C. A. OPPEUMANN, Ingénieur des Ponts et Chaussées
Directeur ,
1 1 , rue des Beaux-Arts , à Paris.
l'aris, — Imprimé par E. Tlil'sor cl Cr, 20, rue Uaoiiic.
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New Annals
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IV 8. — aoftt 1855.
Neüe Annalen
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BAUKUNST.
CHRONIQUE
t. lies chemins de fer de l’Inde anglaise.
Il y a quatorze aus déjà que des projets, destinés à relier par des chemins de fer les différentes parties de l’Inde britannique, sont à l’étude. Un plan complet, de 5,000 à 6,000 kilomètres de développement, a été envoyé en Angleterre par le gouverneur général, pour être soumis à l’approbation du gouvernement. Ce vaste réseau comprend : 1° une ligne de Calcutta à Lahore et PesAaîoar, par Rajmahal, Benarès, Agra, Dehli, suivant les vallées du Gange, de la Jumma, de l’Indus; 2“ une ligne de Bombay au Gange, qui rapprocherait Calcutta de l’Europe de plusieurs journées ; 3" enfin, une ligne bifurquée partant de Madras pour joindre Bombay d’une part et Calicut d'autre part.
Les travaux ont été commencés en 18A9, sur la ligne de Calcutta à Lahore, concédée à une compagnie avec garantie d’un minimum d'intérêt de 5 p. 100.
On y compte aujourd’hui :
60 kilomètres, de Csicutto à Pundoah , exploités depuis le l" septembre 1854;
155 kilomètres, de Pundoah aux houillères de Raneegunge, inaugurés le 3 février 1855; ,
320 kilomètres en construction ;
610 kilomètres dont on fait les études définitives;
1,045 kilomètres concédés et devant être terminés en 1857.
Total : 2,170 kilomètres.
Dans le banquet d’inauguration de l’embranchement de Calcutta à Raneegunge, présidé par l’ingénieur 3Iacdonald Stephenscn. directeur de la compagnie des chemins de fer de l’Inde, il a été rendu compte du trafic de la section de Calcutta à Pundoah, ouverte depuis cinq mois : cette ligne transporte plus de A0,Ü00 voyageurs par mois, et son revenu rémunère convenablement le capital employé à la construction, quoique le prix des places soit inférieur de moitié aux prix payés sur les chemins de fer anglais d’Europe.
En attendant que les comptes définitifs soient publiés et permettent de calculer exactement le prix de revient du premier établissement de cet embranchement, il est intéressant de faire connaître les estimations définitives dressées en 1853, d’après les travaux faits et les travaux restant à faire à cette époque. On comparera ces prix avec ceux d’Europe, et 1 on se pourra faire une idée assez exacte de la situation des entreprises de chemin de fer dans ces pays éloignés.
Embranchement de Bombay a Raneegunge.
Longueur ; 195 kilomètres.
t. Terrassements. — Presque tous les terrassements ont subi l’action de deux saisons pluvieuses avant le ballastage; on peut être désormais certain que l’inclinaison des talus est assez adoucie pour qu’ils n’aient à redouter aucun glissement , aucune dégradation causée par les pluies. Entre Howrah et Raneegunge, le cube des terrassements est de 8 millions de mètres, qui ont coûté 2,920,000 fr., soit 0A365 par mètre cube. On a dû dépenser 205,000 fr. pour défricher avec le plus grand soin les fourrés ou jungles : sans cela les ponts du chemin de fer eussent été exposés , comme les maisons du pays , à se trouver renversés par les eiforts de la végétation renaissante. L’empierrement des routes ordinaires a coûté 80,000 fr. en tout.
Dépense moyenne par kilomètre,
> 16,400 fr.
16,400 fr.
Dépense moyenn»
par kilomètre.
Report 16,400 fr.
2. Travaux d’art. — A l’emploi des bois, qui avait été projeté, on a i substitué celui de la brique pour les viaducs et autres ouvrages de même \ nature. On a préféré la stabilité , la durée des constructions , dans une j entreprise sûre, oû les capitaux ne manquaient pas, aux avantages que I présente la charpente pour l’économie et la promptitude d’exécution. — /
Les ouvrages établis à la traversée des chemins et cours d’eau sont nom- / breux, quoique les exigences administratives n’aient pas été aussi fortes [ au Bengale qu’elles le sont en Angleterre. Outre les deux grands ponts I
de Balee et de Bydubattee, et deux viaducs importants établis sur les \ 20,500 fr. criques de Mugra et de Surasutee, on compte sur cette ligne : 50 ou- [ vrages de 0".61 d’ouverture; 64 de 0'".91 ; 47 de 1-.22; 14 de l“.52;
49 de 1“.83; 23 de 2“.44; 53 de 2'".74 ; 255 de 3“.5; l’,385 de 3>“'.66i 5 de5"'.49; 11 de7“'.31, sur laTumlah; 4 de 9">.14, sur le Bankah’;
24 de 3">.66; et 5 dej“.51, sur la rivière Singbaroon.
Tous ces ponts et viaducs ont exigé plus de 200,000 mètres cubes de maçonnerie de briques. Le prix ci-contre comprend l’entretien pendant un an après l’achèvement des travaux.
3. Stations.— Le chiffre des dépenses comprend les accessoires de la voie , tels que changements et croisements de voie, plates-formes tournantes, grues hydrauliques, etc.