CONVOLVULACÉES
etfet serait d'inspirer aux acquéreurs nnc fausse confiance de nature 'i retarder ou 'empèihor l'applicalion de moyens plus efficaces.
Le plus sûr, en celte occurrence, serait encore de n'acheter que des graines provenant de localités où la Cuscute est plus rare ou ne s'est pas montrée. L'on sait aujonrd'imi , par exemple, que lo Midi est la région [)rincipale où elle se montre; que la Cuscute, dans l'Est et ailleurs, était presque inconnue avant l'importation des graines fourragères de cette provenance, d'où , pour ces contrées, la nécessité de se mettre en garde contre les graines d'origine méridionale, bien que la généralisation du mal permette actuellement d'étendre la même observation à tous les pays producteurs.
On pourrait encore interdire, aux cultivateurs ayant des luzernières infestées, de faire de la graine et de la livrer au commerce ; en même temps, signaler aux acquéreurs les producteurs qui auraient su se préserver de la Cuscute; instituer même pour ceux-ci des primes d'encouragement, et , dans tous les cas, repousser les graines de provenance inconnue, ou battues dans des moulins communs.
Mais comme ces mesures, même rigoureusement prises, peuvent n'avoir qu'un effet limité, c'est au cultivateur lui-même, en dernière analyse, à supposer qu'il ait des raisons de ne compter que médiocrement sur l'efficacité des divers moyens préservatifs que nous venons d'énumérer, qu'il appartient de se débarrasser de la Cuscute. Pour cela, il lui suffit de le vouloir. Au premier doute, il devra inspecter avec soin et dans tous les sens celles de ses cultures qu'il peut croire menacées du parasite ; puis aussitôt qu'il en constatera l'apparition, couper au niveau du sol et arracher à la main tous les pieds attaqués et ceux qui l'entourent , les recueillir soigneusement dans une toile à mailles serrées, les transporter au loin et les brûler sans retard , après quoi , sur toutes les parties du sol dépouillées et non remuées , il étendi-a une couche assez épaisse de paille ou d'une matière inflammable quelconque, et y mettra le feu.
Tel est, en résumé, le plus sûr moyen, indiqué déjà par Bosc, en 1809, et que depuis n'ont cessé de recommander nombre d'hommes distingués, MM. Girardin, Dubreuil, Decaisne, Héricourt, offert à tout agriculteur — s'il l'applique avec attention et persévérance, en le combinant plus ou moins, selon l'occurrence, avec l'un ou l'autre des procédés dont nous avons donné l'énumération, — pour mettre, d'une manière à peu près certaine, un terme aux ravages de la Cuscute, en arrêter la diffusion et en prévenir le retour.
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Famille des SÉSAMÉES DC.
BIGNONIliES Juss.
Fleurs hermaphrodites, solitaires; — calice persistant, moiiosépaie , à 5 divisions inégales ; — corolle monopétale, hypogyne, irrégulière, à 5 lobes, sonvent à 2 lèvres; — etomme.ç 5, insérées snr le tube de la coroih;, dont I stérile, les 4 autres didynames ; — ovaire à 2.4 loges sui' un disque glanduleux ; — style 1, stigmate à plusieurs lobes; — fruit capsnlaire et déhiscent, on drupacé, à 4 loges, chacune à 2 compartiments ; — graines nombreuses, à embryon droit et albumen nul. — Feuilles ordinairement simples.
Plantes herbacées, toutes exotiques, originaires des contrées tropicales,
représentées dans nos contrées par un seul genre.
Genre SÉSAME. — SESAMEUM L.
Fruit capsnlaire, obloiig, à 4 angles, à 2 valves et ii 2 loges ; — graines ovoïdes, .\ embryon et cotyli5ilons lipais, eliainius et oléagineux.
Sésame oléagineux , S. indicum DC.
Fleurs blanches ou roses, axillaires, à coures pédicelles, portant îi leur base une glande jaune et une petite bractée. Feuilles opposées, pétiolées, oblongnes, les inférieures ordinairement h 3 lobes, les supérieures alternes. Tige dressée, pubesoente, de 8 à 10 décimètres; annuelle.
Plante commune dans l'Egypte et tout le Levant, où elle est depuis longtemps cultivée comme oléifère. On la récolte pour sa graine qui fournit en abondance une huile douce fort usitée chez les Orientaux et importée en France où on l'utilise en assez grande quantité pour la fabrication des savons. Ses tourteaux servent, comme ceux des autres espèces oléagineuses, à l'agriculture et à l'entretien du bétail. La culture du Sésame a été essayée dans le midi de la France , mais elle a peu réussi.
Famille des BORRAGINEES Juss.
INFUNDIBUUFORMES T.; PEi\'TA,\'DIiIE L. ; HYPOCOROLUE J.
Fleurs hermaphrodites, ordinairement réguhères, en cymes ou grappes scorpioïdes, roulées en crosse avant l'épanouissement; — calice persistant, monosépale, à 5 divisions profondes ; — corolle hypogyne, monopétale, à 5 lobes, h gorge nue ou munis de 5 écailles ou nectaires; — étamines 5. à an-
510 nonRAGiNitEs.
thères biloculaires. s'ouvraiU en long; — ovaire formé de 4 carpelles, à 2.4 lobes, i\ 4 loges uiiiovulées, insérées sur un réceptacle charnu ou sur un axe central formé par le style épaissi à sa base; — style simple, tei'miiial ou naissant entre les lobes de l'ovaire, à stigmate simple ou bifide; — fruit formé de 4 akènes secs, osseux, uniloculaires, monospermes, libres ou soudés 2 à 2, insérés sur le réceptacle ou sur l'axe; — graine suspendue, à embryon droit, à albumen nul ou très mince. — Veuilles alternes, simples, ordinairement entières : — stipules nulles. — Herbes ou arbustes ordinairement hérissés de poils raides, tuberculeux à la base.
Famille composée de plantes que les aspérités qui les recouvrent ont fait désigner par quelques auteurs sous le nom à'Aspérifoliées, et la plupart gorgées d'un suc mucilagineux qui leur communique des propriétés émollientes très prononcées, et très communément utilisées pour les usages médicaux. Quelques-unes renferment, en outre, un principe amer, astringent, ou légèment narcotique. Ces plantes, répandues partout, venant dans les lieux les plus divers, et dont plusieurs espèces se trouvent mêlées aux végétaux des praii'ies, ne constituent en général qu'un médiocre fourrage. Quelques-unes cependant sont consommées par les bestiaux, et, sans les aspérités qui les recouvrent, elles le serait probablement davantage à cause de leur propriétés rafraîchissantes, qui les rendent surtout bonnes au printemps après la nourriture sèche d'hiver.
La famille des Borraginées comprend des genres assez nombreux , que les auteurs ont groupés en plusieurs tribus, caractérisées principalement par le mode d'insertion des parties constitutives du fruit. — On peut réduire ces tribus aux trois suivantes :
, , . j I 1 Akènes a base plane, sans rebord Lithospermées.
Akènes insérés \,,, ^i. , »'j.
1 1 é t '1 1 -"-Kenes a base excavée , entourée d un
BORRAGINÉES < P '- f rebord saillant Anchusées.
Akènes insérés sur l'axe central CynoglOSSéeS.
Ire Tribu 1L,ITH0SPE3RME1E3S.
Carpelles libres, insérés sur le réceptacle par une base plane, non entourée d'un rebord. Corolle à gorge nue ou pourvue de nectaires ou écailles. Etamines incluses ou saillantes. — Comprend les genres ci-après :
DOBIUGINÉES. 511
Akènes 2 , bilooiilaires , non pudioollés — Oirolle il gor^e nue Cbkinthb.
i Corolle irrégulifere Kciiiijm.
[ Calice h tube allongé FuLMONAiilA.
f<"",°','" ) Calice (Cor.;, lobes profonds. Lithospermum. , ^ . j '■'^K"''"''" ) à divis.
Akènes4 ) ""'' / 'profondes' Cor. à dentés courtes . Onosma.
unilooul. j I
I \ Ak. il base contractée en pédioello — Cor. à 5 eallosit. Ai.kanna.
' Corolle à gorge pourvue de 5 écailles Mïosotis.
Genre MELINET. — CERINTHE T.
Fieurs jaunes ; — corolle cylindrique eampanulée, à 5 dents courtes; — Akènes 2, biloculaires, ovales, presque osseux.
C. aspera Roth., (leurs assez grandes ; corolle à lobes obtus, l'éfléohis ; feuilles tuberculeuses, les inférieures spatulées, les supérieures ovales en cœur, embrassantes; tige dressée, de 2 ii 5 décimètres; annuelle, — bords des routes, champs cultivés, dans la région méditerranéenne; utilisé quelquefois à, la place de la Bourrache.
C. alpina Kit.; C. minor L.; C. tenuiflora Bertol., — espèces plus petites, vivaces, venant dans les Pyrénées, les Alpes, etc.
Genre VIPERINE. — ECHIUM T.
Fleurs bleuâtres ou blanches, solitaires ou géminées au sommet de la tige, ordinairement unilatérales; — co/ice à divisions linéaires ; — corolle irrégulière, mfundibulifornie, ouverte, à limbe oblique, presque bilabiée, à 5 lobes inégaux, arrondis; — - élamines inégales; — - aliènes ovoïdes, tuberculeux. — Plantes très rudes, à poils plus ou moins piqiiants.
Plusieurs espèces, particulièrement propres aux lieux arides du Midi.
i(Cor.àtubepl.courtq.lecalice. vci.GARE L.f©
sauîantes ^'"- 1*"!'^ "^ff '"" '', ""'.'• ' '"'■""" ''• Î
l Cor. à tube pi. long q. le calice. Pium/adim Sibih.eiSm. (D
Etamines ne dépassant pas la corolle- . . . iiariiimnm Willd. ®
hraft^iB f T^ -1, 1 • -, ( Feuill. toutes atténuées àla base. Crciicum l ®
oractee 1 FeutUespluri-nerviéesj „ ... , . , . , '-rcucum ■.. w
( Femll. supérieur, demi-embrass. piantacihbosi t. ®
FI. inférieures (Calice accrescent — Feuilles supérieures sessiles. Calycinum Viv. ®
i extra-axillaires ( Calice non accresc. — Feuill. super, demi-embrass . ^rrnan'iiTn Guss.|@