III. CONSONNES
c doux (devant e, i, ae, oe, comme en français.)
On le prononce à Rome ché, après une consonne : in caélum, pron. in chèloum; après une voyelle, ou initiale, comme tché; jàcel, pron. idtchèt.
Toutefoi-, cette prononciation est particulière aux Italiens, et on peut ne pas la suhre. Mus il sera néanmoins élégant de préparer le c doux avec le t, comme ci-dessus : jdcet, pron. mtcèt.
g doux (devant e, i, ae, oe, comme en français.)
A Rome, après une voyelle, ou initiale, on le prononce dg, ce qui est plus élégant et plus conforme à la tradition latine : àgere, pron. ddgere; gérere, pron. dgèrere.
Gardent toujours leur résonance; am, im, om, em, uni. se prononcent donc en marquant Y m : amm, imm, etc. Exemple : lemplum, pron. tèmm-ploum.
An, in, on, en. de même. Exemple : angélus, pron. ânn-gelous ; intégra, pron. innlegra.
Pour indiquer celte prononciation, il y a d'ailleurs parfois une petite note spéciale, comme on l'a vu plus haut à propos de Vu.
Cependant un peut se prononcer comme on «n français : sunt, pron. sont; mûndus, pron. môndous; comme les mots français correspondants : sont, monde.
On peut prononcer gn comme en français : «zgnws comme aoNeau; maoxificus comme
Ne pas prononcer ces syllabes comme en français; par exemple irwentio, comme le français invention, mais détacher les n, en disant inn-vènnti-o.
LEÇONS PRÉPARATOIRES
maaxifique, mais cette façon de prononcer est moins latine.
s. Garde toujours le son de s, et non pas
de z.
ch.
Le t doux, par exemple dans natio, à Rome, se prononce en consenant le son dur du t, conjointement avec le son doux (excepté après t, s ou x) nât-si-o, ce qui est des plus élégant.
Garde toujours sa prononciation de ix.
On pourrait la rendre comme s'il y avait deux ou trois sss ; exemple : dixit, pron. dissil. Observer principalement que dans les mots latins qui commencent par ex ces deux lettres forment une syllabe : ex-iérunt, (et non pas é-xiérunt.) Souvent, d'ailleurs, il y a en latin une s après l'x : ex-silium, (et non pas é-xilium.)
Comme dz.
Se prononce toujours dur, comme k.
Cherubim, pron. Khéroubim ; brachio, pron. bra-khio.
Suit la même règle dans les mots nihil et mihi; pron. nihhil, mikhi, en aspirant.
Ne pas lui donner le son sifflant de z, surtout dans les liaisons. Ex. :
dies amara, libéra nos a malo; ne pas prononcer diez amara, libéra noz a malo. Ne pas dire non plus Iezous pour prononcer le nom de Notre- Seigneur, mais lè-sous, (ou Iè-çous).
Ne pas lui donner le son français de gz. Ex. :
ne pas prononcer comme le mot français e-xemple, le mot latin exemplumy mais dire ex-emploum.