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Il y a deux coiiditions excellentes pour rendre compte d*un pareil livre : arriver le premier ou le dernier.
Le premier, ou a l'honneur et le plaisir de couper pour le public ces pages toutes fraîches qu'anime et fait tressaillir encore le souffle d un grand esprit : on sert d'introducteui' à la foule sous cet imposant péristyle d'où le regard avide aperçoit de majestueuses profondeurs; et si, dans ce premier contact, on sent jaillir en soi quelquesunes de ces idées que les œuvres supérieures jettent sur leur passage comme des traînées d'étincelles, on en fait, pour ainsi dire, les commentaires anticipés, les mots d'ordre préventifs des curiosités ferventes, des empressements îsympalhiques, que le livre va soulever.
Le dernier, — on a un rôle plus modeste, mais plus
' Histoire de le f^puhliqued'AÊ^yleierre et de CromweU,
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doux peut-être : on ne prédit plus, mais on raconte ; on ne prépare plus, mais on résume : au lieu d*ètre le prophète d*un succès certain, on est historiographe d*un succès accompli f au lieu d'être la voix prête à se multiplier en d'innombrables échos, on est Técho où viennent aboutir des voix innombrables. On recueille sur son chemin chacune des feuilles qui vont servir à tresser cette sérici se couronne de penseur et d'écrivain : on profite de ce qui s'est dit ou écrit à propos de l'œuvre glorieuse; et si^ parmi les juges. qui ont voulu concourir à cet unamine triomphe ^, il en est qui marchent presque de pair avec Fauteur lui-même, et dont les pages méritent de vivre et de durer comme les siennes, on apprend d'eux, non pas à admirer davantage, mais à se rendre mieux compte de tout ce qui légitime l'admiration et désarme la critique.
Un homme illustre qui a eu longtemps, et à plusieurs reprises, une part presque souveraine dans le gouvernement et les destinées de son pays ; qui n mis au service d'une monarchie constitutionnelle l'activité de son esprit et les merveilles de son éloquence ; qui a vu tomber, dans un jour d'effroyable tourmente, cette monarchie qu'il aimait ; qui, jeté à l'écart par cet orage, a suivi d'un œil triste et avec une anxiété douloureuse les emportements, les vicissitudes et les naufrages de la liberté ; cet homme se repose de son inaction et se console de ses mécomptes en écrivant l'histoire des vicissitudes presque analogues par où a passé un pays voisin. Dans les souvenirs où il fouille, dans les événements qu'il retrace, il rencontre à chaque pas des similitudes, des faits symétriques, une sorte de parallélisihe lointain, qui donne à celte histoire
* Voir, dans la Bévue des Deux Mandet du 15 avril 1854, les bolics pages de M. Vitct sur ce livre de M. Gutzot.
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un air de famille et de parenté avec la nôtre ; sauf cette différence, que ce qui, chez nos voisins, a réussie duré, n*a eu chez nous qu'une existence éphémère et fragile ; que ce qui, chez eux, parait définitivement constitué «t sanctionné par le temps et la raison publique, semble chez, nous indéfmiment ajourné et peut-être rendu impossible par le caractère national. On aurait pu croire que Thistoire écrite par cet homme et dans de telles conditions se ressentirait de ces impressions, qu'elle porterait la trace dé cette personnalité inaUénable, sans cesse ravivée et accentuée par ses comparaisons et ses regrets. Il n*en est rien : du maniement des affaires, Thistorien de la révolution d'Angleterre n*a gardé qu'une connaissance plus pratique des hommes et des choses, une vue plus pénétrante des gouvernements et des chancelleries, et ce je ne sais quoi de net et d'assuré où se reconnaît quiconque a mis la main et tenu Tenjeu dans les luttes politiques de son temps. Des déceptions qui l'ont Irappé il n'a gardé que cette sérénité grave et douce qui, dans les hautes intelligences, survit aux illusions publiques, comme elle survit, dans les nobles cœurs, aux illusions personnelles.
Vingt-huit années — et quelles années ! — se sont écoulées entre la publication des deux premiers volumes dé cette histoire et les deux nouveaux volumes qui nous occupent aujourd'hui. En 1826, M. Guizot nous racontait l'avènement, le règne, la chute, la mort sanglante de Charles P', et le premier triomphe d une révolution qui n'a pas expié aussi cruellement que la nôtre le crime d'avoir jeté une tête royale sur le seuil de ses conquêtes et de ses réformes. Aujourd'hui il nous raconte l'établissement orageux et pénible de la répubhque d'Angleterre, les humiliantes vicissitudes du Parlement, à demi radietées par des succès extérieurs, Tînévitable dénoûment du combat
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inégal élitre la liberté anglaise et le génie de CromweÙ, la TÎe laborieuse et la mort paisible de cet homme étrange ^it eut tons les ponroirs de la royauté, excepté celui de se nommer, de se fonder et de se léguer. Ainsi, par une sorte d'affinité et de marcbe parallèle entre son sujet et son siècle, M. Guizot eut à retracer la phase croissante et victorieuse de la révolution d'Angleterre, ati moment le plus vif peut-être des malentendus et des méfiances aitre la Restauration et la liberté, au moment où une génération jeune et passionnée comme son temps allait chercher, de Fautre côté du détroit, le programme de sa polique, et où chaque épisode de i 649 et de 4 688 ressemblait, pour nous, à une leçon, un pressentiment ou un exemple : et voici qu'en 1854 Tihustre écrivain arrive à cette période d*é* clipse parlementaire où éclatent les lassitudes de la liberté^ les défaillances des caractères, les conditions d'impuissance qu'apporte avec soi la forme républicaine, les faiblesses ou les fautes des assemblées souveraines, et l'ascendant d'un homme de génie formant de tous ces éléments divers qui se combattent, se neutralisent et s'annulent, l'élément de sa propre puissance. Évidemment, s'il y eut jamais explication et excuse valable pour un changement de ton, d'aperçus et d'allures, pour d'essentielles disparates dans la façon de voir et de juger les événements et les hommes, elle se trouvait d'avance dans ces deux dates, dans ce chemin immense que nous avons parcouru et qui, en vingt-cinq ans, résume, pour ainsi dire, tout ce que le monde intellecfuel et politique peut renfermer d'espérances, de rêves, de mécomptes, d'humiliations et de châtiments. Eh bien, là comme ici, M. Guizot a su échapper à ce qui semblait la condition même de son sujet, de sa personne et de son siècle. De même qu'en 1826, malgré le courant de l'opinion d'alors, l'attrait des rapproche-
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ifi^iHa, 1& suceès facile des allusions et le penchant des esprits à.écrire en marge de cette histoire les cliapitres de la nôtre, il avait fait, en somme, une œuvre impartiale où les devoirs de Thistorien ne faiblissaient jamais devant le$ préoccupations du Ubé7*al, de même, en 1854/ malgré les iQâancoliques retours du présent sur le passé, il a faityen définitive, une œuvre plus impartiale encore, où rien ne . trahit ThomUie politique vaincu et découragé : si bien qù'eiitre ces deux parties de son livre écrites et publiées sous des influences si contraires 1 accord a existé tout naturellement, sans effort ni retouche, sans que Fauteur ait eu rien à effacer, à modifier ou à démentir, sans que rien, dans le détail ni dans l'ensemble, trouble cette magnifique amité, et par le seul effet d'une de ces grandes vocations d'historien, supérieures aux illusions comme aux amertumes, et bâtissant leur monument à des hauteurs où ne saurait atteindre le souffle mobile des passions et despartis. En suivant la marche naturelle de son sujet, il semble que H* Guizot ait trouvé, pour sa première et pour sa dernière page, deux événements, deux figures^.deux tableaux caractéristiques, qui personnifient de la façon la plus frappante cette phase, si courte et si pleine, de 1649 à 1658. Ces neuf années s'encadrent entre la mort de lordCapell et la mort de Cromwell. Nous ne connaissons rien dans l'histoire de plus émouvant et de plus pathétique que les derniers moments de lord Capell racontés par M. Guizot. • C'est un devoir pour l'histoire, nous dit-il, de rendre pleine justice à ces morts vertueuses et fortes qui agissent puissamment sur les sentiments des peuples, et qui relèvent au fond des cceurs les causes perdues sur les champs, de bataille. » Ce devoir, il Taccompht avec tant d'énergie et de grandeur, que cette noble image du lord royaliste fîous poursuit longtemps encore à travers le récit, et que.
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plus tard, assistant à Tagonie de Cromwell, initiés par Thistorien aux perplexités de cette conscience se débattant contre les souvenirs de cette \ie, nous nous denoandons si Téchafaud de Westminster n'a pas été une meilleure couche pour mourir que ce Ht quasi royal de Whitehall, où s'étendait le favori de la fortune, à quelques pas du lieu sinistre, rouge du sang de Charles I". Car, dit en finissant M. Gqizot, dans ce style qui n'est qu'à lui, v Dieu n'accorde, pas aux gr^inds hommes qui ont posé dans le désordre les fondements de leur grandeur, le pouvoir de régler à leur gré et pour des siècles, même selon leurs meilleurs désirs, le gouvernement des nations. »
Ce livre a-t-il un héros? On le sait, il en est un peu des livres d'histoire que Ton écrit pour nous comme de notre histoire même, telle qu'elle sort chaque matin des événements de la veille. En dépit de notre chimérique amour pour l'égalité, de notre secrète propension à amoindrir ou à fronder ce qui s'élève au-dessus du niveaU commun, il nous faut, dans la vie écrite comme dans la vie réelle, quelque chose ou quelqu*un sur qui puissent se concentrer notre intérêt, notre curiosité, notre culte, ou notre frayeur du moment, et qui satisfasse à la fois ce besoin d'unité qui est au fond de nos variations apparentes, ce besoin d*obéîr et d'être gouverné qui est au fond de notre goût d'indépendance. Il nous faut un personnage dont nous fas. sions notre idole, notre épouvantai! ou notre refuge. Même dans ces instante où nous semblons pris d'une fièvre de nivellement universel et où notre étourderîe destructive brise ou déplace tous les échelons de l'échelle sociale, il y a constamment, dans notre essai de table rase, une restriction, un sous-entendu d'après lequel nous nous ménageons un homme à admirer, à invoquer, à saluer comme une exception glorieuse ou protectrice, sauf, plus tard, à
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le démolir de nos mains impatientes et é le iraiaer dans la boue. De inème^ dans les ouvrages historiques qui nous ont tour à tour émus» attirés et passionnés, on dirait que Tauteur, âoit par instinct personnel, soit pour répondre au nôtre, a choisi d'avance un homme, un notn, une idée, un système, dont il a fait le point culminant de son œuvre, auquel il ramène et subordonne, bon gré mal gré, toutes les parties de sa narration, et qui lui sert de fil conducteur à ti'avers les péripéties et les catastrophes. Il eîi est même, et des plus célèbres, qui, pour être plus sûrs de ne jamais manquer de ces fragiles objets de leurs enthousiastes sympathies, en ont de rechange à mesure qu*ils avancent, et se passionnent successivement, au courant de leur récit, pour tous ceux que le jeu des événements, le flot populaire ou leur propre audace jettent sur le premier plan et entourenttl'unefugitive auréole, en attendant qu'un nouveau tour de roue les'renverse et que la page suivante les renie.
11 n'y a pas de héros dans rhistoire de M. Guizot ; c*était là une des difficultés de son livre, et c'est au^si un de ses mériites : il n'y a ni idole historique ni idole métaphy- Mque, ou, en d'autres termes, ni système fait homme, ni homme élevé à l'état de syst^e. Sous la plume d'un écrivain ordinaire, c'eût été une condition de froideur, et re^ marquons en passant que c'est pour échapper aux conséquences de leur médiocrité et trouver ailleur$ que dans leur talent ou dans leur conscience des éléments de succès et de vie, que tant d'historiens vaniteux ont travaillé à extraire violemment de 1 histoire la déification d'un homme pu d'une idée. M. Guizot n'a pas besoin, Dieu merci! de ces moyens qui sentent tous plus ou moins la déclamation ou rcnliuninure, le sophisme on la rhétorique, le précédé du romaq ou l'effet d'optique théâtrale. Il raconte à grands ^aits et là la manière antique, tantôt ces morts héroïques
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de royalistes qui jettent un éclat sombre ei trfete sur les débuts de son récit, tantôt les efforts du parlement républicain pour calmer, sans trop de cruautés apparentes, les dotations intérieures ; ici les agressions et les lattes, les aventures et les pamphlets des niveleurs et des utopiste» tels que Lilburne, qui font penser à nos communistef^ modernes et nous prouyent, une fois de plus, que rien n'est nouveau sous le soleil ; là, les expéditions malhen* reuses, mais non sans gloire, du roi Charles 11, sa situa* tion intolérable en Ecosse, auprès de défenseurs presque aussi rebelles que des ennemis ; ses défaites, ses fuitesromanesques à travers les côtes, sous ta sauvegarde de fidélités incorruptibles et d'inébranlables dévouements; ce mélai^e d*hésitation et de bravoure, de galanterie ea^ valiére et d'inexpérience juvénile qui laisse à son malheur^ sinon toute sa dignité, au moins toute sa poésie; plus loin, les belles campagnes maritimes de Blake ; la fortune de l'Angleterre s'abritant au sein des mers, sous le pavillon d'un amiral républicain, contre les déchirements de la guerre civile, les fureurs des sectes, les misères de la ré* volution et les fautes du Parlement, comme la fortune de la France devait, cent cinquante ans plus tard, trouver dans les camps et sous les drapeaux un refuge contre les crimes de la Convention, les angoisses de la famine, les ignominies de la rue et les convulsicms de la Terreur; partout enfin, non pas comme un héros de parade, mais comme Tâme d'une époque et d'un pays, Cromwell : Cromwell, avec son double caractère d'organisateur et de guei^ rier, avec son génie compliqué et shakspearien; Cromwell^ travaillant à la pacification du dedans et à Fagrandissement du dehors ; jetant à bas, comme des obstacles, le» pariements qu'il a créés comme des instruments ; rempc»^ tant sur les royalistes et les factieux de facile» victoire»
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qa'W souille par des atrocités ; tourmenté dans le passé f» son régicide, dans l'avenir par le.pressentim^t inyindble du génie même de FÂngleterre qui demande et finira parolrtenir cette, forme de gouvernement antipathique à se9 ardeurs de despote ; se livrant, vis-à-vIs de la France et de l'Espagne, de Mazarin et de don Luis de Haro, à cette mwveilleuse bascule diplomatique, peu honorable pour la dignité humaine, peu flatterfisepour notre vanité nationale, ihais qu^on est tenté de lui paitlonner en faveur du tableau admirable qu'elle a fourni à M; Guizot; se consumant en efforts stériles pour coneffier et fixer en sa personne ces deux forces qui le cointrariaient en se contrariant, le parlementarisme anglais et la prépondéraiftce de l'armée ; condamné à se contenter d'un succès à vie comme politique et comme général ; mourant enfin sans avoir atteint ce titre de roi auquel touchait sa persévâ-ance et qui gardait jusqu'au bout d'irrésistibles amorces pour son orgueil de parvenu; forcé, poin* ne pas désespérer de son salut, de se cramponner à un dogme de la religion protestante, et, pour croire à la validité de son héritage, de chercher à se donner le change sur la nullité de son héritier. Tous les ; épisodes, tous les détails que je viens d'indiquer en courant > sont devenus, entre les mains-de M. Guizot, autant de peintures magistrales, de morceaux achevés. 11 ne méconnaît ni grandeur ni vertu; il ne passe sous silence rien de ce qui peut, dans le choc des partis ou le jeu des caractères, former, pour ainsi dire, le contingent de nobles actions et de sentiments magnanimes qui relève l'humanité ; mais il n'a pas de héros, et il ne pouvait pas en avoir. 11 n'amoindrit aucune gloire, mais il n'«î surfait aucune; il ne surcharge pas les fautes, mais il ne lès déguise pas. Charles 11, Montrose, Vane, Blake, Witeloke, Iretgn, Ifarrison, Bradshaw, Cavaliers et Têtes-Rondes,
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généraux et sectaires, pamphlétaires et orateurs, tous sont à leur p^an et à leur place ; rien de moins, rien de plus. Cromwell lui-même, qui les domine de toute la tète, n'est ni rapetissé ni grandi : point de ces pprtraits d'apparat, où se joue complaisamment une plume brillante, et dont bien peu de nos contemporains ont su repousser lestentations faciles. Dans. le livre de M. Guizot, Cromwell se dessine et se peint en agissant ; ce n'est pas la préméditation de Técrivain, c'est la force des choses et lemouve: ment même du répit qui le font peu à peu sortir de cette omljre lumineuse et vague où nous aimons à laisser les hon^mcs célèbres; pour Féclairer de ce rayon définitif, poiu* l'animer de cette vie posthume dont les grands historiens ont seuls le secret. Chaque événement, chaque acteur, chaque discours, ajoute en passant un trait à la figure, jusqu'à ce qu'elle se dresse vivante et complète dans notre souvenir, à jamais fixée par un art d'autant plus puissant qu'il est plus caché, et qu il se fait oublier en s'oubliant lui-même.
Je me troi^pe pourtant; il y a dans le livre de M. Guizot> sinon un héros, une idole, ou un système, au moins une pensée dominante, et comme un point de ralliement intellectuel et moral où viennent se rattacher tous ces éléments ^ divers. C'est le sentiment de l'immortelle équité, la conscience du genre humain, l'imprescriptible droit de la vérité, dégagé s^ns faiblesse et. sans trouble de cet amas de pièces contradictoires qui fait de tout épisode historique un procès attendant son juge. C'est, en un mot, Tarrêt, l'arrêt suprême, remplaçant le renseignement et la recherche, l'instruction et le plaidoyer. Lorsqu'un homme est à la fois digne et capable d'élever jusqu'à ce point le travail historique auquel il s'est consacré, d'interpréter cette grande voix de l'humanité qui, de tous les