‹ Nouvelle pratique médico-chirurgicale illustréeChapitre 91 sur 91 · li · texte numérisé non relu

li

Mûres, poires, abricots . .

Pêches

Groseilles à maquereau. .

Noix fraîches, fraises . . .

Myrtilles

Framboises

Teneur en alcool et hydrates de carboné, par litre, de quelques vins et boissons alcooliques.

d'alcool

Madère 150

Muscat, malaga 420

Vins de Grèce et d'Italie 110

Champagne 80

Bordeaux 75

Vins ordinaires 60

Cidres De 45 à

Bières De 50 à

Liqueurs De 500 à '•

oyennes (en gr.

d'hydrates de carbone

De 4 à 1

De 50 à 5

Jusqu'à 500

Les hydrates de carbone dés légumes après cuisson.

Hydrates de carbone pour 100 parties.

Avant cuisson. Aprt

Choux-fleurs 4,5

Épinards 4,4

Choux cabus 5,7

Asperges 2,6

Raves. 4,0

Comme on le voit, la cuisson fait perdre aux légumes une bonne partie de leurs hydrates de carbone.

Le pain ordinaire, les pales alimentaires, les farineux, les lentilles, les fèves, le riz sont interdits. En guise de pain ordinaire, Mossé a préconisé la pomme de terre, qui ne renferme que 17 à !20 gr. de sucre pour 100, alors que le pain de gluten, journellement prescrit, en contient 18 grammes; la mie du pain ordinaire 52 gr., et la croule 76 pour 100 (celle dernière plus riche en sucre et par conséquent à prohiber).

Certaines spécialités du commerce à base d amandes (pain, potage) sont parfois d'un adjuvant alimentaire agréable au diabétique.

1051 Diabète.

Voici un régime proposé par M. A. Gautier pour 24 heures.

CONTENAIS i

Graisses.

Hydr. de carbone

Grammes.

Grammes.

Aliments. Quantités Albumine.

en grammes. Grammes.

Viande désossée 900 180

Pain de gluten 70 55

Légumes verts. 500 10

Pommes de terre 00 0,8

Poisson 150 25

Crème de lait 100 5,7

Beurre et graisse . 100 1

Fromage 00 19

Totaux 278,5

Calories correspondantes 1021

Calories des aliments

Auxquelles il faut ajouter les calories fournies par 40 gr. d'alcool de la boisson . . .

Calories des aliments et boissons 2977

Ainsi, avec le régime précédent, un homme de 05 kg, en n'ingérant que 45 gr. d'hydrates de carbone (au lien de 580 gr., quantité ordinaire), aurait près de 5000 calories disponibles, c'est-à-dire une quantité largemenl suffisante quand on ne se livre pas à un travail forcé (Lépine).

On peut autoriser le lait en petite quantité, et, lorsque le diabète se complique d'une néphrosclérose, il ne saurait y avoir aucune hési talion à ce sujet.

Traitement par le jeûne transitoire absolu. — Guelpa a préconisé la diète hydrique pendant trois jours avec purgation plus ou moins énergique le deuxième jour du jeûne. Ce traitement fait disparaître, en effet, à peu près complètement, le sucre des urines recueillies aussitôt après, mais peu à peu, au fur et à mesure de la reprise de l'alimentation, la glycosurie réapparaît à son taux accoutumé. Cette épreuve du jeûne peut être dangereuse à tenter chez les diabétiques maigres à grande dénutrition. Elle ne saurait avoir de la valeur que chez les diabétiques gras, à tendance polysarcique.

Traitement médicamenteux. - - Les médicaments de choix sont ceux qui modifient la glycogénie : les alcalins, les oxydants, etc.

La liste en est longue; l'anlipyrine, l'aspirine, le pyramidon, la belladone, les bromures, l'arsenic, les cacodylales, le bicarbonate de soude, le bioxyde de manganèse (Lépine).

En règle générale, il est utile de pratiquer la médication alternante. Ainsi, on donnera la première semaine, des alcalins; la deuxième, des médicaments modérateurs de la glycogénie (antipyrine, pyramidon, etc.); la troisième, des oxydants, avec repos consécutif de huit jours et souvent d'autres repos intercalés plus ou moins longtemps prolongés. Les arsenics restenl les médicaments les plus usuellement employés en ingestion ou en injection sous-cutanée. On boira aux repas de l'eau de Vichy (source Grande-Grille). La cure thermale est souvent indiquée : Vichy, Vais, La Bourboule. Ces eaux prises sur place son! d'une action énergique. Aussi, faut-il être pru-

Diabète et grossesse. 1052

denl dans leur emploi cl être sciemmenl conseillé à la station. Les diabétiques affaiblis el anémiés ne peuvent en retirer qu'un bénéfice bien aléatoire en regard des fatigues que celle cure leur impose.

Opothérapie hépatique, pancréatique. — On a encore propose l'opolhérapie hépatique ou pancréatique pour la cure <iu diabète. Les résultats obtenus par l'opothérapie hépatique seraienl appréciables, pour Gîlberl el Lereboullet, dans le diabète par anhépatie. Lal'fitte, en faisan! ingérer à ses malades du pancréas très frais, immédiatement après son prélèvement chez l'animal, aurail l'ail diminuer la glycosurie dans de grandes proportions. Cependant les méthodes opothérapiques ne se sonl pas généralisées.

Le traitement du conta diabétique esl illusoire. Cependant, on pourra essayer les injections rectales de 40 à 60 gr. de bicarbonate de soude, ou encore les injections inlra-veineuses de 2^0 à 500 gr. d'une solution aqueuse de biearbonale de soude isotonique (tiédie à 37° au bain-marie) :

Bicarbonate de soude 50 grammes.

Chlorure de sodium (> —

Eau distillée 1 litre.

Faire stériliser. (M. Labbé).

Avec Salin, nous avons vu que des solutions beaucoup plus concentrées étaient parfaitement supportées par les malades diabétiques, el nous avons pu systématiquement, en dehors du coma, chez des glycosuriques à taux glycosique élevé, réduire la proportion de sucre par l'injection intraveineuse, répétée tous les deux jours, pendant dix à douze jours, de 100 centimètres cubes d'eau bicarbonatée, contenant 10 gr. de bicarbonate de soude. (La stérilisation doit être faite en vase clos pour empêcher l'élimination de l'acide carbonique.) La piqûre de la veine doit être correctement pratiquée, car l'échappée sous la peau de cette solution bicarbonatée concentrée provoque des escarres superficielles. J.-A. SICARD.

DIABÈTE BRONZÉ. — V. Cirrhose diabétique.

DIABÈTE ET GROSSESSE. — Le diabète, qu'il ne faut pas confondre avec la glycosurie simple, fréquente chez les femmes enceintes el les nourrices, peut être antérieur à la grossesse ou se montrer seulement au cours de celle-ci.

Le diabète a souvent une influence fâcheuse sur le fœtus qui peut succomber au cours de la grossesse ou quelques jours après sa naissance. Certaines femmes expulsent pendant plusieurs grossesses successives des fœtus morts qui sont tués in utero par le diabète maternel passant parfois inaperçu, si l'on se contente de rechercher la présence de l'albumine dans les urines de femmes enceintes. La mort du fœtus s'observe surtout dans les diabètes graves entraînant souvent la mort de la mère dans un délai plus ou moins rapproché.

La grossesse exerce d'autre part sur le diabète une action défavorable, presque toujours elle l'aggrave. C'est ainsi que l'on voit le diabète prendre une marche rapide el aboutir en quelques semaines ou en quelques jours après l'accouchement à un coma mortel (Pinard). Aussi l'attention du

1053 Diabète oculaire.

médecin doit-elle être 1res éveillée chaque lois qu'une femme enceinte présente du sucre d'une manière p&)*manente dans les urines el que la quantité de sucre atteint 5 ou 6 grammes par litre; le pronostic est peu sérieux lorsque le sucre ne se montre dans les urines que d'une manière intermittente et en petite quantité.

Assez, souvent dans les deux derniers mois de la grossesse, l'urine contient du lactose qui est en rapport avec l'augmentation de volume des seins et qu'il ne faut pas confondre avec le glycose.

Quand le diabète survient pendant la grossesse on peut le voir disparaître après l'accouchement pour reparaître plus grave lors d'une nouvelle grossesse.

En résumé, lorsqu'une femme est diabétique, il faut lui déconseille!- la grossesse.

Conduite à tenir. — Le régime diabétique ne diffère pas chez la femme enceinte de ce qu'il est en dehors de la grossesse. — D'une manière générale il faut rejeter l'avortement ou l'accouchement provoqué chez les femmes diabétiques enceintes.

La femme diabétique ne doit pas allaiter. g. LEPAGE.

DIABÈTE OCULAIRE — Les manifestations du diabète sur les paupières et la conjonctive consistent en blépharites, orgeolets à répétition, conjonctivite, phlegmon et abcès des paupières, conjonctive à forme calarrhale et hémorragies conjonctivales (V. Blépharites et conjonctivites).

Kératite. — Les lésions cornéennes sont des pustules, suivies d'ulcérations et des opacités de teinte jaunâtre, simulant un abcès de la cornée. La kératite glycosurique prend parfois la forme neuroparalytique; la cornée anesthésiée est prise dans sa totalité, entourée d'une conjonctive bulbaire rouge, chémotique, et l'œil devient progressivement atrophique sans déterminer de douleurs.

Fréquemment l'œil est déjà atteint d'autres lésions de même nature el notamment d'irido-cyclite, de rétino-choroïdite.

Chez un glycosurique atteint déjà de lésions du Iractus uvéal, la cornée devient jaunâtre, c'est une infiltration des lames cornéennes et non un abcès, la tache jaune s'agrandit et sans douleur, sans réaction inflammatoire du côté des paupières, avec seulement du chémosis, le globe oculaire s'achemine vers l'atrophie. En pareil cas, il faut bien se garder d'énucléër, car le malade ne souffre pour ainsi dire pas et l'énucléation, outre les dangers qu'elle est capable de faire courir à un diabétique, ne donnerait pas un résultat préférable à celui que donnera l'évolution spontanée du processus atrophique.

Dans la forme ulcéreuse légère, la guérison peut survenir en quelques semaines; mais ces cas heureux sont les plus rares. En général, le pronostic est très grave.

Traitement. — Compresses chaudes, collyre d'atropine et traitement général.

Irido-choroïdite. Rétinite('). Les lésions du tractus uréal sont fré-

quentes chez les diabétiques. L'iritis revêt principalement la forme

1. Traité des maladies des yeux, «le Panas (Masson), t. I. planche Y, figure 2.

Diabète oculaire. 1 1 >5 \

aiguë plastique, avec hypopyon, el peul exister sur un œil alors que l'autre œil esl atteinl d'une forme d'iritis différente. L'iritis est, en effet, habituellement bilatéral. 11 esl rare que les lésions se bornent à l'iris; elles s'étendent nu corps ciliaire, vitré (hémorragies), à la choroïde (hémorragies) cl à la rétine; on voit sur cette dernière membrane des sinuosités artérielles, <les hémorragies d'étendue cl <lc forme variées, en flammèches, en points, ou bien de petites taches blanches brillantes disséminées, parfois réunies autour de la macula, simulant ainsi l'aspect de la rétinite albumiuurique. Et dans ces cas de taches blanches, il s'agit de rétino-choroïdite. L'iritis diabétique peut se compliquer de glaucome. Le nerf optique esl lui-même intéressé, la papille est pâle et devient atrophique. Les lésions ehoroïdiennes et rétiniennes existent souvent seules et sans lésions iriennes; apparemment l'œil est sain, et c'est par l'examen ophtalmoscopique qu'on découvre ces lésions du fond de l'œil et qu'on explique L'abaissement de l'acuité visuelle.

Les hémorragies chorio-rétiniennes n'ont pas une valeur séméiologique précise, absolue; les autres accidents diabétiques, la glycosurie établiront le diagnostic causal.

La rétinite diabétique est très fréquente ; elle survient à la période avancée du diabète. Les lésions sont variables el donnent lieu à divers types cliniques. Tantôt le fond de l'œil est parsemé d'hémorragies poin- I idées, ou larges, hémorragies accompagnées ou non de taches blanchâtres dues à des foyers de dégénérescence, tantôt l'aspect rappelle à s'y méprendre celui d'une rétinite albuminurique avec ses variétés nombreuses. Pour établir le diagnostic étiologique de la rétinite, on devra donc faire un examen de l'urine et s'appuyer en outre sur l'examen clinique.

Décollement de la rétine (v. c. m.).

Névrite optique. — Le diabète sucré, les diabètes insipides (azoturie, polyurie essentielle) se compliquent assez souvent de névrite optique. Il s'agit tantôt d'amblyopie avec scotome central et intégrité de la périphérie du champ visuel, tantôt d'atrophie simple et exceptionnellement de névrite à forme inflammatoire. La première forme avec scotome central ressemble à l'amblyopie toxique par l'alcool et le tabac. Le rétrécissement du champ visuel peut prendre la forme hémiopique.

Le pronostic est sérieux; mais on peut espérer que la vision ne disparaîtra pas complètement tant que ne survient pas l'atrophie optique postné vri tique.

Traitement. — En outre du traitement général, on fera des injections hypodermiques de strychnine à la tempe et des applications de courants continus.

Troubles pupillaires. — On observe le myosis, la mydriase (v. c. m).

Cataracte. — La cataracte diabétique a une physionomie un peu particulière, mais on ne doit pas pour cela la différencier des cataractes juvéniles ou séniles chez des sujets non glycosuriques.

Elle apparaît à tous les âges, aussi bien dans le diabète léger que dans le diabète grave, plus fréquente dans les cas où l'urine renferme une forte proportion de sucre.

iO.V> Diabète oculaire.

L'absence de cataracte dans certaines affections, <|ui se traduisent par un grand amaigrissement, rend douteuse la théorie de la déshydratation, aussi nous en tiendrons-nous actuellement à admettre un trouble nutritif général, dont l'action dystrophiante atteint le cristallin.

Comme la cataracte sénile, elle est bilatérale, un œil pouvant toutefois se prendre longtemps après l'autre. La cataracte est molle, volumineuse; elle commence par des opacités sous-cristalloïdiennes, d'apparence bleuâtre, et évolue rapidement. Cette évolution rapide, qui se fait parfois en quelques heures ou en quelques jours, est caractéristique. Caractéristiques également les lésions de l'iris et de la cristalloïde qui l'accompagnent, c'est-à-dire l'infiltration œdémateuse de la couche pigmentée de la surface postérieure de l'iris et la friabilité du ligament suspenseur et de la membrane hyaloïdieniie. Ces lésions péri-cristalliniennes font pressentir quelques difficultés opératoires. Des lésions chorio-rétiniennes et névritiques sont des complications fréquentes, et il n'est pas rare de constater sur un œil la cataracte diabétique et sur l'autre des lésions des membranes profondes, sans cataracte.

En outre des complications oculaires, on trouve d'autres signes du diabète et notamment la sciatique, de la parésie musculaire et de l'asthénie morale et intellectuelle.

L'aspect, l'évolution de la cataracte, l'état général du malade font reconnaître aisément la nature de la cataracte. L'examen de l'urine que l'on doit faire chez tous les cataractes viendra confirmer le diagnostic lorsqu'il ne fera pas découvrir un diabète jusque-là ignoré.

Le pronostic est sérieux chez les adultes et les vieillards, parce qu'à certains aléas opératoires s'ajoutent les causes de perte de l'acuité visuelle par lésions chorio-rétiniennes. Le pronostic est particulièrement grave chez les jeunes gens, parce que chez eux cette cataracte est l'indice d'une profonde déchéance vitale et d'une mort prochaine.

Traitement. — Lorsqu'il n'y a pas d'altérations du fond de l'œil, ce que fera reconnaître l'examen du sens lumineux et pressentir l'examen de l'autre œil lorsqu'il est éclairable, on doit faire l'extraction de la cataracte, en n'oubliant pas que le diabétique est moins résistant aux infections qu'un sujet sain, et qu'il y a lieu de prendre, par conséquent, toutes les précautions d'asepsie; l'extraction sera faite avec irideclomie et aussi avec précaution et prudence. Mieux vaut faire l'iridectomie 2 ou 3 semaines avant l'extraction [V. Cristallin (Opérations)].

Paralysies oculaires diabétiques. — Les trois nerfs moteurs peuvent être atteints; la VIe paire est prise plus fréquemment que les autres. La paralysie débute brusquement et s'accompagne, en général, de douleur temporale et péri-orbitaire du même côté. C'est une paralysie douloureuse, probablement parce que le processus paralytique atteint également le trijumeau. Ce processus est actuellement indéterminé, et il n'est pas certain qu'il s'agisse de névrites toxiques, car on ne s'explique pas alors la fréquence des paralysies oculaires et la rareté des paralysies des nerfs des membres, et, en outre, ces paralysies ne s'expliquent pas davantage avec des doses infimes de sucre. Un processus bulbaire, peut-être hémorragique, mais sur

Diabète oculaire. 1 0 ;> < \

la nature duquel on n'esl pas fixé, H que rend vraisemblable le voisinage des noyaux des nerfs oculaires avec le quatrième ventricule, nous rend mieux compté <|ii une névrite périphérique des complications paralytiques, l elles que ophtalmoplégie el polio-encéphalite supérieure.

La paralysie de la IIIe paire est souvenl partielle el il peul môme arriver que l'accommodation seule soil intéressée; aussi une presbytie qui n'esl pas en rapport avec l'âge <lu malade el la paralysie de l'accommodation devrontelles faire penser au diabète, comme doil y l'aire penser égalemenl la parais sie de la VIe paire.

On observe plus rarement la paralysie des mouvements associés d'élévation et d'abaissement, la paralysie alterne à type supérieur (syndrome de Weber), l'ophtalmoplégie externe el la paralysie de la VIIe paire.

Le caractère douloureux de la paralysie, son siège sur la VIe paire mel- Ironl sur la voie du diagnostic qu'on ne pourra préciser que par un examen clinique et la recherche du sucre dans l'urine.

Le pronostic csl le plus souvenl favorable, car ces paralysies durent, en général, de quelques semaines à quelques mois. Mais elles peuvent récidiver el dans quelques cas rares se compliquer d'ophtalmoplégie, de paralysies associées et de lésions graves bulbo-protubérantielles.

Traitement. — Courants continus; régime el traitement général.

Modifications de la réfraction. — Les troubles de la réfraction oui une valeur séméiologique importante. Indépendante de la diminution de l'amplitude d'accommodation (réfraction dynamique), on constate l'hypermétropie el la myopie, aussi une myopie tardive soudaine, après cinquante ans par exemple, de même que les variations de l'hypermétropie devront elles faire penser au diabète.

Phlegmon de l'orbite (V. Orbite). PÉCHIN.

67 Ici. — Imprimerie Lahure, rue de Fleuras,

Bibliothèques

Université d'Ottawa

Echéance

Libraries

University of Ottawa

Date Due

fc*

ES

Page 1