‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 7 sur 138 · PASTEL DES TEINTURIERS. — /. TINCTORIA L · texte numérisé non relu

PASTEL DES TEINTURIERS. — /. TINCTORIA L

Noms vulgaires. — Guide, Guesde, Vouède, Herbe de Saint-Philippe.

Fleurs petites, jaunes, en large pauicule. — Silicules obovales, lancéolées, pendantes, noirâtres. — Feuilles d'un vert bleuâtre, lisses, entières, lancéolées; les supérieures embrassantes. —~ Bisannuelle.

Croissant spontanément dans les heux secs et pierreux, sous toutes les latitudes, depuis les bords de la Baltique jusqu'au fond de l'Italie, le Pastel est spécialement cultivé pour la teinture, à laquelle ses feuilles fournissent une couleur bleue de nuances très variées, mais peu usitée aujom'd'hui. On le cultive aussi comme plante fourragère. Très précoce, résistant à la sécheresse aussi bien qu'aux gelées tardives et aux froids les plus rigoureux, continuant sa pousse môme en hiver, il fournit aux bestiaux un fom'rage printanier très nourrissant, et d'autant plus précieux qn'on peut l'obtenir à l'époque de l'année où il est le plus difficile de se procurer des fourrages frais. Il vient dans les terrains maigres, ce qui rend sa culture plus avantageuse encore.

32 niSTACÉES.

Famille des CISTACÉES.

ROSACÉES T.; POLYANDIUE L. ; CISTINÉES J.; CISTÉES VC.

Cette famille, qui tire son nom du genre Cislus, a pour caractères. :

Fleurs hermaphrodites, régidières, en grappes terminales, rarement solitaires;— fa?/(;e à 5 sépales , sur deux rangs, 3 intérieurs et 2 extérieurs; inégaux, quelquefois à 3 sépales ; — corolle à 5 pétales caducs, égaux ; — clamincs libres , hypogynes , en nombre indéfini ; — ovaire libre ; — capsule à 1.10 loges, s'ouvrant en autant de valves; — graines nombreuses; — feuilles simples, entières, généralement opposées.

Cette espèce ne renferme que deux genres, comprenant chacun un grand

nombre d'espèces , remarquables par la beauté de leurs fleurs , qui répandent

une odeur aromatique plus ou moins prononcée, mais sont sans usage.

Genre CISTE. — CISTUS T.

Fleurs roses ou blanches; — calice h 3.5 sépales presque égaux; — capsule h 5.10 loges s' ouvrant en autant de valves ; — graines attachées à un placenta central , avec un embryon filiforme tourné en spirale.

Les diverses espèces qui le composent, appartenant au midi de l'Europe, à l'Afrique, sont communes sur les bords de la MéditeiTanée. Elles servent de plantes d'ornement et sont dédaignées par les bestiaux ; les chèvres seules en rongent les jeunes pousses.

Genre HELIANTHÈME. — HELIANTHEMUM L.

Fleurs généralement jaunes, quelquefois roses ou blanches ; — calice à 5 sépales, les deux extérieurs beaucoup plus petits, quelquefois mils ; — capsule h 1 loge ou à 3 loges incomplètes et 3 valves; ■ — • graines attachées sur les valves, avec on embryon simplement recourbé.

Ce genre comprend un grand nombre d'espèces qui habitent surtout les .lieux secs et résistent aux grandes sécheresses.

HELIANTHÈME COMMUN. — H. VULGARE G^eetn.

Noms vulgaires. — Cish-Helianthème , Herbe d'or, Fleur du soleil, Hysope des garrigues.

Fleurs jaunes, grandes, solitaires, ou formant par leur assemblage de belles grappes terminales, courtes et peu fournies, se tournant toujours vers le soleil, et ne durant qu'un jour. — Feuilles ovales, ohlong\ies, opposées, brièvement pétiolées, blanches en dessous, légèrement roulées sur les bords; stipules lancéolées, aiguës. — Tige couchée, ascendante, grêle, de 2 à 3 décimètres, sous-frutescente. — Vivace.

hésédaoiSes. 33

Très abondante sur les coteaux arides, les pelouses sèches, les pâturages calcaires, les clairières des Lois, où elle couvi'e parfois de grands espaces. Cotte espèce, rechercliée par les bestiaux, Jbiii'nil. en juin et en juillet un pâturage abondant et résistanL parfaitement à la sécheresse. On ])onrrait en faire des prairies sur les moulagues du midi de la France,' où rien ne vient, faute de terre, attendu que l'IIélian thème n'eu exige presque pas, ses racines s'èlendant facilement sur la pierre et allant chercher la nourriture de la plante dans les interstices des rochers.

Famille des RÉSÉDACÉES DC

ANOMALES T.; DODÉCANDJilE I,.; CAPPAUIDÈES .T.

Ainsi nommée du genre Réséda.

Flmrs irrégulières , petites , en grappes terminales allongées ; — calice à 4.6 sépales inégaux; — corolle à 4.6 pétales inégaux, écartés, à limbe lacinié ; — étamiiies nombreuses, soudées à la base eu un ou plusiem's corps ; — fruit capsulaire ; — graines à cotylédons charnus ; — feuilles alternes.

Cette famille ne comprend qu'un très petit nombre de plantes , générale-

luent amères dans leurs diverses parties.

Genre RÉSÉDA. — RESEDA L.

Capsule h 1 loge polyspenne, s'on^Tant au sommet

Renferme plusieurs espèces, à racine acre , jouissant de propriétés diurétiques et sudorifiques, mais sans usage.

GAUDE. — fi. LVTEOLA L.

Noms vulgaires. — Beséda gourfe, Réséda jaunissani , Herbe à jaunir. Vaude.

Fleurs d'un jamie verdâtre, eu grappes très allougées. — Calice à 4 sépales. — Feuilles lancéolées, étroites, entières, ondulées, luisantes. — Tige dressée, anguleuse, glabre. — Taille de 5 il 10 décimètres. — Espèce bisannuelle.

Assez commune dans les lieux secs , la Gaude vient à peu près partout, sur les bords des champs et des chemins, sur les vieux murs et dans les eudroits pierreux. Repoussée des animaux à cause de son amertume, elle est cultivée pour la matière colorante jaune, la hitéoHne, que contiennent toutes ses parties et que l'on utilise dans la teinture.

'SA r.AiiYnpnvi.i.iiEs.

Famille des VIOLACÉES.

ASOMALE!^ T.; i^YNGÉNÈSŒ MONOGAMIE L. ; CISTINÉES J.: VIOI.ARlÉEii Vu .

Flenrx solitaires, irrégiilières ; — calice à 5 sépales iiK^^gaux se prolongeant an-dessons de leur insertion ; — corolle à 5 pétales, l'inférieur plus large, sonvent prolongé, au-dessous do son point d'attache, en un éperon creux ; — 5 ctamines à filet court, élargi, les 2 inférieures avec un appendice qui entre dans l'éperon ; anthères contiguës entre elles; — ovaire uniloculaire ; — fruit capsulaire, à 3 valves; — graines nomhreuses, à albumen charnu; — feuilles alternes, simples, stipulées. Plantes herbacées ou sous-frutescentes.

Comprend un seul genre, le genre Violette, Viola T., qui renferme un certain nombre d'espèces exotiques ou indigènes. Celles-ci , communes dans les bois , les haies , les praii-ies ou les champs , bien que mangées par les animaux, ne peuvent, à cause de leur petitesse et de leur précocité, être considérées comme fourragères.

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