J'AI CONNU CA
Vive et folle tendresse,
Serment dix fois trahi,
Une belle maîtresse.
Un véritable ami ;
Du bonheur sans mystère.
De l'amour sans soupçon,
Le ciel sur cette terre,
J'ai connu ça... je fus garçon.
Promenade assortie.
Dans les sentiers voilés,
Joyeuse causerie
Sous les cieux étoiles ;
Une taille adorée
Qu'on serre sans façon,
O la belle soirée !
J'ai connu ça... ]e fus garçon.
Un repas adorable Où trône la beauté.
Une voisine aimable, Des flçurs, de la gaîté.
Doux propos, fin sourire ; Au dessert, la chanson, Et partout le délire...
J'ai connu ça... je fus garçon.
Une étroite chamhrette
A l'étage dernier.
Une aicôve proprette
Où l'on dort sans bailler ;
Le ciel sur notre tète,
En bas, le tourbillon,
Deux cœurs, une couchette...
J'ai connu ça... je fus garçon!
Mais, hélas ! tout s'envole !
Adieu, mes jeunes ans !
Plus de fragile idole.
Plus de plaisirs changeants ; Mais un parti sortable, Un joug indéfini.
Un amour raisonnable...
Je connais ça... je suis mari l