‹ Nouvelle magie blanche dévoiléeChapitre 13 sur 24 · NUMÉRO CINQ · texte numérisé non relu

NUMÉRO CINQ

La boîte à la carie et à V oiseau.

Cette boîte offre les mêmes avantages que la précédente, sous le rapport de la difficulté, pour les profanes, de connaître son mécanisme, de l'étendue de ses services et de son ingénieuse invention.

On peut la faire en fer-blanc ou en bois, mais ce dernier est infiniment préférable. La forme deeetteboîte tient beaucoup de celle du coffre ; voici ses dimensions ordinaires, mais on peut en faire de plus grandes, surtout pour le théâtre.

De hauteur , en tout , y compris le couvercle , 1 1 centimètres; 12 de longueur et 8 de largeur.

A un peu plus du quart de la hauteur de la boîte, pris dans son intérieur et à partir du fond, est placée une planchette très-mince, qui, étant appliquée contre la paroi intérieure de la boîte, doit venir presqu a fleur du bord de ladite boîte. Si l'on couche cette planchette parallèlement au fond , sa surface doit remplir toute l'étendue de la boîte , mais sans toucher aucune des parois ; elle forme ainsi un double fond.

Cette planchette est maintenue dans sa position, d'une part par un petit tourillon placé sur son côté en bas , lequel entre dans un trou de même diamètre

que le tourillon; ce trou est fait aussi sur le côté de la boîte, en dedans.

De l'autre côlé, par une pointe en crochet qui communique à un ressort en spirale placé sur le côté de îa boîte. Ce ressort est enchâssé dans une entaille circulaire, faite à l'extérieur de la boîte, si elle est en bois, et elle est naturellement cachée par le placage.

Si la boîte est en fer-blanc , comme ce fer-blanc est doublé par tout , le ressort est placé entre les deux feuilles, qui, bien entendu , sont éloignées l'une de l'autre environ de 4 centimètre, ce qui leur donne l'apparence d'une épaisseur de planchette.

Ce ressort est attaché au crochet de la tablette de manière à obliger celle-ci de se tenir plaquée contre le côté de la boîte; mais elle fléchit facilement, en l'attirant avec le doigt par le haut. Elle se maintient dans une position horizontale , au moyen d'une petite pointe qui est mue par une tige placée dans une rainure faite à demi-bois, au milieu de la planche qui forme le devant de la boîte. Cette petite pointe est rivée à la tige, près de l'extrémité. Le tout est caché par le placage, si la boîte est en bois, et la tige entre les deux feuilles, si la boîte est en ferblanc.

Dans les boîtes en bois, la tige est soutenue dans la rainure par une petite traverse qui passe par un trou fait dans cette tige et qui n'en gêne pas le mouvement. Les deux extrémités de la traverse sont incrustées dans le bois. A peu de distance de l'extrémité supé-

PHYSIQUE OCCUXTE.

rieure de la lige, est attaché on bout de ressort de montre; ce ressort entre dans la rainure, qtiand on place la tige.

C'est au niveau delà planchette, quand elle est dans une position horizontale, qu'est placée la pointe qui la retient, laquelle, étant rivée dans la tige, passe au travers du bois au moyen d'un trou , et retient la tablette.

On comprend maintenant que cette pointe a la faculté de rentrer dans l'épaisseur du bois et d'en sortir, étant dirigée par la tige, qui est soumise elle-même au ressort qui y est fixé.

L'état permanent de la pointe est de rester saillante dans l'intérieur de la boîte. Si Ton pousse sur le bois le haut de la tige, la pointe rentrera.

Il reste à dire à présent que le bout supérieur de la tige est limé d'une façon qu'on appelle en bec de flûte.

Un bout de métal pareil à la tige , fixé au bord du couvercle, est de même taillé en bec de flûte, et doit correspondre à la tige ; de sorte qu'en fermant la boîte, ces deux extrémités, se rencontrant, font faire un mouvement à la tige , qui fait rentrer la pointe qui arrête îe fond double, lequel se relève brusquement par l'action du ressort placé au côté de la boîte. Ce double fond , se relevant , emporte avec lui la carte mise dessus, et la eache contre la paroi.

Le couvercle de cette boîte s'ouvre à charnière.

Comme le double fond, étant relevé, laisse un enfoncement depuis lui jusqu'au fond de la boîte, il faut îe remplir en y collant une planchette de même épais-

seur que le double fond. Il faut aussi faire quelques trous au fond de la boîte, pour donner de l'air à Foiseau, dans le cas où on en mettrait un.

Je me contenterai, pour le moment, de ces quelques descriptions de pièces dont on peut se servir pour les tours de salon. 11 en est d'autres que je décrirai au fur et à mesure qu'il en sera besoin pour les tours qu'il me reste à expliquer. Quant aux instruments qui ne sont propres qu'au théâtre , ce n'est pas encore ici le moment de m'en occuper.

Je ferai remarquer, qu'avec ce peu de pièces que je viens de décrire, on peut faire une quantité indéfinie de tours , et en composer soi-même selon son goût et son imagination ; on les varie en adjoignant diversement les pièces, et en s'en servant conjointement , tantôt celle-ci avec l'une , tantôt avec l'autre.

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