A BERANGER
J'ai voulu te rendre un hommage, (Chacun l'entend à sa façon), En joignant mon léger ramage Au fier accent de ta chanson.
Pardonne cet excès de zèle ; J'ai mêlé mon cuivre à ton or; J'attache ma plume à ton aile Pour suivre un moment ton essor.
Les artistes en mélodie Craignent les poèmes complets ; Dans ton œuvre leur main hardie Découpe deux ou trois couplets.
Je n'ai rien retranché du texte, Rien altéré, rien répété :
Ma musique n'est qu'un prétexte , A moduler le vers noté.
I. Ces strophes devaient être appliquées, comme préface, à une collection de 25 chansons de Béranger que j'ai mises en musique avant 1870; elles demeurèrent longtemps égarées et ne furent retrouvées qu'après la publication.
DEUXiÈMt: PARTIE 32 1
Tu fus et tu restes mon maître; Ton cœur ne me fut pas fermé; Je t'admirais sans te connaître, Et, te connaissant, je t'aimai.
Protège-moi : la clématite, Fleur de la haie et du sentier.
Allonge sa tête petite Pour s'appuyer au chêne altier I