sommet, feuillée, de 5 à 10 décimètres. — ■ Plante à peine pubescente, un peu lactescente.

Plante très commune et répandue dans toute la France, où elle habite des lieux fort divers, les buissons et les bruyères , les bois et lieux secs , les pentes herbeuses des montagnes et les prés. Mangée par tous les bestiaux , elle constitue la principale des Epervières à tige feuillée, qu'ils broutent avant la floraison, et celle qu'ils paraissent généralement préférer. Desséchée, elle laisse un produit de peu de valeur à cause de la dureté et de la grosseur de ses tiges nues et des poils qui la recouvrent au moment de la maturité.

H. isslioum Fries, feuilles rudes sur les deux faces, devenant très noires par la dessiccation,

— espèce très voisine de la précédente, qu'elle accompagne dans les hauts pâturages des Alpes, où elle abonde principalement;

H. eriophorum S'-Am., capitules en pauioule ombelliforme ; feuilles très rapprochées, imbriquées, sessiles et non embrassantes, régulièrement dentées en scie ; tige rameuse au sommet, de 5 à 9 décimètres; toute la plante recouverte d'une laine épaisse et abondante, qu'elle perd par la culture, — vient sur les bords de l'Océan, dans toute la région des Landes; repousse les bestiaux par son duvet laineux ;

H. sabaudum L., capitules en grappe corymbiforme; feuilles ovales, cordiformes, embrassantes, — répandue dans les montagnes de l'Est, du Centre et de la région pyrénéenne, où elle habite les bois des collines ;

H. boréale Fries, capitules en corymbe étroit, à pédoncules raides, écailleux; involucre à folioles larges, obtuses, appliquées; feuilles nombreuses, entières ou irrégulièrement dentées, les inférieures pétiolées , les supérieures plus étroites et sessiles ; tige rameuse au sommet , de 5 à 10 déeimètres, — espèce offrant de nombreuses variétés; assez commune dans les bois de toute la France ;

B. albidum Vill., fleurs en 1..5 capitules solitaires; feuilles laucéolées-liuéaires presque embrassantes, dentées en scie; tige nue à la base, très feuillée supérieurement, de 1 à 2 décimètres, — habitant surtout les contrées montagneuses;

H. prenanthoïdes A^ll., capitules en corymbe étalé; tige très feuillée, de 3 Ji 10 décimètres,

— fort répandue dans les Vosges, le Jura, les Alpes et les Pyrénées.

COMPOSKUS.

Genre ANOUYALI':.

AN Dit Y A LA I,.

Fleurs jaunos, capitules en oorymbe ; ri'Oeptiiolo garni de longues soies; — involut:re a folioles presque égales, sur 1.2 rangs, les externes en calicnle; — ahincs trf'S petits, ii 10 côtes, formant prolongements au sommet ; aigrette trts caduque, à soies raides, dcnticnlées, d'un blanc sale. — Plantes couvertes d'un duvet cotonneux blanchâtre, et prenant îi la dessiccation une teinte rousse prononcée.

A. sinuata L., capitules nombreux, en corymbe serré, très brièvement pédoncules; feuilles inférieures roncinées ou pinnatifides; tige simple de 4 il 8 décimètres; annuelle, — espèce commune dans tout le centre, l'ouest et le midi de la France, et venant dans les lieux secs et caillouteux, au bord des champs, des bois, dans les vignes; ne formant qu'un mauvais fourrage à cause du duvet qui la couvre ;

A. integrifolia L., feuilles inférieures entières, — simple variété de la précédente;

A. Ragusina L., capitules peu nombreux, en corymbe étalé, longuemeut pédoncules; feuilles oblongues, incisées ou dentées; tiges multiples de 1 à 3 décimètres; vivace, — lieux escarpés des Pyrénées et des Alpes;

A. incatm DC, feuilles oaulinaires très entières, — analogue it l'espèce précédente, qu'elle accompagne ordinairement.

Genre CREPIDR. — CltEPIS L.

F/eurs jaunes ; capitules ordinairement en corymbe; — (ikém^s à sommet aminci, non ternjinc en bec, pourvu de côtes ou stries longitudinales et d'une aigrette à soies capillaires d'un blanc de neige. — Feuilles roncinées ou pinnatifides.

Genre comprenant un certain nombre d'espèces, dont plusieurs abondent dans les prés et les champs; d'autres sont cultivées dans les parterres. Elles possèdent les propriétés amères et toniques des Epervières, qu'elles accompagnent communément, et sont de même recherchées des bestiau.\, notamment quand elles sont jeunes. — Ci-après le tableau des espèces

indigènes

Ak. à 10.13 côtes

Ak. à 20 côt.

Stigm.

jaunes.

Tige nue, \ soapiforme

Feuill. non

glandul.

)Inv. àfoliol.

Uoutes égal .

Stigm.

jaune

I Stigm.

brun

Feuilles glandul.

Fol. ext. étalées — Réc. velu. BIENNIS Fol. ext. appliquées — Kéc. nu. VIRENS Fol.glabr.j Fol. ext. appliquées à l'intér. ( Fol. ext. étalées. . .

Folioles velues ;i l'intérieur . .

Invol. à fol. ext. très courtes.

AaneSTis

SCABBA TECTORIM POLCHRA Blatlarioidcs

Ak. plus long que l'aigr. — Capit. solit. — PI. gland

,, . , ,, . ,^ (Capit. solit. — Feuil. rad. roncin. Gbandiflora Tausrli. Ak. égal. 1 aigrette! „ .. ., ,.

° ( Capit. en cor. — reuil. radie, eut. SDccis.ErouA Tausch

Ak. plus courts ( Invol. Ji longs poils noirs glandul . Lampsanoiitci

que l'aigrette ( Invol. blanc-tomenteux Pygmœa

Capit. ( Ak. à 15.18 côt. — Souch.tronq. — FI. orang. aobeà

solitair. ( Ak.àfi.S côt. — Souch. à div. tub. — Fl.jaun. Bulbosa

Capitules en corymbe — Souche fronq. — FI. jaunes. PaaMOBSA

DC

NilJ.

jf

fausrh.

■li.

uuscb.

Frol.

Cass.

Ca^^.

ruutcb.

Grépide bisannuelle, C. bicnnis L.

Chicorée d'hiver. Fuselée biennale.

Capitules grands en corymbe large; réceptacle velu. Involucre îi folioles linéaires, poilues en

'l3'i ' i;().MiMisKi;s.

dedans, les externes étalées. Akènes longs, à 10 côtes nigneiises. Feuilles oblongues, miles, poilues, les radicules pétioK^es, dressées, les caulinaires plus petites, anriculi'cs-eiiibnissiintes. Ti^e rameuse, vcUio-liiTissée, de (i il 10 dt^oiinJ'tres. Bisannuelle.

Kspc'ce cnmninne dans tonte la France, venant sur les collines et dans les pûturascs, notamment dans les prés frais et substantiels, oii elle abonde parfois an point de constituer l'espèce dominante. Recbercbée de tons les bestiaux, des porcs surtout, qui en mangent avec avidité les feuilles et les racines, elle fournit dans certaines campagnes une ressource principalement utilisée pour la nourriture des vaches, auxquelles on en donne les rosettes vertes, qne des femmes vont ramasser Ji cet effet durant toute la belle saison. On a même conseillé sa culture comme fourragère; se conserv.aut fraîche tout l'hiver, elle offrirait l'avantage, d'après lîosc, de fournir, pendant cette période de l'année, un fourrage vert pour les moutons. — Offrant d'ailleurs les qualités • de la Chicorée, elle pourrait être semée dans les mêmes sols, aussitôt la maturité de la graine, en juillet et août; pnis coupée, deux ou trois fois, l'année suivante, et même, ne portant pas de graine, se conserver pour un nouveau pâturage d'hiver, après quoi elle serait abandonnée aux porcs.

CnÉPiDE vRRD.vTRE, C. vireii.s Vill.; C. neglecta L.

Kleurs externes rougefitres en dessous; capitules petits et nombreux ; réceptacle nu. Involucre il folioles tontes appliquées. Akènes courts, à 10 côtes. Feuilles radicales en rosette, quelquefois détruites à la floraison , les caulinaires sagittées. Taille de 2 Ji H décimètres. — Pla)ite presque glabre, d'un vert très clair. Annuelle.

Espèce venant partout, dans les prés secs et les champs sablonneux, au bord des chemins, et mangée avec plaisir par tons les bestiaux. — -Elle offre plusieurs variétés, dont quelques-unes ont été considérées comme des espèces particulières; tel est principalement le C. difj'usa DC. (Crépide de Dioscoride), à rameaux diffus, la plus répandue et la plus propre h être pâturée.

C. ugresti.^ W. K., involucre hérissé de longs poils noirs et de poils glanduleux, — venant dans les prés de toute la France ;

C. scabra DC. , réceptacle alvéolé, fibrilleux; akènes très courts; feuilles rudes, hérissées; tige grêle, — se montrant dans les lieux secs, sur les collines peu élevées des régions montagneuses du Centre et du Midi, de l'est à l'ouest de la France.

Cbépide des toits, c. teclorum L.

c. à feuilles de Ckondritle.

Capitules en corymbe très étalé; réceptacle alvéolé, presque nu. Involucre à l'olioles exter- Vies Unéaires-sétacées, étalées. Akènes à 10 côtes hérissées, atténués en bec. Feuilles radicales étalées, les caulinaires très longues, linéaires, sagittées, roulées par les bords. Tige rameuse, de 3 il ti décimètres. Annuelle.

Abondante dans presque toute la France, venant dans les prés secs, dans les lieux incultes, sur les toits et les vieux murs, et parfois très commune, surtout dans les prés et prairies artificielles des terrains secs, sablonneux ou calcaires, cette espèce est , comme les autres du genre, recherchée des bestiaux, surtout quand les feuilles sont vertes et jeunes, car elle durcit en vieillissant, et, h cause de cela, nuit ii la qualité du foin auquel elle peut se trouver mêlée.

C. pulchra L., corymbe serré; involucre sur 2 rangs, l'externe très court; akènes du bord seuls hérissés; tige nue au sommet, poilue-visqueuse, de 3 à 8 décimètres, — belle plante commune dans presque dans toute la Franc et habitant les lieux les plus divers, les sommets montagneux, les terrains pierreux des vallées et des collines, les prés et les cultures, où les animaux la recherchent peu d'ailleurs ;

C. grandiflora Tausch., capitules grands, solitaires ou peu nombreux; plante de 2 à 5 décimètres, un peu visqueuse, — pâturages élevés des Alpes, des Pyrénées et d'nne partie des montagnes du Centre, où les animaux la mangent sans la rechercher;

C. succisœfolia Tausch.. capitules petits; feuilles presque entières: plante glanduleuse, —

— prairies ut |)r»''S bois/ia des nioyonnos nîgions <!«» I*vr<'Mi{'ios-nricntjii«H, rloR tnonta^tie» 'lu Centre et du .iiirn ;

C, aurca Cass., Lmntodon anrauvi L,, lleiirs oi'aii;^<'es ; caiiitiilus solitaires; lciiill(;fi t'jutcs radicales, <^tal(!ies on rosette, R|)atiiii''es, dontées. ^laliros et hiisantos. — liantes prairies du dura . des Alpes et des Pyrénées ;

C. prasmorsa Tanscli., Uicracium prscmormm h., (lein-s jaune pâle; capitules en f<ru|jpe oblongne serrée; feuilles toutes radicales, obovées, presque entières, drossées, — régions montagneuses de l'Alsaoe et de la Lorraine, so développant quelquefois en abondance sur les calcaires jurassiques de ces contrées, où elle est |iiirtienlh''re.nient reebercliée du bétail.

Genre BARKHAUSIE. — BARKHAUSIA Moent.h.

(Caraetferes du genre Crépis). — Aliènes terminés eu bec formant pédicule à l'aigrette.

— Feuilles roncinées-dentées ou pinuatiiides, les inférieures pétiolées à lobe terminal plus grand . les supérieures divisées ou entières, ordinairement pourvues à la base do 2 oreilles incisées, embrassantes.

Genre très voisin du précédeiU, avec lequel il a élé (;onfond\i fjar beaucoup d'auteurs, el, olfrautun certaiu uonibr;.' d'espèces, qu'on rencontre principalemeiit dans les lieux secs des régions de l'Est ou du Stid , et dont quelques-unes seulement se trouvent mêlées parfois aux plantes fourragères.

— Ci-après le tableau des espèces indigènes communément admises :

f Involuore à folioles imbriquées — Akènes à bec très court . . . Albtda Cass.

,„ ,. , ^ 1. ( Ak. à bec et pédicelle courts. Yesicaria Spreng. 'roliol. extern, arrondies J ,,,,,,.,,,

( Ak. a bec et pedicelle longs, tlpina DC.

( Bec très long Enica-jolia fiod.

Sti^m. \ n-lab-^ ] ^^° I '^'^^ dressée tabaxacifoli.4 dc.

< I S I '" " l \ brun 1 '^ ' court | Tig. coucb. , eu touff. Recohnita DC.

^\â I 1 ^ f Fol. oxt. ) Involucre poilu Setosi uc.

ai M \ £ i linéaires ) ( p.. „„„,.» „ „„ . .„.

^ J ^ •" ' I / T^ -Il '• i- ' ■ ) l>eCC0UlT. Sltrfri'nmna lu.

^ ' » I r euiil. cauiiii. imeair < "

"^ I fstig. jaune! (Bec long. Lcontodonioïdes^eh-hU.

\ Feuilles caulinaires dilatées .... iselliilifalium UG.

, , , ( FI. jaunes — Capit. en corymh. Foetida dc.

, Akènes exter. ;i bec plus court ( „, r, ■ -, ,. ■

( i'I. roses — Capitules solitaires. Rubra Mouch

B.iRKH-iusiE X FEun^LES DE PISSENLIT, B. taraxacifoUa DC.

Fleurs jauues, celles de la circonféreuee purpurines en dessous. Capitules eu grappes pauciflores au sommet de longs rameaux. Involuore à folioles linéaires, velues. Akènes assez longs, fusiformes. Feuilles rudes, liispides, étalées-dvessées , les caulinaires k oreilles embrassantes parfois très dilatées. Tige dressée, striée, rameuse dès la base, pubeseente. Taille de 4 ii H décimètres.

Espèce fort commune dans toute la France, et venant spontanément sur les collines, au bord des oliamps et des cliemins, dans les prés et pâturages secs, et dans les fourrages artiticiels, oii elle abonde communément, et auxquels elle communique ses propriétés amères et toniques. Klle est, d'ailleurs, recberehée des bestiaux, comme toutes les espèces du genre Crépis.

B. recoynila DC, très voisine de la précédeute : tiges sans feuilles, plus courtes, couchées, naissant eu grand nombre du sommet de la racine, et formant des touflFes; floraison de deux mois plus tardive, — venant surtout dans l'Est et le Jlidi, où elle abonde sur tontes les collines, dans les lieux secs et au bord des cbeniius :

B. setosa DC, fleurs uniformémeut jaunes; involucre à folioles externes très étalées; toute la plante hérissée de soies longues et raides, non glanduleuses. — montagnes de l'Est, du <^eu-

tre et du Midi , dnns les clinmps, parmi les rteoltes, et dnna les praivies artificielles, priiu'i|>iilcmoiit dans les vieilles luzernitres ;

H. fwlida DC, Crcpis fa'tida L. , fleurs jaunes, celles de h\ circonférence purpurines en dessous; involuere i\ folioles appliquées sur les graines externes; plante poilue-Klnnduleuse, fétide dans toutes ses parties, exlialant, surtotit quand on la froisse entre les doigts, une odeur désagréable, — lieux secs et stériles, pierreux ou sablonneux, nu bord des chemins et ulmmps en friche; repousse les animaux.

Genre CHONDRILLE. — CHnyjmiUA h.

F;ei(i'*- jaunes, sur 2 ou plusieurs rangs; — involucre i\ folioles unisériées, avec calicnle; — alihies à couronne épineuse, du centre de laquelle naît un bec allongé, tiliforme, portant une aigrette blanche, à poils simples. — Feuilles oblongues, les radicales en rosette, laciniées, les eaulinaires plus étroites, entières ou dentées.

Ch. juncea L , capitules solitaires ou géminés, brièvement pédoncules; couronne de l'akène k 5 dents; tige très rameuse, hérissée à la base, de 6 à 12 décimètres, — espèce offrant phisieurs variétés, venant dans toute la France, et commune partout dans les lieux pierreux et arides, les champs sablonneux, les vignes et les bois au bord des chemins; peu propre à être consommée ;

C. stipitata Scbultz, capitules longuement pédoncules; akènes à couronne éoailleuse; feuilles presque toutes radicales, — dans les prairies des Pyrénées ;

C. prenanthoïdes Yi\l., capitules nombreux, en large panicule; akènes à couronne éoailleuse; plante glabre, — lieux seos des régions du Sud-Est.

Genre PISSENLIT. — TARAXACUM Jiiss.

Fleurs jaunes, nombreuses, sur plusieurs rangs, en capitules subcylindriques, solitaires, au sommet de pédoncules radicaux; réceptacle nu, alvéolé; — iniiolucre à folioles lancéolées, sur 2 rangs, les externes eu calicule; — amènes presque comprimés, écailleux-épineux vers le sommet, pourvu d'un bec long et filiforme, supportant une aigrette blanche, à poils capillaires, formant a la maturité une tête globuleuse. — Feuilles toutes radicales; — tige nulle.

Genre comprenant un petit nombre d'espèces, très voisines les unes des autres, et ne constituant peut-être que de simples variétés. — A l'exemple de beaucoup d'auteurs, nous envisagerons ainsi nos divers types indigènes.

PISSENLIT COMMUN. — T. DENS-LEONIS Desf.

Noms vulgaires. — Dent-de~lion, Liondent, Laitue de chien, Salade de taupe. Couronne de

moine, Cochet, Chopine.

Feuilles étalées en rosette, oblongues, pétiolées, ronoinées, à segments aigus, le terminal plus ample. Racine fusiforme, pivotante. — A'ivaoe. — Plante renfermant dans toutes ses parties un suc estraotif laiteux , amer, qui communique ses propriétés au végétal.

Cette espèce, l'une des plus communément répandues sur tout le territoire français, est une de celles, aussi, que l'on trouve avec le plus d'abondance dans les lieux les plnsdivers. Elle vientpartout.au Nord et auMidi. sur

i;().\ii'nsi5n;s. 437

lus l'ivagos (11.' l:i un'.i- cl, .slu'Ih.s plus hiuilos iiioiil;i,;:iics. sur h^s luriMius sei;s el; arides, comme dans les lieux les plus marécageux, cf. m\. l'une des premières à apparaUro s\u' les ébonlemonts , les sols nouveaux ou remués, entre les pavés, sur les vieux murs, elc. Mais elle alionde surtoul, dans les prés el prairies do touf.i' uaUu'(î, on, yrâce à la légèreté de ses gi'aiiies, dispersées dans tous les s(mis ])ar les vents, ello se propa^K; avec une extrême i';i]iidili''.

Propriété!! et nmplol du Pissenlit.

Phmte très précoce et fleurissant presque toute l'année, du coumiencemeut du printemps jusqu'à l'iiiver, le Pissenlit se distingue, en outre, par sa remarquable rusticité. Il résiste aux plus grands froids, ainsi qu'S l'humidité et à la sécheresse, ce (ju'il doit à sa longue racine, qui passe entre les jiicrres et les cailloux pour aller chercher la subsistance de la plante jusque dans les couches les plus profondes du sol.

Gomme espèce fourragère, le Pissenlit peut être placé au [iremier rang. Il est recherché avec avidité par tous les bestiaux , pour lesquels il constitue une nourriture agréable au goût, saine, tonique, facile à digérer et très nourrissante, qui profite surtout aux bêtes d'engrais, aux vaches laitières et aux moutons, auxquels on peut le donner, soit dans le râtelier, soit comme pâture.

Malgré ses qualités, et bien (|u'extrèmement comumne dans les prairies, cette plante est, en général, regardée comme plus nuisible qu'utile. Aussi quelques agronomes, Sprengel notamment, ont-ils cherché à la réhabiliter auprès des cultivateurs, en e.xprimaut le désir qu'on essaye, en la cultivant, d'en tirer un meilleur parti qu'on ne l'a fait jusqu'à ce jour. Ils signalent ainsi, parmi les avantages qu'offre cette plante, outre le goût prononcé que manifestent pour elle tous les animaux : sa facilité à venir sur toute espèce de terrain, excepté seulement sur les sables trop secs ou les endroits absolument marécageux ; sa robusticité, grâce à laquelle elle résiste aux intempéries atmosphériques de toute nature; sa précocité, qui autorise à la compter au nombre des plantes qui apparaissent les premières au printemps: sa longue durée, qui la fait se prolonger jusqu'à la fin de l'automne ; sa facilité d'appropriation à toutes les prairies, lui permettant, dans les prairies artificielles, de s'élever à la hauteur des autres espèces fourragères, en donnant des feuiUes qui, dans les bonnes terres, atteignent 3 à 4 décimètres de longueur, et. dans les prés ou pâturages, de s'étaler sur le sol, ce qui la rend ainsi propre à être fauchée aussi bien qu'à être pâturée ; sa facilité enfin à repousser soil sous la dent, soit après avoir été coupée à la faux.

A ces avantages divers, le Pissenlit joint celui d'une culture facile. Il peut être semé sur tous les sols, de préférence cependant, dit Sprengel. sur ceux riches eu sel commun, en sels alcalins, en gypse et phosphate de chaux, substances pouvant être, d'ailleurs, ajoutées comme amendements sur les terrains qui n'en seraient point naturellement pourvus. La graine, aisée à

l3S ' ClIMlHlSIOUS.

rci'iu'illir [H'iiihiiii iiiic partie di' lu saison, sera cxlrailc parle hallage an Iléaii , après \iiie ili'ssiecaliun iriiiie ipiiiizaiiie île jiHirs. puis suuiée. |)ai'clessus les eéréales iriiiver, avec du Irèile, des graminées ou autres fourru- ^^ères, dans la proportion de 4 à 5 kilo.u. par lieetare. Si le sol psI de bonne Hualili'' et arrosé, la jilaute lèvera en peu de Joiirs, el l'on aura, poni' Fan'ièresaisoii. un pâturage excellent [«mr les moutons, le gros bétail et mémo les chevaux. Il pourra durer plus ou mouis longtemps, suivant les plantes auxi[uelles aura iHé mêlé le Pissenlit, et a la rupture du pré. les prolbndes racines de la plante auront contribué à la bonification du sol.

Le Pisseulit, un'irissant et durcissant vile, difricile à desséclier. et perdant, par la dessiccation, l'amertume qui plaît, particulièrement aux animaux, serait, comme foin, d'un usage peu avantageux. Si on voulait le conserver, le seul moyen convenable serait de le stratifler avec de la paille ou d'autres végétaux secs ; ou pourrait, de la sorte, en tirer un bon parti, tout en ajoutant à la valeur alimentaire des plantes avec lesquelles il se trouverait mêlé.

Le Pissenlit, peu en faveur conmie plante foui'ragère, est, au contraire, très généralement estimé comme espèce culinaire. Dans nu grand nombre de localités, ses feuilles, cueillies de bonne heure, sont consommées soit crues, sous forme de salade, dont on apprécie l'amertume agréable, soit cuites, à la façon de la chicorée. Les habitants du nord de l'Europe en mangent même les racines, crues ou cuites; elles constituent un mets agréable et sain qu'on pourrait manger partout. Le Pissenlit réservé aux usages culinaires n'est point, en général, l'objet d'une culture spéciale. On se borne à le recueillir dans les prés et pâturages, où il pousse naturellement. Quelques horticulteurs, toutefois, ont essayé de le cultiver dans ce but, à la place de la chicorée sauvage, de la barbe-de-capucin, et ont pu s'assurer que le Pissenlit pourrait, de la sorte, être obtenu facilement et donner une salade très savoui'euse, supéi'ieure même, par le goût, à la chicorée.

On a, enfin, tenté quelquefois d'utiliser en médecine les propriétés toniques de cette plante, qui ainsi a été conseillée comme apéritive. stomachique, détersive. et aussi comme laxative et diurétique.

Variétés du Pissenlit.

Les variétés diverses otièrtes par le Pissenlit commun s'établissent sur des caractères tirés principalement : du port de la plante, des divisions plus ou moins profondes des feuilles, de la disposition des folioles de l'involucre et de la couleur des graines. Celles de ces variétés généralement admises en France sont les suivantes :

Le T. officinale Wigg. , involiici'e à folioles externes réilécliies ; akène gris-olivâtre; feuilles ri>ucinées-pinnatifides, à segments triangulaires; pédoncules dressés, — variété la plus commune, celle que l'on trouve partout, dans les décombres et les lieux cultivés, principalement dans les prairies et les pâturages :

i;i)MW)SKEIS,

YM

Le T. luingiilmn IK'., irivoliicrc à folioles oxtei'iieH litiilée» ; t'eilillus i\ :<egiii>;iitii liili'fairc.ideiités; pédoiioiiles courts, imiltiplos , — plante , formant fie petites touffe», abondantes «iirtoiil dans les lietix secs et les bois découverts, au bord dos cbomins et sur les pelouses calcaires ; beaucoup plus précoco que la variété principale;

Le 7'. l'vylhïQspermU'm Arnixd'i , iuvolucre, touilles ot port de lu prt''cr*dente ; ako.iie rouvrebrique, — cotes de la Normandie;

Les ï'. leitcosiiiirmum Jord., akène blanc; feuilles n segments ovales; — 7'. abovatuni D<j.. akènes fauve-pflle; feuilles obovées, peu dentées; — T. gymnanthmn DC, involucre à foliole!^ externes drossées; akène gris-fauve; feuilles ii. segments triangulaires, tondinnt avant la floraison, — variétés babitant les sables et rocliers do la région méditerranéenue ;

Le T. [laluslre V>C., capitules volumineux; iuvolucre il folioles toutes appliqui'es; aki'iic grisverdàtre; feuilles variables, oblongues, larges ou linéaires-entières, — la plus commune après la variété principale, so montrant couiine elle partout, mais ))rincipalement dans les bois ot les pré= humides et herbeux.

Genre LAITUE. - LACTUCA T.

f7eur.s jaunes ou bleues, en capitules pauciHores, groupés en large corvnibe ou en panicule : réceptacle nu; — invoUtcre eytindroïde, à folioles inégales, les externes phts courtes, ordinairement imbriquées; — akènes comprimés, pourvus de côtes, brusquement terminés en bec capillaire, supportant une aigrette blanche, à poils simjdes. — Feuilles plus ou moins découpées ou pinnntitides , les caulinaires ordinairement aurioulées-sagittées à la base, parfois aiguillonnées sur In nervure médiane; — ■ tige forte, rameuse.

Genre comprenant un certain nombre d'espèces herbacées, annuelles , bisannuelles ou vivaces, la plupart renfermant, clans leurs diverses parties, un suc laiteux, anodin, ou bien acre et narcotitjue el toujours abondant, communiquant, aux plantes qui les renferment, des propriétés vénéneuses plus ou moins prononcées. Elles croissent partout , surtout dans les lieux secs et dans les champs, qu'elles infestent quelquefois. Quelques-unes peuvent être utilisées comme fourragères; mais, en général, à l'exception d'une seule, cultivée comme plante potagère, elles n'ont qu'une faible importance économique. — Voici le tableau des espèces indigènes :

Bec [ Feuilles glabres, cordiformes SATIVA L.

Ipq.égal! Feuilles hérissées, ( Ak. hérissés. . scAEioti L.

Jiilagr. ! sagittées l Ak. glabres .. Vibosa l.

Bee plus long que la graine S.u.iuNi L.

C/iniai Vill.

, avec calicule — Bec court. . jioBiLi; Fres.

„ .,, . Fleurs unioolores — Panicule serrée

l'euules 1 / T> • , .

j , i T^, , . , ) ranicule serrée

deeurreutes / Fleurs bicolores. .

[ Inv. àfol.

Feuilles \ imbriq.

non décnrr

) [ Bec très court. .

' Invol. à foliol. sur 1 rang.

\ Fleurs bleues .

C/*or«/n7/(r/b/irt Bor .

Viminea Link.

Panicide large et ramifiée , . R„moss!ssimn Gnd.

( Akènes allongés — Tige épaisse. ... Pere.nnts l.

i Akènes courts — Tige grêle Tenerrima Pourr.

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