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DE ZEUS

même bien avant l’époque où leur union fut définitivement consacrée. Cette union ne fut d’ ailleurs pas sans nuages, comme on a pu le voir dans le chapitre précédent. Mari volage par excellence, Zeus ne fournit que trop de prétextes à la jalousie d’Hera. Celle-ci ne se résigne pas aisément à se voir ainsi bafouée. Sa dignité offensée lui inspire de nobles paroles : « Je suis une déesse issue du même sang que toi ; je suis la plus honorée des enfants de Kronos, à cause de ma naissance, et parce que l’on m’appelle ton épouse et que tu règnes sur tous les dieux. » M ais Zeus n’en a cure. 11 affirme nettement son indépendance vis-à-vis d’Hera. « N’espère pas, lui dit-il, pénétrer toutes mes pensées : l’épouse même de Zeus ne saurait toujours les sonder... Sois soumise à mes lois, ou crains que tous les dieux qui sont dans l’Olympe, s’ils accourent à ton secours, ne puissent te défendre quand mon bras invincible t’accablera. » Au besoin, le maître de l’Olympe passera de la parole à l’acte. « Ne te souvient-il pas, dit-il encore à Hera, du jour où lancée dans les airs, une enclume à chaque pied, les mains enchaînées dans des liens d’or inextricables, je t’avais suspendue parmi l’éther et les nuées ? Les divinités s’indignaient dans le vaste Olympe; elles s’approchaient de toi et ne pouvaient te délier. » Enfin, dans un autre passage de l’Iliade, nous voyons Zeus adresser à son épouse ces paroles hautaines : « Je méprise ton courroux, lors même que tu irais aux derniers confins de la terre et de la mer où siègent Japet et Kronos, séjour que jamais ne charment l’éclat du soleil, fils d’Hypérion, ni le souffle des vents

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