‹ Nouvelle méchanique industrielleChapitre 62 sur 124 · XI.20X 0,22 X:J · texte numérisé non relu

XI.20X 0,22 X:J

D'après ce mode de calcul, la pression moyenne exercée sous le piston pendant la course montante serait de

j^^ç^^^j^- 12 255 kilogrammes

par mètre carré. Or Texpérience a indiqué une pression comprise entre 15,000 et 16,000 kilogrammes. Ce fait tend à prouver que la température s'élevait à plus de 280^ Adoptant comme pression moyenne 15,500 kilog., on aura pour le travail moteur :

Le travail total obtenu aura pour valeur :

5=:(L' — 5" — 5'" 4- ©^ = 61 58 — 3897—4078 + 2719 = 882 kilogrammètres.

La chaleur utilisée par tour de roue sera donc

La chaleur perdue se calculera d'après la formule établie plus haut. Elle aura pour expression :

0,1683(100-15) \2^^2<^^^l^ = ic^\^2.

Par suite la chaleur fournie est égale à

2cai,08-h4"S62=:6">,70.

Te rendement caloriâque de la machine sera

Ces calculs, nous le répétons, ne sont pas très-exacts parce qu'on néglige plusieurs éléments importants, et notamment la force vive de sortie de Tair à l'échappement. Quoi qu'il en soit, et d'après le calcul précédent, la première machine Ericson rendait 31 pour 100 de la chaleur communiquée au cylindre. Le maximum de rendement qu'il soit possible d'obtenir entre une source de chaleur à 280*" et un récepteur à 15"" est (équation 59)

La première machine d'Ericson donnait donc à peu près 65 pour 100 du rendement théorique. Ce rendement relatil est analogue à celui des machines à vapeur ordinaires, et quant au rendement calorifique absolu, 51 pour 100, il est supérieur au rendement correspondant des machines à vapeur.

Malheureusement, en pratique, la machine d'Ericson est soumise à des causes de perte de force tout à fait exceptionnelles, telles que le grand diamètre des pistons, leur faible course, le mauvais système de chauffage du cylindre. Il est probable que la flamme sortait par la cheminée à une température notablement supérieure à la température qu'elle a habituellement dans les bonnes machines, température qui est de 500**.

Malgré toutes ces causes de déperdition, la machine du Havre décrite par M. Lissignol ne consommait que 2 à 5 kilos de houille par force de cheval et par heure. Avec les dimensions que nous avons adoptées et qui sont à peu près celles de celte machine, le nombre des tours par minute était de 51, et la force théorique devait être

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