‹ Nouvelle méditations poétiques: avec commentairesChapitre 47 sur 74 · LA FENÊTRE DE LA MAISON PATERNELLE · texte numérisé non relu

LA FENÊTRE DE LA MAISON PATERNELLE

Autour du toit qui nous vit naître Un pampre étalait ses rameaux ; Ses grains dorés, vers la fenêtre, Attiraient les petits oiseaux.

Ma mère, étendant sa main blanche, Rapprochait les grappes de miel, Et ses enfants suçaient la branche, Qu'ils rendaient aux oiseaux du ciel.

L'oiseau n'est plus, la mère est morte ; Le vieux cep languit jaunissant, L'herbe d'hiver croît sur la porte, Et moi, je pleure en y pensant.

C'est pourquoi la vigne enlacée Aux mémoires de mon berceau.

Porte à mon ame une pensée, Et doit ramper sur mon tombeau.

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