PENSÉE DES CHAMPS. — V. TRWOLOR L
Xosis vtXGAlRES. — Pensée sauvage ^ Violette tricolore. Violette des champs ou des moissons . Violette agreste ^ Jacèe tricolore^ Herbe ou Fleur de la Trinité.
Fleurs tricolores, nuancées de jaune, de blanc et de violet, sans odeur, portées sur de longs pédoncules. — Feuilles crénelées, ovales ou cordiformes à la tase. — Stipules grandes, lyrées ou pinnatifides. — TaiUe de 1 à 4 décimètres. — Espèce annuelle ou bisannuelle.
Cette espèce, commune dans les champs , les moissons , surtout dans les terres sablonneuses , est mangée seulement par les moutons et les clièvres. On la cultive dans les jardins pour l'élégance de ses flem's.
Famille des CARYOPHYLLÉES Tourn.
DÉCANDRŒ L.; HYPOPÉTALIE .J.
Cette famille, qui tire son nom de I'OEillet, Dianthus Caryopfvyllus , a été
appelée encore, par les botanistes modernes, Dianthées ou Dianthacées.
Fleurs réguhères, hermaplirodites, rarement unisexuées ; — calice persistant, à 5 ou 4 sépales, libres, ou unis seulement à la base , ou bien soudés en tube dans une partie plus ou moins grande de leur étendue ; — corolle parfois nulle par avortement, composée de 4.5 pétales libres, à onglet souvent long et étroit, à lame large, entière ou divisée, offrant quelquefois à la face
CAHYOI'MYLLIiKa ■>■>
inloruo, au sonmi(;t, di; i'ouî^lul, dniix petites écailles coloiYjns, (jiii formont jj;uleur (MisemJilc iiik^ csjiùco de corolle socoiidairc, iioiiiriii^'n coronulr, pouvant, dans les fleurs doubli's, prendi'e un h'ès Hraiid ilévelojijieinent; — élninines en iiombi'e égal ou donJiIe à e(dur d(;s pétales, lihi'es on soudri^s cntj'e elles pai' la base; — ovaire libres, .sui'nionté du 2.5 styles distincts, lilitoi'Uies, allongés; ■ — fruil charnu et indéhiscent dans iine espèce, capsulaire dans toules les autres, s'ouvrant alors au sommet par des dents ou des valves en nomhi'e égal ou double à celui des styles, généralement uniloculaire et polysperme. parfois oll'rant 2.5 loges que séparent imiiarlaitement des cloisons incomplètes; •^- //raines portées sur un placenta central, à surface ordinaii'ement chagrinée, à périsperme farineux ; — feuUks simples, opposées, entières, souvent sessiles et môme connées à la base, accompagnées parfois de stipules scarieuses; — tige simple ou multiple, rameuse, dichotome, à articulations plus ou moins renflées.
Cette famille, fort étendue, très naturelle, offre un grand nombre d'espèces, généralement printanières , s'accommodanl très bien des terrains secs et arides. Beaucoup d'entre elles sont consommées par les bestiaux qui les trouvent dans les pâturages, et auxquels elles fournissent une bonne nourriture. Une seule, toutefois, est cultivée comme fourragère, c'est la Spergule. Les autres, que les bestiaux broutent aussi, ne se développent point assez pour pouvoir être soumises à la culture. Dans les champs et les moissons, oii souvent elles abondent, elles ne font que salir la paille et le grain. Plusieurs sont cultivées comme plantes d'ornement. EUe n'ont, en résumé, sous le rapport agricole et économique, qu'une faible importance.
Quelques botanistes modernes ont dédoublé les Garyophyllées en deux familles distinctes : les Dianthécs ou Silénées, comprenant les espèces chez lesquelles les divisions du calice sont soudées; et les Alsinccs ou Alsinacées , à sépales libres. On peut se borner à former deux tribus de ces deux groupes, dont les autres caractères, d'ailleurs, offrent une assez grande similitude pour autoriser à les considérer comme une seule famille
Le tableau suivant résume les caractères distinctifs des principaux genres :