INTRODUCTION
Ce travail est à la fois :
Un exposé critique des micro méthodes de dosage du mercure, toutes imparfaites, indiquées jusqu'ici dans la bibliographie.
Une étude expérimentale des procédés nouveaux que nous avons imaginés pour pallier aux inconvénients des méthodes précédentes et annuler l’erreur qui les entache.
Comme nous le verrons, tout le problème tient dans les énoncés ‘suivants :
a) Isoler du milieu biologique considéré la totalité du mercure qui s’y trouve. Il nous faut donc réaliser une extraction complète avec le minimum d'opérations successives qui toutes comportent. ou sont susceptibles de comporter des pertes par adsorption, volatilisation ou entrainement vésiculaire.
b) Mais il ne suffit pas d'extraire la totalité de l'élément à doser : . encore le faut-il obtenir à l’état de pureté, sinon les impuretés résiduelles vont fausser le dosage par micro-balance ou par colorimétrie qui comporte dès lors une part d'erreur d'autant plus considérable que là quantité de corps à doser est elle-même plus petite.
Nous devons donc isoler quantitativement le mercure à l’état de pureté. La question ainsi posée est à la fois analytique et biologique, c’est dire sa complexité et sa difficulté.
On peut tenter de la résoudre par des perfectionnements apportés aux méthodes classiques. On peut également chercher dans des voies nouvelles des solutions originales. -
La complexité du problème nous a amené à analyser en détail toutes les phases de l'isolement et du dosage du mercure selon les méthodes qu’une bibliographie détaillée nous a révélées.
Ca
Pour chacune des étapes de ce dosage nous rechercherons le ou les points faibles, l'étendue du domaine de validité théorique, les possibilités pratiques. Et ceci nous conduit :
— Soit à perfectionner certaines techniques existantes.
— Soit à les simplifier par élagage des détails opératoires inutiles, en les remaniant de fond en comble par mise en jeu de
tel ou tel paramètre physico-chimique qui ne semblait pas avoir-
attiré jusqu'ici l'attention des chercheurs.
— Soit à rejeter catégoriquement certaines méthodes et à en “repousser d’autres dans le cas particulier du microdosage.
— Soit à envisager des procédés originaux.
Divisions du présent travail Dès l’abord, nous avons senti le besoin d’une réaction sensible et spécifique du mercure pour contrôler toutes nos opérations effectuées au début sur le plan semimicroanalytique. Aussi envisageons-nous dans la première partie de cette thèse les diverses réactions photo-néphélométriques et colorimétriques du mercure.
Pour les plus sensibles d’entre elles, nous en examinons en même temps, pour éviter les redites, le côté quantitatif, car la plupart
| ont été proposées pour les microdosages et comme nous le verrons certaines sont effectivement utilisables pour cet usage.
Dans une deuxième étape, nous avons voulu pouvoir vérifier également les opérations successives et, en particulier, l'absence de pertes lors d’un microdosage. Nous avons alors fait appel à d'autres réactions du type catalytique : réactions extrémement sensibles, non quantitatives, mais rigoureusement spécifiques. Nous les dénommons réactions spéciales du mercure et les étudions dans la même partie que les précédentes.
Dans la deuxième partie, nous abordons l'étude détaillée des différentes phases d’un dosage du mercure.
Estraction et purification en envisageant successivement les points suivants :
19 Destruction de la matière organique.
29 Concentration.
39 Réduction libérant le métal.
4° ‘Raffinage du métal.