‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 71 sur 138 · L.iiTUE CULTIVÉE, L. sativa L · texte numérisé non relu

L.iiTUE CULTIVÉE, L. sativa L

Fleurs jaunes, en capitules très nombreux, brièvement pédicellés, en grappes formant tiue panicule grande, serrée, très feuillée, avec bractées presque orbieulaires, embrassantes. Akène brun-grisâtre, légèrement hérissé au sommet , à bec presque égal à la graine. Feuilles molles obovées, entières ou plus ou moins roncinées, les caulinaires cordiformes-embrassantes. Ti^e dressée, rameuse, à rameaux grêles, lisses. Taille de 6 à 12 décimètres. — Plante glabre. Annuelle.

f^ette espèce, qu'on suppose originaire d'Asie, et qui vient parfois d'une manière subsponta-

néa Autour des Imbitiicious, se renountic ii |>cm proK iiniquemont dans les Jurdiiis potagers, où olli^ est cuUiviSe do temps imméinorial pour les usages do la table. Sous riniluenco de la culture, elle s'est lrnnsfbrim>c en un très prand nombre de variétés se rattaclmut à plusieurs types principaux, dont quelques auteurs ont fait des espi'cos distinctes i

La T.aiti:e romaine on Ciiicon , L. S, lonriifolia I.m., ii feuilles planes, droites, oblonguos, rétréoiss il la base, entières ou à peine dentées, ii nervure dorsale lisse, imbriquées avant la floraison ; tigo allongée, feuillée, — variété qui parait celle se rapprocbaiit le plus du type naturel, et se distinguant, en outre, par sa saveur plus douce; elle offre plusieurs sous-variétés caractérisées par la couleur des feuilles, tantôt d'un vert plus ou njoins foncé, tantôt blondes ou fauves tachetées;

La Laitue pommée, L. S. capitala (". lîauh., feuilles presque orhionlaires, très concaves, ondulées, fi nervure dorsale lisse, imbriquées et réunies en tête comme celles d'un cbou avant la floraison; tige brièvement rameuse, — offrant un plus grand nombre de sous-variétés que la précédente, distinguées de même par la couleur verte, blonde ou fauve tachetée des feuilles, et parmi lesquelles les horticulteurs reconnaissent principalement les Laitues de printemps, les Laitues d'été et les Laitues d'hiver;

La Laitue fkise'e, i. S. crispa L., feuilles planes, dentées, sinuées-crénelées on pinnatiiides , ondulées, crispées, :i nt^rxin-e dorsale aiguillonnée, étalées en rosette avatit la. floraison: tige rameuse an sommet :

La Laitue epinard, L. S. laciiiiala Roth., feuilles laciniées, découpées à peu près comme celles du chêne.

Ces différentes variétés de Laitues et leurs sons-variétés sont toutes soumises au même mode de culture, semées sur couche, à des époques variables suivant l'espèce, et repiquées en ligne, en liant les feuilles, pour la Laitue romaine, afin que la tête s'emplisse mieux. Sons l'influence de cette culture, les feuilles blancliissent, s'étiolent, perdent de leur amertume naturelle, deviennent ainsi plus ou moins tendres et succulentes et propres à l'alimentation. Cueillies sur la plante jeune, elles constituent, crues ou cuites, une nourriture saine très rafraîchissante, que l'on mange dans tous les pays. Si on laisse monter la plante, toutes les parties renferment, au moment de la floraison, un suc propre doué de propriétés calmantes et fournissant une substance médicamenteuse très communément employée en médecine sons le nom i' Extrait de lactucarium ou de Tliridacc. La Laitue est aussi recherchée par les bestiaux, surtout par les vaches et les porcs, qui la mangent avec avidité, et pour lesquels, comme pour l'homme, elle constitue une nourriture saine et rafraîchissante. Mais ne pouvant se dessécher ni se conserver, elle est peu usitée comme fourragère. Mathieu de Dombasle la recommande cependant pour la nourriture des jeunes porcs, surtout dans les exploitations rurales où l'on élève beaucoup de ces animaux, n II sera bon alors dit-il, d'en semer en mars, avril et mai, sur un sol riche, meuble et bien amendé, quelques ares, à raison de 7 kilog. 5 par hectare, ou de 5 kilog. si ou sème en lignes espacées de 3 à 4 décimètres. On enterre très peu la semence, et quand la plante est sortie de terre on pratique quelques sarclages et binages, indispensables pour assurer le succès de la récolte. «

La culture de la Laitue comme fourragère a été essayée en Angleterre. La graine est semée, puis les plants sont repiqués dans les champs entre les lignes de pommes de terre; et l'on se procure ainsi ime récolte utile pour le sevrage des jeunes porcs.

Laitue sauvage, L. scariola L. ; L. sylvestris Lm.

Fleurs d'un jaune très pâle, en capitules nombreux, pédicellés, formant une panicule pyramidale presque nue. Akènes bruns-grisâtres , hérissés au sommet , à bec égalant la graine. Feuilles glabres, glauques, roncinées-pennées, à bords et nervure dorsale ciliés-épineux, les caulinaires presque entières, sagittées. Tige dressée, rameuse au sommet, aiguillonnée à la base. Taille de 1 à 2 mètres. Bisannuelle.

Espèce fort répandue partout, dans les lieux incultes et pieiTeux, au bord des chemins, le long des haies, dans les décombres et sur les vieux murs. Renferme dans toutes ses parties un suc acre et narcotique, s' échappant en abondance quand on blesse la plante, et donnant à celle-ci des propriétés vénéneuses qui la font repousser de tous les animaux.

Cf IMPOSÉES. iil

Laitue Viheuse, L. v'uv.su L.

taitud paiiavérdcéd.

Ciipitiiles en paiiiculc très (HaU'o. Akènes poiirpros-ncirs, glabres nu sommet. Kciiillc» presque entières, ilenticnléos ou siuu(îes, étivlées. — Plante ordinairement colorée on violet.

Espèce très roisinc, par son aspect gén(!ral , de la préoéclento, dont quelques auteurs la considèrent comme une simple variété. Elle vient dans les mCmcs lieux, mais elle est moins répandue, dans le Nord surtout. Elle renferme un suc acre plus abondant, dont on retire un extrait, quelquefois employé comme narcotique. La piaule est très vénéneuse et répand une odeur désagréable qui en éloigne le bétail.

Laitue a feuilles oe saule , L. saligiia L.

Capitules peu nombreux, presque sessiles, en grappe étroite, spicifomae. Akènes grisâtres, a bec 2 fois plus long que la graine. Feuilles radicales piunatifides, ii segments étroits, les caulinaires très entières, linéaires, sagittées à la base. Tige peu rameuse, souvent multiple. Taille de 6 à 12 décimètres. Bisannuelle.

Habite principalement l'Est, le Centre et tout le Midi; abonde dans le bassin sous-pyrénéen; vieut dans les lieux secs et arides, sur les tertres et au bord des cbamps. Participe aux propriétés vénéneuses des deux espèces précédentes.

L. Cftam Vill. , capitules en panicule contractée; feuilles entières, siuuées; racine grasse, napiforme, — campagnes du Dauphiné.

Laitue des murs, L. muralis Fres.; Prenanthes inuralis L.

Fleurs 4.5 seulement, en capitules très petits, nombreux, formant une panicule lâche, étendue, très feuillée. Akènes bruns, à bec blanc plus court que la graine. Feuilles molles, lyréespinnatiséquées, à segments anguleux-deutés, le terminal très grand, triangulaire. Tige rameuse, lisse. Taille de 5 à 10 décimètres. Annuelle.

Plante venant partout, sur les vieux murs dans les bois frais et ombragés, où elle atonde parfois, et plus à l'ombre qu'ait soleil. Elle est mangée avec avidité par tous les animaux, surtout par les vaches, qui semblent la préférer aux graminées poussant dans les mêmes lieux.

L. chondrillœfolU-e Bor., fleurs jaunes sur les deux faces; capitules presque sessiles; feuilles piunatiiîdes, à segments linéaires, — assez abondante sur les débris volcaniques, dans les vallées de la plupart des régions moutagueuses de la France ;

L. mminea Linck , Prenanthes vinimea L., Heurs jaune-pâle, ^àolacées en dessous; feuilles pitmatifides, à, segments très tenus ; 6 à 10 centimètres. — tout le Midi , de l'est à l'ouest ;

L. ramossissima God., Prenanthes ramossissima Vill., fleurs jaunes, rougeâtres en dessous: capitule très ramifiée; feuilles piunatifides, à segmeuts linéaires ; tige en buisson , — bords de la Méditerranée.

Laitue vivace, L. pcrcnnis L.

EgreviUe, Chevrille.

Fleurs bleuâtres; capitules très grands, longuement pédicellés, eu corymbe lâche. Feuilles molles, les inférieures étalées en rosette, pinnatifides, à segments linéaires, les supérieures lobées ou entières, â oreilles arrondies. Tige épaisse, rameuse au sommet. Taille de 3 à 5 décimètres. Vivace.

Espèce propre aux diverses contrées de la France, venant sur les roches arides et calcaires. dans les champs secs et pierreux. Dans quelques départements, oii elle croit naturellement, elle est regardée comme un bon légume et se vend même, en cette qualité, sur les marchés. La première coupe, faite en avril et mai , fournit une bonne salade, et plus tard elle peut être employée cuite, comme la chicorée. Dans certaines campagnes, on attend un développement plus complet, et ou la récolte alors pour la faire cuire en place de choux. D'après le Bon jardinier, elle pourrait être cultivée dans les jardins potagers. Il faudrait alors la semer sur un terrain calcaire et

c.n.MPosKUS.

très soc, 11»! ilonnernit une lionne; aiiludc blanche. 11 v iinruit lieu luinsi d'essayer S!i culture en onvo, comme ecllo de In barbe-do-capuoin. — Comme les autres e9|ii'cos cultivées, lu Lnituc vivaoe est mangée avec plaisir par les bestiaux.

L. trnerrîinti Tourr. , lenilles presque toutes radicales, onticres ou roiiciiicos-pinnatifidcs: tige multiple, foruiaut buisson. — collines séclies de la région miUliterranéennc ; participe aux propriétés de la précédente.

Genre l'KENANTHi;.

Capituler h n Heurs sur 1 rang; réceptacle nu; — invoturrr allongé, ii folioles planes, imbriquées, les externes en cali'.'ule; — akènes non prolongés en bec, à aigrette sessili'. blanche, ii poils simj>Ies. — Feuilles entières, lancéolées, légèrement sinuées, glauques, les inférieures rétrécies en pétiole, les supérieures sagittées-embrassantes.

P. inirpurea L., fleurs rosées, capitules penchés, en une large panicnle; tige gi'êlci dressée, rameuse an sommet, il port élégant, de 10 k 12 décimètres; vivace, — la seule espèce du genre dans nos contrées, assez répandue dans les taillis et bois montueux détentes les hantes montagnes de ?"rance, où les bestiaux la mangent sans la rechercher.

Cette plante offre une variété caractérisée par des feuilles supérieures longuement linénires. et dont quelques auteurs ont fait une espèce particulière, le P. lenvifolin, — venant surtout dans les Alpes, et offrant les propriétés de l'espèce type.

Genre LAITRON.

SONCHUS L.

F/eur*- jaunes ; réceptacle un; — involttcre urcéolé. serré an sommet, à folioles nombreuse?:, imbriquées, lancéolées, inégales ; — ajiènes comprimés, sillonnés, dépourvus de bec, avec aigrette sessile, courte, îi poils simples argentés. — Feuilles à dents ordinairement spinescentes , les i"adicales atténuées en pétiole, les caiilinaires à oreilles embrassantes: — tige dressée, fistuleuse. à tissu mou, lactescent.

Plusieurs espèces, annuelles, bisannuelles ou vivaces, dont quelquesunes viennent naturellement en France et constituent clés plantes herbacées, fort communes clans les lieux cultivés et incultes, et se propageant, grâce à la légèreté des semences dont les aigrettes facilitent le transport au loin, avec une extrême i'acilité. Elles sont loutes mangées par les animaux et nuisent seulement par leur extrême abondance, qu'on n'évite que par l'arrachage avant la floraison. — Ci-après le tableau des espèces indigènes :

^ '' Feuill. à oreilles ( î"^°'- S^^'^^<^

Feuilles roncinées-lyrées OI.ERVCEls i,.

Fenill. pinnatifïd. à segments opposés. TiiSEuBTiics L.

acumint-es ( Invol. et pédoncule poilns-glandnl. — Fenill. pinnatif. p.ilu.tris L.

[ x\.k. rugueux, ( Oreill. court. — Cap. paucifl. auvensis L.

a i Feuilles \ poiï'ù-gland. """ ^"""^^ ' Oreil. spinesc.-Cap.mnItifi. Dc.orns to.i.g.

.T /i„,.o;n„o' Akène lisse, bordé — Capitnl. très grands. , GlanceicenB Suri .

Invol. glabre ( Invol. à folioles lancéolées Asi'tu Mil.

' Fenill. pq. entières | Invol. a folioles externes très larges... siariUm'is I, .

a. oreilles, arrond. I

CO.MlMISliKS. 'i-iS

l,AITF((l\ COMMUN. — .S. OLEHAClilfS I,.

XOSIS \l'LC)ATHi;^. — LitiliaOH , Lftiamu'OH , Lureioil ^ Lttil-il'tïiiv . L'ntm- 'le luiiynttr

Lfiilnv du Uî'nvi',, Palain-tls-lièvri; , Lia rue.

r'apitulos eu curymbu, onibolhtbrnie, ii pôdoiicules hlanc-cotoiiiieiix. — Aki-nc» iï 3 côtes, n rugosités transversales. — Feuilles molles, glauques eu dessous, dentées, roncinécs ou lyrécsinuuatifides , à segmeut terminal plus grand, les caulinnires à oreilles acuminées. — ' Ti;;e peu rameuse, lisse. — Taille de 3 à 8 décimètres. — Annuel.

Espèce très variable par sa taille, les découpures de ses l'euilles. ci renlermautuii suc laileu.K abondant, d'un goût légèrement amer et non désagréable; elle croît partout aboudarameut, dans les lieux incultes comme dans les lieux cultivés, dans les jardins potagers, les champs et les vignes, au bord des fossés, le long des iiaies et principalement dans les sols un peu prol'onds et humides. C'est, avec le Pissenlit, une des plantes les plus répandues. Elle fleurit tout l'été, croît partout rapidement, végète avec une grande activité et se développe beaucoup, mais dure peu, au point de pouvoir renaître plusieurs fois la même année. Si ou la coupe avant l'épanouissement des dernières fleurs, elle repousse du pied, et peut alors durer plusieurs années.

liQ Laitron forme un Jburrage tendre et savoureux, qui, à l'état frais, convient à tous les bestiaux et que tous recherchent avec avidité; il constitue alors pour eux une nourriture substantielle et rafraicliissante, surtoni favorable pour les vaches laitières. Il est mangé encore par les lièvi'es et les lapins; c'est pour ces animaux la plante fourragère par excellence.

Ces qualités réunies du Laitron commun sembleraient devoir en rendre la culture avantageuse. Aussi a-t-on proposé de le semer en grand pour l'usage des l^estiaux pendant l'hiver et les premiers jours du printemps; mais son peu de durée, la difEcuUé d'en récolter les graines et de les répandre également, la nécessité de le donner toujours frais aux liestiaux, vu qu'il ne se dessèche point et nourrit très promptement, ont empêché de mettre ce conseil en pratitfue. Le plus souvent, on est réduit à l'arracher, non parce qu'il 'constitue en lui-même une mauvaise herbe, comme on le suppose généralement , mais parce qu'il nuit aux récoltes par son abondance et l'ampleur de son feuillage. D'ailleurs, on peut alors l'utiliser, en le réservant, comme le font certaines ménagères dans les campagnes, pour les vaches et les lapins, et même pour les porcs.

Dans certaines localités, on mange cette plante crue, en salade, ou cuite, comme les épinards. Elle possède, d'nn autre côté, les propriétés médicales de la laitue, et passe pour adoucissante, rafraîchissante et apéritive.

■S. kncrrimus L., capitules eu corymbe làcbo, Ji très longs pédoncules; feuilles pinnatitides, à segments opposés; 2 à i décimètres; annuel, bisannuel ou vivaoe. — habitant le Midi, toute la région méditerranéenne et le Pud-Ouest ; croissant autour des liabitatious, sur les murs; propriétés de la précédente;

•i'»4 ■ C.OMI'IISÉES.

•S. iHitiisirif L., coryinhc luniilc «talc; touilles denticulées, lus rarlicales a segments iHri)its. (listniits, le torminnl tri's nlloiigé; tijto grosse, très fenillro, \)0ilue-glaiKluleii9e supériouremoiit, de 2 it 3 mfctres; vivace, — centre et midi de la France, dans les lieux niarécapoux et inondés, prairies tourbenses, bords des ('■tanps et des fossés, bois très humides; mauf^iî par les animaux avant son entier développement;

S. aneusis h,, oorymbè pauciflore; touilles étroitement lancéolées ou à segments étroits, très distants ; tige hérissée glanduleuse au sommet, de 10 à 12 décimètres; racine rampante; vivaoe, — venant partout , quelquefois très commune au bord des champs, dans les vignes et les lieux cultivés, dans les prés, dans les terrains pierreux surtout;

S. décoras Castag. , feuilles radicales en rosette , allongées , roncinées , les caulinaires à oreilles épineuses, — lieux cultivés et hiunides du Sud-Est ;

S. glaucesccns Jord., capitules très lai-ges; feuilles épaisses, roncinées, — Snd-Est;

S. asper L., oorymbe irrégulier; akènes bordés; feuilles épaisses, luisantes, presque entières, légèrement crépues, les caulinaires auriculées-embrassantes ; annuel, — espèce fort commune, se montrant dans les mêmes lieux que le Laitron commun . auquel elle est souvent mélangée, et dont elle partage toutes les propriétés;

S. maritimus L., capitules peu nombi'cux, parfois solitaires; feuilles toutes entières, très longues, lancéolées-linéaires ou sinuées, — bords de l'Océan et de la Méditerranée.

Genre MULGEDIE. — MULGEDIUM Cass.

Fleurs bleues; — involucre cylindrique, avec calicule; — akènes à côtes, non terminés en bec, avec aigrette à poils simples. — Feuilles glabres, glauques en dessous, les inférieures roncinées-pinnatitides, à dents acuminées , à segment terminal plus grand , hasté, les caulinaires auriculées-embrassantes; — lige dressée, fistuleuse, de 8 à 15 décimètres.

Un petit nomljre d'espèces vivaces, souvent confondues avec celles du genre Laitron, mangées de même par les bestiaux, et offrant sur elles l'avantage de croître plus facilement à l'ombre, surtout si le sol est un peu humide et mêlé à de l'humus des forêts :

Af. oîpinum Less., Sonchus alpinush., fleurs en une longue grappe dressée, avec bractées linéaires; involucre glanduleux; — abonde dans les régions boisées élevées de toutes les montagnes de la France, où les bestiaux, et notamment les bêtes à cornes, la mangent avec plaisir; sert d'aliment aux ours dans les montagnes du nord de l'Europe, où elle est surtout répandue;

M. Plumieri DC, Sonchus Phimieri L. , fleurs en corymbe irrégulier, étalé, avec petites bractées embrassantes; involucre glabre; feuilles radicales très grandes, — habite, avec la précédente, les bois des hautes montagnes, mais en moins grande abondance.

Genre PICRIDÉE. — PICRIDIUM Desf.

F/euTA- jaunes, en capitules solitaires longuement pédoncules; — involucre urcéolé, à folioles imbriquées; — ■ akènes quadrangulaires, un peu courbés, avec aigrette argentée, capillaire.

P. l'ulgare Desf., Scorzotiera picrotdes h. (Terre crépue), feuilles petites, les radicales sinuéespinnatifides, les caulinaires oblongues, embrassantes; tige ramifiée dès la base, de 2 à 4 décimètres ; annuelle, — seule espèce indigène ; spontanée dans toute la région méditerranéenne , où elle est quelquefois cultivée comme potagère; se coupe alors eu vert et forme une salade estimée, surtout en Italie.

COMPOSÉIÎS.

4/|fi

Genre ZAGINTHR. — ZACINTIIA 'W

Mpur*' jftunes, en oiipitulea axillairos-seasiles et termimmx; — involucre urcéoli, un^iileiix . il ti folioles (igales, gibbouses extérioiirerneiit , envelo])i;nnt les akfeiie» et devenant (^puisses ohavnuea !i, la maturité ; Iblioles extei'nes en ealieule; — akènes dissemblables, ceux du disque symétriques, à aij{vette terminale, ceux de la circonférence courbés on dedans, :i aijrrette laténileniont dirigée.

Z. verrucosa Gîertn., Lampsana zacintha L., feuilles presque tontes radicales, rbnoinéespinnatifidos, lyrées, h lobe terminal plnsgi'and, les oauliuaires embrassantes; tiges multiples, les latérales étalées ; annuelle, — espace unique du genre, habitant les lieux stériles et cultivés de tonte la région méditerranéenne; souvent très abondante dans les baies, les jardins, sur les vieux murs, dans les terrains, on les animaux la broutent sans la recbercber.

3' Tribu. — SCOH5ïO>rÉItÉlE3S.

Akènes, au moins ceux du disque, à aigrette formée de poils dilatés à la base et plumeux. Réceptacle non pailleté, nu ou fihrilleux. — TrilDu nombreuse, composée des genres ci-après ;

Poils de l'aigrette ' à barbes droites , libres

Involucre à folioles sur 1 rang, soudées — Ak. à bec iîstuleux . Urospermcm.

Involucre h folioles sur 2 rangs distincts — Ak. à bec filiforme. Helminthia.

Akènes terminés en bec — Plantes acaules Thbincia.

., , ( Aigrette a poils libres — PI acaules. . . Leontodon.

Involucre à folioles imbriquées

sans bec 1

Aigr. à poils soudés àlabase — Pl.caulesc. PiCRis.

SCOKZONEKA.

InA'ol. à fol. ( Ak. sessiles — Feuilles entières, linéaires. Poils l imbriquées. ' de l'aigrette \ Ak. sans bec ' Akènes stipités — Feuilles piunatiséquées. . Podospermi'm. îi barbes ^

ondulées, ilnvol. à foliol. ( Aigr. toutes à poils plum. — luv. réfléchi. Tragopogos. entremêlées ' sur 1 rang, j

Ak. à long bec ' Aig. du pourt. à poils simpl. — Inv. dressé . (tEropogon.

Genre UROSPERME.

UBOSPERMUM Juss.

Fleurs jaunes, en capitules grands, solitaires; réceptacle fibrilleux-velu ; — involucre a 8 folioles, sur 1 rang, soudées à la base; — aUènes tuberculeux ou épineux, pourvus d'un long bec, dilaté à la base, fistuleux , supportant une aigrette caduque, à poils tous plumeux. — Feuilles oblongues , roncinées, les radicales lyrées. à lobe terminal très srand, les supérieure-^

HO , cnMP0si5i;s.

l>lns petites. omI)riiS3autes ; -— tiç/e sim]ile un rninpiiso, )tin'tnis imiltiplc. — l'Inntoft rntles , poilues.

r. Dalechampii Desl'., Tiii(ioi>ngijii Dnh'rlinmpii I,., ijiviiluci'e tomeiiteux ; aki'iie ii licc inacii- .-ibleiiient iitti^mn!, ii nitjrctte vousse: tif;e de 3 i\ ô cléoimMres; vivace, — croissant dans les IViclius et ilans les terrains cultivVis, champs, vignes, prés ot pâtnra;ros, de la rrj;i()U méditerruut'eune et des di'partements du Sud-Ouest; pou reoliercliéo du lnHail ;

U. picroïiies Des!"., Truijojtoçfou jiivroïileg I^., involucro lu'rissé do longues soies; iiki-ne à bec renflé h la base, puis subitement filiforme, à aigrette blaucbe; teuillos deuliculces: ii dents arisléea: annuelle. - - mcmes lieux que rosnî'fM pn-cédonte.

Genre MELMINTHTE. — lŒIJlINTHIA .frss.

Fleurs jaunes; capitules en corymbe ; réceptacle fibrilleux ; — incolucre double, l'interne urcéolé, il 8 folioles, l'externe îi. 3.5 folioles plus larges, toutes acuminées-aristées; — akènes h bec long et filiforme, avec aigrette blanche, à poils plnmeux. — Feuilles oblougues ou sinuéesdentées, les supérieures auriculées-embrassantes.

//. echiouîes Gfertu., Picris cchioïdes L., tige rameuse, dicbotome, de 5 h lu décimètres; tonte la plante rude, poilue, spinesoente, couverte de poils simples ou bifurques; annuelle, — seule espèce du genre dans nos contrées, venant dans toute la France, mais surtout dans le Midi . et habitant les lieux incultes, le bord des chemins et des fossés, les champs, les luzemières. où parfois elle est extrêmement répandue; peu recherchée du bétail.

Genre THRINCIE. — THBINC/A Hoth.

F(eiirs jaune-pâle, eu capitules solitaires, sur des pédoncules radicaux; réceptacle nu; — iiicolucre à folioles nombreuses, imbriquées, enveloppant les akènes extérieurs; ■ — akéneu h côtes fines, hérissées, atténuées en bec, à aigrettes dissemblables, celles du centre soyeuses, celles du pourtour en couronne membraneuse laciniée. — Feuilles toutes radicales , oblongues , entières ou roncinées-pinnatifides. — Plantes hérissées-velues.

Espèces en petit nombre, mais toutes assez communes et paraissant reclierchées du bétail.

Thrincie hébissée. Th. hirta PiOtli. ; Leontodoii hirtum L.

Akènes brièvement atténués en bec. Souche courte, tronquée, émettant un grand nombre de pédoncules; fibres radicales filiformes. Bisannuelle.

Plante fort répandue partout, dans les friches, sur les vieux murs, au bord des chemins et des l'ivières , dans les prés et prairies, dans les champs argileux ou sablonneux et humides, comme sur les terrains secs. Les bestiaux la mangent parfaitement , et souvent elle se trouve mêlée au foin, dont elle n'altère point la qu.alité. Facile à dessécher, elle fait, au contraire, partie des meilleurs fourrages secs de la Lorabardie, auxquels elle communique ses propriétés ioniques.

Th. luberosaDC, Leonloclon luberosum L., akèues longuement atténués en bec; souche tronquée, émettant des fibres fascioulées-renflées ; vivaoe, — très abondante dansâtes terrains sablonneux et pierreux de la région méditerranéenne; propriétés de la précédente;

Th. hispida Rotb., souche nulle; racine fusiforme, non fibreuse; plante de petite taille, longuement hispide; annuelle, — commune dans les teiTains sablonneux de la région méditerranéenne et dans les Pyrénées-Orientales.

coMPDSi'iiîs. V»?

Genre IJONDENT. — LIiONTODON I-,

hleiir.i jaunes, en capitules solitaires, sur des pcî'doncules radicaux , ordiiinireiuout reufli-s «u sunimct; niceptacle alvrtolé, vai'emeut lilirilloux ; — invuiucre. h folioles iuibriquées; — nlièms lirunAtros, cliagi'iuiîs, attéuHiis eu bec, à aigrette persistante, à poils libres, loups et plumeux. searienx-dilati's, et quelr|Uos-iius très courts, capillaires. — l'euillea toutes radicales, en rosette, iihlous'ues, entières, roucinées ou pinuatifides. — l'iautes poilues.

Cirinire oUhuiL un ('('rtaiii iiombrf d'espôces. toutes vivm.'e.i, généralement variables de tonnes, et habitant, pour la plnparl , les pelouses des montagnes, où elles fournissent aux bestiaux, qui la mangent avei: plaisir, une nourriture tonii[ue et salubre. Faciles Pi dessécher, elles font communément partie des foins récoltés dans ces régions. — Les variétés des formes qu'elles présentent rend diflicile la détermination exacte des espèces de ce genre. — Ci-après est le tableau de celles le plus communément admises :

Aigrette à soies unisériées — Capitules dressés .4i;tumsi»li!i i..

entières — Péd. très renflé,, nhmunnm \.m.

h-iss. — Péd.iibract. nomb. l'iriENAicu.sGoiian.

Slabre — Péd. i\ 1.2 bract l'nnitiroRBi.s \iil.

— Feuilles très hérissées. , yuianii Lois.

I pe„(,i, I !/j > ' " l l'eunies euneves , wl-s uerissées Alpinimi Vili.

Souche fusifornie, pivotante — Feuilles divisées, hérissées r.ritpnt \iii.

LiOiNDENT d'automne, L. autumnalis L.

Capitules sur des pédoncules radicaux simples ou ranaeux, allongés, épaissis et fistuleux au sommet, pourvus de petites écailles appliquées. Feuilles nombreuses, étalées, longues, dilatées :i la base. Sonohe tronquée. — Plante de 2 à 5 décimètres, glabre.

Plante répandue dans toute la France, plus rare seulement dans la région méditerranéenne, venant au bord des cliemîus, dans les champs incultes et dans les jimiries. oii tous le^ uniuiMiix la broutent.

i. montamim Lm., L. tarainci Lois, Hierarium taraxaci L.. capitules gros, à pédoncule très court, renflé, hérissé; feuilles lancéolées, entières on dentées. — pelouses granitiques des hauts sommets des Alpes et des Pyréuées.

LioNDENT DES PvRÉNïiES , L. Pyrenaicus Gouan. ; L. squamositm Lm.

Fleurs souvent d'un beau jaune oranger, en capitules solitaires, sur des pédoncules simples, couverts de nombreuses bractéoles appliquées. Feuilles oblongues, sinuées-dentées. Taille de 1 à 2 décimètres.

Espèce fort répandue dans les prairies élevées de toutes les montagnes de France, où la fait remarquer la belle couleur de ses Heurs. INlangée par tous les bestiaux . elle entre communément dans la composition des foins récoltés dans les prairies des montagnes.

LioNDENT VARIABLE , L. protciformis Vili.

Capitules sur des pédoncules simples, nus ou pourvus de 1.2 petites bractées. Feuilles lancéolées, pétiolées, sinuées-dentées, et formant 2.3 rosettes. Taille 2 à 5 décimètres.

Plante très polymorphe, ofl^rant nu grand nombre de variétés, dont quelques-unes olit été considérées comme des espèces particulières : le L. Iiaslilc L., à peine poilu : le L. hispiduin L., plus ou moins hérissé.

Cette espèce, dont toutes les variétés sont très communes, vient pai'tont, d.ans les lieux incultes, sur les coteaux et au bord des cbemins, ainsi que sur les pelouses et les pâturages, soit secs, soit humides. Elle est mangée volontiers par les animaux et même recherchée des vaches.

'l48 , COMPOSÉES.

L. ViUavsii Lois., (leurs jauno-prile ; feuilles toujours piuuatifides, k poils très loufjs, — oollinos sfcolies do tojifes les valli'es clc la répion méditerrani''onno, des Pyrénées aux Alpes ;

/.. Alpinwn Vill., (leurs presque rouges en dessous; feuilles en rosette dressée, tri's longues, entières-spatulées, blanchâtres; — abonde dans les prairies élevées des Alpesj

L. erispus Vill., involucre il folioles linéaii-es trts longues; feuilles ronoinées ou pinnatitides; Il poils rameux , — collines séobes et arides des Alpes et des Pyrénées.

Genre PICHIDE. — PICRJS Juss.

^Vciira jaunes; capitules en oorymbe ; réceptacle nu alvéolé; — involucre à folioles imbriquées, les externes plus courtes, étalées ou réHécbies; — ukénes rufcueux, avec aigrette caduque, formée de poils plumeux, soudés eu anneau à la base. — Feuilles entières on sinuées-dentées, les supérieures linéaires-emln-assantes ; — ■ tige dressée, rude, rameuse dès l.i base. — Plantes bispides, revêtues dans toutes leurs parties d'un duvet tomenteux et de poils longs, rameux.

Plusieurs espèces annuelles on hisannuelles, venant principalement dans les lieux secs du Midi , et de peu de valeur comme fourragère :

p. hieraciofdes L., fleurs extérieures violettes en dessous; capitules petits, en corymbe lâche, étalé; feuilles vert-clair, les radicales onduleuses; tige très bispide, de -1 à 8 décimètres; bisannuel, ■ — espèce la plus commune du genre, venant partout abondamment, dans les lieux incultes et pierreux , sur les décombres, etc. ; sans usages ;

P. Pyrenaica L., capitules un peu plus grands; feuilles larges, les caidinaires Ji oreilles arrondies; bisannuel, — • toutes les hautes montagnes, abondant sm-tout dans les praii'ies des Alpes;

P. atricla .Jord., P. hispidissima Lee, capitules contractés vers le milieu, en grappe serrée: involucre ;\ folioles externes, très étalées vers le haut; bisannuel, — tout le Midi, bords des routes, lieux incultes, envahissant, notamment, totites les garrigues du Sud-Est;

P. pauciflora Willd. , capitules peu nombreux, contractés; involucre à folioles repliées par les bords; feuilles vert-foncé; annuel, — toute la région méditerranéenne;

P. Sprengeriana Lm., Crépis rhagadiotoides L. , capitules contractés nombreux, très petits, en corymbe lâche, très ample, étalé ; pédoncules non renflés ; annuel, — tout le Sud-Est.

Genre SCORZONERE. — SCORZONEM L.

Fleurs ordinairement jaunes, eu capitules solitaires au sommet de la tige ou des rameaux ; réceptacle alvéolé, nu ; — involucre à folioles nombreuses, inégales, imbriquées, les externes plus larges et plus courtes; — akènes striés, atténués au sommet, avec aigrette à poils plumeux, dont 5 plus longs, nus au sommet; barbes entremêlées. — Feuilles entières, lancéolées-linéaires; — lige dressée, simple ou rameuse.

Plusieurs espèces, toutes vivaces, assez communes, surtout dans les prés et les prairies, et dont les feuilles, légèrement amèi-es, conviennent à tous les hestiaux. — Sont propres à nos contrées, les suivantes :

!. Tige midtifoliée, rameuse Bispanica !..

£1 §1 -touche \ ( Fleurs dépassant r involucre .. . iiumilis i.. .o \ s » a collet i iige paucitoliée simple J , , , ^ ,,. ,

~ I =^ < écailleux ) ' •'^'^^" égalant 1 involucre Parvi/lora Jaiq.

. ^ . j ( Tige nue, simple, uniflore Aristaia Ram.

-g /-^ f Souche à collet chevelu — Tige simple, presque nue AusMaiu Willd.

<, ' Fleurs purpurines — Souche à collet chevelu — Tige feuillée Purpureu !..

-'-' ' Akènes velus — Fleurs jaunes, dépassant presque l'involucre Birsuta L.

cnMPnsÉlîS. 449

SconzoNÈrii'! 'd'Kspagnk, Se. hispanira L.

Srt/sî/i* noiVj Salsifis d'Espafjiif.

Fouilles veliios, les radiciilos nombreuses, les oaulinairos plus l'ti'oitea, emlirussnntes, rapproohéos vers lo bas île la tige, et povtftiit à l'aisselle nu pciJdiiculo unillore. Tifço simple on rameuse, tistuleuse, silloiiiiéo, cotonneuse à la base, très feuillue, de '1 à 10 ik'ciniéires. Kaciiie longue, cylindrique, épaisse, charnue, à écoroe noirâtre, garnie au S'unmet de plusieurs rangs d' ('cailles , débris de feuilles détruites.

Espèce commune dans les diverses régions du centre et du midi de la Franco, et croissant spontanément dans les meilleurs prés et pâturages, où tous les animaux la reclicrcbent et !a mangent avec plaisir. Elle est, de plus, comestible, et cultivée partout, dans les cbamps et jardins potagers, pour la racine, très communément employée à la nourriture de l'iiomme, auquel elle foui-nit , après la cuisson, un aliment d'une saveur sucrée et agréable. Sa culture est celle de toutes les autres racines. Elle exige une terre meuble, légère, humide, où on la sème en lignes, en favorisant sa croissance par l'emploi d'engrais très consommés. Elle est longue à lever, et n'est bonne que la seconde année. L'espèce cultivée convient parfaitement aux bestiaux, qui en mangent avec plaisir la racine et les fanes. II y a quelques années, dans l'Echo agricole, M. P. Joigneaux annonçait même l'intention que lui avait manifestée un agriculteur distingué de sa connaissauce de former avec la Soorzonère des pi-.airies artificielles, dont quelques essais déjà lui permettaient de garantir le succès. Cette plante fournit eliaque année plusieurs coupes, dont il convient de faire la récolte ?.vant que les tiges aient acquis trop de dureté. Les vaches surtout se sont montrées très friandes de ce nouveau fourrage, qui a paru augmenter la quantité du lait. La culture n'offre auciuie difficulté. Il faut seulement avoir de la graine nouvelle et bien préparée, et choisir, pour la répandre, un sol un peu frais. — Que sera-t-il advenu de ces essais?

SCORZONÈRE B.VSSE , Sc. h'umilis L.

Snor::onèTe des prés, Sc. d'Allemagne, Sc. de Bohême.

Fleurs jaunes, 2 fois plus longues que l'involucre, en un seul capitule. Involuore cotonneux à la base. Feuilles d'un vert-gai , très étroites, les radicales nombreuses, les caulinaires rares, très petites, dressées. Tige simple, uniilore, fistuleuse, laineuse au sommet, de 2 à 4 décimètres. Souche entourée d'écailles scarieuses. Plante renfermant vn suc propre, épais et sucré.

Espèce commune dans toute la France, venant partout, principalement dans les prés et pâturages, où on la voit parfois former des touffes très épaisses. Elle fleurit de bonne heure, pousse rapidement et donne beaucoup de feuilles. Tous les bestiaux la recherchent avec avidité, surtout les cochons, qui bouleversent les prés pour la déterrer et eu manger les racines, liais elle doit être consommée fraîche, car, étant très ditïcile à dessécher, elle ne peut se conserver. Elle est exposée k un ci'yptogame particulier, qui se développe dans le réceptacle et en fait avorter les Heurs ; cette affection parasitaire fiiit dépérir la plante et en éloigne les animaux.

Sc parvijlora Jacq., fleurs dépassant à peine l'involucre; capitules serrés vers le haut; feuilles caulinaires-embrassantes , — espèce voisine de la précédente, venant dans les prairies humides et marécageuses du Midi;

Sc. aristata Ram., feuilles toutes radicales, longues, linéaires-aiguës, dressées, — prairies des Hautes-Pyrénées ;

Sc. a«5(riaca Willd. , feuilles radicales lancéolées, très larges, les caulinaires 2.4, étroites, squanamiformes ; — prés secs des Alpes et des montagnes du Centre ;

Sc. purpurea L. , fleurs purpurines ; feuilles toutes semblables, linéaires, dressées : tige feuillée jusqu'au sommet, — prairies des montagnes du Centre, de l'Est et du Midi ;

Sc. hirsuta L., fleurs 2 fois plus longues que l'involucre; akènes velus; feuilles pubesceutes, dressées, très étroites; tiges multiples, simples ou rameuses, presque nues supérieurement, — lieux pierreux et stériles de la région méditerranéenne et des bords dé l'Océan.

Genre PODOSPKIiME.

poDosniiiivirv ix;

(^Caractcffis du {icnre ScorzonÈre). — Aliènes prolongi'is h lu l)tise en un support creux , d'un volume t^jiiil :i celui de la graine, à côtes. — AViaV/cs pinnatiséqui^'cs, les radicales très nombreuses, il sefçments écartés, inégaux, oblongs, très variables, les caulinaires entières, linéaires-embrassantes. — Plantes offrant de nombreuses variétés, déterminées par : la fonne des feuilles, lï segments siiborbiculaires , ovales, lancéolés, linéaires on nuls; l'état de la surface, lisse on rude, glabre ou velue-, l'involucre, à folioles aiguiis ou mutiques.

Kspèœs en petit nombre, toutes bisannuelles, liabilani, surtout les lieux secs, on les animaux les mangent connue les Scorzonères :

p. laciiiintinn DC, Srorzoncrn /nciniaïn L., llenrs janne-pnle, en capitules grands; tige forte, souvent unique, ramiHéo dans toute sa longueur, de 3 à (i décimètres : racine simple, très longue, pivotante, — venant dans presque tonte la France, dans les lieux incultes, sablonneux et pierreux, an boi'd des cliamps et des chemins, sur les escarpements des coteaux, etc.;

P. ciilcitrapœfoliiim DC, capitules plus petits; tiges multiples, les latérales décombantes, puis redressées, la centrale dressée et plus courte, de 1 îi 2 décimètres, — tnêmes lieux que lu précédente, mais moins répandue.

Genre SALSIFIS.

TRAGOPOGON L.

Reurs jaunes ou purpurines, en capitules solitaires, sur la tige et les rameaux plus ou moins renflés .au sommet; réceptacle nu, alvéolé; — involucre simple, à 8.12 folioles sur 1 rang, soudées , à la base, réfléchies à la maturité; — dkéiies h côtes dentées ou épineuses, longuement atténués en bec soutenant une aigrette à poils tous plumeux, dont 5 plus longs et nus au sommet, à barbes entremêlées. — Fc«î7/es linéaires, entières, embrassantes; — tige dressée, robuste, simple ou rameuse. — Plantes ordinairement glabres.

Genre comprenant des plantes très communément répandues dans les prés, les lieux secs et cultivés, et tontes recherchées des bestiaux. — Ci-après le tableau des principales espèces indigènes :

Fleurs jaunes

Feuill. larges

à la base

Plantes glabres

Involucre plus court que les fleurs. . |

Fleurs violacées

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