V. Avant-bras (Fractures du Cubitus
OBILIC (FISTULES, KYSTES, HÉMORRAGIES). - V. Nouveau-né (Pathologie).
OMBILICAL (CORDON). — V. Gordon et Nouveau-né (Pathologie).
OMBILICALE (HERNIES). — V Hernies.
OMOPLATE (FRACTURES). — Elles sont rares, à cause de la situation de l'os mobile, protégé par des muscles épais, appliqué contre les arcs costaux élastiques. On les observe chez l'homme et surtout à l'âge adulte. Chez l'enfant le corps seul peut se fracturer à cause de l'ossification précoce.
A) Fractures du corps. — Elle est toujours directe et succède à des traumatismes considérables, chute d'un lieu élevé, passage d'une roue de voiture, projectiles. La fracture, parfois incomplète, est le plus souvent complète. Le trait peut être horizontal ou plutôt obliquement descendant du bord axillaire vers le bord spinal. Elle siège presque toujours dans la fosse sous-épineuse; les fractures basses sont dites de Y angle inférieur; rares dans la fosse sous-épineuse, elles peuvent détacher simplement Yaugle interne ou supérieur (flg. 227).
On a pu observer des fractures transversales doubles ; les fractures par projectiles sont souvent comminutives.
Le déplacement des fragments, parfois nul, est assez souvent notable ; il dépend moins de l'action des musclés que de l'action vulnérante; l'angle interne fracturé est porté en dedans, et tantôt monte, tantôt descend ■ l'angle inférieur monte ou descend en se portant en avant et en dehors. Dans les fractures du corps proprement dit, le déplacement est tantôt angulaire, tantôt un chevauchement; le fragment inférieur monte le plus souvent en avant de l'autre. Les fractures verticales sont presque toujours incomplètes. Presque jamais elles ne coupent en deux fragments l'épine de l'omoplate (fig. 228 et229).
Fig. 227. — Fracture oblique de l'omoplate. (Ricard et Demoulin, in Traité de chirurgie.)
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Omoplate (Fractures).
Signes et Diagnostic. — La contusion causée par le traumatisme égare souvent le diagnostic, car les signes de fracture sont obscurs. La dou-
, Fig. 228 et 229. — Fracture verticale. (Morestin.)
leur toujours localisée est constante. Elle est exagérée par les mouvements. La crépitation et la mobilité anormale sont difficiles à sentir. On peut faire replier l'avantbras derrière le dos et explorer facilement l'omoplate devenue saillante; on peut chercher si les mouvements imprimés à l'omoplate par l'humérus se transmettent bien à l'angle inférieur (fig. 230). Mieux vaut peut-être mettre une main à plat sur l'omoplate et agir avec l'autre sur le moignon de l'épaule qu'on abaisse ou élève.
Traitement. — Comme la guérison se fait sans réduction vraie, et que l'action sur les fragments est fort limitée, on se contentera d'immobiliser avec un bandage de diachylon comme pour une fracture de côte, ou avec une écharpe, comme pour une
fracture de la clavicule. Il est avantageux de masser tôt.
B) Fractures de l'angle externe ou du col. — Les causes sont les mêmes
Fig. 230. — Manière de prendre à pleine main l'angle inférieur de l'omoplate pour vérifier la transmission des mouvements de l'humérus (Chevrier).
Omoplate (Fractures).
Fig. 231. — Fracture du col chirurgical. (Morestin.
que pour les fractures du corps. On peut laisser de côté les fractures de la cavité glénoïde, qui sont des
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anatomique détachant simplement la cavité glénoïde est problématique, en tout cas rarissime.
Seules ont quelque importance les fractures du col chirurgical qui détachent la glénoïde surmontée de la coracoïde (fig. 231 et 232). Le trait commence dans l'échancrure coracoïdienne et descend légèrement en bas et au dehors. La mobilité extrême ou limitée du fragment serait due à la rupture ou à la persistance d'un petit ligament allant de la base de l'épine de l'omoplate au rebord glénoïdien (lig. de Gooper) .
Signes et Diagnostic. — Le moignon de l'épaule est abaissé :
le bras est allongé et son axe aboutit dans l'aisselle, l'acromion fait une saillie proéminente, le muscle deltoïde en tombe droit :
on sent un creux au-dessous de lui. L'apophyse coracoïde se meut avec l'humérus.
La difformité se réduit facilement par l'élévation du bras et se réduit souvent avec une crépitation qui emporte le diagnostic. Dès qu'on cesse de soutenir le bras, la déformation se reproduit.
Ces signes font le diagnostic avec la luxation.
S'il n'y a pas déplacement spontané, on peut le faire apparaître par des mouvements d'abduction :
il se produit une crépitation. Pour avoir celle-ci sans déplacement, il convient d'appuyer sur la coracoïde, tandis que l'autre main est appuyée sur le moignon de l'épaule. Dans de rares cas, on a pu observer des complications vasculaires et nerveuses.
Fig. 252. — Fracture du col. (Cooper.)
Omoplate (Fractures). 932
Traitement. — Soulever le coude, et immobiliser le bras. Il importe de mettre une écharpe sévère ou un appareil de Le Dentu. La guérison est lente et se fait souvent par cal fibreux.
C) Fractures de l'acromion. — Rares et toujours de cause directe, les fractures par arrachement musculaire étant hypothétiques. Le trait peut détacher la pointe ou sommet de l'acromion ; siège en regard de V articulation acromio-claviculaire (elle peut alors s'accompagner de luxations de la clavicule), ou en arrière, près de la base : ce sont là les plus fréquentes, et un bon nombre survenues avant que le massif osseux acromial soit uni à l'épine sont des disjonctions épiphysaires. Le trait est ordinairement vertical et transversal, parfois oblique. Le plus souvent il n'y a pas de déplacement. Quand il en existe, le fragment est légèrement abaissé.
Symptômes et Diagnostic. — Douleur localisée exagérée par les mouvements avec ecchymose étendue. S'il y a déplacement, le moignon de l'épaule est un peu arrondi, le bras abaissé; la déformation et l'écartement des fragments s'exagèrent en tirant énergiquement sur le bras : ils disparaissent au contraire quand on élève le coude.
Traitement. — C'est l'écharpe. La consolidation par cal fibreux est assez rapide et la pseudarthrose n'amène aucun trouble fonctionnel.
D) Fractures de la coracoïde. — Brisée comme l'acromion dans les traumatismes complexes, la coracoïde peut rarement être détachée par un choc direct ou arrachée par ses muscles. Elle est toujours isolée au niveau de sa base; ce peut être une disjonction épiphysaire; elle est parfois divisée en deux fragments. Le déplacement est subordonné à l'état du périoste et à celui des ligaments coracoclaviculaires; s'ils sont rompus, l'os est attiré en bas.
Signes et Diagnostic. — Douleur fixe, dans le prolongement du pli axillaire, augmente par abduction du bras (coraco-huméral), flexion de l'avant-bras (biceps). On peut sentir l'os se mouvoir avec l'humérus. La crépitation peut être sentie par divers mouvements ou des pressions diverses. Tous ces signes sont théoriques, et le diagnostic de la lésion isolée, exceptionnelle, est presque impossible.
Traitement. — Écharpe soutenant le coude et maintenant l'adduction du bras. Une fois sur six le cal serait osseux. L. CHEVRIER.
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