‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustrée (volume 5)Chapitre 60 sur 299 · AGENTS PHYSIQUES. — Hydrothérapie. Douches, tubs · texte numérisé non relu

AGENTS PHYSIQUES. — Hydrothérapie. Douches, tubs

Lusage du tub tiède est une mesure d'hygiène recommandable pour les enfants, surtout pour les nerveux, à partir de trois ou quatre ans : arroser rapidement l'enfant avec une grosse éponge trempée dans l'eau tiède; frictionner ensuite avec une serviette de laine. Le tub sera fait de préférence le malin au réveil. Chez les sujets qui dorment mal ou ont des cauchemars, on se trouve bien quelquefois de donner le tub au moment du coucher (à une distance suffisante du repas : au moins une heure).

La douche tiède, en jet brisé, sera réservée aux enfants plus âgés (8 à 10 ans).

D'une manière générale, se méfier de l'hydrothérapie froide qui est, le plus souvent, mal supportée.

Bains. — Bain simple. — Le bain simple, donné par mesure d'hygiène tous les jours chez les enfants de moins d'un an, deux à trois fois par semaine ensuite, doit avoir une température moyenne de 35 à 37 degrés, et une durée de 4 à 5 minutes.

Bain froid. — Le bain froid, à 25°, ne doil pas, sauf indications très spéciales, être prescritàux enfants de moinsd'un an. Il est utile surtout chez les sujets présentant une température très élevée, et gravemenl infectés. Sa durée moyenne est de \ à 5 minutes jusqu'à deux ans, cinq à dix

Enfants (Thérapeutique infantile). \ i i s

minutes au-dessus. De Loutes façons, il faul l'interrompre des que se preduit un frisson un peu intense. Pendant la durée du bain, on verse Irois à quatre fois un peu d'eau de la baignoire sur la tête recouverte d'une compresse. Après le bain, on essuie sommairemenl l'enfant, on le roule danune couverture de laine, et on lui fait boire un grog léger. Au bout d'un quart d'heure, on le relire de la couverture, on lui remet sa chemise, el on prend la température rectale (qui avait également été prise avant le bain) : « L'abaissement doit être de I degré centigrade environ. Trois heures après chaque bain, on prend la température rectale; si elle atteint ou dépasse 39°,5, on administre un nouveau bain: si elle est au-dessous de 39°,5, on attend, et on prend la température de 2 heures en 2 heures; dès qu'elle atteint ou dépasse 39°, 5, on administre un nouveau bain. » (Marfan).

Lorsqu'on recourt à ce traitement, les premiers bains doivent être donnés en présence du médecin, le bain, mal supporté, pouvant provoquer de l'apnée ou du collapsus. (Contre ces accidents, tractions de la langue, frictions sur le thorax, enveloppements sinapisés, au besoin injection d'éther ou d'huile camphrée.)

Pour ne pas produire chez l'enfant une réaction trop violente, on peut porter d'abord l'eau du bain à 28° ou 50° el la refroidir ensuite peu à peu jusqu'à 25° ou même 22° en versant de l'eau froide.

Bain tiède. — ■ Le bain tiède, de 50° à 55°, produit les mêmes effets que le bain froid, mais à un moindre degré. 11 est très efficace chez les enfants qui présentent une élévation marquée de température, sans être profondément infectés (congestions pulmonaires fugaces au cours d'une bronchite simple, infections digestives, etc.).

Il est spécialement indiqué chez les enfants agités, présentant une insomnie rebelle.

Bain chaud. — Le bain chaud, de 58 à 40°, a été très recommandé par Renaut (de Lyon) dans les bronchites diffuses des enfants el la bronchite capillaire. Il n'est pas toujours bien supporté, et il ne nous semble pas qu'il soit très supérieur au bain tiède ou au bain froid.

Dans la méningite cérébro-spinale, les bains chauds (36° à 58°) prolongés pendant 20 jminutes à une demi-heure, calment l'excitation et contribuent puissamment à soulager les malades.

Bains salés. — Les bains salés (500 gr. à 1 kg. de gros sel pour une baignoire d'enfant) sont indiqués chez les rachi tiques, les enfants à croissance retardée. On les donne deux à trois fois par semaine. Ne les conseiller qu'avec réserve chez les nerveux, à cause de l'excitation qu'ils produisent.

Le bains de varech (on trouve dans le commerce, sous forme de spécialités, des boites de varech permettant de préparer ces bains à domicile), les bains de mer chauds ont les mêmes indications que les bains salés.

Bains de tilleul. — Souvent conseillés aux enfants nerveux et présentant de l'insomnie, ils ne sont pas beaucoup plus efficaces que le simple bain tiède.

Bains sinapisés. — Les bains sinapisés, d'un usage si courant dans le traitement des bronchites et des broncho-pneumonies, se préparent en délayant dans l'eau 200 à 250 gr. de farine de moutarde (pour une baignoire d'enfant). La durée du bain est de 5 minutes environ.

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Enveloppements froids. — Di-aj> mouillé. — Étaler sur le lit une loile cirée, par-dessus laquelle ou met une couverture de laine, puis un drap trempé dans de l'eau à 15 ou 20°, et bien exprime. Ou enveloppe l'enfant (sauf la UHe et les pieds) dans le drap sur lequel on rabat la couverture. La durée d'application est de 15 à 20 minutes.

Les effets sont analogues à ceux du bain frais, mais moins énergiques. Le drap mouillé présente l'avantage de pouvoir être préparé très rapidement (pour calmer une crise convulsive, par exemple).

Enveloppement* froids du thorax. — Préparer, avec 15 à 20 épaisseurs de tarlatane non apprêtée, reliées ensemble par un fil de bâti, une large bande pouvant envelopper complètement l'enfant, depuis le haut de la poitrine jusqu'à mi-ventre. Tremper cette bande dans de l'eau à 15° ou 200* l'exprimer; l'appliquer comme un maillol autour du thorax; la recouvrir d'un taffetas imperméable et fixer avec une bande. On peut maintenir l'enveloppement pendant une heure environ, et le renouveler toutes les trois heures, ou bien le laisser en place en permanence, en le changeant toutes les trois heures. L'enveloppement froid du thorax, toujours bien supporté, abaisse la température et a une action très favorable sur la dyspnée.

Eau en lavage. — Lavage de V estomac. — Employer de l'eau bouillie ou de l'eau de Vichy tiède. On a fait il y a quelques années un véritable abus du lavage de l'estomac dans tous les cas de vomissements des enfants; il est presque complètement abandonné aujourd'hui, il peut cependant, dans quelques circonstances, exercer une action favorable, à la condition de ne pas en prolonger longtemps l'emploi.

Lavage de l'intestin. — Se fait avec de l'eau bouillie tiède (55°-58°). Ne pas élever le réservoir à plus de 50 ou 00 centimètres au-dessus du plan du lit. On peut faire passer un demi-litre d'eau chez les nourrissons, 5/4 de litre à J litre chez les enfants plus âgés. Il ne faut pas abuser de l'entéroclyse, et ne pas la prescrire, comme on le fait encore trop souvent, dans presque tous les cas d'entérite chronique, où un bon régime est, à lui seul, presque toujours efficace. Le lavag-e d'intestin trouve son indication surtout dans les diarrhées infectieuses et toxiques graves.

II. - RÉVULSION. APPLICATIONS TOPIQUES. — Cataplasme sinapisé. — Préparer un cataplasme ordinaire, avec de la farine de lin ; en saupoudrer la surface avec de la farine de moutarde (au-dessous de la gaze qui enveloppe le cataplasme). On peut se servir des cataplasmes préparés industriellement (ouataplasme) que l'on saupoudre de farine de moutarde, après immersion dans l'eau tiède. Le cataplasme sinapisé doit èlre tiède et non très chaud. Par une chaleur excessive, on peut provoquer des brûlures, parfois sérieuses; de plus, une température de plus de r>0° détruit le principe actif de la farine de moutarde. Le cataplasme doit être laissé en place de 10 à 20 minutes (souvent moins longtemps chez le nourrisson), jusqu'à ce que la peau soit bien rouge. Laver ensuite avec de l'eau tiède la région sinapisée pour enlever ce qui peul rester de farine de moutarde, et poudrer avec de la poudre de talc.

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Les papiers sinapisés (sinapismes Rigollot) sonl appliqués sur la peau après immersion dans l'eau tiède. Les laisser en place moins Longtemps <|ne les cataplasmes, à cause de leur action plus énergique.

Teinture diode. — Ne pas dépasser, comme étendue d'application, la surface de la paumede la main : Wcill (de Lyon) a vu un enfanl dont on avait enduit la poitrine cl le dos avec de la teinture d'iode, être pris d'un véritable œdème pulmonaire. Se méfier de la teinture d'iode du Codex 1908, qui est très active, et employer de préférence de la teinture d'iode dédoublée.

Autres applications topiques. — Rien de spécial à dire au sujet do pointes de feu. Les vésicatoires doivent cire déconseillés, et cela d'autan l plus que l'enfant est plus jeune (à langueur, on peu! utiliser, dans quelques cas, les vésicatoires volants). Les applications d'antiseptiques divers (phénol, sublimé, etc.) ne seront faites qu'avec grande prudence, à cause de la facilité avec laquelle on provoque, chez l'enfant, des érythèmes et même (les accidents d'intoxication générale.

Le massage el Yélectricité comporlent les mômes indications que chez l'adulte. Lorsque l'on pratique le massage de l'abdomen en cas de constipation, se méfier de la possibilité d'une appendicite chronique, si fréquente chez l'enfant.

III. — MÉDICAMENTS. - Nous reproduisons, d'après Weill (de Lyon), l'indication des médicaments dangereux et de ceux qu'il ne faut pas prescrire aux nourrices à cause de leur passage possible dans le lait.

1° Médicaments qu'il ne faut pas prescrire au nourrisson. — Alcoolature d'aconit, préparations autimoniées, arsenic, atropine, digitale, huile de foie de morue, morphine, noix vomique, phosphore, santonine, purgatifs drastiques; en général tous les alcaloïdes, à l'exception de la quinine.

2° Médicaments mal toléré*. — Opium, phénol, iodoforme.

5° Médicaments qu'il ne faut pas prescrire aux nourrices. — Sonl contreindiquées les substances qui congestionnent les organes ulérd-ovariens (drastiques) ou diminuent la sécrétion lactée (antipyrine). Éviter de donner les médicaments qui, s'éliminant par le lait, le rendent toxique (alcool, vins toniques, arsenic, préparations opiacées et belladonées) ou lui communiquent un goûl désagréable (quinine, rhubarbe, salicylate de soude, chloraj, térébenthine, copahu).

Doses des médicaments. — Nous n'indiquons que quelques médicaments, choisis parmi les plus utiles en thérapeutique infantile.

Acétate d'ammoniaque. — Stimulant, diaphorétique; expectorant. 0 gr. 25 à 0 gr. 50 la première année. Augmenter de 0 gr. 25 par année d'âge.

Adrénaline (chlorhydrate). — Alcaloïde sécrété par les capsules surrénales. Hypertenseur, vaso-constricteur; favorise la calcification (rachitisme).

On emploie la solution au millième (20 gouttes pour un milligramme de substance active). — Produit toxique, dont il faut surveiller les effets, mais qui ne rend de réels services (pie s'il est administré à dose suffisante.

A petites doses longtemps prolongées (une à cinq gouttes par jour de la solution à 1 pour 1000) : rachitisme, troubles de croissance.

A hautes doses, pendant un temps limité. Dans les maladies infectieuses avec état général grave, adynamie, tendances syncopales, asthénie cardio-vasculaire, l'adrénaline esl fréquemment indiquée et doit être donnée à dose assez élevée (Netter). Elle agit à la fois comme hvpertenseur et tonicardiaque, et comme suppléant à la sécré-

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tion surrénale insuffisante (surrénalite des maladies infectieuses). A ce titre, l'adrénaline peut être employée dans la fièvre typhoïde, la scarlatine, la diphtérie, les septicémies, etc.; nous en avons obtenu souvent dos effets remarquables dans les broncho-pneumonies graves. X*' pas craindre de donner une dose élevée, mais fractionnée (l'adrénaline s 'éliminant vite) : dix à vingt gouttes de 6 mois à 1 an. quinze à trente gouttes de t à 2 ans. vingt à quarante gouttes au-dessus de cet âge, par prises de deux à cinq gouttes. Par exemple, trois gouttes toutes les deux heures.

Ces doses sont supérieures à celles qui sont généralement indiquées. Elles nous ont toujours paru être parfaitement supportées.

Alcool. — Stimulant. Employé sous forme de cognac on de rhum (potion de Todd, thé au rhum).

De I) à 15 mois : 5 à 10 grammes de cognac ou de rhum par jour (dilué,.

De 15 mois à 5 ans H) à 15 grammes.

De 5 à 5 ans 15 à 20

De :» à 10 ans 20 à 30

Antimoine. — Les préparations d'antimoine, vomitives à haute dose, expectorantes et diaphoniques à doses moindres, ne doivent pas être employées chez les enfants de moins de 5 ans. à cause de leur action déprimante pour le cœur.

L'oxyde blanc d'antimoine est bien supporté (bronchites, asthme infantile) : 0 gr. 10 ;'i I» gr. 50 par jour, par doses fractionnées, chez les enfants au-dessus de trois ans.

Antipyrine. Antithermique, analgésique, antispasmodique. Fièvres diverses, névralgies, coqueluche, chorée, incontinence d'urine.

De 0 à 1 an 0 gr. 05 à 0 gr. 25

Augmenter de 0 gr 25 par année iVàge.

Dans la seconde enfance (à partir de 5 à 7 ans), on peut donner, par doses fractionnées, 5 à 4 grammes par jour (coqueluche, chorée).

Argent (nitrate). — Solution de nitrate d'argent de 1 à 5 pour 100 (usage externe): ophtalmies du nouveau-né).

Agent colloïdal. Collargol. — Injections. S'emploie sous forme de :

Pommade à 15 pour 100 (frictions prolongées au pli de l'aine ou aux aisselles).

Solution stérilisée à 1 p. 100 pour injections intra-veineuses, ou infra-musculaires.

Arsenic. — Ne donner aucune préparation arsenicale avant 15 mois. Arséniate de soude. Ne pas dépasser 1 demi-milligramme par jour de 2 à 5 ans; de 5 à 5 ans. 1 demi à 1 milligramme: de 5 à 10 ans, I milligramme à 1 milligr. et demi,

Acide arsénieux. Employé sous forme de solution au millième {liqueur de Boudin). Ne le prescrire que chez les enfants de plus de 5 ans. Utilisé surtout dans la chorée. Commencer par 5 gr. de liqueur de Boudin; augmenter de 5 gr. par jour jusqu'à 25 gr.. puis redescendre de 5 gr. chaque jour, et cesser (Comby). La dose initiale est réduite à 5 gr. au dessous de 7 ans, et à 2 gr. au-dessous de 5 ans (Comby).

Incorporé aux corps gras, l'acide arsénieux est mieux toléré. On pourra donc, dans la chorée, prescrire le beurre arsenical (Weill, de Lyon) : mêmes doses que celles indiquées plus haut. On ne doit incorporer au beurre que de l'acide arsénieux, et non un sel arsenical (Weill).

Cacodylate de soude. Arrhénal.Cinq milligr*. par année d'âge, en injections sous-cutanées.

Arsénobenz-ol (606): L'arsénobenzol peut être administré en injections intra-veineuses. Ne pas l'employer chez les nourrissons, mais seulement chez les enfants de 5 à 0 ans et plus, présentant des accidents syphylitiques graves.

Injecter tous les huit jours 0 gr. 05 à 0 gr. 20, pendant 5 ou 4 semaines consécutives. Cesser si une injection a été suivie d'une réaction un peu forte.

On a conseillé l'arsénobenzol dans la chorée, soit en injections intra-veineuses. soi! en l.ivements (en lavement : 0 ixv. 10 à 0 gr. 20).

Belladone.— Antispasmodique, mydriatique; employée suri oui dans la coqueluche, la chorée, l'émirésis.

Prescrire de préférence \a teinture de belladone. Une ù deux gouttes par jour, la première année: la dose quotidienne peut être augmentée d'une goutte par année d'âge. On peut dans certains cas (coqueluche en particulier) élever progressivement la dose, en surveillant l'enfant el en s'arrêtant aux premiers symptômes d'intoxication.

Le sirop de belladone ne doit pas être donné avant 5 ans. La dose maxima, }>nrj<>ur. sera de : une cuilerée à café, à 5 ans, i\aux à 4 ans, une cuillerée à soupe de 5 à 10 ans.

Benzoate de soude. — Diaphorétique. expectorant. En potion, associé à d'autres substances, dans les bronchites.

0 ii\-. 50 à I gramme jusqu'à 5 nus:

1 à 5 grammes dans la seconde enfance.

Enfants (Thérapeutique infantile). Tri

Bromoforme. — Antispasmodique; Actif dans la coqueluche, à la condition qu'on le donne à doses croissantes el élevées (arriver presque aux limites de L'intoxication). Aussi son usage doit-il être surveillé de près. - La dose initiale doit être de : autant de fois quatre gouttes que Venfant a d'années. Au-dessous d'un on : une goutte jusqu'à 3 mois; deux gouttes de 3 à 0 mois: trois gouttes de 6 à 9 mois: quatre gouttes de 9 à 12 mois. Cette <l<>sc initiale (loil être augmentée progressivement jusqu'à diminution du nombre et de l'intensité des quintes » (Marfan). Le bromoforme est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et la glycérine. On peut employerla formule suivante :

Bromoforme Quarante-huit gouttes.

Huile d'amandes douces 15 grammes.

Gomme arabique 15 —

Eau de laurier-cerise \

Eau q. s. p. faire 120 c. <•.

Mélanger d'abord le bromoforme et l'huile, et agiter fortement; puis ajouter le reste, tne cuillerée à café contient deux gouttes de bromoforme (Marfan). Bromures. — Antispasmodiques : convulsions infantiles; insomnies; épilepsie. Bromure de potassium ou de sodium : abstention avant 15 mois; 0 gr. 15 à o gr. 50, jusqu'à 3 ans; 0 gr. 50 à 2 grammes de 3 à 5 ans; 1 à 3 grammes de 5 à 10 ans. Caféine. — Tonicardiaque; diurétique.

En injections hypodermiques. 0 gr. 05 à 0 gr. 10 par jour de 0 à 15 mois:

0 gr. 10 à 20 de 15 mois à 5 ans ; 0 gr. 20 à 0 u;\\ 50 jusqu'à 5 ans:

0 gr. 50 à 0 gr. 50 de 5 à 10 ans. Chaque injection de 0 gr. 05 à 0 gr. 10 centigr.

Citrate de caféine, en potion : mêmes doses.

Calcium. — Chaux. Eau de chaux : solution de chaux éteinte de 1 pour 100. Antiacide et antidiarrhéique : 5 à 15 grammes jusqu'à 15 mois: 15 à 25 grammes de 15 mois à 5 ans.

('/dorure de calcium. Hémostatique, coagulant. 0 gr. 50 à 2 grammes en potion. Calomel. — Purgatif: antiseptique intestinal. S'en abstenir avant 6 mois.

Se donne soit comme purgatif, en une dose, soit [comme antiseptique intestinal, à doses réfractées.

Purgatif. — 0 gr. 05 de 6 mois à t an ;

0 g. 05 à 0 gr. 15 de 1 à 2 ans; 0 gr. 15 à 0 gr. 20 de 2 à 5 ans; 0 gr. 20 à 0 gr. 30 de 5 à 10 ans. Antiseptique intestinal. De 0 iiv. 005 à 0 gr. 02, trois à cinq l'ois par jour, à une heure d'intervalle. ,

Camphre. Huile camphrée à 1 pour 10. Stimulant diffusible, diaphorétique, expectorant. Excellent médicament dans la bronchopneumonie, les états de collapsus. Peu toxique; action rapide, mais d'assez courte durée. Les doses élevées provoquent souvent un certain degré d'excitation.

Une à trois injections de un demi à t c. c.

Chloral. — Hypnotique; très usité contre les convulsions (en potion ou en lavement). 0 gr. 05 à 0 gr. 20 jusqu'à 1 an; 0 gr. 20 à 0 gr. 50 de 1 à 2 ans; 0 gr. 50 à 0 gr. 50 de 2 à 5 ans ; 0 gr. 50 à 1 gramme de 5 à 0 ans.

En lavement, les doses peuvent être doublées.

Chlorate de potasse. — Employé dans les stomatites (stomatite ulcéreuse, stomatite mercurielle). Solution à 5 pour 100 pour lavages de la bouche, gargarismes.

En potion ; 0 gr. 05 à 0 gr. 20 jusqu'à 5 ans; 0 gr. 20 à 0 gr. 50 de 3 à 4 ans; 0 gr. 50 à 1 gramme de 4 à (3 ans.

Digitale. — Tonicardiaque, diurétique.

Teinture : trois à dix gouttes de 1 à 5 ans:

Dix à quinze gouttes de 3 à 5 ans; Quinze à vingt gouttes de 5 à 10 ans.

Digitaline cristallisée (solution à 1 pour 1000). Abstention avant cinq ans. Dix à douze gouttes (1/5 à 1/i de milligramme de digit. crist.) de 5 à 10 ans.

\~7) Enfants (Thérapeutique infantile).

Fer. — Le fer est un médicament utile, non seulement dans la chlorose vraie qui survienl vers la puberté, mais encore dans la plupart des anémies infantiles (anémies pseudo-chlorotiques, anémies d'origine digestive, etc.).

Prôtoxatate de fer. — Peut être donné, dès le jeune âge, à doses assez élevées : 0 gr. 15 à 0 gr. 20 de 1 à ."> ans; 0 gr. 20 à 0 gr. 30 de 3 à 5 ans; 0 gr. 30 à 0 gr. 50 audessus de cet âge. Chez les jennes enfants, qui ne peuvent pas prendre de cachets, prescrire des paquets dont on mélange le contenu 5 de la purée ou à des confitures.

Iodure de fer. Souvent prescrite aux scrofulo-tuberculeux, sons forme de sirop (i gr. H> d'iodure de fer par cuillerée à soupe) :

5 à 15 gr. de sirop de I à 2 ans'; 1.') à k20 grammes de 2 à 5 ans; 50 à iO grammes de 5 à 10 ans.

Fougère mâle (extrait éthéré). — Taenifuge.

0 gr. 50 à J gramme de 1 à 2 ans ;

! gramme à 2 grammes de 2 à 5 ans; 2 à 5 grammes de 5 à 10 ans.

Le prescrire, chez les enfants assez grands, sous l'orme de capsules contenant 0 gr. 50 de fougère mâle et 0 gr. 05 de calomel. Deux capsules de 10 minutes en 10 minutes jusqu'à ce qu'on ait atteint la dose voulue.

Chez les enfants trop petits pour prendre des capsules, prescrire l'électuaire du D' Duchesne :

Extrait éthéré de fougère mâle 0 gr. 50 à 3 grammes.

Calomel 0 gr. 05 à 0 gr. 50

Sucre 8 grammes.

Gélatine q. s. pour faire une gelée.

Huile de foie de morue. — Rachitisme, scrofule. Employer les huiles brunes ou blondes.

Abstention avant 1 an;

1 à 2 cuillerées à calé de 1 à 5 ans; * 3 à 4 cuillerées à café de 5 à 5 ans;

2 cuillerées à soupe de 5 à 10 ans.

Huile de ricin. — Purgatif.

1/2 cuillerée à café avant 1 an;

1 cuillerée à café de 1 à 2 ans;

1 à 3 cuillerées à café de 2 à 5 ans;

I à 2 cuillerées à soupe de 5 à 10 ans.

Iode.— Sirop iodo-tannique. Antiscrofuleux :

1 à 2 cuillerées à café par jour de 2 à 5 ans;

2 cuillerées à café à une cuiller à soupe par jour de 5 à 5 ans: 1 à 2 cuillerées à soupe par jour de 5 à 10 ans.

Ipéca. — Comme expectorant : 0 gr. 05 à 0 gr. 10 en infusion jusqu'à 2 ans:

0 <j;v. 10 à 0 gr. 20; de 2 à 5 ans.

Comme vomitif: 0 gr. 20 à 1 an;

0 gr. 20 à 0 ii;\\ 50 de l à 5 ans; (l gr. 30 à 0 gr. 50 de 5 à 5 ans; 0 gr. 50 à 1 gramme de 5 à 10 ans.

Lactique (acide).— Antidiarrhéique. Peu employé après 5 ans. A donner en solution étendue. Dose : 1 gramme par jour et par année d'âge. Magnésie. — Magnésie calcinée. 1 à 5 grammes jusqu'à 3 ans;

5 5 5 grammes de 5 5 lo ans.

Citrate ei. sulfate de magnésie. Dose purgative :

3 «à 0 grammes de 5 à 5 ans:

0 à 15 grammes de 5 à 10 ans.

Manne. — Purgatif doux : 5 5 15 grammes jusqu'à 3 ans; 5 5 50 grammes de 5 ;'i 10 ;m-.

\ prendre dans une tasse de lait.

Enfants (Thérapeutique infantile). \ 7 î

Mercure. — En frictions. Onguent napolitain (frictions de I ;'i t grammes pendant 5 minutes, tantôt à l'aine, tantôt à l'aisselle). Excellenl traitement chez le jeune enfant. Biiodure de mercure. Sirop de Gibert.

De o à I .mu 2 grammes de sirop par jour.

De I à 2 ans r> grammes.

De 2 à i ans 10 à 45 grammes.

De 5 à 10 ans '20 grammes.

Liqueur de Van Swieten (sublimé à 1 pour loin») :

Le premier mois : dix gouttes trois fois par jour: Le 2e mois : 20 gouttes trois fois par jour. I.o T>( mois : 50 —

Opium. — S'en métier clic/ le nourrisson (cas d'intoxication avec une goutte i!«- laudanum). Jusqu'à 2 ans, n'employer que le laudanum de Sydenham (I \ de goutte h

2 gouttes) ou l'élixir parégorique (5 à 10 gouttes).

Au-dessus de 2 ans, on peut augmenter la dose de laudanum d'une goutte par année d'âge.

Le chlorhydrate de morphine, en injections, a été donné sans inconvénients, même aux nourrissons (croup, coqueluche) : 1 à 2 milligr. avant un an; 1 demi centigr. à

3 ans.

Oxygène. — Grandes inhalations de 1/4 d'heure à 20 minutes (asphyxie, dyspnée, coqueluche).

Les injections sous-cutanées nous ont paru très inférieures aux grandes inhalations.

Phosphore. — Rachitisme.

On emploie quelquefois l'huile phosphorée à 1 pour 1000 (5 milligr. par cuillerée à café) ou mieux (Kassowitz) une solution huileuse à 1 pour 10000. (Lue cuillerée à café de celle dernière représente 1/2 milligramme de phosphore. Médication dangereuse. Ne pas l'employer avant I an. Les doses de phosphore ne dépasseront pas :

1/2 milligramme à I an;

1 milligr. à 3 ans:

2 milligr. à 5 ans: '

2 à T> milligr. de 5 à 10 nus.

Phosphate de chaux. Phosphate acide ou biphosphate, soluble dans l'eau :

0 gr. 0.') à 0 gr. 10 jusqu'à 15 mois: 0 gr. 10 à 0 gr. 20 de 15 mois à 5 ans: 0 gr. 20 à 0 gr. 50 de à à 10 ans.

Phosphate tricalcique, insoluble dans l'eau. Malgré son insolubilité, il s'assimile parfaitement d'après Ferrier, et est le meilleur sel à employer contre le rachitisme ou la tuberculose.

Quinine (Sulfate ou chlorhydrate).

0 gr. 05 à 0 gr. 10 la première année. Augmenter de 0 gr. 05 par année d'âge.

0 iii\ 50 à 0 gr. 00 à 10 ans.

Doubler la dose quand la quinine est donnée en lavement ou en suppositoire.

Salicylate de soude. — 1 gramme à 2 ans;

1 gramme à 1 gr. 50 à 3 ans;

1 i^v. 50 à 3 grammes de' 5 à 5 ans:

5 à 4 grammes de 5 à 10 ans.

Semencontra. Santonine. — Anthelminthique, spécialement utile contre les ascarides lombricoïdes.

Poudre de semen-contra. Abstention avant 2 ans.

1 à 2 grammes de 2 à 5 ans:

2 à 5 grammes de 5 à 10 ans.

A donner en infusion dans 00 grammes d'eau bouillante sucrée. Santonine. Abstention avant 2 ans.

0 gr. 02 à 0 gr. 05 par jour de 2 à 4 ans: 0 gv. Or» à 0 gr. 15 de 4 à 10 ans.

Les tablettes de santonine du Codex sont dosées à un centigr.

4 7 T> Enfants assistés (Le rôle du médecin).

Il est recommandé d'associer la santonine au calome] et de donner la dose quotidienne en trois fois, d'heure en heure. Ainsi, pour un enfant de •" à \ ans :

Santonine 0 gr. * »2

Calome] 0 gr. 02

Sucre de lait 0 gr. 50

Pour un paquet. Faire 6 paquets semblables. Donner trois paquets le malin deux jours de suite, chacun à une heure- d'intervalle (Marfàn). Spartéine [sulfate). — Tonicardiaque.

Abstention avant 5 ans.

0 gr. (12 à 0 gr. 05 par jour de 3 à 5 ans; 0 gr. o:> à 0 gr. 10 de 5 à 10 ans.

Tannigène. - Antidiarrhéique.

I) gr. 10 à 1 gramme jusqu'à 2 ans:

0 gr. 75 à 2 grammes de 2 à 10 ans. Donner la dose quotidienne en 5 ou 4 fois, dans du lait.

Terpine. — 0 gr. 05 à 0 gr. 10 par jour de 0 à 15 mois : 0 gr. 10 à 0 gr. 20 de 15 mois à 3 ans: 0 gr. 20 à 0 gr. 50 de 5 à 10 ans.

Valériane. — Antispasmodique.

Extrait : 0 gr. 10 par année d'âge, dans du sirop.

Sirop : 2 grammes par année d'âge.

Valérianate d'ammoniaque liquide (solution de Pierlot) :

1 à 2 grammes avant 5 ans :

Une cuillerée à café à 5 ans:

Une à deux cuillerées à café de T> à 10 ans.

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