‹ Nouvelles annales de la constructionChapitre 7 sur 112 · TRAVAUX DES DÉPARTEMENTS · texte numérisé non relu

TRAVAUX DES DÉPARTEMENTS

CBîeaîSïii die eSe Siyosi à, 1% ]7SéiSîiî6Di*a.BBée«

La première voie est posée de Valence à Lyon. La réception en sera faite le 10 février par M. le comte Dubois , directeur général des chemins de fer. Ainsi, la grande ligne de Paris-Marseille e.xiste désormais sans autre lacune que la traversée de Lyon.

CtSBeaBsias cSe fer «!e Mai-geiSIc à 'B'obbBosi.

La compagnie en a pris rexécution h sa charge, dans un délai de quatre ans, avec subvention de 30 millions.

IRéseaiB ïsi*cioEi.

Le tracé définitif de ce réseau comprendra : 1“ une ligne du Nord , de Rennes à Brest, par ou près Montfort, Goël , Morlaix, Landivisiau et Landerneau ; 2“ une ligne du Sud , de Nantes à Quimper et à Châteaulin , pour communiquer avec Brest par les bateaux à vapeur de la rade. La ligne partira d’ailleurs de Savenay (chemin de Nantes-Saint- Nazaire) ; 3“ une ligne transversale rattachant entre elles la ligne du Nord et la ligne du Sud, et se prolongeant jusqu’à Saint-Malo par ou près Redon , Rennes , Combourg; an embranchement q\\\ , détaché de la ligne du Sud vers son intersection avec la route impériale de Quiberon à Saint-Malo, se dirigera sur Napoléon-Ville.

Taiigiiières do la Imic du Buont §ai»t>IVIieliel.

Thie société de 2 millions, appelée Société bretonne des Tanguières, a obtenu la concession d’une voie ferrée à traction de chevaux (système Loubat) entre Rennes et la baie du mont Saint-Michel. — Longueur, 60 kilomètres. — Une voie. — Garages sur un dixième du parcours. — 25,000 francs par kilomètre. *

d’eaux du Ifavre.

Le Havre possède actuellement 1,386 mètres cubes d’eau en vingtquatre heures venant de différentes sources. La population s’est tellement accrue dans ces derniers temps (de 28,000 habitants à près de AO, 000), et tant d’émigrants partent aujourd’hui, emportant de mauvaises eaux, que l’administration municipale propose d’emprunter 100 litres par seconde à la source Saint-Laurent faltitude, 35 mètre.s), et de créer un réservoir de A, 000 mètres cubes à Gravide. — Compagnie Charles Burton.

Cliemiu fie f’ei* de pltiSt^aiaee «le la TTeste à Au'eaeliou.

La compagnie du chemin de fer du Midi a obtenu la déclaration d’utilité publique d’un chemin de fer de plaisance, destiné à desservir les nombreuses villas et maisons de campagne situées près le bassin d’Arcachon.

de la Ctiotal.

La compagnie des Messageries impériales avait, en 1851, lorsqu’elle acheta l’usine et les chantiers de la Ciotat, 15 bâtiments en mer. Aujourd'hui il y en a 3A : 3 ou A sont sur chantiers. Le moment approche

NOIIVI'ILLKS \N,\\U':S DK LA CO N ST lU CT 1 0

oii A2 slcaiiiors soronl ii(!cc.ss:iu\*s avec (> hdliiiiciils sur tliaiilicrs. l'.llc domantic ii l’Clal l’aiilorisatioii : 1“ d’approfondir le port de la Ciolat; T (l’amodier des lerrains domaniaux pour y établir de nouvelles cales de conslrucüon; V d’amodier des terrains domaniaux |)our l’cHablisseinent d im (îrand bassin de radoub. — 'lii'anl d (îau actuel , A mètres a ()"‘.50 pour .A bateaux en slalion. — On demande h îi 7 mètres pour S 1) l)aleaux. La (U'pense est évaluée .’i 100, (H>d francs. Les cales de la IMédilerranée sont toutes trop petites. — la; Simo'is a été dernièrement obligé d’aller se faire radouber en Angleterre.

«le la

Kxtrèmement économi(iues. — A îi 0 mètres de largeur. — l’entes admises jusciu’A 0'".0() îi la descente.— Dépense, de 7 A 8 francs le mètre courant. — Due grande activité règne dans ce service. ( Ingénieur en cbef, i\l. I.AC.uoiX; ingénieurs ordinaires, MM. Chanson, LiiscuHLLiEn; inspecteur général, .11. La Uoe.)

t'aiial inariliiiic IIomc à ]?ïapliBU<*H.

Un canal de 15 mètres de large, A grande profondeur, de Bouc A llartigues. va être creusé pour /t80,0ü0 francs. Ce canal transformera l’étang do Berre en une véritable rade maritime intérieure. .Son étendue, sa sûreté , sa proximité de la mer. avaient , depuis longtemps, fixé l’atlention des ingénieurs, 1111. de IIontuiciieh de Touunaube, Bernard.

TUAIAUX ÈTllANGEUS.

diPDiiiiiiit oie 4<*r au4rît*l»B«*i»s.

(Société impéri.ilc, royale, iivivilégiéc pour l’exploitation des chemins de fer de l’État.)

Les concessions faites à la Société autrichienne des chemins de fer de l’Ltat comprennent les deux chemins de fer du Nord et du Sud-Est, actuellement en exploitation ; on y a joint un chemin de fer construit pour mettre les mines de houille du Banat en communication avec le Danube et avec le chemin de fer de Hongrie.

Le développement total des chemins de fer concédés est de. 1,176 kil. Dont actuellement en complète exploitation et munis de

leur matériel ,

A livrer entièrement construits par l’Etat et à ses frais. . . 112

A construire aux frais de la compagnie S3

La compagnie s’est d’ailleurs réservé la faculté d’entreprendre la construction de plusieurs embranchements importants , dont l’étude reste à faire ; elle a ménagé l'adjonction, à son entreprise, du chemin de Vienne à la Raab, qui forme la têle des chemins de fer à construire sur

la rive droite du Danube. ,

La compagnie a, de plus, acheté de l’Etat les mines de houille de Brandeisch et Kladno , près de Prague, à 12 kilomètres du chemin de fer du Nord , auquel les réunira , dans quelques mois , un embranchement particulier; elle a acheté toutes les propriétés industrielles qu’exploitait l’État dans le Banat , comprenant plusieurs mines de houille , (les mines de fer, des hauts fourneaux, et une forge à l’anglaise récemment construite pour une production annuelle de 10,000 tonnes de fer, des mines de cuivre argentifère; 30,000 hectares de terrains cultivables et 90,000 hectares de forêts formant les dépendances de ces divers établissements. ,

Le produit brut des 912 kilomètres exploites en 185A a ete de plus de

25 millions de francs.

Chemin de fer de l’isthme de Panama.

Le chemin de fer de l’isthme de Panama , destiné à relier l’océan Atlantique à l’océan Pacifique, est complètement terminé, et a été livré au public dans les dernieis jours du mois de janvier.

Sa longueur est de 78L85, dont 61 sont exploités depuis plusieurs mois. La'"largeur de la voie est de 1“.62, c’est-à-dire plus grande que celle adoptée généralement en France et en Angleterre. Le début de l’entreprise n’a pas été heureux. On a eu à lutter contre des difficultés que la science des ingénieurs n’avait pu prévoir, et dont elle n’a triomphé qu’avec peine. Aussi, le prix de revient par mille s’est-il élevé à 28,582 fr., tandis qu’en moyenne la dépense d’établissement des chemins de fer américains ne dépasse pas 8,129 fr. par mille. Mais le chetiiin de Panama est établi dans des conditions de solidité et de durée qu’on ne rencontre pas d’ordinaire dans la construction des rails-ways du Nouveau-Monde. Les ponts, qui sont en bois, comme la plupart des chemins de fer des États-Unis, vont être remplacés par des ponts en fer avec culées en maçonnerie, et l’excédant de dépense qu’occasionnera ce changement est compris dans le prix de 28,582 fr. par mille.

La ligne est bien construite , et le matériel roulant fait honneur aux ateliers qui l’ont fourni. Il se compose pour le moment de 11 locomotives , de 25 voitures à vovageurs de 60 places, de 52 wagons à marchandises et de 72 trucks et plates-formes. Des ateliers parfaitement organisés sont établis à Aspinwall, et j)euvent, dès à présent, non-seulement répai er, mais construire le matériel qu'une augmentation prévue de trafic pourra nécessiter.

NOTES ET DOCUMENTS

Ii<* cawutchoiic*

L’apparition d’une matière nouvelle en industrie est toujours un événemenl important pour la construction. L’invention du procédé qui

consiste à durcir le caoutchouc et à le transformer en une matière semblable au bois , à la corne , au métal , est due à M. Charles Coodyear.

M. Durand est concessionnaire de la compagnie générale pour l’application au doublage des navires. La fabrication des fanons de baleine artificiels et des peignes en caoutchouc durci sont d’autres applications du même i>rocédé et d’autres sourc(;s de revenu de la même compagnie.

— Si l’état de durcissement du caoutchouc n’est pas un état temporain; et d’équilibre instable des molécules de ce corps, on peut prévoir en cflet d’utiles résultats à obtenir par cette nouvelle industrie.

■.l'aluiiiliiitini.

Une autre découverte, plus importante encore pour la construction, est celle du métal aluminium , faite récemment par M. Devii.ee.

En 1839, le chimiste allemand Woehler faisait connaître une méthode générale jiour préparer les métaux dits de la deuxième section dans la nomenclature chimique actuelle. Cette méthode consiste à faire passer un courant de chlore gazeux sur un mélange intime d’oxyde du métal et de charbon pilé chauffé au rouge. Il se produit un chlorure métallique volatil qui se condense dans une allonge refroidie. On reprend le dépôt par des vapeurs de potassium ou de sodium (c’est là qu’est la partie dispendieuse de l’opération). La poudre grise qui en résulte, étant chauffée au rouge, laisse dégager un chlorure double d’aluminium et de sodium, et il reste au fond du creuset un culot métallique d’aluminium pur.

Les propriétés de ce corps le placent au premier rang des métaux utiles avec le fer, le cuivre , le zinc et l’argent. — Il est inoxy(lable à l’air sec ou humide ou même chargé de vapeurs sulfhydriques. Sa clensité est de 2,5, à peu près celle du verre. Il est quatre fois plus léger que l’argent; pour la fusibilité, il se place entre le zinc et l’argent; très- malléable, il se prête aisément à toutes les opérations mécaniques , à l’étirage, au filage, au laminage, au plaqué, et se frappe en médaille. Le bas prix de la matière première, l’alumine, qu’on peut avoir partout en quantité illimitée , soit par l’alun , soit directement par l’argile , laissent à la production le champ libre. Cette origine , il est vrai , empêche le nouveau métal d’aspirer à devenir métal monétaire; mais si l’argent, par sa production limitée, reste sans concurrents avec l’or, le métal de nos monnaies, il doit, pour ses autres applications, céder sa place à l’aluminium. L’argent, en effet, qu on recherche parce qu’il est inoxydable, devient rapidement noir par l’action des vapeurs sulfhydriques; ou ne peut l’employer à la décoration des monuments; l’aluminium , au contraire, conserve son éclat, et se trouve être ainsi le métal de luxe des constructions modernes : vienne un traitement métallurgique à bon marché dont la réussite , dans un temps prochain , est très-probable , et l’aluminium remplacera le zinc dans la toiture des maisons . le cuivre dans le doublage des navires. En supposant même que la préparation transitoire par le sodium , qui le rend déjà moins cher que l’argent, doive être acceptée comme définitive , l’aluminium peut , dès aujourd’hui , prendre place parmi les métaux usuels.

Maeliîaies à vapeurs eomîiiaiées.

Les expériences les plus concluantes démontrent aujourd’hui l'avantage économique et pratique des machines à vapeurs combinées d’eau et d’éther ou d’eau et de chloroforme sur les machines ordinaires. — Au lieu de A kilogrammes de charbon brûlé en moyenne par les machines ordinaires (à vapeur d eau pure), on obtient une dépense de à IL 16 seulement par heure et par force de cheval. — Ce résultat a été constaté avec le plus grand soin sur le Du Tremblay (Marseille-Alger) par MM. Montet, ingénieur en chef des ponts et chaussées; Ville et Meis- SONNIER, ingénieurs des mines. L’économie de combustible est donc de plus de 70 p. 100. La dépense en éther est comparativement insignifiante.

Le Galilée, construit à Lorient pour le service colonial, est à vapeurs combinées d’eau et de chloroforme.

Plusieurs autres bateaux du même genre ont été construits récemment à Marseille et à Toulon pour l’industrie privée.

REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

Allgenieino Bauzeitung, de Foerster, à Vienne. — Excellente publication commencée en 1836 , et comprenant chaque année un grand atlas de planclies et trois volumes de texte. — Abonnement : 51 fr. par an , rendu a Pans. S adresser directement à M. Ludwig, Foerster, K. K., architect, director der AUgemeinen Bauzeitung in Wien (Oesterreich).

DERNIERS OUVRAGES PARUS

MARY, inspecteur général des ponts et chaussées. — Bétails pratiques sur la distribution fies eaux. Grand in-4. — Victor üalmont.

CHAUVIN, conducteur des ponts et chaussées, lüouveau niveau de pente.

COUCHE, ingénieur en chef des mines. Chemins de fer d’Allemagne. — Victor Dalmont. — 4 fr. 50 c. ^

SAGANSAN, géographe impérial. Carte de la télégraphie électrique de l’Europe. — Librairie nouvelle.

CLAUDEL, ingénieur civil. Formules et renseignements pratiques. 3' édition, augmentée. — Victor üalmont. — i2 fr. 50 c.

SELLIER. Série de prix raisonnée pour les travaux de charpente. In-8 "dé 9 feuilles. — Victor Dalmont — i fr. 50 c.

D' BREVVER, de l’Université de Cambridge. Ea Clef «le la Science, ou les phénomènes de la nature expliqués. — .Iules Renouard. — 3 fr. 50 c.

Page 1