‹ Nouvelle méthode de H. G. Ollendorff pour apprendre une langue en six mois. Grammaire russe à l'usage des Français. Ouvrage entièrement neufChapitre 82 sur 107 · SOIXANTE -DOUZIEME LEÇON. — СЕМЬДЕСЯТЪ ВТОРОЙ УРОКЪ · texte numérisé non relu

SOIXANTE -DOUZIEME LEÇON. — СЕМЬДЕСЯТЪ ВТОРОЙ УРОКЪ

Syntaxe.

Concordance et dépendance des mots.

1) L'adjectif se place avec sa désinence pleine devant le substantif, et avec sa désinence apocopée après le sub-

stantif. Dans tous les deux cas il prend le genre et le nombre de son substantif; quand il a la désinence pleine, il prend aussi le cas du substantif.

Le bon prince. Добрый князь.

Le prince qui est bon. Князь, который добръ.

2) L'adverbe se place avant le verbe ou bien après le verbe.

3) Les prépositions précèdent les substantifs, les adjectifs et les pronoms.

J'étais à Paris. Я былъ въ Парйжѣ.

J'ai dîné chez mon frère. Я обѣдалъ y своего брата.

Avez -vous été chez votre excel- Были ли вы y доброй своей маlente mère? тери?

4) Les propositions (предложения) sont: a) affirmatives (утвердйтельныя) ; b) interrogatives (вопросйтелъныя) ; с) négatives (отрицательныя) ; d) ou en même temps interrogatives et négatives.

a) Le nominatif ou le pronom personnel commence la proposition affirmative:

Mon frère a été chez moi. Мой братъ былъ y меня.

Je vous aime. Я васъ люблю.

b) Les propositions interrogatives commencent:

1) Par le verbe suivi du signe d'interrogation ли: Etiez -vous à Paris? Были -ли вы въ Парйжѣ?

2) Par le signe d'interrogation рсізвѣ:

Etiez -vous à Paris? Развѣ вы были въ Парйжѣ?

Remarque. Развѣ sousentend une espèce de doute.

3) Par l'adjectif à désinence apocopée suivi du signe d'interrogation ли.

Le cheval de votre frère est -il Хороша ли лошадь вашего брата ? bon?

с) A l'impératif le pronom personnel suit toujours le verbe :

Donnez -le moi. t Дайте мнѣ это.

Envoyez -le lui. Пошлите ему это.

4) Si le régime direct est un pronom personnel, il précède le verbe dans la proposition affirmative.

Je le leur ai dit. I * имъ ÔT0 сказ^ъ-

Tu les a vus. Ты ихъ вйдѣлъ.

Mais dans les propositions interrogatives et impératives il le suit.

Le lui avez -vous dit? Сказали ли вы ем^ это?

Les as -tu vus? Вйдѣлъ ли ты ихъ?

Thème 172.

Un Anglais débarque à Calais et demande un barbier (цирюльникъ). — Celui-ci arrive. — - „Mon cher, je suis bien délicat (нѣжевъ) quant à la barbe. — Voilà une guinée si vous me rasez sans me couper. — Yoici deux pistolets ; si vous me coupez, je vous ferai tout -de -suite sauter la cervelle (размозжу голову)/' — „Ne craignez rien, Mylord." — Le perruquier le rase avec la plus grande légèreté. — „Comment donc," dit l'Anglais enchanté (въ восхищеніп), „les pistolets ne vous ont pas fait peur (испугаться)?" — ?,Non, Mylord." — „Et pourquoi ?" — „Si je vous avais coupé la joue, j'aurais achevé de vous couper le cou (отрезать голову)/'

Le comte Stair était ambassadeur anglais à la cour de Louis XIV. — Ses manières (пріёмъ), sa dextérité (ловкость) et sa conversation le mirent fort avant (пріобрѣстй) dans l'estime et l' amitié de ce monarque. — Un jour le roi parlant, dans un cercle (кругъ) de ses courtisans, des avantages d'une bonne éducation et des manières prévenantes, proposa (предлагать) de parier (биться объ закладъ) qu'il nommerait un gentilhomme anglais supérieur (превосходящій), à cet égard,

à tous les Français de sa cour. — La gageure (закіадъ) fut acceptée par plaisanterie et sa Majesté devait faire choix du temps et du lieu propres à cette expérience.

Pour détourner tous les soupçons (подозрѣніе) le roi laissa tomber le propros (ничего не говорить) pendant quelques mois, jusqu'à ce qu'on crut qu'il l'avait oublié. — Ce fut alors qu'il eut recours (прибегнуть) au stratagème (хитрость) suivant. — Il désigna lord Stair et deux des gentilshommes des plus polis de sa cour pour raccompagner à la promenade.

— Il descendit ensuite par le grand escalier de Versailles, suivi des trois gentilshommes. — Arrivé au carrosse, au lieu de passer le premier, comme c'était l'usage, il fit signe (знакъ) aux gentilshommes français de monter; ceux-ci, inaccoutumés (непривыкшіе) à cette cérémonie, reculèrent (отступить) et refusèrent humblement (униженно) un si grand honneur. — Alors le roi fit signe à lord Stair qui s'inclina et monta à l'instant dans le carrosse; le roi et les gentilshommes français l'y suivirent. — Dès qu'ils eurent pris place, le roi s'écria: „Eh bien! Messieurs, je crois que vous avouerez que j'ai gagné mon pari (закладъ)," — „Comment cela, Sire?"

— „Comment?" continua le roi, „quand j'ai voulu que vous montassiez en carrosse, vous l'avez refusé; mais cet étranger poli (en désignant lord Stair) n'eut pas plutôt reçu l'ordre d'un roi, qui pourtant (даже) n'est pas le sien, qu'il obéit à l'instant." — Les courtisans confus baissèrent la tête et reconnurent que sa Majesté avait raison.

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