DE L'ENSEIGNEMENT
I) h: S V H I N C i P F S K N MUS1Q U E
t est une mauvaise maniéré d’enseigner une langue, que d entasser dans la tete de leleve toutes les réglés gram niaticales, a va nt qu’il ait pu comprendre par un usage graduel des diverses locutions de la langue,la raison des régi es qui la régissent . La grammaire ou les principes, pour que l’on tire quelque fruit de leur etude, doivent être appliqués en même te ms qu’enseignés . Souvent 1 application de la réglé doit en précéder l’exposition et, toujours elle doit suivre immédiatement .
C est aussi une mauvaise méthode d’enseignement en musique; que celle qui séparé l’exposition des principes de l’étude pratique du chant, qui renverse pour I eleve 1 ordre naturel des idées; qui lait marcher le raisonnement general avant les faits partiels; qui fait réciter a un eleve combien de diezes ou de bémols il faut dans chaque ton, avant que léchant lui ait appris la différence d un ton a un autre; qui lui fait résoudre en paroles les difficultés de la musique avant qu’il sache déchiffrer la moindre arrielte.
C est dans les notions dont l’eleve a besoin pour devenir musicien, q ue se trouvent les principes; et c’est par la pratique de ces notions, que l eleve apprend les principes.
L Elève ne doit point etudier d’avance qu’il v a une gamme; en fesant la gamme avec' d autres ejeves ou avec le maître, i! apprendra ce que c’est qu’une gamme.
Les difficulté^ de 1 l’art occupent chacune leur place Hans liïfoute nue I eleve doit parc mi ri r . C’est dans le moment que res rhJTVeulteV.se présenteront, qu'il Hevfa trouver des secours clans les explications logiq uv> ; p l.u t ni, elles le rebuteront. parrequ'il n’en sentira pas le besoin'.
Si j entre moi-même dans les details qui vont suivre, si j'expose selon nia maniéré de voir,-les principes de la musique, c’est plutôt pour les personnes qui se livrent a l'instruction, que pour les eleves pour qui .un quart ri'heure de pratique vaut mieux que six mois de lecture.
Je n’ai jamais rien dicte ou fait apprendre en leçon a mes eleves. Je ne leur ai jamais communique de suite les notions que je \uis présenter. Kn les rédigeant ici, je n’ai d’autre objet que de montrer dans quels ternies je les énoncé a mesure que 1 ordre de la pratique m’y oblige. Je ne sais si je mabuse, mais je crois qu'on trouvera dans cet exposé une marche plus analytique et plus simple que dans les traites ordinaires,