SANS LE CONCOURS DU MÉDECIN
A spontanéité avec laquelle tous les journaux ont parlé de la fécondation artificielle, dès l'apparition de notre thèse, prouve surabondamment que cette question intéresse au plus haut point la famille et même la prospérité de l'Etat, car si l'enfani fait la joie du foyer domestique, la
fécondité d'un peuple fait^sa ^puissance et sa grandeur ; la victoire ne reste-t-elle pas toujours du côté des plus gros bataillons ?
Mais, si toute la presse s'est occupée de cette palpitante question, elle n'a pas été unanime dans son appréciation, car, à travers quelques éloges, elle s'est montrée sévère en beaucoup de points, surtout en ce qui concerne la morale publique, et souvent ses critiques ont été des plus acerbes et des plus injustes. N'a-t-on pas été jusqu'à dire que nous fécondions les femmes SANS LA PARTICIPATION DES MARIS ?
Mais, sans aller aussi loin, plusieurs journaux ont vu dans la fécondation artificielle un procédé opératoire dangereux, des manœuvres répugnantes ayant un côté immoral et inacceptable pour les gens délicats; et, chose plus grave, ils mettaient en doute l'intégrité morale et physique des enfants ainsi procréés.
Nous croyons avoir victorieusement répondu, dans le cours de cet ouvrage, aux
différents reproches qu'on pouvait adresser à la fécondation artificielle qui, en somme, n'est que l'intervention de la science dans une très petite part de l'acte fécondateur et qui ne change en rien les facteurs de la vie.
Mais ces critiques ont porté leurs fruits, nous avions à cœur de parfaire notre œuvre de vulgarisation et de triompher de la stérilité, d'où qu'elle vienne, tout en tenant compte des justes susceptibilités de la morale et de la décence.
Le seul reproche sérieux qu'on ait pu taire à la fécondation artificielle, c'est l'intervention du médecin immédiatement après l'acte conjugal, alors que les époux sont encore sous l'émotion du spasme vénérien.
Comprenant que cette intervention d'un tiers peut être un écueil véritable pour la doctrine ou pour certaines natures impressionnables qui ne peuvent pas se faire à l'idée que le médecin, dans ce cas, n'est pas un homme, mais un instrument indifférent, nous avons longuement réfléchi à un
procédé opératoire qui sauvegardât la pudeur légitime des époux après l'acte conjugal.
Ce procédé, le voici dans toute sa simplicité : il est applicable dans la majorité des cas où la fécondation artificielle est nettement indiquée, c'est dire de suite que nous ne sommes pas inféodé à un système plutôt qu'à un autre, notre but final étant de supprimer la stérilité par tous les moyens qui se prêtent honorablement à remplir ce but.
Nous avons donc fait construire, en ivoire, une série de petits entonnoirs de formes différentes, s'adaptant exactement sur tous les cols utérins quels qu'ils soient et remplissant le cul-de-sac circulaire du vagin de façon à éviter les fausses routes.
La tige de l'entonnoir, pénétrant dans toute la longueur du col, vient saillir de deux ou trois millimètres dans la cavité utérine. Cet entonnoir reste fixé quels que soient les mouvements et les efforts faits par la iemme, et cela, grâce à une disposition spéciale de la lige s'incrustant dans la cavité du col.
Ces entonnoirs pessaires peuvent rester en place pendant vingt-quatre heures sans aucun inconvénient; ils ont, au contraire, l'avantage de tarir lesécoulements muqueux de l'utérus par une sorte de drainage naturel de sa cavité, et de le préparer ainsi à recevoir la semence séminale dans toute son intégrité, et celle-ci est absorbée d'autant plus facilement que l'utérus est placé dans une position plus déclive et forme pour ainsi dire cuvette.
L'appareil étant posé à l'époque jugée
[propice par le médecin, les époux peuvent rentrer à eur domicile sans craindre le dérangement de cet ap-
pareil , et là , y consommer l'acte ^^JM^' naturel qui sera toujours suivi de l'imprégnation de l'ovule, sans nouvelle intervention de la part du médecin.
Le mari peut retirer lui-même l'instrument deux ou trois heures après l'imprégnation, sans craindre de compromettre le résultat final de la fécondation.
Nous le répétons ici, nous ne voulons aucun monopole, nous n'avons aucun secret professionnel, tout ce que nous savons nous le disons, pour que tous les médecins puissent faire ce que nous faisons. La stérilité étant une plaie sociale, disons de suite que toute femme réglée peut devenir mère, il faut donc que toute stérilité soit du ressort de la médecine courante et que, pauvres comme riches, tous puissent bénéficier des découvertes récentes de la gynécologie, sans passer par les fourches caudines des spéciaUstes, qui peuvent avoir plus d'expérience dans leur spécialité, mais qui ne sont pas absolument les seuls dispensateurs du succès.
Ces petits entonnoirs peuvent être faits en ivoire, en celluloïde, en ivorine, en écaille ; ils sont légers, propres, inaltérables et se mettent rapidement en harmonie de
température avec le milieu dans lequel on les place; ils n'altèrent en rien la semence qu'ils véhiculent; ils n'apportent aucune gêne dans l'accomplissement des devoirs génitaux et pourraient se porter pendant fort longtemps sans aucun inconvénient.
Nous avons même tari un écoulement catarrhal très ancien en le laissant à demeure pendant plus de trois mois chez une de nos clientes dont l'étroitesse du col ne lui permettait pas de se débarrasser d'une accumulation de glaires visqueuses remplissant son utérus. C'est, en définitive, un drainage naturel permettant le libre accès de l'entrée ou de la sortie de l'utérus.
Cet instrument est appelé à rendre de grands services, même en dehors de la fécondation. Quantité de maladies utérines peuvent être utilement traitées par ce drainage permanent, car le col devient aussi tolérant que tout autre organe par l'habitude.
Nous plaçons ici les dessins de cet instrument, en nous servant du t3'pe le
plus employé, celui qui corrige l'antéver sion.
Dans la grande majorité des cas où la fécondation artificielle est indiquée, on pourra recourir à ce mo3'en, qui est peutêtre plus correct et plus séduisant que l'emploi de la seringue ; dans tous les cas, il sauvegarde la pudeur de la femme après l'acte, ainsi que l'amour-propre du mari qui est plus satisfait de son rôle. En outre,
il n'y a plus aucune supercherie à craindre sur la provenance de la semence , dans le cas où cette pensée pourrait germer dans l'esprit des intéressés, cette assurance seule pourrait peut-être faire le succès de la méthode, bien qu'il soit difficile d'admettre la supercherie d'un médecin en semblable occurrence.
Quoi qu'il en soit, la fécondation artificielle, telle qu'on la connaît, aura toujours ses indications dans quelques cas déterminés, plus rares peut-être, mais elle est encore seule indiquée dans les cas de frigidité de la part du mari. Du reste, le mot artifice n'est pas toujours bien compris ; son radical art. indique l'intervention de l'art quand même, car nous ne croyons pas qu'un entonnoir placé dans le col utérin et fixé au fond du vagin soit un procédé naturel; il y a évidemment artifice ici comme là, mais mieux vaut peut-être l'artifice avant qu'après. C'est ce que nous appellerons la fécondation avant la Icltre, pour la distinguer de l'autre : après la
lettre, et la morale publique sera ainsi satis- £ùte.
Les ménages stériles peuvent donc choisir l'une ou l'autre méthode, car toutes deux donnent les mêmes résultats au point de vue du succès et de la bonne constitution des enfants.
AVENIR DE L ENFAKT
N s'est demtindé si le produit de la fécondation artificielle pouvait être le même que celui de la fécondation naturelle, si l'enfant, en un mot, jouissait des mêmes aptitudes physiques et morales que celui qui était conçu naturellement.
Pourquoi ne serait-il pas exactement le même, puisque les facteurs ne sont pas changés, ni la semence modifiée ?
En eff'et, la volupté ou tout au moins l'attraction charnelle d'un sexe pour l'autre
est un des plus puissants et des plus sûrs mobiles de la création ; sans cet attrait, la nature serait restée muette. Le plaisir éprouvé dans les prémices de Tamour est pour ainsi dire une prime d'encouragement pour qui reproduit l'espèce, mais c'est là le préambule, l'appât, l'intérêt payé d'avance; quant au résultat, c'est l'enfant ?
Q.ue l'amour, avec ses voluptés, préside ou non aux rapprochements, c'est là un acte de préfécondation et non de fécondation, car il est absolument prouvé et démontré, par des imprégnations de laboratoire, que le spermatozoaire ne rencontre l'ovule que deux heures après l'acte copulateur.
Il est clair que si la fécondation ne se fliit dans l'un et l'autre cas — moyen naturel ou moyen artificiel — que longtemps après que la semence est dans l'utérus, le produit de cette fécondation sera toujours le même, c'est-à-dire absolument normal.
Nous n'insistons pas davantage sur ce point qui ne fait aucun doute pour le médecin ; nous ne le rappelons au public que pour
rassurer la femme qui semble craindre qu'en aidant la nature on n'engendre qu'un monstre.
A ce sujet, disons de suite que nous avons accouché quantité de femmes artificiellement fécondées par nous et que jamais nous n'avons rien constaté d'anormal, soit dans le poids, soit dans la constitution des enfants.
Quant aux aptitudes morales, rien ne les différencie non plus, car nous en connaissons qui ont aujourd'hui de quatorze à quinze ans et qui jouissent des mêmes facultés que leurs condisciples. Pourquoi en serait-il autrement ?
A ce propos, je ne puis mieux faire que de citer le passage d'une lettre que nous écrivait un homme d'infiniment d'esprit, mais diantrement paradoxal.
« Voilà pourquoi j'ai réduit la ques-
« tion scientifiquement à ce dilemme : ou « cela est ou cela n'est pas. Si cela est, s'en « serve qui voudra, cela ne regarde que le « médecin et les époux ; mais vous n"ob-
« tiendrez jamais de notre peuple français, « gouailleur, sentimental et catholique, « qu'il ne jette pas le ridicule ou la répro- « bation sur une idée de ce genre. Je n'ai « pas besoin d'ajouter que, moi, j'aurai le « plus grand plaisir à lire votre thèse quand « vous me l'enverrez et que je vous donne- « rai mon avis comme je le fais en ce mo- « ment.
(( Quant à l'adoption des enfants, que je « propose comme moyen plus simple, il « suffit pour mettre en demeure les femmes « qui gémissent de ne pas être mères ?
« La plupart, en effet, préfèrent avoir des « petits chiens. Je le comprends , c'est « moins cher, cela dure moins longtemps « et c'est tout ce qu'il faut pour occuper ■ a l'esprit et le cœur d'une créature qui se (( désespère du plus grand bonheur qu'on « puisse avoir, celui de ne pas avoir donné « le jour à un être qui a quatre-vingt-dix- « neuf chances sur centd'être un malheureux « ou un imbécile. Car entre nous, mon « cher docteur, et vous le savez mieux
« que personne, ce ne sont ni les malheu- « reux ni les imbéciles qui manquent.
« Leurs parents auraient été stériles que je « n'y verrais pas un grand inconvénient...»
A cette lettre je répondais : « ... Il est des cas où la femme a besoin d'un enfant a
ELLE , sans le prendre à l'hôpi- :a\, même lorst-'' qu'elle a quatrevingt - dix - neul chances sur cent d'avoir , comme vous le dites, un imbécile ou un malheureux pour enfant, car elle a l'orgueil d'en faire un aigle par son amour ; je crois même que les inhrmes du corps ou de l'esprit ont plus de chance d'être aimés par leur mère que les êtres parfaits en tout.
« La femme est ainsi faite, elle veut dominer quelqu'un, même en se dévouant corps et âme, c'est dans sa nature de mère; le chien ne lui suffit pas, quoique vous en disiez.
« duant au point de vue pratique, j'espère qu'après avoir lu ma thèse vous ne douterez plus de la réalité de la fécondation artificielle et de ses résultats. Il n'y a rien là de surnaturel ; je pense avoir été assez clair et je n'aurai pas besoin d'enfermer mes femmes dans des cellules pendant trois mois pour vous convaincre qu'on peut obtenir des enfants sans les préliminaires de l'amour.
« Le pollen génital est une graine comme une autre, un peu moins propre peut-être, mais c'est tout ce que je puis vous accorder pour la différencier des autres graines végétales.
« Il nous reste à parler de la qualité morale du produit : croyez-vous donc que l'intellect soit le produit d'une copulation plus ou moins voluptueuse ?
« C'est un vieux cliché que dédire: «Les « enfants deraraour sont beaux, intelligents & et braves. » La vérité est que les facultés intellectuelles sont une résultante de l'intégrité fonctionnelle et du parfait équilibre des organes, rien autre chose. Donc, un ovule sain, moralement et physiquement, fécondé par un spermatozoaire de bonne qualité, donnera toujours un produit parfait, quelle que soit Timpression des deux procréaleurs au moment de la jonction des deux focteurs moléculaires.
« Je crois parfaitement à l'hérédité morale et physique, mais tout cela est une affaire matérielle de semence et non pas d'impression. Que le pollen soit apporté ^'J
sur l'ovule d'un rosier par les pattes d'une ^
guq^e voleuse ou par une douce brise parfumée, la rose qui naîtra de, ce contact n'en sentira pas moins bon.
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« C'est de l'orgL.eil que de croire à d'autres lois pournous. Soyez un superbe penseur, un noble génie ou un grand capitaine, ne croyez pas pour cela avoir été engendré au son d'une lyre céleste ou dans le ravissement d'un septième ciel ; il a simplement suffi du contact de deux épidermes.
« Qiie dans un accès de colère ou sous l'influence d'un profond chagrin vous n'écriviez pas une œuvre parfaite, je le conçois à la rigueur, car votre cerveau a perdu sa pondération habituelle, mais que cela modifie vos sécrétions, voilà ce que je n'admets pas. Du reste, si l'influence morale des époux jouait un rôle sur le produit, rien ne serait plus facile que de faire concourir cette heureuse influence à la perfection du produit, même avec la fécondation artificielle, car rien n'empêcherait les deux époux de se hvrer à tous -les transports dei joies célestes au moment psychologique, car une fois la semence fournie dans ces conditions, rien ne nous empêcherait de nous en
servir en lui indiquant une voie certaine pour arriver à destination.
Répétons-le sans cesse : la volupté n'est que le salaire de l'amour, mais on peut avoir un enfant sans exiger au préalable la prime qu'offre la nature.
STATISTiaL' H
ES Statistiques n ont jamais rien prouvé lorsqu'il s'est ai"! de démontrer la valeur d'un traitement; les j ailleurs, même avec la
plus entière bonne foi, font entrer dans leurs documents tout ce qui peut avantager leur pratique, en écartant systématiquement tout ce qui peut abaisser le chift're de leurs succès, trouvant toujours d'excellentes excuses pour agir de la sorte.
Nous savons que c'est notre fameuse
Statistique qui nous a valu les rigueurs de la Faculté, aussi f^usons-nous bon marché de ces chiffres qui Ont paru iantastiques à nos juges, en ne les rappelant pas ici. Nous n'avons pas besoin de ce mirage séduisant pour nous attirer une clientèle qui est venue d'autant plus à nous que notre nom avait fait moins de bruit.
Disons cependant à ceux qui voudront s'occuper de cette branche de g5aiécologie ce que l'expérience nous a démontré, en fait de statistique générale :
S'il nous était permis de pratiquer la fécondation artificielle sur des jeunes femmes de 17 à 25 ans, vierges de tout traitement, saines génitalement, nous obtiendrions certainement avec une semence de qualité moyenne 90 succès sur 100, car l'impréenation artiiicielle a sur la fécondation naturelie l'incontestable avantage d'aller plus loin, de triompher des obstacles et d'être pratiquée dans des conditions physiologiques qu'on rencontre rarement dans les rapports normaux.
Nous n'en voulons pour preuve que ce document officiel : « Les enfants ne naissent dans les ménages qu'après une moyenne de 15 mois. »
Or, si de 15 on retranche 9, il reste 6. Voilà donc six mois de pratique conjugale restée sans résultat pour de jeunes époux que nous prenons dans les meilleures conditions qu'il soit possible de trouver, puisqu'ils sont jeunes et féconds; et, pour peu qu'on nous accorde deux rapprochements par semaine, et nous sommes bien audessous delà vérité, nous trouvons 52 tentatives de fécondations naturelles sans résultat. Que deviendrait la fécondation artificielle si nous n'obtenions pas des résultats plus prompts et plus certains?
Il est incontestable que l'art est un progrès sur ce que produit la nature, mais nous n'avons pas à intervenir dans ces circonstances et nos statistiques n'ont que faire en pareille occurrence.
Il faut qu'on sache quelles sont les femmes qui viennent nous consulter pour
juger de la valeur d'une méthode. Il est certain qu'ici la nature a perdu tous ses droits; elle est impuissante à donner un résultat et Varl seul peut faire espérer le succès.
Nous recevons à nos consultations des ménages dont la stérilité remonte au moins à dix ans ; les femmes ont presque toujours dépassé la trentaine, l'aptitude procréatrice s'est émoussée, ce n'est plus le terrain vierge, sur lequel tout pousse; le sol est épuisé, labouré par des tentatives de traitement, de nettoyage, de grattage et de raclage qu'on a pu instituer dans le but de préparer les voies. Il est donc bien évident que nous nous trouvons dans de très mauvaises conditions et les succès que nous obtenons sont donc, pi)ur ainsi dire, arrachés de vive force à la nature endormie, et si peu que nous ayons à notre actif, dans ces conditions, c'est un triomphe incontestable.
Du résultat de notre pratique, en dégageant, bien entendu, tous les cas qui sont hors de cause, en raison même d'impossibi- Htés matérielles, soit dans la semence du
mari, soit dans des troubles organiques de la femme, on peut compter obtenir des succès dans les deux tiers des cas avant 30 ans; dans la moitié, de 30 à 35 ans et d'un tiers, de 3 5 à 40. N'est-ce donc pas encourageant et ne sommes-nous pas en droit de tenter la vulgarisation de la fécondation artificielle qui fournit de si précieux résultats ?
Répétons-le cependant, car le doute est entré dans l'esprit de nos examinateurs, de là notre échec devant la Faculté, mais disons pour nous justifier à leurs )'eux que cette moyenne de succès est loin d'être invariable; tout dépend du terrain, comme nous l'avons dit, et si nos illustres professeurs sont étonnés de notre statistique, disonsleur bien haut que cela tient uniquement au milieu dans lequel nous opérons. La misère physiologique joue un rôle capital dans l'aptitude à la procréation ; opérez des patriciennes de haute lignée, vous aurez peu de succès; opérez àBelleville et à Montmartre, au cœur du peuple qui a faim, vous
obtiendrez d'étonnants résultats. Voilà certainement le secret de notre heureuse pratique. N'en soyez pas jaloux, illustres maîtres, ce monde-là paie mal.