A MES PETITS-FILS
Mon petit -tils, quand vous lirez l'histoire
De ce temps-ci, Vous ne saurez ce que vous devez croire ; Mais vous saurez ceci :
Que nous avons été victimes Des avocats et des rhéteurs, Qui nous conduisaient aux abîmes En flagornant leurs auditeurs ; Qu'ils jouaient avec les problèmes Où les grands esprits sont trahis ; Ivres de leur gloire et d'eux-mêmes, Indifférents à leur pays ;
Qu'ils ont converti les croyances A leurs aphorismes moqueurs, Jouant avec les consciences, Souillant les esprits et les cœurs; Gagés de toutes les polices.
Aventuriers sans feu ni lieu.
Dont nous nous fîmes les complices En leur laissant offenser Dieu ;
Qu'ils se sont renvoyé le crime Qu'ils avaient commis en commun, De la base jusqu'à la cime Et de l'Empereur au tribun; Que les peuples sont solidaires Des fautes de leurs gouvernants, Et qu'il est juste que les pères Soient punis dans leurs descendants.
Mon petit-fils, quand vous saurez l'histoire
De ce temps-là, Vous ne saurez ce que vous devez croire ; Mais vous saurez cela.
DKUXlKMt: IVXRTIi; 3 I 5