PREMIERE PARTIE
On marque également, mais d'un appui plus faible, la dernière note d'urt neu me final :
hn:
33. Dans les neumes de plusieurs sons (comme dans les mots de plusieurs syllabes; il peut y avoir une reprise de mouvement de deux en deux ou trois; ces subdivisions, très légères, se placeront tout naturellement sur les notes principales du neume :
Autre exemple correspondent à ■•,. -,-,
?ifr
Dans un neume resupinus, cet accent secondaire se olace ordinairement sur la note la plus grave :
htv
34. On fera ici la même réflexion qu'à propos de l'accent secondaire desmots : qu'il ne faut pas y attacher d'importance particulière, et qu'il ne doit être qu'une conséquence toute naturelle du bon phrasé, entraînant dans une même impulsion toutes les notes du groupe.
35. Règles particulières. — Un neume perd son accent quand il est immédiatement précédé d'une note ou d'une syllabe accentuée (tonique ou secondaire).
faible
accentué faibles Ky- ri- e
ace1 I. ace1 f.
sec. ton.
mul- ti- tû- di-
ace1 ace' sec. f. ton. f.
Al- le-
lû- ia.
Mi- se-ré-re.
LECTURE DES NOTES, PHRASÉ, DURÉE Transcription, f /
jfcj fi ^ ^'L^g^r^=|i=^ jj J^JEjl
A Me
lû-
36. Un neume, comme un mot, est d'autant plus accentué qu'il occupe dans la phrase une place plus importante. Lorsque deux ou trois neumes sont réunis, le plus accentué est celui qui est le plus élevé, ou qui est composé du plus grand nombre de notes. Exemple:
Le podatus initial est une préparation; le clîmacus reçoit le principal accent,, et est subdivisé sur le troisième son ; le podatus strophicus final est plus faible.
Transcription,
$ fi b ^T] jf
'M. Dans le cas où un podatus ou une clivis sert ainsi de préparation à un autre groupe, il perd souvent son accent propre. Il est alors plus régulier et plus élégant de marquer d'un léger appui la note qui le précède :
p^âSS:
ÏZ^fe
Alle-
Incli-
Cf. plus haut, l'exemple alléluia, et miserere, n°35.
Le cas est ie même pour le pressus. Ce neume va jusqu'à priver d'accent le premier des neumes dont il est formé :
accent accents principaux accent* prineiyau*
accents secondaires
accents secondai: rs
PRKMIÈRE PARTIE
Dans cet exemple, la clivis et le torculus formant pressus perdent leur accent, et ils •ont entraînés dans le léger appui qui part de la note finale du climacus.
§ III
38. Il y a enfin des cas où les sons des neumes, sans être longs, ou doubles de valeur, sont seulement ralentis ; d'autres cas où ils sont accélérés.
On a déjà étudié le ralentissement de la fin des phrases (n° 13), et celui qui concerne le quilisma (n° 23, 2°). On ralentit de plus :
39. Le groupe initial d'une formule vocalisée, ou une clivis précédant un groupe de notes ascendantes, et ce groupe lui-même:
hMi-
îfca!
a V> a ' li TTTSSyflÉ
Aspér- ges me. Illu-mi- nâ-
re. San- ctus.