‹ Nouvelle théorie de l'action capillaire;Chapitre 24 sur 24 · U^ NOUVELLE THÉORIE · texte numérisé non relu

U^ NOUVELLE THÉORIE

mule (m) derioit

p (a -H ^ «) =a (33,899) !»• 4- (44»5io) m/ + (\9,5'](Sj ul' }

en rappliquant acluellement k ces quatre obeenrations , et désignant toujours par e l'excès de chaque hauteur calculée sur la hauteur observée , on trouve

1/ ac ^ , u' sa: xp A as 19, 166 , ^ =r — o,004 }

l/SSr, w'=^, As= i6,36x , 6 = + o.

on

résultat qui présente un accord très remarquable entre la formule et l'expérience.

En comparant Jes densités des mélanges, on peut remarquer que ceux de l'eau et de l'alcobol éprouvent^ à peu près, la même conden* si^tion que ceux de Taeide et de Veau. Ainsi , la moyenne des densités lyoooo et 0,8196 de l^eau et de lalcohol, étant 0,9098, la densité du mélange par parties égales est a,94i5, ou plus grande de o,o5i7 ; et, de même , la moyenne des densités de Tcau et dé l'acide le plus concentré est 1,184^, quantité qui est surpassée de o,o3o6 par la dea- Mté i,2i5i du mâange moyen.

S VI. Phénomène de V Endosmose.

(c?(8). On doit à M. Dutroehetla découverte d'un phénomène très important, auquel il. a donné le nom ii endosmose. Ce phénomène consiste en ce que si deux liquides différens sont séparés par une membrane, l'un des deux traverse cette cloison et va se mêler à lautre, dont le niveau s'élève graduellement jusqu'à une hauteur considérable. M. Dutrochet a reconnu que l'endosmose peut encore «ivoir lieu lorsque la cloison membraneuse est remplacée par cer-

DE L'ACTION CAPHiLAIRE. 397

taines matières inorganiques ^ telles qtiHnie lame mince d'ardoise , par exemple. Il s'est assors «pie ce pb^oomène n'est jamais accompagne de signes d'électricité <pie le galpano99âtre pnisse rendre sensibles. En l'attribuant à l'actién capillaire , qui parait être sa véri^ table cause ^ yoid comment on en peut rendre raison d'une manière générale.

Appelons A et A' les deux liquides. Soit QOf un canal vide et d'un très petit diamètre^ qui traverse l'épaisseur entière de la cloison ; étant l'extrémité qui répond à A , et 0' à A'. fSv les deux liquides ne sont pas de nature à s'élever^ en vertu de l'action capillaire 9 dans un tube pareil à rce canal , ils ne pénétreront pas dans l'intérieur de 00'; ils deviendront convexes aux deux extrémités et 0'; et ils y seront arrêtés/ quelle que soit l'inclinaison de la membrane, comme le mercure à la sur&ce latérale d'un baromètre portatif^ ou l'oa a pratiqué une très petite ouverture. Dans ce cas, l'endosmose n^aura. pas lieu. Si, au contraire , les deux liquides sont susceptibles de mouiller la membrane, ou de nature à s'élever dans un tube de la même matière que ce corps, ils pénétreront dans l'intérieur du canal 00\ Ils j seront d'ab(mi Tun et l'autre concaves ; mais quand ils se seront joints, ils auront une sur£aice commuiie, de sorte que l'un d'eux demeurera plus ou moins cancave, et l'autre deviendra convexe. Or, le mouvement continuera de A vers A', ou de A' vers A , selon que ce sera A ou A' qui restera concave; et^ dans le premier c^s, par exemple 1 A finira par traverser la membrane entière , jt viendra se mêler à A'.

Pour déterminer , autant quil sera possible , lequel de ces deux cas aura lieu , menons , près du contour de la sur&ce commune aux deux liquides, deux normales en -dehors de A, l'une è cette surface , et l'autre à celle du canal OQf. Soit 9 l'angle compris entre ces deux droites, lequel sera obtus on aigu, selon que A sera concave ou convexe. Supposons que les constantes II et F du n* 49 répondent an liquide A, et désignons par ff et F' ce que ces quantités deviennent relativement au liquide M. Puisque , par hypothèse, les deux liquides s'âèvent dans un tube de la même nature que OO', les quantités F et F seront n^atives ; je les rem-

placerai par — * E et -~ E', et en désignant par G une antre constante positive et dépendante de la matière des deux liquides , nous aurons ^ d'après le n"" 69,

E'— E=Gcos^î

équation qui fait voir que cos ^ sera négatif ou positif, et que, par conséquent , le liquide A sera concave ou convexe , selon que E sera plus grand ou plus petit que E^ Si donc, pour fixer les idées, on suppose E > E', ce sera le liquide A qui traversera le canal OO' et viendra se mêler k A^ Cela posé » quand E et E' sont respectivement moindres que H et H^ les poids des deux liquides qui s'élèvent dans un même tube , de la même nature que 00^, sont entre eux comme E et E' (n*" 49)- ^ liquide A est donc alors le plus ascendant ; mais si chacune des quantités E et E' surpasse la quantité correspondante H ou H', les poids élevés dans œ même tube sont les mêmes que si Ton avait seulement E=:H et E's=H': ils sont entre eux comme H et H'. Or, la différence E— -E' étant positiv'e, la différence H — H' peut être positive ou négative ; par conséquent, le liquide A n'est plus nécessairement celui des deux qui a le plus de tendance à s'élever par l'action capillaire. Ainsi 1 lorsque les deux liquides , avant leur jonction , coupent sous un angle aigu la surface du canal 00', c'est-à-dire quand on a E < H et E' ^ H', c'est toujours le plus ascendant qui l'emporte et qui chasse l'autre liquide après leur jonction ; mais ce peut être le moins ascendant, quand ils sont , avant de se joindre, tous les deux tangens à la surface de 00'; ce qui est le cas de E> H et E^> H^ Lorsqu'une partie de A se sera mêlée a A', les quantités E' et G changeront* Je désignerai par E. et G,, ce qu'elles deviennent relativement a ce mélange en contact avec le liquide A qui remplira le canal OO'; et ai l'on représente, en même temps, par ^, ce que devient l'angle ^» on aura

E| — E = G, cos ^j ,

à l'extrémité 0' du canal 00'. Dans cet éUt, le filet 00' du liquide A pourra supporter, à ses deux bouts et 0% une différence de pression proportionnelle à la différence E, — E, et en

raison iorerse du diamètre du canal 00' ; et , consécpiemnient , le niveau du mélange de A et A' pourra s'élever au-dessus du niveau de A 9 d\me quantité qui sera aussi en raison directe de Ei — Ey inverse du diamètre de 00', et inverse des densités de ce mélange et de A.

Mamtenant, si la membrane est traversée par un nombre extrêmement grand de canaux tels que 00% on étendra à tous ces canaux ce qu'on vient d'appliquer à l'un d'eux; et le liquide A pénétrera par toutes celles de ces ouvertures qui satisfont à la condition E > R. Quoique la matière de la membrane soit homogène , il ne sera cependant point impossible qu'à raison de la disposition différente de ses molécules le long de ces différens canaux, ou pour toute autre cause, la condition contraire E<;E' ait lieu, du moins pour une petite partie de ces ouvertures ; alors il y aura simultanément , a travers cette membrane , uti transport principal du liquide A dans A', et un autre transport beaucoup moindre , de A' dans A , ainsi que l'expérience parait l'indiquer. D après ce quon vient de dire, la différence de niveau, des deux côtés de la membrane, sera, toutes choses d'ailleurs égales, en raison inverse des diamètres des ouvertures qu'elle présente; en sorte que l'intensité du phénomène diminuera de pins en plus et pourra devenir insensible, k mesure que le tissu de la membrane sera de plus jn plus relâché. La condition principale et essentielle du phénomène est la différence des deux liquides j il ne se produira ja- «iiais entre deux liquides de même nature, ou entre deux liquides qui jouiraient exactement des mêmes propriétés sous le rapport de l'action capillaire. Pour que la cloison qui sépare les deux liquides ne soit pas impropre à l'endosmose , il faudra que , d'après sa contexture, elle soit traversée par des canaux très étroits, allant d'une face à l'autre; circonstance qui se rencontre plus communément dans les membranes organiques. Mais, d'un autre c6té, les liquides éprouveront le long de ces canaux un frottement très considérable, à cause de la petitesse de leurs diamètres; cette force pourra balancer Faction capillaire, et empêcher les deux liquides de pénétrer assez avant pour se joindre et prendre ime surface commune, qui change en convexité la concavité de l'un d'eux; et, pour cette

Soo NOUVELLE THÉORIE DS L'AITION CAPILLAIRE.

rtisOB» la ttoif grande ëfMdsfliiir de la cloison peat étfutiD dMacle à la pvodaclkm de Teiidosmose.

Je n^insiittraî ^#a6: dairaatage sur ces Gonsid^tions générales , qoi prouTeoty oe me aemble , que les diverses ciroonstaDces du phénomène de Fendosmose , observées par M. Dutrocfael , ne sont point incompatibles avec la tiiéorie de Faction capillaire , et qn*il n'est pas nécessaire de recourir à des forces d'une antre nature i pour en trouai» ver ime explication satisfaisante.

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