‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 92 sur 138 · IL · texte numérisé non relu

IL

GouaD.

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Oniian.

Moris.

Ail.

Foir.

Teo.

Dod.

Cijmhaîarin

Véronique officin.4le, V. officinalis L.

Véronique mâle, Thé d'Europe, Thé du Nord, Herbe aux ladres.

Fleurs petites, d'un bleu pâle, en grappes serrées, latérales, parfois opposées, sur des pédoncules raides, épais. Capsule comprimée, triangulaire. Feuilles brièvement pétiolées, ovales-elliptiques, dentées eu scie. Tiges radicantes, rameuses.

Espèce fort commune dans les bois montueux, les cotaux arides et rocailleux, les prés secs des montagnes, les pâturages sablonneux, au bord des chemins. Douée d'une certaine amertume, et acquérant par la dessiccation une odeur aromatique suave, elle est employée parfois, comme le thé, à titre d'excitant léger, et, à ce titre, a joui même d'une certaine célébrité médicale. Dans les pâturages, tous les bestiaux la mangent, souvent la recherchent ; elle est également bonne à l'état sec, par l'odeur qu'elle répand; aussi pourrait-elle, dans certains cas, être cultivée avec avantage dans les mauvais sols, où elle croît, en général, facilement.

Véronique des MONX.iGNES, V. montana L.

Fleurs blanches, veinées, en grappes très lâches, sur des pédoncules filiformes. Capsule très comprimée, large, échancrée à la base et au sommet. Feuilles longiiement pétiolées, ovales-arrondies, à dents larges et inégales. Tiges radicantes, grêles, très allongées.

Commune dans les bois et forêts humides, les lieux ombragés des régions tempérées et méridionales. Mangée par tous les bestiaux, elle est recherchée, notamment, par les vaches. que l'on mène paître dans les forêts de sapins où elle croît habituellement.

V. sculellata L., feuilles sessiles, presque embrassantes, linéaires-aiguës, à dents fines ; tiges radicantes-ascendantes, grêles, — lieux humides, marécageux, boui-beux, bords des fossés ; est mangée sans être recherchée.

s(;iiopiiuLAitiACi5KS. 583

Véronique beocad^jnca, V. beccahvmrja L.

Véronique a<iuiiliii»(:, Cresson de cUctial, C, des vaches, C, des oliiena, Cressonnile, Salade de chouette, Laitue de chouette,

l'"loui"s il'uii IjIou prilo, on grappes lilohos. Capsule vonfléo, suborbiculairo, peu écliaiicréc, gliibi'o. Fenillos hricvoment pétiol(!os, olilonguos, obtuaos, suporlieiollomont dentées en scie, cbarnues, glabvos. Tiges radieantos-ascondaiites, cylindriques, grosses, listuleusos, ilo 2 à 6 dteimiitres. Souclie rampante.

Tris abondante dans les lieux marôcageux et bumides, au bord dos oaux, des fossés, des fontaines, dans les prés arrosés par dos sources. Amfero et un pou excitante, elle est souvent mangée à la manière du ci-esson ou utilisée comme antiscorbutique. Tous los bestiaux, surtout les cbovanx, en reebercbent los tiges tendres et succulentes; mais la plante ne pouvant point se desséober, n'est bonne qu'on vert. Cette espèce passe encore pour plaire aux poissons ; aussi les pisoioultem-s en donnent-ils à'ieurs élèves, en la jetant, bacbée, dans les bassins où ils entretiennent ceux-ci.

Véronique .mouron, V. anagallis L.

Mouron d'eau.

Fleurs d'un bleu pâle, en grappes liîcbes. Capsule renflée, suborbiculairo, glabre. Feuilles sessiles-ombrassautes, lanoéolées-aigiù's, glabres. Tiges dressées ou un peu courbées à la base, presque quadrangulaires, épaisses, fistnieuses, do 2 à 6 décimètres.

Vient dans les mêmes lieux que la précédente, dont elle part.ige les propriétés et les visages.

Véronique petit-chêne, V. chamœdrys L.

Véronique chainelte, V. des bois^ V. des haies, V. gennandréc, Fausse ger-mandrée, Pichot-chaine.

Fleurs bleues, à lobe inférieur presque blanc, en grappes lâebes. Capsule comprimée, en cœur au sommet. Feuilles presque sessiles, ovales-cordiformes, ineisées-dentées, poilues. Tiges radicantes-redressées, pourvues de 2 lignes de poils opposées.

Espèce commune, venant dans tous les pays et snr tous les terrains, d.ans les baies, pâtu rages et prés secs, au bord des bois, des cliamps et des chemins. Recherchée de tons les bestiaux, des chevaux et des moutons surtout, elle donne, par la dessiccation, un fourrage bon et facile à conserver. Elle est, en outre, cultivée dans les jardins d'oriieraont pour la beauté de ses fleurs.

V. teucrium L., fleurs d'un bleu foncé, en grappes allongées ; eapsule oblongue ; feuilles brièvement pétiolées, lancéolées, irrégulièrement dentées, velues; tiges simples, couchées-ascendantes, — habitation, propriétés et usages de la précédente.

V. prostala L., fleurs d'un bleu pTde, en grappes courtes; feuilles lancéolées-linéaires; tiges étalées, couchées, en cercle, — accompagne les précédentes.

Véronique en épi, V. spicata L.

Fleurs d'un bleu vif, brièvement pédonculées, en grappe spiciforme. Capsule subglobuleuse, velue-glanduleuse. Feuilles opposées, oblongues, crénelées vers la base, entières au sommet. Tige simple, ascendante.

Commune partout, excepté à l'Ouest; venant dans les pâturages moutueux et sablonneux, les prés secs des eotaux, et mangée seulement par les moutons; ime des plus remarquables du genre par l'éclat de ses fleurs.

V. acinifolia L., fleurs d'un beau bleu, jaunes en dedans, en grappe très allongée ; capsule comprimée, bilobée ; feuilles opposées, ovales, entières, les supérieures sessiles, les inférieures pétiolées, ^ champs sablonneux ou argileux, moissons, dans toute la France.

Véronique serpollet, V. serpyllifoUa L.

Fleiirs d'un blanc-bleuâtre, veinées, petites, en grappe spiciforme. Capsule comprimée, presque réuiforme, échancrée au sommet, ciliée. Feuilles ovales, les inférieiu'es opposées, les supérieures alternes, plus étroites, glabres. Tiges radioantes, redressées.

."i'iH SCIKIl'llI LAKlACEIiS.

Uttus lo» ipiituragcs et iJi-osquc toutes les [iruiries liinnides, au bord dos viiisscimx, des l'ossos, onimnt sur les prés des petits groupes que tous les bestiaux, les moutons surtout, rechercbent.

V. fruticulosa L., fleurs bleues ou roses, en grappe courte longuement pédonculée; feuilles toutes opposiies, olilougues, les inférieures plus petites, spntulécs ; tiges tortueuses et ligneuses h la base, coueliées-ascendiintes, tvi's feuillues, — en petites touffes, dans la plupart des pntnrnges de montagnes oii elle est broutée par les moutons et les chèvres.

V. alpina L., fleurs petites, en grappes courtes, presque sessiles ; feuilles scssilcs, elliptiqucfaiguos, les moyennes plus grandes, quelquefois alternes au sommet, — petite espèce, commune dans les gazous de montagne, mais insignifiante par son peu de volume.

Véronique des gii.vmps, V. arucnsis L.

Fleurs blcnes-pâles, blanches en dedans, petites, en grappes spiciformes très allongées. Capsule eu cceur renversé. Feuilles ovales, dentées en scie, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles, alternes, cordiformes à la base. Tiges courtes, dressées on ascendantes, nombreuses, rameuses, en touffe. Plante puhescente.

Une des plus répandues dans les cultures, les champs en friche, les prairies, oii elle constitue un bon fourrage que tous les bestiaux recherchent.

V. triphyllos L., fleurs d'un beau bleu, en gi-oppes lâches; capsule orbiculairo, gonflée ii la base ; fenilles épaisses, les radicales pétiolées, entières, ovales, les supérieures sessiles, profondément lobées, — champs sablonneux et siliceux, parmi les blés, prés secs, bords des chemins; dans toute la France.

V. psTsica Poir., fleurs bleues-veinées, en grappes feuillées ; capsule bilobée, amincie sur les bords, puhescente ; feuilles ovales-cordiformes, dentées en scie, les supérieures alternes ; tiges radicantes, — bords des chemins, champs cultivés de toute la France, du Midi surtout.

V, agrestis L., capsule en cœur renversé; feuilles crénelées, toutes pétiolées; tiges rameuses dès la base, courtes, — lieux cultivés, dans le Nord surtout, recherchée des moutons.

V. didyma Ten., fleurs toutes d'un bleu vif; capsule à 2 lobes très ventrus; feuilles presque réniformes, — lieux cultivés du Midi.

Véronique a feuilles de lièvre, F. hederœfolia L.

Fleurs d'un bleu pâle, en grappes feuillées. Capsule glabre, subglobulenso, à 4 lobes. Feuilles toutes pétiolées, oblongues ou arrondies, multilohées, cordiformes à la base. Tiges couchées, diffuses.

Fort commune au milieu des champs et des terres cultivées, dans les lieux en friches et au bord des chemins, elle est mangée avec plaisir par tous les bestiaux. Elle constitue un bon fourrage, précieux surtout par sa précocité ; dans quelques localités, on la recueille pour les vaches avant l'été, et l'on pourrait l'utiliser mieux encore en la semant de bonne heure dans les ten-ains inoccupés. On aurait en peu de temps une petite récolte, laissant le terrain lihre pour les travaux ordinaires.

Genre DiGlTALli. — DJGITAUS T.

Fleurs en longue grappe terminale, spicifornie et unilatérale ; — corolle oampanuléetubuleuse, à tube ample, à 4.5 divisions peu marquées, formant 2 lèvres inégales: — capsule biloculaire, à 2 valves septicides, restant adhérentes aux placentas, velue glanduleuse. — Feuille? ovales-lancéolées, assez grandes, les inférieures atténuées en pétiole, les supérieures sessiles ; — tige simple, dressée, arrondie, peu rameuse. — Plantes herbacées.

Genre comprenant des plantes remarqnables par la beauté de leurs Heurs, ainsi que par leurs propriétés prononcées que caractérise surtout une action énergique sur le système nerveux. Renlerme un petit nombre d'espèces indigènes, qui croissent principalement sur les terrains siliceu.x, et des espèces exotiques cultivées seulement dans le.^ jardins d'ornement.

scuoi'iiiii.AUl.vciiliS. 58')

DlUITALli l'OUlU'KKIi. — O. l'IilIl'IJliliA I-. Noms vuiAiiMliIos. — OaiiteUc, (Juiit rie Notre-Dame, Doi'jt de lu Vierge

Fleurs grandes ('là 5 cent.), poni'pi-ées, gUibi'es, blanches et tacliécs de pourpre àrintéricnr, quelquefois ontiùremont blanches ; pendantes. — Calice divisé profondément en lobes larges et obtus. — Corolle vontrue-oampanulée. — Feuilles crénelées-dentées, molles, blanches, tomenteuses on dessous. — Tige parfois rameuse an sommet, de 5 k 10 décimètres. — liisainiuelle.

Sa iDoaU'o commuuéraeiit sur Loules les montagnes granitiques de Frnnce, sur les vieux murs et dans les bois des terrains pierreux et siliceu.x, sur les grès ; manque dans le Jura et généralement dans les terrains calcaires. Amère, acre et nauséeuse dans toutes ses parties, la Digitale exerce sur l'économie une action analogue à celle des narcotico-âcres les plus actifs, et peut, administrée à une certaine dose, occasionner la mort. En petite quantité elle porte son action principalement sur le (;œur, dont elle ralentit les mouvements ; elle agit aussi sur l'appareil urinaire ; aussi est-elle très fréquemment employée comme calmant et comme diurétique, pour combattre les affections de cœur et les liydropisies. Cette plante doit ses propriétés à la présence d'un principe spécial, la digitaline^ poison énergique, qui rend la présence de la Digitale 1res pernicieuse dans les herbages ; elle doit conséquemment en être éloignée avec soin, ainsi que du pourtour des fermes, où elle pourrait être mangée par les dindons,, les oies et les canards, pour lesquels elle est mortelle. La Digitale pourprée, très souvent cultivée dans les jardins pour la beauté de ses fleurs, renferme dans ses graines une huile spéciale qu'on pourrait extraire, et Parmeutier avait même conseillé sa culture en grand comme plante oléifère.

D. lutea L , fleurs petites (1 à 2 cent.), d'un blanc-jaunâtre, velues et immaculées intérieurement, étalées; corolle étroite à la base, à lobules supérieurs aigres; feuilles finement dentées, glabres sur les deux faces ; bisannuelle, — vient presque dans toute la France, commune dans les bois montagneux, les ootaux pierreux ; propriétés de la précédente, moins active, et non usitée.

D grandiflora AU., fleurs grandes (3 k 4 cent.), jaunes, tachées de pourpre en dedans, horizontales ; corolle large très ouverte, pubescente-glanduleuse ; feuilles pubescentes aux bords, les supérieures demi-embrassantes ; vivace, — bois couverts de toutes les régions montagneuses : moins active que la Digitale pourprée.

D. purpurascens Roth., fleurs jaunes ou rougeâtres ; feuilles glabres, dentées en scie, — régions montagneuses, très peu vépand\te.

Genre SIBTHOUPJE. — SIBTHORPIA L.

CoroUf siibi'otacée, petite, à 5 lobes presque t^gaux : — cni>sulc membraneuse, bilocnlaivo. comprimée, bivalve.

S. puropcit L., (leurs jaunes, très petite^, solitaires ; feuilles v^nitbrmes : plante naine, diflFiusc. vivace, — lieux arides de l'Ouest.

58(3 SCROi'liL'LAUlACÉES.

Genre ERINE. — ERINUS L.

Corolle tubuleuse, en coupe, ii tube gvêle, h 5 divisions presque égales, écliancrées ; — rapstilc biloculaire, bivalve.

E. alpinus h., fleurs purpurines, en grappe; feuilles spatuléesj souclic rameuse, émettant des l'osettes de feuilles d'où partent plusieurs tiges; plante naine, vivace, — toutes les liantes montagnes, sauf celles du Centre.

Genre LIMOSELLE. — LIMOSELLA L.

Corolle subcampauulée, à tube évasé, à. 5 divisious presque égales; — copsti/e ovoïde, uniloculaire supérieurement, biloculaire inférieurement, bivalve.

i. aquatica L., fleurs rosées, très petites, solitaires, sur des pédoncules radicaux; feuilles oblongues ; tige nulle; annuelle, — dans tous les lieux humides, au bord des ruisseaux, des rivières et des étangs.

3« Tritou. — Rm]VAT<^TH;ElE!S.

Pedjculaires Juss.

Corolle, dans le bourgeon, à lèvre inférieure toujours enveloppée par

les autres. Calice à 4 divisions. Embryon renversé, à cotylédons retournés

vers le hile. Capsule s'ouvrant par des valves portant sur le milieu de leur

face interne la moitié de la cloison.

Tribu comprenant des espèces demi-parasites, se nourrissant dans le sol, et, en outre, comme l'a reconnu et démontré, en 1847, M. Decaisne, sur les racines des végétau.x voisins, où s'implantent leurs radicelles, et constituant, par ce motif, un groupe de plantes nuisibles dans les champs et les prairies qu'elles envahissent communément, et oîi elles se développent très souvent avec une extrême abondance. Toutes ces plantes offrent, en outre, ce caractère remarquable de noircir par la dessiccation. — Constituant les genres ci-après :

(Graines comprimées, ailées ■ — Feuilles dentées. . . Ehinanthus.

(Anthères non appendiculées!

(Graines fortes, trigones — Feuilles pinnatifides . . Pedicularis.

.63 1 „,.,,... (Corolle à lobes inférieurs divisés.. Euphkasia.

j5 I I Calice a divisionsV

U{ l profondes. (G r. striées. Odontites.

<! 1 /. , . Capsule oblong./„ • i i ■ c ,.• 1

12 J / Capsule a / ' =■ [Cor. a lob. int. entiers j

g/ lloges polysp. ) (Gr. ciliées. Baetsia.

ei f . \ /

,. , < Calice enflé, à dents courtes — Capsule globuleuse . Tiîixago.

\ appendicul. \ i o

[ (Corolle bilabiée — Capsule oblongue Melampykum.

\Caps.à loges del .2 gr. ]

fCoroUe à 5 dents pq. égales — Caps, globul . TozziA .

.SCHOl'IlU/.AIlIAUliKS. 587

Genre RHlNAN'J'llI'J. — lUllNANTHUS h.

Fleurs jiniiiùtros, presque sessilea, en (!pis feuillus, iill(in;;i''8, li'iclies ; — cnlicc ventru, conipriniA latôralouient, ii '1 dents ; — corolle bilabiùo, à Itvro supérieure en casque, comprimée ; — anthères velues, non aristées ; - — capsule presque orbiculaire, comprimée, h 2 valves loculicide» ; — graines comprimées entourées d'une aile membraneuse. — Feuilles opposées, dentées, sessilea.

Genre peu nombreu.x, comprenant des [ilaiitijs parasile.s doni, les l'acines, a'iuiplautant sur celles des graminées, nuisent, à ces dernières, aussi bien aux céréales qu'aux espèces fourragères, et les rendent maigres, maladives.

RHINANTHE A GRANDES FLEURS. — fl. MA JOH Emui., li. CRISTA-GALLl L. ' Noms vulgaires. — Crête de coq, Cocréte, Cocrisie, Tartarelle, Kisrabel.

Fleui's jaunes pâles, parfois bleues :\ la lèvre inférieure, à bractées membraneuses d'un blanc jaunâtre, dentées en scie. — Calice à dents étalées. — Corolle il tube courbé, h 2 lèvres égales, la supérieure dirigée en avant. — Capsule plus longue que large. — Graines rugueuses; — Feuilles oblongues, lancéolées, en cœur à la base, fortement dentées en crête de coq. Tige dressée, simple, qnadrangulaire, de 3 à .5 décimètres. — Annuel.

Espèce excessivement commune dans les prairies humides sans être aquatiques, les lieux herbeux, ombragés, les pelouses de montagne, dans les prairies artificielles et les moissons ; s'y multipliant aussitôt que le sol s'épuise et que les lionnes espèces diminuent, et au point de couvrir parfois des prairies entières, où elle se propage d'ailleurs avec la plus grande irrégularité. Plante des mauvais prés plutôt que mauvaise par elle-même, la Crête de coq est mangée, quand elle est jeune, par les bêtes à cornes. Mais fleurissant de bonne heure, elle se dessèche vite, devient alors dure, sèche, coriace: et déprécie le foin auquel elle est mêlée. Il importe donc de s'en débarrasser quand elle tend à se multiplier, et d'autant plus que ces graines étant mûres au moment de la récolte, elle se reproduit les années suivantes avec plus d'abondance. Un moyen a employer alors est de la faucher ou de la faire broutter avant sa floraison, mais l'opération ne donne pas toujours des résultats satisfaisants. On peut aussi la combattre par le fumier et les engrais, l'urine liquide par exemple, qui la font disparaître en hâtant le développement des plantes meilleures, qui l'étouffent. Malgré ces soins, ou la voit quelquefois repousser par les graines restées dans le sol ; on renouvelle alors les mêmes opérations.

Quelques auteurs, suivant que le calice de la plante est glabre ou velu, ont distingue deux espèces : le R. glabra Lm., et le R. hirsuta Lm., qui ne sont que de simples variétés du type.

iî. minorErbr., fleurs très petites, bractées vertes, à dents subulées ; calice à dents conuiventes ; corolle à tube droit, — prairies humides, des montagnes sm-tout ; commune dans la région des sapins.

588 ■ SCROI'IlULARlAliCKS.

R. dngustifoliuis Gme\., Iinictées ii dents linéaivcs sétaodes ; corolle li tube très court, à lèvre supérieure courbc'e, ascendante, n 2 dents, saillante; feuilles étroites, linéaires, — prairies arides des montagnos.

Genre PEDICULAIRE. — PEDICULAHIS T.

Fleurs presque sessiles, en grappes terminales feuillées; — calice ventru, ii 3.5 dents inégales; — coro//(7 bilabiée, à lèvre supérieure en casque, comprimée; — a7)^/ières non aristées ; — capsule comprimée ou lancéolée, à 2 valves loculicides ; — graines peu nombreuses, grosses, trigones. — Feuilles profondément pinnatitides, à segments divisés. — Plantes vivaces.

Genre assez nombreux, formé de planti^s parasites comme les Rhiiianllies, et se moulraiit e.xclusivemeut dans les prairies, où parfois elles sont d'une abondance extrême, et produisent un assez bel effet, mais où elles sont nuisibles aux bestiaux, qui toujours les rejettent, surtout lorsqu'elles sont arrivées à leur entier développement. — Voici le tableau des espèces indigènes.

(Calice à 2 lobes . P*l,liSTRIS !.. Corolle à casque formant un bec (l"'"'"P'''^^(Calice il 5 dents. SYLVATICt i.. avec 2 dents latér.ales ( pleurs jaunes Comom I,.

!T^, . \ Ttihernsa I, .

t leurs jatines i ( Calice laineux .. ( Im-arnata Sau\. ) \ GuroPcra Vill.

ri. roses \

I ( Vyrcnaica Gay.

l Calice glabre. . . j Fascicnlala Bell.

V Itostrnta I,.

iVEnTICILI.ATA I..

l'OLIOSA L.

n,>sea WiTir.

PEDICULAIRE DES iVIARAIS. — P. PALUSTRIS L.

Noms vulgaikes. — Fferbe aux porcs, Tartarie.

Fleurs purpurines, grandes, en épi lâcbe et très allongé. — Calice à 2 lobes incisés dentés. — Corolle à casque tronqué terminé par un bec court, obtus, à 2 dents latérales. — Feuilles à segments linéaires, dentés au sommet. — Tige solitaire, dressée, très r.ameuse inférieurenient, à rameaux grêles, de 2 à 6 décimètres. — Plante rougèâtre.

Très commune dans tontes les prairies humides et bourbeuses, qu'elle infeste parfois en s'y multipliant à l'excès, la Pédiculaire constitue une mauvaise plante, dont la présence annonce toujours un mauvais pâturage. Repoussant facilement, elle ne peut être détruite que par l'assainissement du pré, ou par sa rupture avec changement de culture. — Autrefois utilisée comme vulnéraire, elle est aujourd'hui sans usage.

Pédiculaire des forêts, P. sylvalica L.

Fleurs purpurines en épis allongés. Calice fendu antérieurement, divisé en 5 lobes inégaux. Corolle à casque grêle, bideuté au sommet, sans dents Ir.térales. Feuilles à segments oWongs,

Rf;noi'ini;,AiiiAni5iîs. 580

inoisés-dontés. Tigea multiploa, la (loiitvulc JreBSi'C, à 6]}i trJ'S loup, les liiti'riilca l'tnli^o», (liffime». — Plniitû do 1 II 2 dcSoimétreB

Vouant dans les bois couverts, dans 1er; pritiiriiROS omlii'i\p:i:s et Ijiiniidcs, les [iriia inoiitiieiix, elle est la soula ospjico du genre que les bestiaux broutent quelquefois quand elle est jeune.

P. verticiliata L., Heurs pourprées verticilliioa, Ji (5pi court ; culieo fendu, ii 5 dents tris courtes; corolle fi casque trfes obtus; feuilles étroites, les supérieures verticillées par 4 ; tige simple, de !> Ji 20 centimètros, — vient en petites touffes dans les pHturapos élevés et humides des montagnes ; les bestiaux n'y touchent pas.

P. foliosa 1j., Heurs jaunes, grandes, en épi court; feuilles h segments pinnatilide» ; tige dressée, grosso, peu feuillée, de 2 à 4 décimètres, — dispersée dans les prairies humides des hautes montagnes, où, lorsqu'elle est jeune, les vaches parfois mangent ses feuilles.

Toutes les autres espèces, plus rares, vivent de mPme dans les prairies élevées, dans les lieux humides des montagnes, et partagent les propriétés dos précédentes.

Genre EUPHRAISE. — EUPHRASIÀ T.

Fleurs solitaires, axillairos, presque sossile?, en épis presque unilatéraux ; — calice h 4 divisions profondes ; — corolle bilabiée, à lèvre supérieure fortemeîit creusée en casque, la lèvre inférieure à lobes divisés; — ètamines k anthères inégalement prolongées à la hase; ■ — capsttle comprimée, vivalve, à débiseenee loeulieide ; — graines fusiformes, régulièrement striées. — Feuilles opposées, les supérieures éparses, sessiles, dentées; — lirje dressée, peu élevée. — Plantes toutes annuelles.

Genre comprenaial un petit nombre d'espèces, offrant cle.s vai-iations nombreuses aux points de vue divers de la grandeur et de la couleur des tleiu's, de la l'orme et des dentelures des feuilles, de la taille, constituant ainsi autant de variétés, considérées par quelques auteurs comme des espèces distinctes; M. Grenier, dans la Flore de France, les réduit à deux.

EuPHHAisE OFFICINALE, E. officinalis L.

Herbe à l' ophtiialmie , Brise-lunettes, Casse-lunettes, Luminet, Langeole.

Fleurs blanches ou violacées, veinées, à palais jaune. Calice évasé, à lobes dressés, cuspidés. Capsule oblongue obovée, velue supérieurement. Feuilles ovales, d'un vert-gai, les inférieures à dents obtuses, les supérieures à dents aiguës. Tige cylindrique, très rameuse, de 5 Ji 20 centimètres. Plante velue-glanduleuse dans toutes ses parties.

Pl.ante extrêmement commune dans les prairies et les pntur.ages, sur les pelouses sèches, dans les lieux tourbeux desséchés en été, au bord des obemins, des bois et des rivières. Son abondance dans les cultures est généralement l'indice d'une mauvaise qualité de terrain. D'une saveur amère et légèrement aromatique, elle est mangée sans inconvénient par tous les bestiaux; mais par ses petites dimensions, elle est h peu près insigniiîante. Autrefois fort réputée pour les maux d'yeux, elle est aujourd'hui sans usages en médecine.

Variétés principales ; E. 0. grandijlora, intermedia, pareiflora, qui se remplacent dans les mêmes lieux.

E. nemorosa Pers., capsule linéaire-oblongue ; feuilles épaisses, à dents longuement cuspidées, dressées, presque appliquées, toute la plante glabi-e, — vient principalement au milieu des pelou?es et prés secs des Alpes, des Pyrénées et des montagnes d'Auvergne, où elle remplace VE. officinale et se montre quelquefois en abondance.

Variétés principales : E. .V. grandijlora . aipîna, ininina. imbricata. etc.

590 ' SCnoi'IllH.ARIACliES.

Genre ODONTITI-:S. — noONTITES Eau..

(Cardct. du genre Euphrasia). Fleurs eu ^pis trfes allongés ; — corolle à lèvre inférienre i\ lobes eutiers ; — anthères toutes égaleraeut prolongées à la base ; — capsule velue. — Feuilles étroites.

Genre communément confondu avec le pr(''cédent, s'en distinguant, outi'c Ja forme de la corolle, par le port plus élevé des espèces qui la composent, et dont quelques-unes sont extrèment répandues.

Odontitès rouge, 0. rubra Pers., Euphrasia odontites L.

Euphraisc odonîalQique , E. tardive.

Fleurs rosées, à bractées plus longues qite les fleurs. Calice à dents lancéolées. Corolle velue, à lèvres écartées. Style dépassant la corolle. Feuilles étalées, lancéolées-linéaires, s'élargissant vers la base, à 2,5 dents latérales, peu saillantes. Tige rude, à rameaux ascendants, de 2 à 4 décimètres. — Plante poilue.

Espèce très répandue dans les pâturages et les moissons, dans les champs à sol calcaire principalement, où ses radicelles s'entremêlent à celles dn blé, et, Ji l'aide de suçoirs épars sur leur longueur, puisent dans les racines de la céréale les sucs nutritifs qne celle-ci a pris dans le sol, ce qui fait mourir le blé ou amène l'avortemeut de ses fleurs. L'Euphraise odontalglqne, constitue par ce fait une plante parasite des plus dangereuses dans les moissons, et nuisible, de plus, au blé par sa graine qui donne au pain un goût amer. C'est donc une plante à extirper soigneusement de toutes les cultures. Le meilleur moyeu, en ce cas, de la faire dispai'aitre, est uu labour profoiid, avant l'épanouissement de ses fleurs, du cbamp qu'elle a envahi, de manière il empêcher les gei'mes de naître et de se répandre sur le sol.

0. serotina Rcbb., Euphrasia sero/ma Lm., bractées plus courtes que les fleurs; feuilles atténuées h, la base ; rameaux étalés, — espèce très voisine de la précédente, et qui n'en serait, suivant quelques auteurs, qu'une variété; venant dans les mêmes lieux, surtout dans les régions incultes, et très commune dans toute la France.

0. Jaubertiana D. Dietr., Euph. Jaubertiana Bot,, fleurs jaunâtres, à bractées dépassant la fleur; corolle Ji lèvres conniventes, — ootaux calcaires, bois-taillis, moissons, des contrées du Centre.

0. lutea Rchb., Euph, lulea L., E, linifoliaDC, fleurs d'un beau jaune ; bractées plus courtes ; corolle très couverte, barbue, ciliée; feuilles linéaires, entières; tige scabre, — cotaux arides, pelouses montueuses, du Midi principalement ; peu recherchée des bestiaux.

0, lanceolata Rchb., fleurs comme la précédente, à bractées plus longues; port et feuillage de l'O. rubra, — dans le Sud et l'Est.

0. l'iscosa Rcbb., Euph. viscosa L., fleurs jaunes pâles; bractées inégales; toute la plante poilue-glanduleuse, exhalant une odeur de bergamotte, — mêmes lieux que la précédente.

0, corsica Benth., feuilles linéaires, plante naine, couchée, — Corse.

Genre BARTSIE. — BARTSIA L.

(Caract. du genre Euphrasiay Fleurs violettes ; — graines ovoïdes, comprimées, munies de 8.12 côtes, les dorsales prolongées en aile. — Feuilles ovales, crénelées ou dentées; — tige simple, dressée, raide.

B, alpina L., fleurs en épi dense, feiiillé; calice très court, presque noir; corolle très longue, à tube étroit ; capsule longue, poilue ; feuilles presque embrassantes, les inférieures plus

SCnOPIIULAIllACÉKS. 591

potitos ; tige do 1 à 2 décimètres, voluo, — iiriiirioa îles liiintos ttiontiigncs ii 8o] liumide ; miingée par les bestiaux sans être rocliercliéo.

11. spicala ]\am., (leurs on épi uon l'ciiillc; ; ciipsule triis courte; feiiillos poilucs-scabros ;

tige gri'lo, parfois rmiioiiHO an aniiimet, do 2 h 4 décimc'tros, — pelonses atclics des Pyrénée» centrales. ^

Genre TRIXAGO. — TRIXAGO Stev.

(Caraot. du genre OdontUcs). Anthirca inégalement aristéos fi la base; — r/raines très petites, légèrement striées. — Plantes poilues-glandulenses.

Trixaco a lahges FEuir.r.Es, T. lalifoUa Uclil)., Euphrasia latifoii.a L.

Fleurs pourprées, à tube blancli.âtre, en épi interrompu h la base, non feuille. Calice tubuleux, il divisions profondes. Capsule oblongue, glabre. Feuilles oblongues, les inférieures ineiséesdentées, les supérieures palmatifides. Tige de 5 à 20 centimètres.

Plante commune dans tout le Midi, sur les pelouses et graviers des rivières du Sud-Ouest, sur les prés de la Provence, qu'elle recouvre parfois, mieux que la Pâquerette, sur de vastes surfaces. Fleurissant en avril et se desséchant bientôt après, elle est très recliercliée des moutons, à canse surtout de sa pi'écocité.

T. l'iscosa Rebb., Bartsia viscosa L., fleurs jaunes, eu épi allongé, interrompu, feuille; capsule petite, velue au sommet ; feuilles ovales, fortement dentées, à dents obtuses ; tige de 1 à i décimètres, — ■ champs sablonneux et marécageux, fossés, de tout le Midi.

7". apïtla Stev., Bartsia trixaçio L. , fleurs jaunâtres ou purpuracées, en épi court et dense ; calice enflé-campauulé, à 4 dents courtes ; capsule ovoïde-globuleuse, à placentas volumineux ; feuilles lancéolées-dentées, irrégulières ; tige forte, de 1 ;\ 8 décimètres, — prés et lieux secs de l'Ouest et de la région méditerranéenne.

Genre MELAMPYRE. — MELAMPYRUM T.

Calice campanulé-bilabié, à 4 dents; — corolle eompi'imée-bilabiée, la lèvre supérieure en casque, à bords repliés, l'inférieure à 3 lobes égaux, bibosselée; — anthères appendieulées, velues ou ciliées ; — ovaire muni d'une glande à sa base ; — capsule ovoïde-comprimée, aecuminée, bivalve, à déhîscence loculicide, à 2 loges renfermant 1.2 graines. — FeuiUes opposées; — tige dressée, à rameaux étalés. — Plantes annuelles.

Un petit nombre d'espèces, répandues dans des lieu.x très divers, (juelques-nns avec une extrême abondance, et qui, bien que vivant en demi-parasites, comme celles des genres précédents, sur les plantes qui les avoisinent, s'en éloignent cependant, en ce qu'elles peuvent fournir au bétail un fourrage que parfois elles recherchent.

MÉLAMPYEE DES CHAMPS. — M. ARVENSE L.

NoM.s vt'LGAiKES. — Blé de vache, Blé de bceuf, Blé de renard, Blé rouge, Herbe rouge, Rougeole, Bougeotte, Hougette, Cornette, Millet jaune, Millet sauvage, Quetie de renard, Queue de loup, Pied de bouc, Mahon, Bédouin, Sarrille, Sarriette des bois, Dougerolle, Tartarige.

Fleurs pui'puriues, tachées de jaune à la gorge, en épi cylindrique, pourvues de bractées membraneuses, rouges, pinnatifides, à lobes linéaires-subulés. — Calice à dents terminées eu

,")!)■? ■ SClim'IlMLAHlACKKS.

une loiifïue pointe sétaoée. — Capsule lï loges ne contenant qu'une graine très grosse. — Fouilles sessiles, lanc(?oIt5es-linéaires, longues. — Tige vaide, tri-s rameuse, de 3 ii 1 duciniètres. — Plante couverte île poils courts et raides.

Espèce commune dans les champs cultivés, abomlanto surtout dans les blés peu soignés ou venant dans les terrains de médiocre qualité, calcaires on argilo-calcaires ; plus rare dans les prairies naturelles ou artificielles, et dont les semences ne peuvent produire une plante adulte sans le secours des végétaux voisins auxquels celle-ci emprunte une partie de sa nourriture. Encore en pleine végétation au moment de la moisson, elle nuit alors au blé et peut altérer la paille. De plus, sa graine, se mêlant facilement au blé dont elle diffère peu en grosseur, et avec lequel elle peut être moulue , donne au pain une teinte rougeâtre, qui nuit à son aspect et a parfois déterminé, diton, des troubles dans la santé. Le Mélampyre des champs, toutefois, paraît peu nuisible par lui-même en tant que plante parasite ; et, d'un autre côté, à l'état vert, il est recherché des bestiaux, et particulièrement des vaches qui s'en montrent friandes et auxquelles il donne un lait de bonne qualité. Pour ce motif, il y aurait sans doute avantage à le cultiver spécialement, si le besoin qu'il a d'une autre plante pour vivre ne devait faire renoncer à l'utiliser comme espèce fourragère, et d'autant que, par la dessiccation, le Mélampyi'e perd toutes ses bonnes qualités.

Mélampyre a crête, M. cristatum L.

Fleurs d'un blanc jaunâtre, pourprées, jaunes à la gorge, en épi quaclrangulaire, très compacte, les angles formant crête. Bractées verdâtres, cordiformes, pliées en deux, imbriquées sur 4 rangs. Capsules à loges renfermant 2 graines. Feuilles sessiles , lancéolées-linéaires. Tige de 2 à 3 décimètres.

Commun sur les pelouses de montagnes, les ootaux incultes, les bords des bois, dans les clairières et les buissons, est recliercliée aussi des bestiaux, mais moins que l'espèce précédente.

Mélampyre des prés, M. pratense L.

Fleurs d'un blanc jaumâtre passant au lilas, pédonculées, horizontales, par paires, en grappes unilatérales très lâches, fouillées. Bractées vertes, lancéolées, les inférieures dentées à la base. Corolle fermée h la gorge. Capsule à loges contenant 2 graines. Feuilles brièvement pétiolées, lancéolées-linéaires, entières, lisses. Tige grêle, quadrangulaire, de 3 ii 6 décimètres. — Plante presque glabre.

Espèce plus commune dans le Noi-d que dans le Midi, venant dans les buissons, les prairies de montagnes, dans les bois-taillis, où on la voit quelquefois, après la coupe des bois, se développer tout à conp avec une extrême abondance. Elle est recherchée, par les bestiaux, et les vaches en particulier, comme le M. des champs, sur lequel elle offre l'avantage de croître seule, sans culture, dans les forêts, où elle fournit, quand elle vient après une coupe de bois, un fourrage de bonne qualité ; mais la dessiccation lui enlève également toute valeur.

M. neviorosttm I.., fleurs jaunes, h casque et gorge orangers; bractées ovales-cordiformes, incisées-dentées ; feuilles ovales lancéolées; tige à rameaux allongés, — régions montagneuses des Pyrénées et de l'Est ; mêmes propriétés que les précédentes.

]U. syhaticum J,., fleurs d'un jaune pâle, dressées; bi-aotées lancéolées, entières; corolle ouverte, loges capsulaires à 1 graine ; feuilles étroites, entières ; tige de 2 Ji 3 décimètres, — forêts des montagnes élevées; mangé aussi par les bestiaux.

OIlOUANCIUiUS. 593

Genre TOZZIA. — rOZZf L.

Cdlice oampamilû, ii 1.5 dents inégales; — corolle presqno en coupe, à 5 divisions presqno égales, s' ouvrant en 2 lévi-es ; — anthires appendionlées ; — capsule glolnilouso, presque drupaoée, i 1 seule graine.

T. alpinaL., fleurs jaune-doré; feuilles opposées, sessiles, ovales-obtuses, dentées; tige redressée, rameuse dès la base, de I i\ 3 décimètres ; soucbe renflée, cbarnue ; vivace, — espèce unique, venant dans les régions boisées et élevées des Pyrénées et des Alpes.

Famille des OROBANCHEES !.. C. Rich.

PÉDWULAWES Jiiss.

{Caracl. généraux des Scrophiilariacées.) Fleurs solitaires, axillaires ; — calice parfqis formé par 2 sépales latéraux ; — corolle marcescente, bilabiée, à lèvi'es denticulées, la supérieure en casque, l'inférieure à 3 lobes; — ovaire entouré à la base d'un disque charnu, uniloculaire ; — fruit capsulaire, uniloculaii-e , bivalve , à placentation pariétale ; — graines nombreuses , très petites, à albumen charnu et embryon basilaire. — Tige dressée, épaisse, charnue, ordinairement simple, sans feuilles, pourvue d'écaillés sessiles, colorées.

Famille comprenant des plantes toutes herbacées, ordinairement vivaces, de couleur roussàtre, brunissant par la dessiccation, jamais vertes, vivant en parasites sur les racines des autres plantes, auxquelles elles se fixent par de petites fibrilles radicellaii'es, et qui renferment un principe acre, astringent et amer, quelquefois un principe hydro-carboné, huileux ou résineux. Se montrant dans tous les pays tempérés de l'hémisphère Nord, surtout dans la région méditerranéenne, de préférence dans les terrains maigres, secs et caillouteux, les Orobanches constituent des espèces nuisibles, épuisant les plantes sur lesquelles elles vivent : parfois ne s'opposant pas à leur développement, dans d'autres cas devenant pour l'agriculture un véritable fléau, et dont il est d'autant plus difficile de se débarrasser, que les graines de ces végétaux parasites, menues et gluantes, se mêlent avec facilité, en se collant à elles, aux graines des autres plantes. Ces graines, en nombre infini, — un seul pied pouvant en fournir plus de 300,000, — offrent, en masse, l'aspect d'un petit tas de poussière noirâtre.

On se débarrasse des Orobanches, qui se multiplient exclusivement par graines et non par leurs racines, en les détruisant ou les arrachant avant la maturité ; dans quelques pays, cette opération est même imposée par la loi.

OROBANGHÉES.

Mais lorsque la plaiiti' parasite a envahi une culture, ce nio)en reste ordinairement inefficace, à cause des graines tombées sur le sol, où elles se conservent pendant plusieurs années, pour germer et se développer de nouveau, à des époques par conséquent très variables, dès qu'elles renconti'ent uue racine à leur conveuauce. Quand le fait se produit, on n'a plus d'autre moyen que la suppression momentanée des récoltes qui les nourrissent. — Plusieurs espèces de cette famille jouissaient autrefois, en médecine, d'une grande réputation; elles en sont toutes bannies aujoiu'd'hui.

Les espèces de nos contrées se partagent dans les quatre genres suivants :

Calice ii 2 sépales latéraux Okobanche.

Fleurs 1 seule bractée^

OROBANGHÉES. I inférieure Calice campanule,

' a 4 div. proiondes

4 placentas larges. . . Lathr^a .

\ y a-* ui%. t-iuiviiuco ^ ^ placentas linéaires. Clandestina .

;F]euvs à 3 bractées — Calice campanule, à 4.5 divisions prof. Phelipa^.

Genre OROBANCHE.

OROB ANCHE L.

' Lèvre inft 3 lobes éga

Lèvre supérieure bilnbée .

Fleurs en épis terminaux, à 1 seule bractée inférieure; — calice formé de 2 pièces latérales, distinctes, ordinairement bifides. — ovaire à 4 placentas étroits, rapprochés par paires ; — capsule à 2 valves s'ouvrant seulement vers leur milieu. — Tige simple, poilue, visqueuse.

Genre le plus nombreux et le plus important de la famille, comprenant les espèces indigènes ci-après, dont quelques-unes sont extrêmement répandues, principalement au milieu des Légumineuses.

MLNOR

Rdbens

Major

 rtemisiœ

Sah'iœ

Cernuo

Ritro

Lèvre sup. entière, tedcbii HuI.

[ Crithmi

Lèvre sup. entière Lèv. inférieure! ou émarginée à lobe moyen plus grand

Etamines insérées

à la partie moyenne

de la corolle ;

filets velus

nx \ 't

OROB ANCHE. (

Etamines insérées k la base

de la corolle

' Etamines velues

Pnbescens Cervario" Picridis

ÂHETBYSTBA HBDEHf

Laurina

L aserpitii-Si lei- is Spbciosa Columbaria' à lobe moyen L ^^^ .^^ij,, J EriT«v,,c„

plus Krand f , ^ . , ; v • .

Hyalina

iLèvre sup. entière! Croent* Lèvre infér. à) ou émargiuée. ( Ciin 13 lobes égaux) , f„,,. ■„„,„

fLè -- i-:'->-^- ' "

(Lèvre sup. bilobée.

\ Sp

,, , . „, . (Lèvresup.bilobée.) fLev.mierieure^ "^ ( Co

..èvre sup. entière^ ou émarginée- i

Lèvresup.bilobée.

\Etamiues crlabres.

( Scabiosfp i BiPCU \ Crinita

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F. Sch.

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