XIV PRÉFACE
Les Causes IV® et VII® du second volume de notre nouveau recueil , offrent des détails et des incidents faits pour exciter Tintérêt le plus réel de la part du lecteur;
Tune, — Tenlëvement du pape Pie VII, de Rome,
précédé de la lutte, comme Ta dit M. de Big-
non (^) „pour ainsi dire , corps a corps du souve-
,,rain pontife et de Napoléon, et qui offre, un
„beau spectacle, en ce qu^elle présente un pon-
,,tife désarmé résistant aux volontés du domina-
,,teur de la France , de T Allemagne et de lltalie,
„défiant sa colère et bravant sa vengeance, et
,,de voir, ainsi à côté de la grande figure de
„Napoléon , la figure calme et fière de Pie VII ;^^
Fautre, — développe les différends survenus entre la
France et la Suède en 1810, 181] et 1812, à la suite
desquels le Chargé d^affaires de France à Stockholm,
fut renvoyé, et fut conclue Talliance de la Suède, gou-
qui dans ses traités du XYIIl* siècle, avec le Danemarck , les États- Unis, la Russie, etc. a continué à se montrer la protectrice de la liberté du commerce des neutres pendant la guerre. — Nous engageons à lire également dans cette table raisonnée les articles armateurs, blocus, commerce, convois, contrebande de guerre, corsaires, délai après rupture, liberté de commerce, mer, territoire maritime, prise, visites, ainsi que l'introduction du 1*' volume de la seconde partie du recueil, qui renferme les traités conclus par les puissances étrangères entre elles. — L'ouvrage à paru k Paris chez Rey et Gravier.
(1) Voyez son Histoire de France,
p&Afack* ^v*
vernée par un princô né Français , avec la Russie et la Grande-Bretagne qui étaient en guerre avec la France, et qui eut pour résultat de changer entiëre*ment la face politique de TEurope.
Il n^échappera pa^i au lecteur, qu^afin dVcrottre Pintérêt que doit «oulerer dans sa pensée, le déva-^ loppement de plusieurs causes célèbres du droit de» gens que nous publions ai^ourd^hui, nous avons eu^ soin de ne pas nous borner à la simple relation des faits qui font Tobjet de chacune de ces OAUsns en particulier, mais que nous avons rapporté d^une manière précise les événements qui, sans avoir absolument donné naissance auii différends eux-mêmes, les ont préparés pour ainsi dire, en établissant une base d^éléments dMrritation, sur laquelle devait, aussitôt qu^elle se présenterait, fermenter plus rapidement que toute difficulté nouvelle qui viendrait à surgir. C^est principalemrat aux Causes P, IV* et V* du P' vol. Qt à celles qui figurent au vol. IP sous les N'*' IV, V, VI et Vn , que cette observation , en thèse générale , est
applicable*
A la suite des Noirv»Li«9s Cavsbs que nous of^ frons au public, pour fiûre suite à celles publiées en 1827, nouf ayons donné, par Appendice^ une rf»lation succincte d% plusieurs faits intéressant qui ap^ partiennent également au domaine du droit des ^enip, et qui renferment d#s détails fort cmrieun et m partie
XYI PRdrACR.
peu connus du public, bien que les faits eux-mêmes aient été déjà portés à sa connaissance à une époque reculée, d^une manière plus ou moins exacte.
Dans notre premier ouvrage publié en 1827, nous y avons fait figurer une série de Causes célèbres, qui remontent toutes au siècle dernier; dans Touvrage que nous publions actuellement, le second volume renferme des Causes qui appartiennent à notre siècle, de 1801 à 1825.
Il s^est passé de nos jours un grand nombre de faits politiques du plus haut intérêt , qui auraient pu trouver place dans nos nouvelles causes célèbres du droit des gens; nous regretons profondément quMl ne nous ait pas été possible de les y faire entrer; ou du moins le plus grand nombre ; peut - être pourronsnous , un jour , en {oublier quelques-uns ; mais on concevra facilement que , en ce qui concerne plusieurs de ces faits, les archives politiques des gouvernements restent fermés à la curiosité des investigateurs.
Que de matériaux intéressants et inconnus ne nous fourniraient pas ces trésors de Thistorien, si nous pouvions faire entrer dans le plan d^une troisième publication, en Tappujant des pièces justificatives nécessaires, la relation historique d^une partie des nombreux événements politiques qui se sont accomplis en quelque sorte sous nos yeux! — Tels entre autres que la création et la chute de ces souverains, satel-
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lites étincelants et éphémères du grand astre qui a brillé pendant dix ans sur le monde, — les souverains d^Etrurie , de Westphalie , de Hollande , de Lucques et Piombino , de Francfort j d^Espagne j de Berg et Clèves, de Neufchatelj — le renvoi du roi Gustave- Adolpbe de Suède, et Télection par les Etats de la nation, en qualité de prince rojal, de Fun des plus habiles et des plus vaillants hommes de guerre de notre siècle; — la catastrophe du roi Joachim Napoléon de Naples; — la seconde chute de Napoléon, et le grand et mémorable drame de la captivité de €6 géant de la gloire! „qui vint, librement, dans son ^^infortune, chercher un asile sous les lois de Tem- .,pire britannique!^^ — la captivité de Ferdinand VII, en France, et les événements de Bajonne et de Madrid, qui portèrent un frère de Napoléon sur le trône d^Ëspagne ; — les événements politiques et révolutionnaires qui ont agité successivement, TEspagne , le royaume des Deux - Siciles , et le Piémont, et qui ont réclamé Tintervention des grandes puissances européennes, la France, TAngleterre, TAutriche, etc., et donné naissance à divers congrès ; — les événements de Constantinople, lors du séjour* du comte StroganoiT, ambassadeur de Russie près la Sublime-Porte ; — Toccupation d^Ancône par une division de troupes françaises ; — la levée du bouclier de Don Miguel; — le séjour de Don Carlos à Bourges ; — les événements politiques de la
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Grèce, et Térection de ce pays en royaume chrétien, ainsi que Tassassinat du comte Capo d^Istrias, chef du gouvernement provisoire; — la séparation de la Belgique et de la Hollande, suivie du siège et de la prise de la citadelle d^invers par les Français ; — la conquête de F Algérie, qui amena bientôt là destruction de la piraterie et rendit la Méditerranée libre au commerce de toutes les nations; — la position exceptionnelle et d^isolement que la France Jugea convenable à sa dignité dWopter, en dernier lieu, au sujet des événements d^Orient, etc. etc.
Dans Fimpossibilité de donner sur tous ces événements, ou sur une partie d^entre eux, une relation dans laquelle paraîtraient successivement, les offices échangés entre les cabinets, nous devons hésiter de nous borner à en placer à Tappendice une simple notice abrégée, extraite des écrits des publicistes ou des Journaux de Tépoque; la passion , Tesprit de parti, Topinion politique des écrivains qui ont parlé de ces faits divers, ont pu en effet, dans cer>tains cas, en altérer la vérité à leur insu. Ces faits sont trop récents pour les bien connaître ; ce qui peut paraître un paradoxe; mais tout homme habitué aux affaires publiques jugera que c^est une vérité. Pour les bien apprécier, et pour les faire entrer dans notre cadre avec les développements qulls réclament, ainsi que nous avons fait pour les Causes cÉLfiBRBs du