LE VRAI TISSERAND
Le vrai tisserand habite les champs, Il aime sa femme, il a des enfants.
Tous les samedis, de son pied agile, La pièce à l'épaule, il va vers la ville Toucher sa semaine et prendre les fils Qui vont obéir à ses doigts subtils.
Allons, tisserand, emporte ta charge ; La chaîne est en long, la trame est en large.
Depuis le lundi dans l'après-midi.
Mardi, mercredi, jeudi, vendredi,
Il travaille ; puis, le jour de dimanche.
Il met le matin sa chemise blanche ;
Au coup de la messe, il reste en arrêt
Autour de l'église et du cabaret.
Allons, tisserand, laisse là ta charge :
La chaîne est en long, 'a trame est en large.