OU
Wallr.
•>jirunu.
Benol.
Vauch.
Ri'ul.
Kopli.
TImill.
Viï.
OKOIIANCIIÉES. 595
( )iu>iiAN(;nn FLiiiiTTH, 0. iiiiv-or Snll.
Fleurs bluiicliriti'es, Iciiiténa et stric'os do violet, on épi «orvé. Corolle tiibiilcuiio, ftrquÉe sur le dos. Stigniîite pourpre violacé. Tif^e raiblonicnt reiiili'c à la buse, violae(''e, ii écaillc.i noiribreuses iuférieuremoiit, de 1 à 4 déoirnotres.
Vient sur les racines du Trisfle cultivé, du Trèfle viinipant, de la Vescc, de la I.upuline, delà Carotte, de la Pimprenolle, etc., et commune dans presque toute la France. Attaquant plu» spccialeniont le Trèfle, dont elle entraîne parfois la destruction sur do vastes surfaces, l'Orobandjc fluette est plus commune dans la seconde coupe que dans la première; celle-ci, pltis abondante et plus sevrée, étouffant la plante parasite ou l'arrêtant dans son développement. Les saisons sèelies sont le plus favorables à cette Orobanclie ; les pluies fréquentes et prolongées empSohont sa croissance ou la font pourrir bientôt si elle naît. Comme il n'est pas facile toujours de la faire complètement disparaître en Tarracliant, à cause des graines renfermées dans le sol, on a conseillé do recourir alors aux fortes fumures qui, en activant la végétation du Trèfle, eu le rendant plus touffu, empècbent l'Orobanche de se développer. Une autre précaution essentielle est d'éviter de laisser sa graine mêlée à celle du Trèfle. Loi'sque cette dernière en renferme, ce que l'on ne peut reconnaître qu'à l'aide d'une forte loupe, on peut, avant le semis, recourir au moyen suivant de purification : on mêle la graine de Trèfle avec de la cendre, on la frotte entre les mains pour détacher celle d'Orobanche ; puis on jette le tout dans l'eau ; la graine légumineuse, plus lourde, tombe au fond, et celle de l'Orobanche, très légère, monte il la surface, d'ovi on l'entraîne par une simple décantation. L'opération, renouvelée plusieurs fois, purifie tout à fait la graine de Trèfle.
0. rubcns Wallr., 0. medicaginis Diib., fleurs jaunes, brunâtres au sommet, en épi très long et lâche ; corolle longue, tubuleuse campanulée, courbée, à lèvre supérieure brusquement infléchie ; tige rougeâtre, de 3 ;i 4 décimètres, — sur la Luzerne cultivée et la L. faucille ; commune dans les champs et sur les collines de presque toute la France, le Sud-Ouest excepté.
0. major L., fleurs jaunes violacées, nombreuses, en épi compacte, allongé; corolle un peu renflée au milieu, à dos arqué ; tige rougeâtre ; répandant une odeur de girofle, — sur la Centaurée scabieuse ; une des plus communes sur les collines sèches et pierreuses de presque toute la France ; dans quelques paj's elle est mangée comme aspei'ge ; elle était autrefois employée comme vulnéraire.
0. teucrii H.o\. et Sch., fleurs d'un rouge brun violacé, en épi court; corolle campanulée, globuleuse, k dos droit, odeur de girofle, — sur divers Germandrées, le Thym, le Brome droit, etc.; collines, pelouses pierreuses et calcaires.
0. amelhystca Tbuill., 0. eryngii Dub., fleurs blanchâtres teintées et veinées de lilas, en épi serré; corolle tubuleuse, recourbée vers son tiers inférieur, lèvre à lobe moyeu trifide, — sur les Panicauts, etc.; escarpements des coteatix, dans l'Ouest, le Midi, le Centre.
0. hederx Vauch., fleurs d'un jaune clair, teintées et veinées de violet; corolle arquée sur le dos, — sur le Lierre ; bt)rds des routes et des bois, dans l'Ouest, le Midi.
0. speciosa DC, 0. priiinosa Lp., fleurs blanches, striées de violet, — sur la Fève; dans les Pyrénées-Orientales.
0. epUhymum DC, fleurs jaunes-pâles, à limbe rougeâtre, veinées, en épi court; corolle campanulée; tige de 1 il 2 décimètres, — sur le Serpollet, la Sarriette, etc.; bruyères, pelouses et collines arides ; autrefois employée comme tonique et antispasmodique.
0. cruenla Bertol., 0. vulgaris Gaud., fleurs jaunes, rouge de sang à la gorge ; corolle campanulée et ventrue, odeur de girofle, — sur le Sainfoin, les Genêts, le Lotier, l'Hippocrépide, etc.; bois, coteaux arides, au bord des chemins, dans tonte la France.
0. Gain Vauch., 0. vulgaris DC, fleurs d'un rouge briqueté ; corolle uon ventrue, odeur de girofle, — sur les divers Gaillets, l'Acliillée millefeuille ; pâturages, lisière des bois.
0. rapum Thuill., 0. major Lm., fleurs roses ou jaun.âtres ; corolle ventrue, odeur d'épinevinette, — s>ir le Genêt à, balai, l'Ajonc d'Europe ; bois ou sites arides de toute la P'rance.
iS96 - OROBANCHÉES.
Genre LATHRËE. — LATHR/EA L.
Fleurs pourvues souloment d'une braotiie inférieure ; — calice campanule, quadrifide, — oraire h 4 placentas larges ; — capsule à 2 valves s'ouvrant au sommet.
L. squammariai L., fleurs blanohes-purpm-ines, pendantes, en épi serré ; tige simple, dressée, munie de quelques écailles, se prolongeant en une souche souterraine profonde, à écailles épaisses, vivoce, — sur les racines des arbres, dans les bois ombragés, sur celles de la vigne, au milieu des coteaux où elle se multiplie parfois à l'excès, jusqu'à compromettre cette culture ; plante autrefois recommandée contre l'épilepsie.
Genre CLANDESTINE. — CLANDESTINA T.
Fleurs pourvues seulement d'une bractée inférieure ; — calice campanule, quadrifide ; — ovaire il 2 placentas linéaires pariétaux ; — capsule à 2 valves s'ouvrant au sommet avec élasticité.
C, rectifiera Lm.., Laihrsea clandestina L., fleurs d'un pourpre violacé, grandes, eu corymbe pauoiflore radical sur des pédicelles dressés ; tige presque nulle, ou réduite ii une souche écailleuse, chargée d'éoailles charnues, imbriquées ; vivace, — sur les racines des Saules et des Peupliers, au bord des ruisseaux et des lieux ombragés, où elle ne montre que des fleurs, ses autres parties restant cachées sous la terre ou sous la mousse ; commune dans tout l'Ouest ; les anciens lui attribuaient la vertu de rendre la fécondité aux femmes.
Genre PHELIPEE. — PHELIP.EA C. A. Mev.
Fleurs pourvues de 1 bractée inférieure et de 2 bractées latérales; — calice campanule, presque régulier, i\ 4.5 divisions ; — ovaires à 4 placentas pariétaux étroits, rapprochés par paires ; — capsule h 2 valves s'ouvrant au sommet.
Un petit nombre d'espèces offrant le port, l'aspect et les propriétés générales des Orobanches.
Ph. ramnsa C. A. lley., Orobanche ramosah., fleurs jaunes-violacées, petites, en épis lâches; corolle tubuleuse iufundibuliforme, légèrement courbée ; tige rameuse, souvent dfes la base, jaunâtre, villeuse, de 1 à 2 décimètres, annuelle, — sur le Chanvre et le Tabac; très commune dans tout le Midi de la France,
Ph. Muteli Kent., 0. comosa Lois., fleurs d'un violet clair, en épi court un peu serré ; tige souvent simple, annuelle, — sur les racines des Composées, des diverses Légumineuses, l'Antliyllis notamment, et assez commune dans les champs et sur les collines de la région méditerranéenne.
Ph. lavandulaceie F. Sch , fleurs pourpres-violacées, grandes, horizontales, en épi allongé ; tige peu rameuse, de 2 à 3 décimètres, vivace, — sur la Psoralée bitumineuse et quelques autres espèces ; collines du Sud-Est.
Ph. cassia Reut., 0. caesia Guss. , fleurs bleues, épi court, serré; corolle droite, étranglée dans son milieu; tige simple, de 1 à 2 décimètres, vivace, — sur l'Armoise de France, dans les sables de la Méditerranée.
Ph. cxrulea C. A. Mey., 0. cxrulea Vill., fleurs bleu-gris veiné, en épi l.îche ; calice à 5 divisions; corolle tubuleuse, courbée, renflée à la base, à lobes aigus; tige simple, bleue, de 2 à 3 décimètres, vivace, — sur l'Achillée millefeuille ; commune sur les coteaux arides de toutes les montagnes de France.
i.ADiiins. 597
Ph. tirunaria Wjilp., curollu itruH(|iio ilroitc, h lobcH ohtiiH ; Hti^iiiiitc /iMiiiir orHiig(;, — dur l'Arinoiso c.liam|irtro, ilans les terre» iriciiltos de l'IOsl, les lionln de la Mi'ditcrriinin'i'.
Famille des LABIEES 1'.
DIDYNAMIE-GYMNOSPEIlMIli 1..; IIÏI'OCOIIOLUIC .Ji-SR.
Faniillu dont le uoiu ust lire do la ibrnie du la corollu. — Fleurs lierriia- [)hrodites, irrégulières , axillaii'es, solitaires, ou en glomériiles verticillés, disposés en grappes rameuses ou eu épi ; — calice lihre, persistant, monosépale, ordinairement à 5 divisions, régulier ou irrégulier ; — corolle liypogyne, caduque, monopétale, tubuleuse, rarement infundibuliforme, le plus souvent bilaliiée, à 5 divisions, dont 2 ibrment la lèvre supérieure, dressée, concave, entir-re, divisée ou presque nulle, et 3 forment la lèvre inférieure, trilobée et étalée ; — étamines 4, insérées sur la corolle, didynames, les supérieures parfois avortées; anlhcrcs à 2 loges, souvent conflueutes au sommet, quelquefois séparées par un connectif filiforme ; — ovaire supère, à 4 lolies, distincts ou cohérents par paires, uniloculaires et uniovulés, sur un disque charnu ; — style simple, inséré entre les lobes, avec stigmate bifide ; — fruit formé de 4 akènes libres ou géminés, monospermes, renfermé dans le calice ; — graine dressée, embryon droit , albumen nul ou très mince. — Feuilles opposées ou verticillées, simples; — stipules nulles; — tige tétragone, à rameaux opposés, herbacée, sous-ligneuse, rarement ligneuse. — Plantes parsemées de glandes vésiculeuses sous-épidermiques, contenant une huile volatile odorante.
Un des groupes les plus naturels du règne végétal, et des mieux établis, tant par la constance des caractères botaniques que par l'uniformité des propriétés générales, la famille des Labiées comprend un grand nombre d'espèces, près de 1,800, assez inégalement réparties sur le globe, mais surtout propres aux régions tempérées de l'ancien continent, et venant principalement dans les lieux secs, élevés, pierreux, exposés au midi, très peu dans les lieux aquatiques. Presque toutes répandent une odeur aromatique, forte et pénétrante, et offrent une saveur chaude et piquante, qu'elles doivent à la présence de l'huile essentielle que renferment les glandes vésiculeuses répandues à leur surface. Dans quelques espèces, cette huile essentielle contient en dissolution un principe hydro-carburé solide, analogue au camphre, et nommé stéaroptène. A ces produits se joignent, dans beaucoup d'espèces, un principe amer et un principe astringent, et c'est de la diversité de proportion de chacune de ces substances que dépendent les propriétés spéciales propres aux diverses espèces de cette famille. Celles où l'huile essentielle domine sont excitantes et aromatiques, et sont employées, soit comme médicaments cordiaux, stimulants, sudorifiques, pour favoriser la digestion, activer toutes les fonctions; soit comme condiments, soit comme cosmétiques. Les espèces amères et astringentes sont employées comme stimulantes et toniques. Par la distillation des
')9^ i.AJMKKS.
espèces les plus arouiaLi(ju(.'s, ou eu relire des iiuiles essentielles diverses qui otlrent, h un plus liaut degré seulement, toutes les pi'opriétés des plantes olles-mémes, et que l'on utilise journellement dans la médecine, la parfumerie, la fabrication des liqueurs, etc.
Plusieurs espèces de cette famille plaisent aux aniuiau.\, moins au grand liétail qu'aux moutons, qui les mangent seules ou mélangées à d'auti'es herbes, et seulement quand elles sont jeunes. Elles agissent alors comme un condiment tonique et excitant, et sont favorables à la santé si elles sont prises en petite quantité. Mais dans les herbages où les Labiées sont abondantes, elles peuvent nuire, soit parce que leui's effets devieunent trop mar- (jués, soit en tenaut la place d'espèces alimentaires. Celles qui viennent dans les endroits bas et humides, offrent les mêmes inconvénients et, de plus, ne sont point aromatiques, et sont ainsi d'autant plus préjudiciables; on les fait disparaître par l'assainissement du sol. Toutes les espèces d'ailleurs, quand elles abondent, sont facilement détruites par une bonne culture, des fumures et un arrosage régulier.
Les Labiées indigènes, dont le nombre dépasse i'20, se trouvent réparties entre 30 et quelques genres, que l'on peut grouper en un certain nombre de tribus déterminées ainsi qu'il suit :
/Etam.infér. plus longues, fléchies sur lalèvr. infér. de lacorol. Lavanduléos. lEtamines arquées, convergentes nu sommet Mélissées.
„ .. [ I Etamines inférieures plus courtes . Népétées.
... , . , / Etamines parallèles \
sous la lèvre supérieure<^Etaniines inférieures plus longues . StachydéôS. de la corolle j
'Etamines 2 (les stipér. avortées). Salviées
'Etamines divergentes, les inférieures plus longues Thymées.
fCoroUe unilabiée — Etamines parallèles, les inférieures plus longues. Teucriées.
iCoroUe infundibuliforme — Etamines écartées, presque égales Menthées.
1" Tribu. — LAVAIVOULEBS.
Corolle bilabiée. Etamines inférieures plus longues, fléchies sur la lèvre inférieure de la corolle. Anthères uniloculaires, d'abord réniformes, s'ouvrant en demi-cercle, puis s'étalant en disque orbiculaire.
Calice tulnileux, ù ô dents — Corolle à lèvre supérieure bilobée. Lavandula .
LAVANDULEES. .
Calice bilabié — Corolle à lèvre supérieure i\ 4 lobes Ocymum .
I^AIIIKKS. 5!)1)
Genre LAVAMDl*;. — LAVA NUI] LA
Calice tiibiilenx, ii ;j dents (joiirten, lu su|M''riouro ùlarf^ic un iippendiciiléc ; — corolle k tiibc dilaté vers la gorge, lovre supérieure bilobée, riiif(''rieuro h lobe» égaux ; — iil;èries lisses, arrondis »u sommet. — Feiiiltci scssiles, linéairos-obloiigues, roulées par les bords ; — /rV/« ligneuse. très rameuse. — Plantes tonientouses, très odorantes.
Un petit iionil)ru d'espèces, veuaiil surloiil dans les lieii.x secs, légers, incultes de la région méditerranéenne. Elles sont cultivées comme plantes d'ornement et comme plantes médicinales.
Lav.vnde OFFini.NAi.K, L. spica L.; /.. officivali.s Chai.x.: /.,. vira DC.
Lavande aspic. , L. feaielle.
Fleurs bleues, petites, eu épis grêles, lâcbes, interrompus à la base, pourvus de bractées brunes, rhomboïdales. Feuilles velues, glanduleuses en dessous. Tige à rameaux grêles, dressés : de 2 à 5 décimètres. Odeur aromatique forte et pénétrante.
Commune dans toutes les parties montueuses du Midi, de l'Est, cultivée dans la pluplart des jardins, cette espèce est une des Labiées les plus actives et les plus souvent employées, comme amère et aromatique, stimulante, cordiale, emménagogue, etc. C'est de sa distillation que l'on retire l'huile volatile dite huile de .^pic ou d'aspic, essence de Lavande^ très riclie en stéaroptène, et journellement usitée, soit dans la parfumerie, soit dans la médecine de l'homme et des animaux.
L. lalifolia Vill. [Lavande mâle), bractées étroites, linéaires ; feuilles plus rapprochées, lancéolées, — très voisine de la précédente, dont elle partage les propriétés.
L. stxchas L., fleurs d'un pourpre noir, en épis denses oblongs, anguleux, surmontés d'un bouquet de grandes bractées violacées ; feuilles blancbes-tonienteuses sur les deux faces ; de 2 à 4 décimètres, — mêmes lieux que les puécédentes.
Genre BASILIC. — Ocynmm T.
Calice bilahié, à lèvre supérieure entière, l'inférieure à 4 dents ; — corolle à lèvre supérieure à 4 lobes égaux, l'inférieure crénelée. — Feuilles pétiolées, ovales; — tige herbacée.
0. basilicutn L., fleurs blanches ou purpurines, en petites grappes spiciformes, terminales: feuilles entières, d'un vert foncé ; tige rameuse, en touffe, de 2 à 3 décimètres, annuel, — originaire de l'Inde, cultivé comme plante d'ornement pour son odeur suave, servant parfois d'assaisonnement ; offre plusieurs variétés.
Tl-itoll. — MELISSKES.
Corolle bilabiée. Etamines distantes à la base, anjuées-ascendanles. convergentes au sommet sous la lèvre supérieure de la corolle, les inférieures plus longues. Anthères à 2 loges écartées à la base, insérées obliquement sur un connectif dilaté.
i Calice canipaimlé. (Calice à gorge velue — Corolle nue Mkusha . Cor. il lè.v. su p. concave, j Antli.àlog. soud. au som.fCal.n gorgenue — Cor. pourv. d'un ann. do poils . HonMiNiini . , Calice cylind. — Cor. à lèvre super, plane — Antli. distinct, au sommet. Calamintiia
•M / /• 1- . - 1 1 y-< 11 ■ 1. ■ 1 (Calice cyliiitl-i velu il la gorge. Micbomeria
^ f Calice a o dents — vorolle a lèvre super, plane. ) * t~ i^
1 Anthères distinctes au sommet jr. i- i
> 'Calice campaii., nu il la gorge. .'^ATi.iUiiiA.
Genre MÉLISSE. — MELJSSA T.
Calice à 2 lèvres, la supérieure tridentée, l'inférieure bifide ; — corolle k lèvre supérieure concave, bifide, l'inférieure ii lobe moyen plus grand; — anthères ii loges soudées au sommet.
Mélisse officinale, M. officinalis L.
Citronnelle, Citronnade, Piment âe mouche à miel.
Fleurs blanches ou roses, en glomérules peu fournis, verticillés. Feuilles pétiolées, grandes, ovales cordiforraes, fortement dentées. Tiges multiples, dressées-rameuses, de 3 iv 6 décimètres. Odeur et saveur de citron. Vivaoe.
Espèce commune, dans le Midi principalement, propre aux lieux incultes, frais et ombragés, au bord des bois et des ruisseaux, subspontanée dans les vignes et autour des habitations, cultivée dans beaucou]5 de jardins. Plante aromatique très fréquemment employée sous différentes formes, comme stomachique et stimulante ; sert ii fabriquer la célèbre Eau des Carmes.
Genre HOKMINELLE. — HORMINUM L.
(Caract. du genre Melissa^ Calice nu à la gorge ; — corolle h tube pourvu d'un anneau de poils ; — anthères adhérentes par paires.
H. pyrcnaicum L., fleurs violettes, grandes, solitaires ou géminées, en un long épi interrompu ; feuilles toutes radicales, pétiolées, amples, cordiformes, crénelées ; tige de 1 ii 2 décimètres ; vivace, — très abondante sur quelques pelouses élevées des Pyrénées.
Genre CALAMENT. — CALAMINTHA Moench.
Calice cylindroïde, velu à la gorge, à 2 lèvres, la supérieure tridentée, l'inférieure bifide ; — corolle à lèvre supérieure presque plane ; — anthères h loges distinctes au sommet. — Feuilles pétiolées, ovales, superficiellement dentées ; — tiges herbacées.
Genre formé de plusieurs espèces, toutes vivaces, appartenant autrefois au.x genres Melissa et Thymus, et propres aux lieux élevés, arides et pierreux.
!( OFFICINALIS ^ . , , ï MentkœfoUa I r< 11 1, l Cor. a tube arqué. .< I Corolle bp. » ) Grandiftora
Calice) "^''"^ 'ongue | ( Hcpeimdes
droit ) "ï" ' Cor. à tube droit. . . Nbpeta 1
( Corolle ne dépassant pas le calice. Glandulosa { ACIN03 ç-< 1 Calice courbé j Mpina
^ f { Corsica
2 I FI. eu glomér. denses — Feuill. grandes — Tige simple — Calice courbé. CLINOPODIUM
Mch.
Bosl.
Muh.
Joril
UH.
Beolli.
Gaud.
Lra.
Ber.lli.
Benlli .
r,ABIÉX2S. W)l
Calament (iFh'iciMAj-, <'. iifficinalis Md'iicli.; MvÀissa cnliuiiniilKj L.
Calamcnt tin motUafjnC; Uaume ftduvafjc, Miltespètt;.
Fleurs grandes, iiurpuriiios, gémiiiéos ou ternées. Calice à tubo loiiR, h denl» lniif^uemcnt oiliùes. Corolle à tube arqué-ascondant, à lobe inliîrionr moyen arrondi. Feuilles petites, <!lnrKie8. molles, ovales, les inférieures pi'osqiie orbioulairos. Tifços multiples, redressées, lloxiicusos, velues, de 4 à 6 décimètres. Odeur do la Mélisse.
Plante fort commune dans toute la France, venant dans les bois ombragés des coteaux calcaires, au bord des champs, le long des haies et des chemins j se montrant quelquefois en abondance dans les prairies et pâtnrafces secs du Centre et du Midi, où elle devient alors nuisible; les bestiaux ne la mangent point et s'éloignent même, suivant lîosc, des plantes imprégnées de son odeur. Plante par conséquent à arracher.
Ç, 7iepeta Link. et Hoffm., Mclissa ncpeta L. (Petit Calament), ileurs d'un Idcn clair; feuilles très petites, ovales, crénelées, fermes, poilues ; tiges florifères courbées-ascendantes, flexneuses, très rameuses, de 4 à 6 décimètres ; odeur forte et un pou fétide, surtout quand on la froisse entre les doigts, — assez commune dans tous les lieux secs, les friches et coteaux calcaires de de tout le Midi ; repoussée des bestiaux.
C. acinos Gaud., Thymus acinosL., fleurs purpm'ines, petites, presque sessiles ; corolle ii lolie inférieur moyen échanoré ; feuilles brièvement pétiolées-ovales, également espacées sur la tige depuis la base ; tiges rameuses, couohées-ascendantes, de 1 à 3 décimètres, — très répandue dans les champs et lieux incultes, graviers et vieux murs de toute la France.
Calament clinopode, C. cUnopodium Benth.; Clinopodium vuUjare L.
Grand Basilic sauvage^ Pied de lit, Roulette.
Fleurs purpurines, nombreuses, eu glomérules denses, hérissés de longs poils leur donnant nu aspect plumeux. Calice à tube courbé, allongé Feuilles grandes, ovales, à peine dentées, velues, blanchâtres. Tige simple, rameuse, de 3 à Ci décimètres. Odeur agréable.
Espèce fort répandue dans toute la France, commune dans les buissons et lieux incultes, au bord des bois et des chemins. Mangée sans difficulté, quand elle est jeune, par les moutons et les chèvres, elle est repoussée par le grand bétail.
Genre MICROMERIE. — MICROMERIE Benth.
Calice à 5 dents étalées; — corolle à lèvre inférieure à lobes égaux. — Feuilles petites, ovales ; — tige ligneuse à la base.
M. grieca Benth., feuilles hérissées ; ■ — M. juliana Benth., feuilles fasciculées ; — M. fili^nrmis Benth., plante naine, — espèces des coteaux et rochers arides.
Genre SARRIETTE. — SATUHEIA L.
Calice à la gorge, à S dents presque égales, allongées; — corolle n lèvre inférieure à lobes presque égaux.
S. hortensis L., fleurs violacées, petites, en glomérules de 2 à 5 fleurs; feuilles linéaires, molles, glanduleuses ; tige herbacée, grêle, rameuse, de 1 à 3 décimètres ; annuelle ; odeur prononcée, — commune dans les moissons, graviers, lieux arides de tout le Jlidi ; souvent usitée, à la place du Thym, comme plante assaisonnante.
S. montana L. (Sadré, Pavouré), feuilles coriaces, luisantes; tiges ligneuses à la base, très feiùUées au sommet; odeur forte, — rochers et coteaux arides.
60"3 ' LAUlliES.
3" Tribu. — rvÉF'Él'KBS.
Corolle bilabiée. Efamines ascendantes, parallèles, rapprochées sous la lèvre supérieure de la corolle, les supérieures plus longues. Anthères à ■? loges divergentes, s'ouvrant en fente longitudinale.
ir, ,. ■ ~ -t ^ -i. î<Jorol. àlobe infév. moyen concave, crénelé . Xepeta. Oalice a o dents nintor.) ^ Corol. àlèv. sup.planej,^ u • ^ t. ■ c- . v j • r. ^ ' ' 'torolle a lobe mter. moyen plan, oDcorde. IiLECOma.
Calice à dent snpér. pins large — (.'ovolle à lèvre snpér. conrbée. . Dracocephalum.
Genre NEPETA. — NEPETA L.
Calice à 5 dents aiguës ; — corolle à lèvre supérieure plane, bifide, dressée, l'inférieure à lobe moyen orbioulaire, concave, arqué en dehors, crénelé ; — anthères il 2 loges s'ouvrant par une fente commune.
Népét.v CH.iTAiRE, yV. cataria L.
Grande Chataire . Cataire, Herbe aui chats.
Fleurs blanches ponotnées de rouge, en glomérules multiflores, serrés, presque sessiles, formant un épi interrompu à la base. Calice oblique à la gorge, à dents inégales. Feuilles assez longuement pétiolées, cox-diformes, dentées, pâles en dessous. Tiges dressées, de 5 à B décimètres. A'ivace. Très odorante.
Commune dans toute la France, venant, çà et là, dans les lieux pierreux et incultes, au bord des chemins ; quelquefois employée comme amère et aromatique, antiscorbutique, pectorale, etc. Par son odeur attire les chats, qui se roulent sur la terre où elle croît, et éloigne les rats.
C. agrestis Lois., fleurs blanchâtres ; — C. nepetella L.; — C. lanceolata Lm., — espèces voisines de la précédente, venant dans les mêmes lieux.
C. tatifoHa DC, fleurs bleues; — C. nuda L., fletirs violettes, — jilantes de montagne.
Genre GLECHOME. — GLECOMA L.
Calice tubuleux ; — corolle à lèvi-e supérieure plane, bifide, dressée, inférieure â lobe moyen plan, obcordé ; — anthères rapprochées par paires, à loges disposées en croix, s'ouvrant par une fente distincte.
Gléchome .v feuilles de Lierre, G. hcderacea L.
Lierre de terre, Couronne de terre, Terrette, Rondelle, Rondelette, Roudotte, Courroie de Saint-Jean^
Herbe de Saint-Jean.
Fleurs d'un violet clair, en glomérules de 2.3 du même côté. Feuilles pétiolées, réuiformes, crénelées, d'un vert clair. Tiges couchées, \-adicantes, très rameuses. Plante vivace ; très odorante, polymorphe.
Très commune dans toute la France, venant dans les lieux ombragés et humides, dans les vergers, les bois, les prairies, au l^ord des haies et des chemins, autour des maisons. Plus tonique
LAnrui;s.
que stiitiuliinto, ot omployiie oonimo telle, en inlusiou et en décoction, cette plante fttjoii'le parfoi» (\nns les herbages auxquels elle communique ses pTOpriiîti'» toniques. Les moutons et les chèvres la mangent, mais les autres bestiaux In dédiiignent.
Genre DRACOCEPHALE. — DUACOCHI'IIAUJM I..
Calice tubulenx, à dent supérieure beaucoup plus large; — corolle ii lèvre «npùrioiire courbée en capuchon, concave, l'inférieuro à lobe moyen plus grand, plan, obcordé.
D. Ruj/sckiana L., fleurs bleues, eu épi ; feuilles linéaires ; — V. nusiriacnm I.., feuilles incisées, — sur les pelouses des Alpes.
D. moldavia L., cultivée, sous le nom de moUhvique^ et succédanée de la Mélisse.
Trltou..
sta.c!htl'i>ee:s
Corolle bilabiée. Etamines parallèles, rapprochées sous la lèvre supérieure de la corolle, les inférieures plus longues. Anthères à 2 loges opposées bout à bout, plus ou moins divergentes à la base.
, r-i • ■ . (Calice a dents épineuses — Akènes arrondis, .^idekitis.
, I Ltamines incluses. ) '
Corolle à lèvre sup . pq.plauei™ ,• . j » n ■ . ■ i,
' '^ ' 'Calice a dents non épineuses — Aken. tronques. JlARKrBiVM .
Tï
QJ
-rt
/Cal.àdentsnouépin.
Ak. arrond. au sommet — Cor. à lèv. sup. concave. Ballota.
Ak, tronqués au sommet — Cor.àlèv. sup. en casque. Lamu'M.
Ak. tronqués et velus au sommet — Cor. à lèv. sup. pq. droite. LEONURrP.
=« m &.jEtam.àlafindéiet.endeliors — Cor.àlèv. sup. conc. Stachy?.
c I ( alice I c -g ^ ° I
S ) \ [g [.à dents; £ £ -5 bi;W, ■ iCoroUe à lèvre supérieure concave. . . Galeopsi.s. S / ' lépineus. ) « 1 -^ -2 f „T°= ' ! ,
sup. en casque, comprim. Phlojii.s.
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■< Anthères à loges parallèles — Etamines non déjetées. Betosica.
Calice à 2 lèvres entières, la supérieure à écaille saillante Scutellaria,
là V „, .vante a lèvre supérieure presque entière JIelittis.
[Calice à 2
Calice ),, ,. , ,, „, .Calice a lei
Calice à lèvre supérieure dentée — Etamines .appendiculées Brukella.
o ICalice campanule — Corolle à lèvre inférieure trifide — Fruit baeciforme. Prasium.
Genre CRAPAUDINK. — SWERITIS L.
Culice tubuleux : — anthères ù 2 loges s'ouvrant par mie tente longitudinale commune. Feuillrs petites, ovales, crénelées, ve'ues.
604 < LABIltES.
S. hirsuta L., fleurs jauniUros en gloniérules poilus, étroits, distincts, foruiaut un épi interrompu ; tige ligneuse, courte, velue, — ospfece assez commune; lieux stériles du Midi.
S. scordioides L., tige ligneuse ; — S. hyssopifoUa L., tige ligneuse; — S. romana L., annuelle : — S. montami L., annuelle, — espèces des montagnes et lieux stériles.
Genre MAHRUBE. — MARRUBIUM L.
CaticB k dents parfois séparées par 5 dents plus petites, ordinairement crochues au sommet, velu ;i la gorge ; — corolle à lèvre supérieure liilobée, l'inférieure k lobe moyen ci-énelé ; — anthères à 2 loges, s'ouvrant par une fente longitudinale commune. — Feuilles tomentetises, blanchâtres ; — tiges herbacées, dressées, rameuses. — Espèces vivaces.
M.vRRUBE COMMUN, M. vulyare L.
Marrube blanc.
Fleurs blanches, en glomérules denses, espacés en épis interrompus. Feuilles ovales-orbiculaires, inégalement crénelées, les inférieures longuement pétiolées. Tiges très rameuses et très feuillées, de 3 à 4 décimètres. Odeur forte, musquée, éthérée
Très commune partout, au bord des routes et des fossés, dans les lieux incultes et les décombres ; très réputée autrefois comme stomachique, excitante et tonique, et comme vermifuge; inusitée aujourd'hui; repoussée de tous les animaux.
M. VaillaiHii Coss. et Germ., feuilles cunéiformes, incisées palmées au sommet, — lieux stériles du Centre.
Genre UALLUTTE. — BALLOTTA L.
Calice infundibulifornie, a dents, parfois séparées par 5 dents plus petites, toutes plissées en long ; — corolle à lèvre supérieure concave, crénelée ; — anthères à loges très divergentes, séparées, s'ouvrant chacune par une fente longitudinale distincte. — Feuilles ovales, blanchâtres; — tige dressée, rameuse. — Espèces vivaces.
Ballotte fétide, B. fœtida Lm.
Ballotte noire^ Marrube noir, M. puant^ Marrubin.
Fleurs rosées ou blanches, sessiles, en glomérules brièvement pédoncules, épars à l'aisselle des feuilles supérieures, à bractées linéaires. Calice très dilaté, à 10 côtes, à dents courtes, arrondies. Feuilles toutes pétiolées, larges, ovales, crénelées. Tige herbacée, très feuillée, de 3 à ■5 décimètres. Odeur forte et fétide.
Plante commune dans toute la France, abonde dans les lieux incultes, au bord des haies, des chemins, dans les décombres. Acre et amère, elle était fort usitée autrefois comme antihystérique, détersive, dépurative, etc. N'étant mangée par aucun animal, elle doit être arrachée quand elle apparaît dans les pâturages.
B. spmo.ça Link. (Moluque épineuse), fleurs petites, à bractées épineuses; tige ligneuse, presque arrondie, de 1 à 3 décimètres, — Alpes de la Provence.
Genre LAMIER. — LAMWM L.
Corolle à lèvre supérieure courbée eu casque, l'inférieure à lobe moyen beaucoup plus grand, serré à la base, les latéraux très petits, entiers ou dentiformes ; — anthères i\ loties opposées s'ouvrant par une fente longitudinale commune ; — akènes trigones, à angles aigus, tronqués et glabres au sommet. — Feuilles pétiolées, ovales crénelées ; — tir/es dressées, rameuses.
LAniiiES. 605
Genre renfermant un certain nombre d' espères, tontes lierbac(;es, la plupart fort rùpandues dans l(!s div(!rses régions di; la Vr.uu'n, (;t jk; possédant qu'à no degré peu prononcé les propriétés ai'oniati(|nes île la r;miilli'.
Corolle II tube oonrlié-aflooiidivnt .
Anthères velues 1 t Corolle ?i Ihvre super, entière.
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LAMIUM ' l îi '"Ij"-' (^'""'t r ,. „ . „ . ■ , -e i
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Anthères glaVires — Corolle à tube très court.