W1W\W%W%VV
Tous ceux qui se sont occupés d’anatomie, et qui ont été convaincus de Futilité des préparations sèches , doivent avoir eu à regretter de ne pouvoir conserver celles pour lesquelles ils avaient fait beaucoup de frais et employé beaucoup de tems. Le procédé que j’ai adopté et que je vais faire connaître * n’a pas seulement pour but de remédier à un grand nombre de désagrémens auxquels les anatomistes sont exposés, mais procurera aux préparations anatomiques sèches, des avantages qu’elles n'ont jamms encore possédé.
Ces avantages sont :
is>. Que les muscles ne diminuent pas autant de volume corptne ils le font par la méthode ordinaire,
2°. Les parties tendineuses sont distinctes des parties charnues , de sorte que les muscles conservent presque la même apparence que lorsqu’ils viennent d’être disséqués.
3°. L’inégalité de volume qui existe entre la masse des muscles et les vaisseaux sanguins injectés, est tellement diminuée, que le chirurgien peut se former une meilleure idée des artères, parties d’une si grande importance.
4°. Les nerfs sont aussi conservés dans leurs dimensions et situations ordinaires. Ainsi donc ,
les muscles , les artères , les veines et les nerfs , sont montrés dans les lieux qu’ils occupent naturellement.
5°. Les préparations faites d’après cette, nouvelle méthode peuvent se conserver dans quelque climat que ce soit. La chaleur ne les affecte que peu. Un air humide ne les détruit pas et altère même faiblement leur superficie.
6°. Elles n’ont aucune odeur désagréable et peuvent par conséquent être conservées dans des lieux ouïes autres préparations ne pourraient pas être supportées.
7°. Elles ne sont pas sujettes à la destruction qu’opèrent constamment les insectes, et parties fièrement les Dermestes , dans les préparations faites par les méthodes ordinaires.
8°. La putréfaction quoique existant déjà à un état avancé n’empêche pas que de tels sujets ne soient byfis à faire de boq^es préparations. La putréfaction est arrêtée £>ar les substances employées et n’est plus susceptible de se reproduire après. 37 «
9°. Enfin , elles sèches promptement etrte sont pas attaquées par les mouches et autr^insectes, pendant leur dessication.
bci; nr
>L Cf* Cl) C
; -, ■■ «h i; oil O-
> 'iiiisrisjij