‹ Nouvelle mythologie illustréeChapitre 69 sur 206 · DELPHES · texte numérisé non relu

DELPHES

Apollon citharede, Artémis, Latone. Amphore bachique. (Gerhard, yluserlesene V asenbilder .)

Comme dieu de la divination, de la « mantique »

pour employer une expression consacrée, Apollon occupe une place tout à fait à part parmi les dieux de l’Olympe. L’hymne homérique lui fait dire par Hermès : « Tu tiens de Zeus la connaissance des oracles et des destins » et Apollon lui-même explique, dans les termes suivants, sa mission à son frère : « 11 n’est accordé ni à toi, ni à aucun des immortels de comprendre les signes divinatoires que tu pourrais interroger. Cette science est réservée à la pensée de Zeus et moi, en qui il s’est confié, j’ai promis par ma tête, j’ai prêté le grand serment que, hormis moi, nul des dieux éternels ne saurait autrement les prudents desseins du fils de Kronos. »

La légende nous montre Apollon, à peine né, se mettant en quête de l’endroit où il se bâtira un temple et rendra des oracles. Descendu de l’Olympe, il suit l’itinéraire dont nous avons déjà parlé en racontant le mythe du serpent Python. Près d’Haliarte, il s’arrête sur les bords de la fontaine Telphousa et dit : « Telphousa je pense bâtir ici un beau temple, afin d’y rendre des oracles aux hommes qui pour moi toujours amèneront ici de complètes hécatombes, soit du gras Peloponèse, soit de l’Europe ou des îles entourées d’eau, lorsqu’ils viendront consulter l’oracle, et moi je prononcerai pour eux des conseils sûrs, en un temple où abonderont les chairs. »

On a déjà vu plus haut comment la nymphe Telphousa détourna Apollon de s’établir en cet endroit « afin que pour elle-même il y eût gloire sur la terre, et non pour le dieu qui atteint au loin. »

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