‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 85 sur 138 · VIPÉRINE COMMUNE. — E. VULGARE L · texte numérisé non relu

VIPÉRINE COMMUNE. — E. VULGARE L

Noms vulgaires. — Herbe aux vipères. Langue d'oie.

Fleurs bleues, en panicule allongée, étroite, feuillée. Feuilles à nervure dorsale seule apparente, oblongues, lancéolées, les radicales en rosette, les supérieures plus petites, sessiles, arrondies à la base. Tige dressée, raide, de 2 à 8 décimètres. Toute In plante parsemée de tubercules brunâtres portant chacun un gros poil blanc.

r)l'2 - UORRAGINÉES.

Espèce comnuiiii' dans loiile la Fj'aiice, veiiaiU dans les liinix arides ou incultes, sni- les rochers el les vieux murs, sur les [jelouscs sèches cl rocailleuses, el dans certaines prairies artirici(jllos où elle se multiplie quelquelois à l'excès et devient nuisible alors par son abondance. Ses aspérités la font partout repousser des animaux qui la broutent seulement ipiand elle est jaune. On attribuait autrefois à ses sommités nm» vertu sprH"iIi(jue, contre la morsure des vipères, que l'expérience n'a pas conlirmée.

E. italimm h., fleurs ordinairement blanches, rosées ou bleuâtres, et très nombreuses, en grappe spioiforme; feuilles toutes lancéolées-linéaires, aiguiis et atténuées h la base, — mêmes lieux que la précédente, mais plus spécialement propre au Midi.

Ë, phnilayineum I,., tlenrs violettes, striées de blanc; feuilles à nervures latérales saillantes, lancéolées, les radicales grandes, en rosette, tombant an printemps, les supérieures demi-embrassautes ; tige ascendante ; racine renfermant nn suc rougeâtre ; plante fi poils non piquants , — commune aussi dans tout le Midi , notamment dans les plaines de la Garonne et de l'Ariége.

Genre PULMONAIRE. — PULMONARIA T.

Fletns en grappes terminales courtes; — calice campanule, à tube allongé, à S angles, s'enllant à la maturité ; — corolle régulière, infundibulifoi-me, à .5 lobes obtus, à gorge ouverte munie de 5 pinceaux de poils ; — étwmines égales, încUises ; — aliènes turbines, lisses, ii base plane. — ■ Feuilles souvent maculées de blanc.

Un petit nombre d'espèces, toutes vivaces.

Pulmonaire officinale, P. officinalis L.

Grande Pulmonaire, Pulmonaire d'Italie, Herbe au.r poumons, Herbe de cœur, Herbe au luit de Notre-Dame, Sauge de Jérusalem , Sauge de Bethléem.

Fleurs rouges, puis violettes; corolle contractée à la gorge, glabre à l'intérieur; akènes ovoïdes, aiguës au sommet. Feuilles d'un vert foncé, ordinairement maculées, ovales-aiguës, celles des rejets stériles cordiformes, les supérieures sessiles-embrassantes. Tiges simples on multiples, dressées, de 1.5 à 25 centimètres.

Espèce commune dans toute la région de l'Est, beaucoup plus rare dans le Centre et l'Ouest, venant dans les bois arides, sur les pelouses sèches, et fleurissant dès le mois de mars, bien que ses feuilles se développent seulement en mai et en juin. Elle est mangée par les moutons et les chèvres, quelquefois par les vaches. Dans quelques pays, les habitants en consomment les feuilles en guise d'épinards. Entnn , on la cultive poiir ses propriétés médicinales, comme plante siidorifique et pectorale.

P. tuberosa Schrank , corolle velue à l'intérieur ; akènes arrondis au sommet ; feuilles non maculées ordinairement , celles des rejets stériles grandes, longuement pétiolées, les supérieures décurrentes ; souche noueuse , — très commune dans les bois humides et ombragés de toute la France.

P. saccharataU'ûl., feuilles maculées, les inférieures brusquement contractées en pétiole, — mêmes lieux que la précédente ; assez commune.

P. angustifolia L., fleurs bleues; feuilles étroitement lancéolées, presque linéaires; tiges hérissées, — venant partout, dans les buissons, au bord des ruisseaux ombragés, sur les pelouses des montagnes du Centre principalement.

P. mollis Vf ois. , plante couverte d'un duvet court, soyeux, et de poils glanduleux, — venant dans les Pyrénées.

iiDiiiiAciNiins. 513

Genre (iRUJMII.. — LITIIOSI'l'HtMliiU

Hoursaxillaires, presque sessiles, en grappe terminale; — mlioe i, divisions profondes, linéaires, velu 011 hérissé , s'allongeant à la fruotification ; — corolle régnliire, tubuleuse, ou infiindilinliforme , à gorge ouverte, avec 5 plis pubosoents ; — élamine.i ordinairement incluses ; — al.ines ovoides, très durs, lisses ou rugueux. — Feuilles rudes; — ■ lige simple, rameuse ou multiple, très fouillée.

Espèces assez nombreuses, ligneuses ou herbacées, don!. ijn(ili|U(;s-uiies très répandues; toutes peu recherchées des bestiaux.

1^. ,, [Stigmate entier. 1 Corolle glabre — Tiges dressées Fkuticosum Tige ligneuse. )„ .,, ,.,.{,.,,, n.- ^, , , ,,, ,. (l'euilles lineair./ Corolle velue — lige giele, couchi'e. . Prosjrniiim Akènes lisses /„^. , , ., , , ,^ .„ , ,- [stigmate bilobé — Feuilles obovées Olcœfolimn j Akènes l Grappes ne s'allongeant pas — FI. viol., bleues. . Casioui B

\ blancs, <Grap. s'allong.lFeuill.plurinerviées— FI. bl.,jannât. OFFICINALE 'S'' ]lisses,luis.( aprèsl'antlièselFeuill.uuinerv. — Fl.bleues-pourp. Puiipunro-cœiin.

Iierbaoéej j,,__^^ ^^ ^ l Ak. adhérents —FI. blancl.es. AnvtNsi!

FI. bleues . . /(/(7'nssnrii»i i FI. jaunes . . Aimlum

. , > f . , , 1 Ak. adhérents —

Akènes lauves, tuberculeux, \

grapp. s'allong. apr. l'anth. ) Akènes libres !

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