NUMÉRO DEUX
Description d'un couvercle qui fait partie de l'appareil d'un tour de pièces de monnaie.
C'est un cercle de fer-blanc, de 8 centimètres de diamètre sur un peu moins de 5 de large.
On y soude un fond à 8 millimètres d'un de ses bords, en dedans ; ce qui forme une espèce de gorge pour recevoir un gobelet qu'il doit couvrir.
On perce au milieu de ce fond une rainure assez large et assez longue pour laisser passer librement deux pièces de cinq francs ensemble.
De l'autre côté du fond, qui présente une espèce de boîte ronde, est soudée une case plate fermée de tous côtés, à l'exception de son ouverture, qui correspond exactement avec la rainure.
Cette case doit contenir, sans les presser, les deux pièces qui passent par la rainure, et doit être arrondie par le bas, pour mieux s'accommoder à la forme des pièces.
A côté de la case est soudée perpendiculairement, au fond, une petite tige de fer de la hauteur des bords de la boîte. Cette tige passe à travers un ressort en spirale, dont un des bouts s'avance dans la boîte de 5 ou 4 centimètres.
Des deux côtés de la case, et sur le fond, sont soudées sur champ deux petites bandes de fer-blanc qui servent à guider une plaque destinée à couvrir la rainure, quand on n'a pas besoin de l'ouvrir. Sur cette plaque est soudé un bout de fort fil de fer, dont l'extrémité, qui est sur le bord de la plaque, est pliée en crochet et relevée, et dont l'autre extrémité passe en dehors, par un trou fait au cercle de la boîte. Cette extrémité extérieure du fil de fer est pliée en chaînon, à travers duquel passe un anneau assez grand pour qu'on puisse y mettre le doigt.
Le bout allongé du ressort qui touche le crochet fixé sur la plaque sert à contraindre cette plaque à cou-
vrir la rainure. Si l'on veut ouvrir celle-ci, on tire l'anneau de dehors, le ressort cède et la rainure se découvre; et, quand on lâche l'anneau, la plaque est ramenée à sa première position, par l'effet du ressort, et la rainure est bouchée. On comprend que, pour que la plaque couvre la rainure, il faut qu'elle puisse passer sour la case ; aussi est-il ménagé sous cette case, du côté de la plaque, un espace suffisant pour laisser entrer cette dernière.
On met aussi un anneau du côté opposé à celui qui fait mouvoir la plaque; mais celui-là, qui est pareil à l'autre, n'est point mobile ; il n'est ajouté que par forme de symétrie.
Enfin, on complète cette pièce en la couvrant d'une autre qui n'est autre chose qu'un couvercle lui-même, auquel on donne la forme que l'on veut ; on le soude, et le tout ensemble forme le couvercle mécanique. Le fond est peint en noir.