A PIERRE DUPONT
Pour fêter la gloire d'un maître, Ici nous ncfus réunissons:
Nous devons le faire connaître Dans ses traits et dans ses chansons.
J'emprunte à sa voix populaire Ces vers tout pleins de grand amour « Changeons les armes de la guerre En des instruments de labour ! »
C'est entre Lyon et Neuville Que s'écoulent ses premiers ans ; C'est là que sa muse virile A fait vivre les paysans.
Un jour, sa musette légère A Jeanne fit un doigt de cour :
Changeons les armes de la guerre En des instruments de labour!
I . Chanson chantée par l'auteur, lors de l'inauguration du buste de Pierre Dupont à Neuviile-sur-Saône, en 1881.
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C'esi la qu'il a connu son âne, Et le Soir et ses Ouvriers, Les Bœufs, la Vigne, l'autre Jeanne, Couzon et ses rudes Carriers.
Tous les travailleurs de la terre Devant lui passent tour à tour.
Changeons les armes de la guerre ' En des instruments de labour!
On lui devait un tel hommage, Au pays qu'il eut pour berceau.
Il faut que sa vivante image Soit voisine de son tombeau.
Que Pierre trouve sous la pierre Le calme du dernier séjour.
Changeons les armes de la guerre En des instruments de labour !
Le grain jeté comme semence Plus tard doit être récolté ; 11 faut attendrir l'opulence- Et consoler la pauvreté.
Dupont prédit la nouvelle ère, Celle où noè fils pourront un jour Changer les armes de la guerre En des instruments de labour l
A ERNEST GHEBROUX'
Chebroux, enfin tu les publies, Ces chants de l'esprit et du cœur, Ces quelques pages bien remplies Où tes refrains chantent en chœur.
Va, tu n'as besoin de personne ; Quêter n'est pas dans tes façons :
Mais tu veux bien que je te donne Une chanson pour tes chansons.
Chantre du printemps et des roses, De la nature et du foyer, Tu ne dis que de bonnes choses Pour toucher ou pour égayer, La muse des anciens trouvères r'a donné ses douces leçons.
Alternons, en touchant nos verres, Ma chanson avec tes chansons.
I. Chanson-préface pour le volume de mon ami Ernest Chebroux, publié en i885.
Au sein de la Lice où pétille La gaité dans sa floraison.
On te voit toujours en famille Et parfois chef de la maison.
Nous avons la mémoire pleine De tes vers que nous chérissons :
« Ça fait plaisir à Madeleine, « Une chanson de tes chansons.
Va donc, charmant petit volume, Par le vent laisse-toi bercer Comme le papier et la plume Qui volent, mais pour se fixer. Ensemble nous cherchons la place Où doivent mûrir nos moissons.
Entre tes plis prends ma préface, Ma chanson parmi tes chansons.