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les aulnes apporiaieDt de longues pouirês ou irai-* Baient d'énormes pierres. Un ^and nombre Suecôni!* l>4ii«Qtt à la peine; mais Us en étaient bien dédom-* mages, caries Rft. PP. Frandscains parcouraieoi les rues de la Tille, et quand ils voyaifsut un Indien près d'expirer ils versaient sur son £ront Fieau sainle du baptême, et l'envoyaient tout droil; dans le sqour de la gloire. »
Après avoir employé plusieurs jours à raissasier s^s yeux d'un spectacle tout nouveau pour lui, Varias ne tarda pourtant pas à s'apercevoir qu'il n'était pas aussi facile de faire fortunie à Mexico qu'il se l'était imaginé. Les trésors de Montezuma étaient partagés , les commanderies étaient données, et plusieurs expéditions qui avaient été tentées vers le nord avaient assez mal réussi. Mais les homimes de la trempe de notre héros n'bésitent pas longtemps devant une déception : il se déciila immédiatement à prendre parti avec Don Pedro de Alvarado qui réunissait des soldats pour aller à la conqoiête du Guatemala , pays situé plus au sud et dont <»i vantait beaucoup les richesses.
Notre intention n'est pas de suivre Juaii dé Var* gas dans les nombreux incidents de sa vie aventureuse , soit au Guatemala , où il ne resta pas ion^* temps , &(Ht dans les provinces péruvieaneB où ail se trouva témoin et acteur forcé dans les guerres intestines de Pizarre et'd'Almagrb. Eincore moins voulons-nous revenir avec lui en Europe, et l'atcconapaner dans ses campagnes contre les hugucoBots de
la Suisse et de T Allemagne. Ce n'est pas qu'il n*y eût à citer bien des traits de caractère ; mais ceux que nous avons rapportés suffisent pour faire apprécier le héros du livre et la nature de ses Mémoires.
Ici se présente de nouveau une question que.nous avons déjà touchée, celle de leur authenticité.
S'il nous faut répondre à cette question, nous dirons : c'est selon, — c'est selon le sens que l'on voudra attacher au mot authentique.
Les Mémoires de Don Juan de Vargas sont-ils réellement traduits de l'espagnol ? Nous le croyons volontiers , tant ils ont bien la senteur et le goût du terroir, quoique l'origine du manuscrit nous paraisse un tant soit peu suspecte.
Mais y a-t-il eu réellement un Don Juan de Vargas , qui s'est fait l'historien , après en avoir été l'acteur, des aventures racontées dans ce volume? Sur cela nous croyons prudent d'être beaucoup moins affirmatif.
Maintenant , ^qu' elles soient véritables ou fictives , les Aventures du seigneur Don Juan nous paraissent vraies en un point essentiel : c'est qu'elles nous présentent soùs des couleurs bien réelles toute une classe d'individus qui tient une grande place et joue un rôle important aux époques d' agitation fiévreuse telles que le fut en Espagne la première moitié du xvi® siècle. Qu'importe l'individualité si le type est vrai? Or Juan de Vargas nous parait un type complet de l'aventurier espagnol aux jours de Cortez et dePizarre, écume soulevée par le bouillonnement que l'or amé-
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ricain produisit tout à coup en Europe , et qui retomba comme une lèpre rongeante sur les plus belles contrées du Nouveau-Monde. Des récits tels qae les Aventurée de notre Don Juan , avec la naïveté cynique des sentiments et des mobiles qui s'y montrent à nu , donnent une idée certainement plus vraie des premiers temps de la conquête que ne le font les his* toires officielles. V. de S^ M.
rOFAGEURS jiNClENS ET MODERNES , ou choix des relations de voyages les plus intéressantes et les plus instructives, depuis le cinquième siècle avant J.-C. jusqu'au dix-neuvième siècle. Avec biographies, notes, et indications iconographiques. Par M. Edouard Gharton, rédacteur en chef du Magasin Pittoresque. Tome 1*'. Voyageurs anciens, depuis le cinquième siècle avant J.-G. jusqu'à la fin du quatrième siècle de notre ère. Paris, aux bureaux du Magasin Pittoresque, 1854. 1 vol. grand in-8* de viii-392 pages, avec de trèsnombreuses gravures dans le texte.
M. Edouard Qiarton, l'habile directeur du Magasin aimé des familles , a eu là une excellente idée, de réunir successivement en quelques volumes les relations de voyages qui depuis les temps anciens jusqu'à nos jours ont le plus marqué dans l'histoire des découvertes géographiques, et l'exécution ré-
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p<nid à ce queprottkettaitridëè. Le vcJuin^ que tioM âYOA0 soM le« jeuit est tout à la fois un h(m ouvragé et un bea« livre , et bous le croyons éttinemftftent propre k initier les jeune» gens et les gens du monde à des netiems ^i leur sont jusqu'à prééent restées beaucoup plus étrangères que ne le vouerait Vhùù»^ neur de notre éducation libérale. Ceux que le litre des différents morceaux que renferme le volume laisserait indifférents, seront attirés par les curieuses illustrations qui les accompagnent , et beaucoup qui auront commencé par feuilleter le livre pour les gravures se laisseront prendre peu à peu à l'intérêt du texte. Il est des noms et des sujets que malgré leur cMsnexioii intime avec Thistoire de Thumanité on s'est habitué i panr un singulier préjugé dont la faute e$t pour le moins autant à eeux qui enseignent qu'à Ceux qui étudient » à regarder comme étant le domaine exclusif de ce ^û'on appelle les savante de ptoieésicm ; tout Ce qui pourra contribuer à déraciner ce làdieilx préjugé rendra un véritable service à nfioiM éducation générale ^ et à ce titre surtout le volaine cpie publie M. Edouard Ch^rton mérite notre vive sympathie.
Les relations que ce volume renferme sont au niômbre de huit.
tiA jnremière eêi c^t de Famiral cartiouiginois HaimcNËfr, qui, looigtconpi avant la premïère goerfe l^ni^ue, entreprit tm voyage d'exploration k la eAte écetdéntale d'Afrique par ordre du sénat de Caor* tttâge, ddâs le douUe bot de reconnattfe ceacètes
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au^ hM que {lOSsiMe, Bt d'y fdnder des éteUisse^ mente cOMiâ^ciauic* Le texte de cette relation est êèHirt $ et là traduction qu'oti trouTe ici la réproduit ttté^âleïneiit ( p. 1-& ).
L'ânal^e de* Voyages d'Hérodote qui vient eniuiltt (pi 6-lft6) présente la tàbleâd des connais* 8tB€^ ^ébigraphiquèâ de ia Grèce au milieu du t® sièeteàvâniTèire chrétienne.
La k'OiSièâie rektioA est celle du médecin ^ec Ofé^fiB j qui$ ten la fin da même siècle , résida en P^ëfe, et pénétra jusque dans l'Inde persane, c'estâ-dite dànà les parties de l'Inde qui bordent à r^rimitte cours de l'Ifadus. Noub aTons ici (p. 157t%& ) là traduction de principaux extraits de la curiëtÀe relation de Ctésias que Photius nous a con-*sertéiÉi 6ette traduction est celle de Larcher.
hê t^âtrièlfie morceau isst le court extii'ait qui Uous ilètéites T0ya|e6 du Massili«»i Pythéas dans les mefè d^ If otd^ UÂ ^éu avâul l'époque de l'expédition d'Alexandre (p. 166-170).
Vfeîit %ii%Uite (p. 171-193) rtopértante telalion èê î^éai^ué j tkef de k flotte d' Alexandre, depuis Ici IfeufeMs dé riîidtis ju^'au foud du golfe P^rsîiÇ»ei Oêj^UrUàl, Hïtb d«SfnéB$'Uîrâd'Aîrri^, estttaàAl^m ÙàimH pout la preml^t^foft;
Un èï^ràll Analytique deé ^^^pôgues d« Jnteè Gê^Sd^ dâ^ leé 6liuitè% ^ MOti:é t^l^i^^e te tâldeau tiVâ^t de^ q^'itàit ôOffe patrie daâs le mèdè qui n puéc«*é nétffe èi'è i(p. 1Ô4-23Ô).
Lé #^i^l^% 4^1 Mit (p. S^<4$5) 0ét Ulie âUâ-
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lyse substantielle de la Description delà Grèce par Pausanias au second siècle de Fère chrétienne.
Vient enfin, pour clore le volume, une analyse des voyages du pèlerin bouddhiste Fa - hian de la Chine dans l'Inde au commencement du v® siècle de notre ère (p. 366-392). Ce voyage nous introduit au cœur même d'une région dont Ctésias, et Alexandre lui-même , avaient à peine entamé la frontière. On voit que le choix des morceaux réunis par M. Edouard Charton dans ce premier volume est aussi judicieux que varié. Ce sont bien les grandes étapes de l'histoire géographique du monde ancien. Des notes nombreuses et développées accompagnent ces différents textes et leur servent de commentaire. Ces notes , où l'éditeur s'est proposé de concentrer les résultats essentiels des travaux de l'érudition moderne, répondent en général à ce dessein d'une manière satisfaisante. Quelques erreurs de détail et quelques omissions n'enlèvent rien au mérite de ce laborieux ensemble.
Mais la grande addition, l'addition véritablement importante , c'est , nous l'avons déjà dit , celle des illmtrations. Si les gravures , toutes d'une belle exécution , ne sont pas toujours tirées du texte même auquel elles sont jointes , elles se rapportent du moins toujours au sujet. Selon l'expression de M. Edouard Charton , c'est une véritable iconographie des voyages, empruntée tour à tour aux monuments antiques, à l'histoire naturelle, à la géographie, aux représentations pittoresques des principaux sites de
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