L'HOTESSE ROUMAINE
« Mina, mon hôtesse romaine,
Je pars, je suis sans feu ni lieu.
La grande route est mon domaine;
Je vous fais mon dernier adieu. » —
« Au revoir, me répondit-elle, On peut quitter des êtres adorés
Mais jamais la vie éternelle!
\'ous reviendrez, monsieur, vous reviendrez ! »
« — Non, mon enfant, la fantaisie
Est seule à diriger mes pas.
Je vais en Afrique, en Asie ;
Je pars et je ne reviens pas. » —
••Mors elle me fit la moue, Et, me tenant dans ses deux bras serrés,
Elle me baisa sur la joue :
. Vous reviendrez, ami, vous reviendrez ! »
« — Non, mon enfant, la terre est ronde, Et sans cesse j'en fais le tour...
J'ai trop aimé dans ce bas monde Pour penser encore à l'amour.
Voyez, je résiste à vos charmes ; Votre baiser ne m'a pas retenu. »
Dans ses deux yeux je vis deux larmes, Et je partis... mais je suis revenu l