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CHAPITRE PREMIER Du Psaume et de ses divisions

42. La psalmodie est l'art de lire et de chanter les psaumes.

L'n psaume est formé de versets (sortes de strophes/ destinés à être altéra îs par les deux chœurs, ou entre les chantres et le chœur. Chaque verset e>t ordinairement composé de deux parties.

Le mouvement de la psalmodie ordinaire doit être vif. On peut en évalue] la nuance métronomique à environ 140 à 150 '.

43. Dans l'exécution du psaume, on fait une pause, — médiante, — entre chaque partie de la strophe. Cette pause est marquée par un astérisque :

Dixit Dôminus Domino meo : * Sede a dextris meis.

(Quelques strophes ont trois divisions. Dans ce cas, on fait deux coupes : celle de médiante, comme ci-dessus, et celle de fle.ie, moins importante, marquée par une sorte de croix :

Fidélia dmnia mandata ejus, f conlirmàta in saéeulum saéeuli : * facta in veritâte et aequit.ite.

1. Pour les personnes qui n'auraint pas l'habitude des indications métronomi<iu«s disons que ces chiffres se rapportent à l'espace d'une minute. 60 représente donc l'équivalence d'une seconde; 120, deux momements a la seconde; 180, trois.

M. La pause de la médiante est analogue à celle des grandes divisions du chant, et on applique au mot qui précède, les mêmes règles de retard et de pause qu'avec la grande barre :

Domino méo : * Sede.

On peut cependant distinguer la petite médiante, qu'on vient de décrire, de la grande médiante, usitée surtout dans les offices monastiques, et qui double environ la durée de la pause.

La flexeest analogue à la coupe marquée par la petite barre, el n'allonge qnn la dernière syllabe :

mandata ejus, confirmâta saéculi : * facta.

Lire le psaume Bedtus vir (dans l'Antiphonaire), régulièrement, sur un ton uniforme (recto tono), avec une accentuation correcte, et en observant bien les coupes de la médiante et de l&flexe. A la fin du psaume, on dit le Gloria Patri, à moins qu'il n'en soit marqué autrement.

A l'office des morts, la doxologie Gloria est remplacée par cette prière :

Requiem aetérnam * | dona eis Domine. Et lux perpétua * | lûceat eis1.

45. On ne doit pas faire dans le psaume d'autres pauses que celles qui sont marquées, quelle que soit la longueur du verset. Si l'on a besoin de prendre une respiration, elle se fait à la dérobée, par exemple aux signes de ponctuation, en la prenant sur le temps de la syllabe précédente. Les chœurs doivent se succéder sans traîner la fin d'un verset, ni commencer un autre avant que le précédent soit fini, mais toujours de façon que les versets s'enchaînent sans interruption.

46. En dehors de la lecture proprement dite, il y a trois manières d'exécuter le psaume :

1° indireetwn. « directement », avec le ton directané ou direct; 2° Avec antienne; 3° En répons.

1. On remarquera que pour la pga'.uiodie, cette invocation forme deux versets. et non pas u:j seul.

47. Le psaume in directum se chante à la fin de certains offices et de certaines prières, — office des morts, litanies, etc., — sur un ton très simple, que voici :

(Assez rapidement: Allegro) i

Lauda â-nima me- a Dô-minum : f laudâbo Dô-minum in vi-ta me- a : *

( De- us tu- us Si- on, • Avec un mot hébreu ou un monosyllabe : l ...... .

( pro-pi-ti- a- ti- o est :

psallam De-o me-oquàmdi-u fû-e-ro.

En notation moderne i

...fe-sti-na.

rit.

~MZZ.OL

Lauda anima mea Dô-mi-num : f laudâbo Dôminum in vi-ta me- a :

rail...

psallam Deo meo quâmdiu fû-e-ro fe-sti-na.

48. A. la flexe et à la finale ou terminaison, on abaisse la voix d'une tierce mineure après le dernier accent, avec les retards accoutumés. Mais, quand à la place de la flexe il y a un mot hébreu, on soutient seulement la voix sur la note de récitation. A la médiante, au contraire, on relève la voix sur l'accent, en le préparant par un abaissement, sila do, qui commence deux syllabes avant. Ces trois procédés : élévation de la voix sur l'accent de la médiante, sa préparation par un abaissement sur les syllabes précédentes, l'abaissement de la voix après l'accent de la flexe et à la finale, sont la base de toute la psalmodie.

Reprendre le psaume Beâlus vir, déjà lu, en le chantant sur le ton directané.

49. Le psaume avec antienne se chante sur des formules diverses, au nombre de huit principales, qu'on nomme les huit tons. L'antienne est un petit refrain qu'on répète une, deux ou plusieurs fois,, suivant les cas ; on l'étudiera au chapitre IV.

Le chant en répons consiste en ce que le chœur répond à un soliste, en répétant tout ou partie de la phrase principale d'abord exposée.

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