PREMIÈRE NOTE
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D’Ai.iiXANDiu: MITCHELL, de Rei.east,
Mcmlire de l’Inslilut des liigfmicurs civils de Londrc.s.
Dans un de nos derniers numéros (.luillet 1855) nous appelions l’ai-
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lention des constructeurs sur les fondations tubulaires et sur l’utilité de leur emploi dans un grand nombre de circonstances.
Nous venons aujourd’hui ouvrir une autre série d’articles sur un sujet qui présente, avec celui des fondations tubulaires, les plus grandes analogies. Nous voulons parler des pieux à vis et des amarres hélicoïdales en fer et en fonte. Ces éléments s’emploient beaucoup, depuis quelque temps, en Angleterre, en Amérique, et dans les colonies de ces deux pays.
Il est étonnant , il faut le dire, il est regrettable pour la France, qu’un système connu de l’autre côté de la Manche depuis près de vingt ans déjà , recommandé et appliqué fréquemment par les hommes les ])lus éminents de la construction anglaise (Brünel, Cübitt, Stephenson , etc ) ne soit encore représenté chez nous que par quelques expériences inédites faites au port du Havre de 18àl à 1859.
On se demande comment il a pu se faire que ce procédé de fondation et d’amarre, aussi simple qu’économique et expéditif dans tous les terrains sableux, vaseux, argileux, etc., n’ait pas encore conquis assez l’estime des ingénieurs français pour devenir, dans notre pays , d’une application journalière. Quoi qu’il en soit, voici les documents les plus récents que nous ayons pu nous procurer sur cette question. Puisse leur publication contribuer, pour si peu que ce soit, au progrès d’une méthode qui mérite toutes les sympathies des praticiens lorsqu’elle est appliquée dans des circonstances convenables de terrain et pression.