Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée
GÉRODERMIE GÉNITO-DYSTROPHIQUE. — Rumrao a décrit sous ce nom une dystrophie qu'il a comparée au myxœdème, à l'acromégalie, à la paralysie pseudo-hypertrophique, etc. ; éventuellement, elle pourrait s'associer à d'autres dystrophies.
Le caractère clinique le plus apparent est l'état sénile du tégument des sujets {gérodermie) ; la cause serait l'état plus ou moins rudimentaire de leurs glandes génitales (génito-dyxtro iA/p), les lésions des organes génitaux, et spécialement des testicules, devant être à la gérodermie génitodystrophique ce que les lésions de la thyro.de sont au myxœdème.
La peau, couleur de vieille cire, est lias |ue, ratatinée, plissée, rugueuse, glabre, ou seulement recouverte d'un duvet blond-roux aux joues, aux lèvres, au pubis, aux aisselles. Le ventre est gros, en besace; les mamelles flasques et pendantes.
Front bas, crâne microcéphale avec dolichocéphalie, zygomas saillants, maxillaire intérieur petit, oreilles en anse, complètent ce signalement. 11 peut s'y joindre de la scoliose dorsale.
Aux membres, les déformations sont surtout causées par la pseudohypertrophie des muscles suraux (quelqueiois avec réaction de dégénérescence), par la difformité des épiphyses (genu valgum, mains cl pieds d'acromégaliques), enfin par une infiltration trophœdémateuse «les extrémités.
La sensibilité génitale esl amoindrie ou nulle, les organes génitaux tort mal développés; les malades parlenl d'une voix de fausset, nasale el faible.
Aucun trouble psychique, mais un pauvre développemenl mental.
Le tableau clinique montre que la gérodermie génito-dystrophique a des liens de parenté avec plusieurs autres a tîe étions dystrophiantes, notam meiii l'infantilisme, L'acromégalie, la myopathie. Plusieurs systèmes sonl altérés simultanément : la peau, les os, les muscles. Mais, c'est surtout avec
Gigantisme. 2
les infantiles, l<ks vieux infantiles, les infantiles plus ou moine géants, que les sujets décrits par Rummo paraissent offrir des ressemblances (V. Gigan-