HERMES CONDUCTEUR DES AMES OU
PSYCHOPOMPE.
L’intérêt qu’Hermès portait aux hommes les suivait jusque dans leur sommeil et même après leur mort. Il envoyait des songes aux mortels et pouvait les endormir ou les réveiller à sa guise. C’est à lui par exemple que les Phéaciens, d’après l’Odyssée, faisaient leur dernière offrande avant d’aller prendre leur repos.
L’image du dieu se dressait près des lits et c’était de son côté que se tournait le visage du dormeur.
A partir d’un certain moment l’idée prévalut dans les conceptions religieuses des Grecs que le royaume des âmes était situé dans le domaine souterrain d’Hadès, loin de la terre qui avait reçu la dépouille corporelle des défunts. La tâche de transporter les âmes au-delà du Styx n’incombait pas à Charon seul. Hermès était également chargé de ce soin. C’est lui qui accompagne dans leur voyage les âmes des prétendants tués par Ulysse. Quand, dans les Perses d’Eschyie on invoque l’ombre de Darius, on s’adresse à la fois à Hadès et à Hermès pour obtenir cette faveur. Le rôle du dieu psychopompe se développa de plus en plus. A Argos, par exemple, on offrait un sacrifice à Hermès trente jours après chaque décès, car on croyait qu’il s’occupait des âmes comme Apollon des corps.
Hermts de forme carrée, entre un autel et un arbre dépouillé de feuilles. Vase de la collection I lamilton.
(Lenormant et de Witte, Elite ccramogr.)
HERMES
ET